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 <title>Hypnose Ericksonienne, thérapie brève, EMDR à Paris, Marseille dans le reste du Monde</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnose Thérapeutique, Médicale, Ericksonienne, Thérapies Brèves Orientées Solution, EMDR, IMO sur Paris, Marseille. L'avis de professionnels de santé]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-15T20:53:07+02:00</updated>
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   <title>Sevrage tabagique, en consultation d’anesthésie et au-delà : place de l’hypnose.</title>
   <updated>2024-02-27T22:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sevrage-tabagique-en-consultation-d-anesthesie-et-au-dela-place-de-l-hypnose_a301.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
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   <published>2020-05-17T22:56:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Marc Galy. Cette question est importante dans la prise en charge des patients chirurgicaux car le tabagisme actif est source de morbi-mortalité en postopératoire. Les formes de la prise en charge de ces patients restent complexes. Dans une approche médico-chirurgicale du traitement de la pathologie rencontrée, l’hypnose est l’un des éléments     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/46234229-37018683.jpg?v=1589750593" alt="Sevrage tabagique, en consultation d’anesthésie et au-delà : place de l’hypnose." title="Sevrage tabagique, en consultation d’anesthésie et au-delà : place de l’hypnose." />
     </div>
     <div>
      Riche d’une expérience d’anesthésiste de plus de vingt ans en chirurgie vasculaire, je vais dégager quelques lignes de prise en charge.          <br />
              <br />
       <b>La pathologie : le contexte       <br />
       </b>       <br />
       De nombreuses pathologies sont induites et entretenues par l’exposition tabagique. Bien évidemment la pathologie vasculaire, cancéreuse mais aussi la bronchopneumopathie chronique et le diabète en sont quelques exemples. Certaines de ces pathologies révèlent d’un traitement chirurgical. Ce traitement est invasif ou peu invasif. Par exemple en pathologie vasculaire, il peut être endovasculaire, chirurgical ou combiné en fonction des lésions.        <br />
              <br />
       Notons dès maintenant que certains de ces traitements peuvent être réalisés assez rapidement voire en urgence, ce qui laisse peu de temps à l’évaluation du patient et à sa préparation chirurgicale dans laquelle le sevrage tabagique fait entièrement partie. A l’inverse, d’autres prises en charge laissent plus de temps et peuvent même s’intégrer dans un programme de réhabilitation rapide après chirurgie. Quoi qu’il en soit le patient bénéficie d’une consultation d’anesthésie avant tout acte chirurgical et quel que soit la technique proposée.        <br />
              <br />
       La consultation est là pour évaluer, préparer et informer le patient. Le sevrage tabagique est au centre des débats, néanmoins cette approche dans ce cadre est difficile. Pourquoi ?          <br />
              <br />
       <b>Une approche difficile       <br />
       </b>       <br />
       Les patients non sevrés en tabac est le quotidien du médecin anesthésiste. La prise en charge de ces patients est complexe. Au cours de la consultation nous devons évaluer, principalement, les fonctions cardiaques et pulmonaires de ces patients et adapter la thérapeutique médicamenteuse avant toute intervention.        <br />
              <br />
       S’ajoute à cela l’information du retentissement du tabac sur l’intervention au niveau pulmonaire et vasculaire et assurer également l’information sur le sevrage tabagique. Cette approche multidirectionnelle est une difficulté dans une consultation « standard » relativement courte chez ces patients qui ont bien souvent une relation au tabac longue, serrée et une dépendance solide et fixée depuis des années. S’ajoute dans certains cas une exposition à l’alcool qui complique la tâche. Chez ces patients la perception d’une symptomatologie vasculaire ou autre n’est pas toujours suffisante pour envisager un arrêt immédiat puisqu’un traitement est envisagé.        <br />
              <br />
       C’est le miracle du traitement chirurgical qui surgit et surtout s’il est réalisé par un geste mini-invasif : la pose d’un stent ou d’un endoprothèse par voie percutanée si l’on parle de pathologie vasculaire.   « On va me mettre un stent ou faire un ballon pour mes jambes sans m’ouvrir, m’a dit le chirurgien. » Mais le chirurgien n’a peut-être pas dit que cela ! Dans d’autres pathologies, la voie coelioscopique thoracique ou abdominale est là aussi un élément de banalisation thérapeutique. « Le chirurgien m’a dit qu’il va m’opérer en faisant que quelques trous, là. »        <br />
              <br />
       Mais il n’a pas dit que cela ! Les limitations des voies d’abord, les interventions sans cicatrice, les techniques dites « mini-invasive » sont évidemment des avancées technologiques et thérapeutiques fortes mais exposent aussi à un effet paradoxal : elles minimisent les causes de la survenue de cette pathologie et sont un frein à la compréhension de l’importance des traitements complémentaires. La poursuite de l’exposition au tabac est une cause importante des complications à court et moyen termes quelle que soit la qualité du geste. Son abandon ne repose pas toujours sur l’application de patch transdermique ou la prescription de substituts mais doit s’accompagner d’un changement de perception et d’attitude du patient vis-à-vis du produit.        <br />
              <br />
       C’est « là » la difficulté. La Société française d’anesthésie réanimation (SFAR) a publié en 20161 (facilement trouvé sur le site) des « recommandations sur la prise en charge du tabagisme en période péri-opératoire ». Dans ces recommandations le mot « hypnose » est absent. Ces recommandations s’appuient sur une analyse d’articles et de publications bien menés et ayant une cohorte de patients suffisants. Il nous faut nous interroger et consulter par la même le rapport de l’Inserm de 2015 sur l’hypnose2, qui souligne les difficultés des publications randomisées, en double aveugle avec de grands nombres de patients démontrant son efficacité.        <br />
              <br />
       Ce constat peut paraître encore paradoxal au regard d’une présence dans tous les congrès d’anesthésie, d’ateliers et présentations qui concernent l’intérêt de l’hypnose dans cette spécialité. Si la place de l’hypnose dans le sevrage tabagique en consultation d’anesthésie n’est pas citée par les instances « savantes » de notre spécialité, je pense que cela est une erreur car elle existe comme approche complémentaire pour ceux qui en ont fait l’expérience. Je reprendrai là Bertrand Piccard : « Abandonnez vos certitudes pour avancer. » Cette place existe, il me semble important de la trouver et de la définir dans le contexte exposé.          <br />
              <br />
       <b>La place de l’hypnose       <br />
       </b>       <br />
       En consultation, comme nous venons de le souligner, l’information et la prise en charge du sevrage tabagique méritent une place en vasculaire comme dans les autres spécialités. Cette prise en charge est multi directionnelle et doit faire appel à tous les moyens dont nous disposons, qu’ils soient médicamenteux ou non médicamenteux. Cette démarche demande de la part des médecins anesthésistes une volonté thérapeutique et une formation. Il semble aussi que le délai du sevrage entre consultation et intervention ne doit pas être pris en compte pour commencer la démarche de sevrage et que même un délai court – deux ou trois jours – soit bénéfique et mérite d’être proposé. Mais quelques difficultés apparaissent, et j’en dégage deux : la durée des consultations dites « standards » et la formation des praticiens.        <br />
              <br />
       La durée de ces consultations est actuellement probablement un obstacle à une telle orientation. La formation des praticiens au sens large est dans ce domaine peut être insuffisante pour envisager un sevrage associant une information et la mise en place d’un traitement médicamenteux et non médicamenteux. Pour pallier cela, ne peut-on pas envisager et organiser à partir de la consultation du chirurgien une consultation plus spécifique, plus ciblée, plus longue avec des praticiens sensibilisés et formés pour ces patients dont l’enjeu du sevrage tabagique est central dans la prise en charge du traitement chirurgical quelle qu’en soit la modalité. Je pense bien évidemment au patient vasculaire mais aussi aux interventions pour pathologies cancéreuses, chirurgie réparatrice ou esthétique.        <br />
              <br />
       N’oublions pas les autres patients et les futures mamans ! Dans ce cadre, les médecins seront bien évidemment formés à l’hypnose et au sevrage tabagique et pourront donc intégrer cette prise en charge non médicamenteuse au sein de la consultation. La formation est nécessaire et demande une approche plus spécifique que celle utilisée par les anesthésistes dans les blocs opératoires ou dans le cadre des traitements de la douleur aiguë ou chronique. Les pathologies addictives comme le tabac trouvent des spécificités qui doivent être enseignées, comprises et travaillées. Je suis persuadé que cette association « consultation d’anesthésie et sevrage tabagique » en associant support médicamenteux et non médicamenteux est possible. Elle apportera un éclairage nouveau au sevrage tabagique et dans la prise en charge des patients.        <br />
              <br />
       Nous pouvons envisager aussi de donner aux patients des supports « papier » d’informations et d’explications. Les supports audio restent une discussion et une approche personnelles, que chacun diffusera en fonction de sa pratique et de son expérience en tenant compte bien évidemment du contexte thérapeutique individualisé. Pour ma part, travaillant sur la place de la relation et sur l’importance de la présence thérapeutique3 dans le cadre de l’approche hypnotique, je ne peux intégrer cette prise en charge audio ou virtuelle sous forme de casque dans ma pratique. Je n’y suis pas favorable. Au-delà de la consultation d’anesthésie, le sevrage tabagique doit être poursuivi. La période d’hospitalisation est une période favorable. Nous ne pouvons peut-être pas nous soustraite à la prescription médicamenteuse et substitutive mais l’expérience hypnotique peut y être associée. La difficulté est de pouvoir organiser cela dans un établissement hospitalier et de trouver d’une part les personnes compétentes et de libérer le temps médical nécessaire pour une séance d’hypnose centrée sur le sevrage pour les patients qui le souhaitent. Cela demande une volonté médicale, organisationnelle et administrative forte.        <br />
              <br />
       A la sortie du patient, des recommandations seront données associant une prescription médicamenteuse et la possibilité, si le patient le désire, de continuer son travail hypnotique dans l’établissement hospitalier si les conditions sont réunies ou à l’extérieur. Ce chemin thérapeutique vers le sevrage total et définitif peut être long, difficile, et demande un engagement fort de la part des patients et des praticiens.        <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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        Dr Marc GALY Anesthésiste hypnopraticien. Ancien interne des Hôpitaux. Consultation d’Anesthésie et d’Hypnose médicale à l’Institut Arthur-Vernes (Paris 6e). Président de l’association HYME (Hypnose et Méditation). Auteur et coordinateur de l’ouvrage collectif Etre là, Flammarion/ Versilio, 2018.
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/46234229-37018761.jpg?v=1589750465" alt="Sevrage tabagique, en consultation d’anesthésie et au-delà : place de l’hypnose." title="Sevrage tabagique, en consultation d’anesthésie et au-delà : place de l’hypnose." />
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      <b>Commandez ce numéro Hors-Série n°13 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: les Addictions.</b>       <br />
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       Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
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       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Addictions-vous-avez-dit-addictions-Sophie-COHEN_a281.html">Éditorial : Addictions, vous avez dit addictions ? S. Cohen</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-et-addictions_a282.html">Éditorial : Hypnose et addictions... P. Vesproumis</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Opiaces-et-hypnose_a287.html">Opiacés et hypnose. F. Chambre, D. Derrien et P. Vesproumis</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Douleur-et-dependance_a288.html">Douleur et dépendance. G. Tosti</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-hypnose-pour-arreter-de-fumer_a289.html">L’hypnose pour arrêter de fumer. J.-M. Benhaiem</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Conduites-alimentaires-au-dela-du-symptome_a290.html">Conduites alimentaires. B. Dubos</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Retrouver-sa-liberte-de-mouvement-Se-reinstaller-dans-son-propre-corps_a291.html">Retrouver sa liberté de mouvement. D. Roberts</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-hypnose-est-mouvement-la-dynamique-corporelle-comme-ressource_a292.html">L’hypnose est mouvement. M.-A. Jolly et I. Prévot-Stimec</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-addiction-est-elle-irrationnelle-De-paradoxes-en-transformation-par-l-imaginaire_a293.html">L’addiction est-elle irrationnelle ? J.-C. Keller </a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Posons-le-cadre-hypnotique--L-hypnose-comme-source-de-reparation_a294.html">Posons le cadre hypnotique ! D. Vergriete</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Conversations-externalisantes-Prise-en-charge-des-troubles-alimentaires_a295.html">Conversations externalisantes. J. Betbèze</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Addict-au-sexe-Est-ce-donc-possible_a296.html">Addict au sexe. J. Mignot</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/125-le-lien-sans-la-demande-rejoindre-le-patient-la-ou-il-est-dr-philippe-aim-revue-hypnose-et-therapies-breves-13">Le lien sans la demande. P. Aïm</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Clinique-et-neurosciences-Les-liens-hypnotiques_a297.html">Clinique et neurosciences. C. Pissevin</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Addictions-au-cabinet-dentaire-la-bouche-en-revelateur-de-conduites-addictives_a298.html">Addictions au cabinet dentaire. O. Benarroche</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Addiction-et-resilience-Contradiction-ou-contre-addiction_a299.html">Addiction et résilience. G. Ostermann</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Du-traumatisme-a-l-addiction-Bonne-question-mauvaise-reponse_a300.html">Du traumatisme à l’addiction. C. Van Loey</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sevrage-tabagique-en-consultation-d-anesthesie-et-au-dela-place-de-l-hypnose_a301.html">Sevrage tabagique. M. Galy</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sevrage-alcoolique-Pris-par-differents-cotes_a302.html">Sevrage alcoolique. S. Cohen</a>       <br />
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       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-13-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Soigner-les-addictions_p116.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conférence exceptionnelle sur le Psychotraumatisme...</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/46234229-57049670.jpg?v=1709071687" alt="Sevrage tabagique, en consultation d’anesthésie et au-delà : place de l’hypnose." title="Sevrage tabagique, en consultation d’anesthésie et au-delà : place de l’hypnose." />
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     <div>
      <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Le-psychotraumatisme-face-a-l-histoire-L-hypnose-face-au-psychotraumatisme_a212.html">Pr Gérard OSTERMANN: Professeur de thérapeutique, psychothérapeute, praticien EMDR Europe et HTSMA, président d’ICAL (Institut des conduites alimentaires), président du Collège des Alcoologues aquitains, administrateur de la Société Française d’Alcoologie, et fondateur responsable du diplôme universitaire de Pathologie de l’Oralité.        <br />
              <br />
       Avec Boris CYRULNIK, Julien BETBEZE et Pascal VESPROUMIS, ils vont animer une conférence gratuite sur le psychotraumatisme</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sevrage-tabagique-en-consultation-d-anesthesie-et-au-dela-place-de-l-hypnose_a301.html" />
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   <title>La relation thérapeutique</title>
   <updated>2018-09-16T20:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-relation-therapeutique_a246.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
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   <published>2018-09-16T20:11:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Marc Picard Destelan et Liliana Fodorean. Les auteurs nous montrent comment la relation thérapeutique se construit entre le patient et le thérapeute. Cette coopération s’installe dans un climat où compétences de part et d’autre sont de réels points d’appui au changement.     <div>
      La relation est constitutive de l’être humain. Aristote parle de l’homme comme animal politique et place, dans son éthique, un traité de l’amitié. Son maître, Platon, écrit des dialogues. Socrate, le maître de Platon, en est le héros. Socrate se présente lui-même comme un homme qui rencontre ses contemporains et dialogue avec eux en vue d’une métanoïa : un changement, une conversion. Voilà pour le monde grec.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du monde juif. Dès la Genèse, la relation est mentionnée. « Dieu créa l’Homme à son image […], Homme et Femme il les créa » (La Bible, Médiaspol, Paris, 1994, p. 4). Le maintien dans la même phrase du singulier et du pluriel signifie cette relation comme définissant l’être humain. Le second récit de la création donne encore plus de force à la relation. Il y est indiqué une solitude d’Adam : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je veux lui faire une aide semblable à lui » (op. citée, p. 8). Et, pour mieux marquer l’assomption de la femme, Dieu fabrique d’abord tous les animaux. Il les façonne à partir du sol.        <br />
              <br />
       L’homme les nomme : il désigne ce qu’ils sont. Le texte ajoute : « Il ne trouva pas d’aide qui lui corresponde » (op. citée, p. 8). Alors, Dieu plonge l’homme dans une torpeur et fabrique, à partir de son côté, la femme. En la rencontrant, l’homme a cette exclamation : « Voici enfin l’os de mes os, la chair de ma chair, elle sera appelée femme (isha) parce qu’elle a été tirée de l’homme (ish) » (op. citée, p. 8). Elle est identique, elle est différente. Dans la structure du récit (fabrication des animaux puis extraction et modelage de la femme à partir de l’homme) la relation est au cœur de la vie humaine, tout simplement en rendant humaine cette vie. En reconnaissant la femme, l’homme se reconnaît.        <br />
              <br />
       Dans la même phrase, il exprime qu’elle est lui et qu’elle est différente. Peut-on voir là une lointaine référence aux neurones miroirs ? Ce double effet, à la fois même et autre, donne à la relation un statut de grande fragilité et de grande puissance. Grande fragilité, car infiniment précieuse pour me constituer comme humain : cela ne dépend pas que de moi, mais aussi de l’autre. Grande puissance car la relation est ce par quoi je change l’autre. Grande fragilité car je ne peux changer l’autre qu’en me changeant moi- même. La puissance de changer ne passe pas par une puissance exercée sur l’autre, mais par la puissance du désir : en me changeant j’éveille le désir et les ressources du changement chez l’autre. La relation nous met en position de même « fréquence » (les neurones miroirs encore). Donc, l’humilité est puissante dans la relation. N’est-ce pas ce que nous montre le rôle de l’empathie et de la position dite « basse » en thérapie ? Voilà pour l’apport juif.       <br />
              <br />
       Signalons qu’en combinant les deux apports, le grec et le juif, la théologie chrétienne va porter la relation à un niveau incandescent : Dieu est Un en Trois. De façon rapide on peut dire que les Trois sont Un par la relation amoureuse. Le mot « relation » est employé pour désigner les personnes divines.       <br />
              <br />
       <b>Voilà pour la relation. Mais en quoi une relation peut-elle être qualifiée de thérapeutique ?</b>       <br />
              <br />
       Selon Ludwig Binswanger, le but de la thérapie est de permettre au patient de « participer au koïnos cosmos, à la vie de koïnonia authentique » (Introduction à l’analyse existentielle, éd. Minuit, pp. 131, 138). Autrement dit, réconcilier l’homme avec lui-même et avec le monde (entendu comme communauté humaine et réalité naturelle). Ce que Milton H. Erickson exprime d’une façon plus lapidaire : « <span style="font-style:italic">Aider le patient à vivre d’une manière plus satisfaisante et à parvenir à une meilleure expression de soi </span>» (L’Intégrale des articles de M. H. Erickson sur l’hypnose,Tome 1, Satas, Bruxelles, 1999, p. 672).Voilà pour la finalité de la relation thérapeutique. Mais qu’est- ce qui permet à une relation d’atteindre ce but ? Quelles en sont les conditions ? Qu’est-ce qui est utile dans une relation thérapeutique ?       <br />
              <br />
       Blaise Pascal écrit quelque chose de fort intéressant pour nous aider à saisir l’orientation concrète à donner à la relation thérapeutique. Nous le citons : « On se forme l’esprit et le sentiment par les conversations. On se gâte l’esprit et le sentiment par les conversations. […] Il importe donc […] de les savoir choisir […] et on ne peut faire ce choix, si on ne l’a déjà formé et point gâté. Ainsi cela fait un cercle d’où sont bienheureux ceux qui sortent » (Pensées, 51, Le Livre de Poche, Paris, 1972, p. 5). Sortir du cercle est l’enjeu de toute thérapie. Ainsi ce ne sont pas les conversations qui constituent le cœur de la thérapie, mais ce qui est hors du cercle des conversations. Cercle du discours interne (ruminations destructrices) ou bien cercle des discussions entre personnes (entretien systémique des problèmes). La thérapie, fusse par la conversation, doit permettre un saut dans l’expérience vécue. Comme le dit Michael White, il s’agit de « <span style="font-style:italic">pénétrer dans de nouveaux territoires de l’expérience</span> » (Cartes des pratiques narratives, Le Germe, Bruxelles, 2009, p. 14). C’est tout l’intérêt de l’hypnose, qu’elle soit dite conversationnelle ou formelle. C’est ce que nous allons illustrer par la vignette clinique qui suit.       <br />
              <br />
       <b>Une rencontre en trois épisodes</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>1er épisode : un coup de fil</b>       <br />
       Cela commence par un coup de fil. Mais, avant l’appel téléphonique, il y a d’abord une rencontre fantasmée. Comment le patient imagine l’autre alors qu’il n’a que la projection de ses propres besoins ?       <br />
              <br />
       Et puis, il y a la voix. Cette rencontre, en partie tronquée par l’absence de contact direct, est-ce une voix qui rassure déjà ? Est-elle congruente avec mon fantasme ?       <br />
       Et peut-être est-ce déjà le début de la synchronisation ? Les neurones se regardent déjà… comme on dit, en miroir ?       <br />
              <br />
       « Je voudrais prendre un rendez-vous avec vous, c’est pour faire de l’hypnose pour arrêter de fumer. »       <br />
       « Qu’est-ce qui vous fait penser que l’hypnose peut vous aider ? » ou « comment l’hypnose peut-elle vous aider ? »       <br />
              <br />
       Ce sont des questions qui mobilisent déjà, qui donnent le contexte, le cadre. C’est concret et donc global : toutes les facultés de la personne sont sollicitées. Pas seulement sa pensée au sujet de l’hypnose.       <br />
              <br />
       Je travaille dans une clinique et je précise parfois « qu’il ne s’agit pas d’un rendez-vous au bloc opératoire, là où on dépose le corps et on attend que cela se fasse ».       <br />
       Et le dialogue continue.       <br />
              <br />
       « Avez-vous déjà arrêté de fumer ? Qu’avez-vous déjà réussi par faire dans le passé ? » Mettre le patient en position d’acteur.       <br />
              <br />
       « Comment le savez-vous que c’est le bon moment pour vous d’arrêter de fumer ? »       <br />
              <br />
       On me répond parfois : « Ce n’est jamais le bon moment ! »       <br />
              <br />
       Je précise alors : « Quand on est au creux de la vague ce n’est pas le meilleur moment car nous n’avons pas l’énergie pour se mobiliser efficacement. » Phrase d’implication de la mobilisation personnelle dans la démarche.       <br />
              <br />
       Le cadre du changement est déjà posé : il s’appuie sur les compétences du patient. Elles ont été mobilisées à travers des questions qui incitent la personne à témoigner de son expérience vécue.       <br />
              <br />
       <b>2e épisode : la rencontre</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Marc PICARD DESTELAN.       <br />
       Après des études de philosophie, devient éducateur, enseignant, formateur, puis psychologue clinicien et thérapeute. Formé en hypnose et thérapies brèves à l’AREPTA - Institut Milton Erickson de Nantes. Travaille en institution auprès de patients atteints de cancer et de patients souffrant de douleurs chroniques et mène une activité en cabinet libéral. Formateur.       <br />
              <br />
       Liliana FODOREAN.       <br />
       Médecin généraliste, pratique l’hypnose dans sa consultation de psychosomatique et sevrage tabagique dans l’hôpital privé Le Confluent à Nantes. Enseignante à l’AREPTA - Institut Milton Erickson Nantes, et pour le DU Hypnose thérapeutique au CHU de Nantes       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25569297-26785981.jpg?v=1537122105" alt="La relation thérapeutique" title="La relation thérapeutique" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25569297-26786000.jpg?v=1537122271" alt="La relation thérapeutique" title="La relation thérapeutique" />
     </div>
     <div>
      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-relation-therapeutique_a246.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’heure du changement</title>
   <updated>2018-09-10T15:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-heure-du-changement_a226.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25326670-26662273.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-09T16:11:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25326670-26662273.jpg?v=1536504640" alt="L’heure du changement" title="L’heure du changement" />
     </div>
     <div>
      Deux images métaphoriques me servent « d’accroche » quand les patients les remarquent dans mon cabinet de consultations.       <br />
              <br />
       La première est donc cette pendule que j’ai suspendue dans un endroit ni trop en vue, ni trop discret, et qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre normale.       <br />
              <br />
       Elle n’intrigue pas tout le monde, mais tout de même la plupart de ceux qui y font attention. Et ces derniers font alors la même réflexion :       <br />
              <br />
       « Elle n’a pas l’air à l’heure. »       <br />
              <br />
       Ce contre quoi je m’insurge en leur affirmant que « si ». Souvent ils insistent, en me soutenant que « non », Alors, je leur demande d’être plus attentifs, parfois je les guide pour cela, jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent qu’elle donne effectivement la bonne heure !       <br />
              <br />
       Et lors de la séance d’hypnose qui suit, je ne manque pas de leur rappeler qu’à l’instar de leur découverte de cette nouvelle vision des choses pour lire l’heure qu’il est sur la pendule, ils peuvent aussi acquérir une nouvelle vision de la lecture de leur problématique… La seconde concerne la photo de couverture du livre de Guy Finley (PNL).       <br />
              <br />
       Elle illustre la métaphore de la remorque en ski nautique ou de la perche du tire-fesses en ski alpin : en effet, lorsque l’on tombe, que ce soit dans l’eau ou sur la neige, on doit impérativement lâcher cette prise pour ne pas être entraîné au fond de l’eau, ou à la montagne risquer des graves blessures en heurtant des pierres ou des roches recouvertes de neige…       <br />
              <br />
       Lorsque nous sommes en hypnose conversationnelle, je leur demande quel côté de la chaîne ils pensent tenir. En général, les patients me répondent qu’ils maintiennent la chaîne par le côté supérieur… … ce à quoi je réponds qu’à l’autre bout de la chaîne de ce navire, existe une ancre très lourde (ou un énorme boulet) !       <br />
              <br />
       Alors oui, lâcher c’est perdre ce boulet, mais cela autorise à retrouver toute sa liberté : « Vous savez que vous avez maintenant la liberté de choisir… »       <br />
              <br />
       FRÉDÉRIQUE HONORÉ Présidente fondatrice d’IMHE Biarritz Pays Basque. Présidente du 7° forum de la CFHTB. Anesthésiste réanimateur. Hypnothérapeute.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°10 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Les métaphores". Utilisation de la pensée symbolique </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25326670-26662274.jpg?v=1536504507" alt="L’heure du changement" title="L’heure du changement" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       “Hors série n°10 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2016. “ C'est un numéro double de 196 pages. “Thème : “Les métaphores&quot;. Utilisation de la pensée symbolique&quot;        <br />
              <br />
       Construites ou filées, développées ou succinctes, universelles ou personnelles, les métaphores constituent une boîte à outils à l’immense portée thérapeutique. Comment les construire, comment les utiliser, c’est ce qu’explique avec de nombreux exemples ce hors-série n°10 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves.        <br />
              <br />
              <br />
       - Hypnose et Thérapies Brèves. Leçon d’humilité… Histoire courte, conte, légende universelle, tableau de maître, ou simple image, la métaphore existe depuis la nuit des temps et inspire notre vie quotidienne.        <br />
       - De la métaphore dans la maladie et le soin. Yves HALFON «En matière de métaphore, les apparences sont tout, sauf trompeuses.»        <br />
       - Métaphores sur Grand Ecran : utilisation des films en thérapie narrative avec les toxicomanes - Le poète, le patient et l’hypnothérapeute  - Les métaphores: Définitions. La métaphore, du grecμεταφορα (« metaphorá »= transport), est une figure de style fondée sur l’analogie. Un terme est substitué à un autre, issu d’un champ lexical différent, parce qu’il lui ressemble ou partage avec celui-ci une qualité essentielle.        <br />
       - L’heure du changement: Deux images métaphoriques me servent « d’accroche » quand les patients les remarquent dans mon cabinet de consultations. - L’enchantement hypnotique des métaphores. Joyce C. MILLS, Ph.D.       <br />
       - Fier d’être « un pot fêlé ». Il y a bien longtemps, un soignant m’envoya ce conte hindou. Je ne me souviens plus du nom du soignant...        <br />
       - La métaphore, une communication intersubjective directe        <br />
       - Henri le Hérisson. Céline BENHARROCH LEININGER - Création et utilisation de contes métaphoriques en hypnose - Les histoires de grand-père. Marco KLOP        <br />
       - Le nez fin. Camille ROCHE-DJEFFEL       <br />
       - La réification. Yves HALFON       <br />
       - L’énigme de la Perle Noire. Métaphore de la rencontre du « Comte de Brosseau » Ou une métaphore qui en cache une autre.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-10-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Metaphores_p65.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25326670-26662293.jpg?v=1536504575" alt="L’heure du changement" title="L’heure du changement" />
     </div>
     <div>
      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-heure-du-changement_a226.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les métaphores</title>
   <updated>2018-09-10T15:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Les-metaphores_a224.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25310701-26656345.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-08T22:11:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25310701-26656345.jpg?v=1536440435" alt="Les métaphores" title="Les métaphores" />
     </div>
     <div>
      <b>Définitions.</b>       <br />
       La métaphore, du grecμεταφορα '(« metaphorá »= transport), est une figure de style fondée sur l’analogie. Un terme est substitué à un autre, issu d’un champ lexical différent, parce qu’il lui ressemble ou partage avec celui-ci une qualité essentielle. La métaphore n’est pas une comparaison. Les comparaisons affirment des similitudes : « Le jardin ressemble au paradis » ; tandis que la métaphore les laisse deviner, les sous-entend : « Je marchais dans ce paradis frais aux mille parfums ; elle était à l’hiver de sa vie ». La métaphore permet ainsi de traduire une pensée de manière plus riche et plus complexe que l’exprimerait un vocabulaire descriptif banal. La métaphore s’emploie dans le langage poétique de façon très fréquente, mais on peut aussi la trouver dans le langage de tous les jours : « la peau laiteuse », parfois de façon plus éteinte :« le chemin de fer, les bras d’un fauteuil, les cordes vocales ».       <br />
              <br />
       <b>La métaphore simple</b>       <br />
       L’utilisation de métaphores dans le langage courant permet aussi de mieux expliquer des notions compliquées : « les nerfs sont des fils électriques, la transe spontanée c’est quand on est dans la lune… » Elle est un raccourci pour simplifier des explications : « j’ai des fourmis dans les jambes ».       <br />
              <br />
       <b>La métaphore filée</b>       <br />
       La métaphore filée est un procédé qui consiste à associer dans une phrase ou un discours des métaphores successives issues d’un même champ lexical. Cette technique peut être utilisée en hypnose pour préparer un accompagnement, on parle alors de suggestion préparatrice. M. Nicolas G., 42 ans, hypnosédation pour otoplastie. Il a choisi un accompagnement dans lequel il compte aller faire du bateau en Bretagne. L’installation dans la pièce utilise le langage métaphorique. « Je vous invite à laisser les yeux se promener dans cette pièce, à choisir un cap qui leur convienne ou à laisser votre regard naviguer, dériver ou bon lui semble, parfois trouver un point d’amarrage ici ou là. »       <br />
              <br />
       En hypnose, la métaphore agit comme une suggestion très indirecte. Le mot a alors un sens apparent et un sens caché.       <br />
              <br />
       <b>Le conte métaphorique</b>       <br />
       Jusqu’au XVIIe siècle, les contes étaient destinés aux adultes puis, avec le siècle des Lumières, ils deviennent plutôt dirigés vers les enfants. Les thèmes sont alors destinés à favoriser des enseignements (courage, amour, respect, vie positive…), ils ont aussi très souvent une valeur morale. Ces contes métaphoriques sont à double lecture. Ainsi, « Peau d’Ane » est une allégorie de l’adolescence et exprime le tabou de l’inceste, le « Petit Chaperon rouge » est une métaphore des dangers de la sexualité et du choix que doit faire la jeune fille entre un loup séducteur et dangereux et un chasseur bienveillant et protecteur, avec « Blanche-Neige », les petites filles apprennent au début de l’histoire, quand la reine se pique le doigt, que trois gouttes de sang tombent dans la neige et que ce saigne ment est une étape nécessaire à la conception future. Les fables de La Fontaine traitent indirectement de la cour du roi… Le conte métaphorique peut être délibérément utilisé à des fins thérapeutiques et construit dans ce but. On parle alors de métaphore thérapeutique. C’est une construction mentale destinée à être pertinente pour le sujet. Les histoires doivent être simples, à plusieurs sens, traduire une analogie qui permette de mettre en mots ou en images toute question qui semble non résolue par la conscience critique. C’est une histoire, mais cela peut être aussi un jeu ou un dessin. Selon Erickson, les vertus thérapeutiques du conte métaphorique sont de rendre compréhensible une situation complexe ou chaotique grâce aux personnages et événements de l’histoire. Le patient trouve ses propres solutions en recevant histoire ainsi externalisée. La métaphore est adaptée aux processus hypnotiques de la conscience. Le travail est émotionnel, sensoriel et contextuel. Aux mots du thérapeute correspondent les idées du patient. Avec « Il était une fois… », s’ouvre un monde où tout est possible contournant ainsi les résistances du patient.       <br />
              <br />
       <b>Les caractéristiques des métaphores</b>        <br />
       Elles doivent avant tout être non menaçantes, favoriser l’indépendance du patient et lui permettre de dépasser ses propres résistances. Mais elles doivent aussi s’avérer séduisantes pour susciter la créativité. Elles génèrent une certaine confusion qui favorise la dissociation. Elles seront en principe adaptées aux patients et à leurs besoins. Les livres de contes métaphoriques pourront éventuellement donner des idées mais ne sauront remplacer un conte parfaitement établi pour un patient.       <br />
              <br />
       <b>L’installation du patient</b>        <br />
       Le patient doit pouvoir intégrer la transe métaphorique, cela lui demande du temps : il faut parler très lentement, soigner particulièrement la modulation de son timbre de voix, faire alterner pauses et silences pour favoriser la créativité intérieure. La métaphore ne sera délivrée qu’au sein d’une transe bien stable et non juste après l’induction. La technique du lieu de sécurité peut être une bonne façon de commencer le travail, et c’est simplement une fois le patient installé dans ce lieu de sécurité que le conte est raconté.       <br />
              <br />
       <b>L’anamnèse</b>        <br />
       C’est grâce à l’interrogatoire du patient que l’histoire pourra ensuite être construite de manière adéquate. Il faut donc connaître : - le problème pour lequel le patient vient ; - l’émotion engendrée par le problème ; - les ressources du patient (en dehors du problème) ; - le contexte (les ressources lors du problème) ; - les échecs rencontrés lors des tentatives de résolution du problème ; - l’objectif souhaité.       <br />
              <br />
       <b>Les éléments constitutifs du conte métaphorique</b>       <br />
       Le temps Le conte commence par une désorientation temporelle : il était une fois, il y a très, très longtemps… cela permet de protéger le patient en éloignant artificiellement la situation du conte de la sienne. Le lieu Il faut ensuite construire un décor avec des éléments sensoriels (visuels, auditifs, kinesthésiques, olfactifs et éventuellement gustatifs). Le héros Il ne doit pas être trop proche du patient, mais pouvoir offrir une assimilation possible. Le problème C’est une tâche à faire, un problème à régler, un combat à mener ; cette tâche n’est pas forcément proche du problème du patient. Il est par contre essentiel qu’il existe un parallélisme parfait avec le contexte émotionnel (difficulté, obstacle, impuissance, anxiété du héros, peur, dégoût, tristesse…). Les ressources du héros Les ressources peuvent contenir celles du patient, mais aussi les res sources collectives (ancêtre, objet magique, animal magique, sage, grand héros, saison, vedette…).       <br />
              <br />
       <b>Les échecs rencontrés</b>       <br />
       Dans un premier temps, il est important que le héros du conte se heurte à des échecs des solutions qu’il a utilisées. L’anxiété et le désespoir du héros face à ses échecs fait écho aux sentiments du patient. L’évolution semble aller vers une impasse avec une dramatisation de toutes les dynamiques relationnelles ou personnelles. La tension doit être palpable. La rencontre salvatrice C’est une rencontre ou une intervention extérieure qui va permettre le dénouement de la situation conflictuelle dans laquelle se trouve le héros : ici, c’est le thérapeute qui est représenté. Résolution du problème Il peut s’agir d’une guérison, d’un apprentissage, d’un changement, d’une victoire… Il faut mettre beaucoup d’éléments sensoriels dans la description.        <br />
              <br />
       La conclusion intègre une grande fête. Fin ouverte. Une autre technique consiste à laisser au patient le soin de terminer l’histoire et de venir la raconter...       <br />
              <br />
       Dr Franck BERNARD
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°10 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Les métaphores". Utilisation de la pensée symbolique </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25310701-26656346.jpg?v=1536440098" alt="Les métaphores" title="Les métaphores" />
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      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       “Hors série n°10 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2016. “ C'est un numéro double de 196 pages. “Thème : “Les métaphores&quot;. Utilisation de la pensée symbolique&quot;        <br />
              <br />
       Construites ou filées, développées ou succinctes, universelles ou personnelles, les métaphores constituent une boîte à outils à l’immense portée thérapeutique. Comment les construire, comment les utiliser, c’est ce qu’explique avec de nombreux exemples ce hors-série n°10 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves.        <br />
              <br />
              <br />
       - Hypnose et Thérapies Brèves. Leçon d’humilité… Histoire courte, conte, légende universelle, tableau de maître, ou simple image, la métaphore existe depuis la nuit des temps et inspire notre vie quotidienne.        <br />
       - De la métaphore dans la maladie et le soin. Yves HALFON «En matière de métaphore, les apparences sont tout, sauf trompeuses.»        <br />
       - Métaphores sur Grand Ecran : utilisation des films en thérapie narrative avec les toxicomanes - Le poète, le patient et l’hypnothérapeute  - Les métaphores: Définitions. La métaphore, du grecμεταφορα (« metaphorá »= transport), est une figure de style fondée sur l’analogie. Un terme est substitué à un autre, issu d’un champ lexical différent, parce qu’il lui ressemble ou partage avec celui-ci une qualité essentielle.        <br />
       - L’heure du changement: Deux images métaphoriques me servent « d’accroche » quand les patients les remarquent dans mon cabinet de consultations. - L’enchantement hypnotique des métaphores. Joyce C. MILLS, Ph.D.       <br />
       - Fier d’être « un pot fêlé ». Il y a bien longtemps, un soignant m’envoya ce conte hindou. Je ne me souviens plus du nom du soignant...        <br />
       - La métaphore, une communication intersubjective directe        <br />
       - Henri le Hérisson. Céline BENHARROCH LEININGER - Création et utilisation de contes métaphoriques en hypnose - Les histoires de grand-père. Marco KLOP        <br />
       - Le nez fin. Camille ROCHE-DJEFFEL       <br />
       - La réification. Yves HALFON       <br />
       - L’énigme de la Perle Noire. Métaphore de la rencontre du « Comte de Brosseau » Ou une métaphore qui en cache une autre.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-10-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Metaphores_p65.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25310701-26656369.jpg?v=1536440151" alt="Les métaphores" title="Les métaphores" />
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      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Les-metaphores_a224.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Métaphores sur Grand Ecran : utilisation des films en thérapie narrative avec les toxicomanes</title>
   <updated>2018-09-10T16:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Metaphores-sur-Grand-Ecran-utilisation-des-films-en-therapie-narrative-avec-les-toxicomanes_a221.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25308781-26655777.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-08T21:11:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25308781-26655777.jpg?v=1536435394" alt="Métaphores sur Grand Ecran : utilisation des films en thérapie narrative avec les toxicomanes" title="Métaphores sur Grand Ecran : utilisation des films en thérapie narrative avec les toxicomanes" />
     </div>
     <div>
      Par Jason P. AUSTIN, Ph.D.       <br />
              <br />
       Mon expérience m’a amené à travailler avec de nombreux toxicomanes qui, en dépit de tous mes efforts, restent catégoriquement accrochés à leur récit problématique. Ils ne peuvent envisager une réécriture de leur histoire pour lui donner un nouveau sens utile. Le but de cet article est de présenter une technique alternative proposant l’utilisation de films pour aider ces sujets à créer des métaphores positives pour leurs expériences vécues. Par ces métaphores, thérapeutes et patients peuvent dès lors entamer un dialogue destiné à créer un espace de ré-écriture du récit narratif. Cet article explore l’utilisation de films et de métaphores en référence à un cas clinique précis et explique comment ils peuvent être associés à la thérapie narrative.       <br />
              <br />
       « Il me semble, à la façon dont vous décrivez les choses, que “la boisson” a été le “moteur” pour une bonne partie de votre vie. Y a-t-il eu un moment où cette boisson n’a pas été une aide ? », ai-je demandé à Tasha, 1 une femme de 30 ans issue de la classe ouvrière, qui présente un long passé avec l’alcool.       <br />
              <br />
       « Je ne comprends pas la question. J’ai juste une maladie et j’ai besoin d’apprendre à vivre avec pour le reste de ma vie», me répondit Tasha. Elle me regarda avec insistance et frustration, assise les mains croisées devant elle.       <br />
              <br />
       En tant que thérapeute débutant, je n’avais pas eu beaucoup de succès dans mes tentatives de verbalisation et de ré-écriture narrative de leur histoire chez les toxicomanes et alcooliques. En conséquence, il était extrêmement difficile pour moi de déconstruire la problématique narrative dominante de ces patients. Depuis la très bonne présentation de la thérapie narrative chez les usagers de drogues (Diamond, 2000), mon problème ne se trouvait plus ni chez le patient, ni dans la technique narrative elle-même, mais bien plutôt dans ma manière personnelle de l’appliquer.       <br />
              <br />
       Bien que frustré par mon manque de réussite dans l’utilisation de la thérapie narrative, je n’abandonnais pas. En fait, j’eus une étonnante révélation après avoir demandé à l’un de mes patients les plus difficiles de regarder un film, dont je pensais qu’il était un bon écho à sa problématique. Je fus surpris par l’ampleur du sens qu’il donna à ce film. J’appelle ce cas « L’histoire de Bob »2, l’un de mes cas les plus difficiles et pourtant l’une de mes expériences les plus positives en thérapie narrative. Le propos de cet article sera d’explorer cette expérience et d’en discuter la thèse, à savoir, que se servir de films est une technique utile pour accompagner le processus de ré-écriture en thérapie narrative.       <br />
              <br />
       <b>L’histoire de Bob</b>       <br />
       « Donc, je suis quelqu’un de bien et j’ai eu quelques petits succès avec mon alcoolisme pendant toutes ces années. Et alors ! Ceci n’a rien à voir avec ma maladie et la façon dont elle domine ma vie. J’ai bu pendant un demi-siècle. S’il y avait une façon de la vaincre, je l’aurais déjà fait. Est-ce que vous m’avez compris un jour ? », me dit Bob, 58 ans, buveur depuis l’âge de 8 ans.       <br />
              <br />
       Je me suis assis en face de lui, complètement dépité dans mes tentatives de déconstruire et reconstruire son récit narratif d’alcoolique, venant une nouvelle fois d’échouer comme toutes les autres fois auparavant. Je commençais à me sentir désespéré et persuadé que je ferais une meilleure carrière comme vendeur de voitures d’occasion.       <br />
              <br />
       Un week-end, je regardais le film 300 à la maison avec un groupe d’amis. Ce film captivant raconte l’histoire du roi Léonidas et de ses 300 soldats qui affrontèrent la puissance militaire du roi perse Xerxès pendant trois jours. Durant l’une des scènes de combats intenses, l’image de Bob s’in sinua soudainement dans mes pensées.       <br />
              <br />
       Je me dis alors : « Oh ! Bravo, je ramène du boulot à la maison maintenant !»       <br />
              <br />
       Je n’ai pas fait immédiatement la relation mais j’ai été frappé ensuite par la façon dont Bob et Léonidas se ressemblaient. Tous deux étaient enfermés dans leurs convictions et avaient une perception inébranlable de leurs ennemis. Même si la perception de Léonidas était quelque peu différente de celle de Bob, ils semblaient réagir de la même façon aux autres, avec conviction pour ce qui concernait leurs actions envers leurs ennemis.       <br />
              <br />
       La semaine suivante, lors de ma quatrième session avec Bob, nous sommes encore parvenus à la même impasse où je tentais de ré-écrire son expérience avec la boisson. Quand cette tentative échoua à nouveau, j’ai soudainement repensé au film 300et je me souviens m’être dit : « Bon, puisque rien d’autre n’a marché... »       <br />
              <br />
       « Bob, je me rends compte que je ne vous comprends pas du tout, et vous et moi sommes frustrés. Aussi, je vais vous demander de faire quelque chose que je ne demande habituellement pas dans cette situation », dis-je tout en me penchant sur mon fauteuil pour attraper mon carnet de rendez-vous.       <br />
              <br />
       « Okay », me répondit-il avec un brin de frustration.       <br />
              <br />
       « J’ai vu un film ce week-end concernant la bataille des Spartiates aux Thermopyles intitulé 300. L’avez-vous vu ? », lui ai-je demandé.       <br />
              <br />
       « Non. C’est bon ? », me répliqua-t-il.       <br />
              <br />
       « J’ai bien aimé, mais l’important n’est pas qu’il soit bon ou pas. Lorsque je l’ai vu, j’ai pensé à vous, et je n’ai pas très bien compris pourquoi. Et puisque j’ai du mal à comprendre votre histoire à la façon dont vous me la décrivez, peut-être que vous pourriez m’aider. Accepteriez-vous de regarder ce film et de me dire ensuite pourquoi votre histoire a surgi dans mon esprit en le regardant, ou si simplement je deviens un peu fou ?», lui ai-je demandé honnêtement.       <br />
              <br />
       « Bon, ben, ça ne peut pas être pire de toute façon. Rien d’autre n’a marché », répondit Bob.       <br />
              <br />
       « Merci. On se revoit la semaine prochaine et vous me direz ce que vous en pensez. » Et je terminais ainsi la session. Je me souviens de ma nervosité et de mon inquiétude, sans savoir où j’allais avec cette idée de film.       <br />
              <br />
       La semaine suivante, Bob revint avec une intensité particulière dans le regard. Je me souviens avoir songé que toute cette idée de film n’était qu’une perte de temps. « Alors, qu’en avez-vous pensé ? Suis-je fou ? »       <br />
              <br />
       « C’était incroyable. J’ai dû le revoir un certain nombre de fois et c’est alors que ça m’a frappé. Le combat entre les Spartiates et Xerxès est comme le mien avec mon addiction à l’alcool. Il y a tellement de points de ressemblance. Tant d’éléments puissants et uniques, comme ces Immortels d’Asie et les autres soldats avec leurs stratégies de combat uniques pour parvenir à la victoire. »       <br />
              <br />
       Il tira une feuille de papier.       <br />
              <br />
       « J’ai même pris des notes. Ses forces semblent attaquer les Spartiates sans cesse, nuit et jour. Quand l’une fait défaut, Xerxès en envoie une autre. J’ai eu l’impression de combattre toutes ces forces comme les Spartiates. Et tout comme pour eux, le combat ne finit jamais, précisa Bob. J’ai adoré la façon dont les Spartiates sont solidaires entre eux et comment ils vivent pour le combat et non pour la victoire. »       <br />
              <br />
       Je le regardais incrédule. C’était la première fois que je percevais une ouverture pour la déconstruction du problème. Imaginer Bob se servant de la capacité des Spartiates à rechercher la gloire dans le combat, ouvrait un espace pour déconstruire sa narration principale où l’alcool prenait le dessus sur lui. Lors des sessions suivantes, nous avons entamé un dialogue productif, créant une métaphore où les multiples forces de Xerxès devenaient l’anxiété, la dépression et la solitude. Nous avons pu revisiter ses tentatives avortées, en utilisant le film 300comme support, pour qu’il parvienne à donner un nouveau sens à ses expériences. Bob n’a jamais échoué, il continue à se battre contre son problème d’alcool, et comme les Spartiates, « Bob vit pour le combat et non pour la victoire ».       <br />
              <br />
       J’ai travaillé avec Bob pendant une année et nous avons pu mettre en évidence les forces les plus dangereuses comme les hordes de l’addiction, ou encore les addictions immortelles ; celle de l’anxiété. Durant notre thérapie, Bob emménagea dans une maison de transition et devint le manager de quatre de ces maisons de transition. Il exigea des nouveaux arrivants qu’ils visionnent le film 300 et instilla la notion que « chaque Spartiate protège l’homme à sa gauche tandis que l’homme à sa droite le protège ». Bob indiqua lors d’une session qu’il avait accru l’efficacité de son programme de 30 % à 70 % dans l’intervalle de six mois. Bob rattacha cela au fait que « c’était ça la chance de tous les Grecs ».       <br />
              <br />
       D’aucuns diraient que cette ré-écriture n’a pas permis de réaliser ce que l’on peut considérer comme un changement thérapeutique. Bob vit encore dans un combat sans fin avec l’alcool. Cependant, j’argumenterais que maintenant il tire davantage de sens de ses expériences passées avec la boisson et qu’il utilise davantage de ressources pour améliorer son futur. Il décrit ses moments difficiles à venir comme autant de combats, mais il est un Spartiate ; quelqu’un bâti pour le combat. En ré-écrivant son expérience, il n’était plus coincé dans « l’addiction » ; « l’addiction » était coincée avec lui. Et elle avait peur.       <br />
              <br />
       <b>Une revue des films utilisés en thérapie</b>       <br />
       Une fois la thérapie terminée avec Bob, j’ai commencé à conseiller des films à d’autres usagers de drogues. Alors que le film 300 n’a aussi bien fonctionné qu’avec lui, j’ai trouvé d’autres films tout aussi efficaces, tels que Iron Manet Gladiator. Si les films varient, les thèmes sont constants. Tous ces films ont un thème général, celui d’un individu qui combat et surmonte l’impossible. Dans mon expérience, j’ai pu constater que les films aident à ré-écrire l’expérience des patients lors de leurs combats impossibles, tel l’usage de drogues.       <br />
              <br />
       Les patients sont capables d’utiliser les films pour construire des métaphores de leur combat. Dans ces métaphores, un espace est créé pour la déconstruction de la narration du problème dominant, permettant au thérapeute et au patient de travailler ensemble dans un espace où une nouvelle narration est désormais possible. L’usage des métaphores en thérapie n’est pas récent. Rasmussen (1995) passe en revue l’usage des métaphores en thérapie psychanalytique avec les sujets névrosés et « borderline ». Il met en évidence que les individus « sains » utilisent les métaphores différemment des individus « malades ». Cependant, Rasmussen use d’un cadre théorique diffèrent. En observant ses clients au travers du filtre de la théorie psychanalytique, il ne crée pas d’espace pour que les clients participent et déploient une agentivité personnelle en ré-écrivant leurs expériences. La différence entre la technique des métaphores créées à partir des films présentée dans cet article et ce que Rasmussen présente, est que le patient est, pour moi, un participant actif. La différence est celle de l’orientation théorique utilisant le constructivisme social plutôt que la théorie psychanalytique. La base théorique de la technique présentée dans cet article est discutée en détail plus loin dans cet article.       <br />
              <br />
       L’utilisation des médias et le sens de leur interprétation commencent à susciter un intérêt clinique (Cascio &amp; Gasker, 2001 ; Dermer &amp; Hutchings, 2000 ; Schulenberg, 2003 ; et beaucoup d’autres). Cet intérêt récent a été exposé de façons multiples dans la littérature académique.       <br />
              <br />
       Cascio et Gasker (2001) ont rapporté l’usage d’une technique similaire à l’histoire de Bob lorsqu’ils faisaient état des schémas relationnels dan gereux chez leurs patients. Les auteurs expliquent comment les relations peuvent être nocives en se servant du film Dracula comme métaphore, pour décrire à leurs patients une relation destructrice et parasite. Cascio et Gasker poursuivent en expliquant la nature des relations entre Dracula et ses victimes, avec des implications en thérapie pour les sujets ayant une histoire de schémas relationnels instables.       <br />
              <br />
       Alors que la technique de Cascio et Gasker (2001) est similaire à celle utilisée dans « L’histoire de Bob », ils utilisent la métaphore en l’expliquant à leur patient, sans permettre à celui-ci de proposer sa propre métaphore. Le mythe de Dracula est utilisé pour caractériser les schémas relationnels, et est présenté de telle façon que la personne ne soit pas un participant actif dans sa construction. Dès lors la méthode présentée par Cascio et Gasker n’apparaît pas en phase avec le constructivisme social et la thérapie narrative où le patient déploie une agentivité personnelle dans la construction de sa métaphore thérapeutique.       <br />
              <br />
       D’autres cliniciens ont décrit des résultats positifs similaires, en utilisant les films en thérapie. Schulenberg (2003) montre l’intérêt croissant des thérapeutes à se servir de films. Ils peuvent être le support de métaphores visuelles. Il souligne que « les films comme métaphores visuelles peuvent servir d’agent thérapeutique du changement » (p. 37). Alors que le terme « changement thérapeutique » est plus étroitement associé avec les traitements traditionnels, les métaphores visuelles peuvent essentiellement servir pour le même objectif en thérapie narrative pour les usagers de drogues.       <br />
              <br />
       Schulenberg (2003) rapporte que, si l’utilisation de films donne de bons résultats, aucune donnée empirique n’a encore été publiée sur ces techniques. La recherche empirique, étape suivante, est indispensable pour évaluer la place des films en thérapie. Cet article repositionne les films dans le contexte de la thérapie narrative pour les usagers de drogues, en expliquant son usage en terme de technique rudimentaire dans une section ultérieure.       <br />
              <br />
       Alors qu’il y a pléthore de littératures sur les métaphores et l’utilisation des films en thérapie, il n’existe que très peu de publications synthétisant ces sujets en rapport avec la thérapie narrative. Beaudoin (2005) discute la façon dont les films et les médias peuvent être utilisés pour explorer la façon dont les gens réagissent aux situations. Dans le cadre narratif, Beaudoin déconstruit les réactions plébiscitées en comparant les films et personnages de fiction, aux expériences de vie de personnes réelles. De cette façon, Beaudoin co-crée une nouvelle histoire dans laquelle les patients ont accès à une plus grande agentivité et n’idéalisent pas les réponses des personnages de fiction.       <br />
              <br />
       
     </div>
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       “Hors série n°10 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2016. “ C'est un numéro double de 196 pages. “Thème : “Les métaphores&quot;. Utilisation de la pensée symbolique&quot;        <br />
              <br />
       Construites ou filées, développées ou succinctes, universelles ou personnelles, les métaphores constituent une boîte à outils à l’immense portée thérapeutique. Comment les construire, comment les utiliser, c’est ce qu’explique avec de nombreux exemples ce hors-série n°10 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves.        <br />
              <br />
              <br />
       - Hypnose et Thérapies Brèves. Leçon d’humilité… Histoire courte, conte, légende universelle, tableau de maître, ou simple image, la métaphore existe depuis la nuit des temps et inspire notre vie quotidienne.        <br />
       - De la métaphore dans la maladie et le soin. Yves HALFON «En matière de métaphore, les apparences sont tout, sauf trompeuses.»        <br />
       - Métaphores sur Grand Ecran : utilisation des films en thérapie narrative avec les toxicomanes - Le poète, le patient et l’hypnothérapeute  - Les métaphores: Définitions. La métaphore, du grecμεταφορα (« metaphorá »= transport), est une figure de style fondée sur l’analogie. Un terme est substitué à un autre, issu d’un champ lexical différent, parce qu’il lui ressemble ou partage avec celui-ci une qualité essentielle.        <br />
       - L’heure du changement: Deux images métaphoriques me servent « d’accroche » quand les patients les remarquent dans mon cabinet de consultations. - L’enchantement hypnotique des métaphores. Joyce C. MILLS, Ph.D.       <br />
       - Fier d’être « un pot fêlé ». Il y a bien longtemps, un soignant m’envoya ce conte hindou. Je ne me souviens plus du nom du soignant...        <br />
       - La métaphore, une communication intersubjective directe        <br />
       - Henri le Hérisson. Céline BENHARROCH LEININGER - Création et utilisation de contes métaphoriques en hypnose - Les histoires de grand-père. Marco KLOP        <br />
       - Le nez fin. Camille ROCHE-DJEFFEL       <br />
       - La réification. Yves HALFON       <br />
       - L’énigme de la Perle Noire. Métaphore de la rencontre du « Comte de Brosseau » Ou une métaphore qui en cache une autre.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-10-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Metaphores_p65.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25308781-26655856.jpg?v=1536435780" alt="Métaphores sur Grand Ecran : utilisation des films en thérapie narrative avec les toxicomanes" title="Métaphores sur Grand Ecran : utilisation des films en thérapie narrative avec les toxicomanes" />
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      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Metaphores-sur-Grand-Ecran-utilisation-des-films-en-therapie-narrative-avec-les-toxicomanes_a221.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La confusion, mode d'induction de l'ange et du démon ? Yves Halfon</title>
   <updated>2018-08-30T22:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-confusion-mode-d-induction-de-l-ange-et-du-demon-Yves-Halfon_a215.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <georss:point>48.8644603 2.3715315</georss:point>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25042365-26536437.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-30T22:01:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25042365-26536437.jpg?v=1535660237" alt="La confusion, mode d'induction de l'ange et du démon ? Yves Halfon" title="La confusion, mode d'induction de l'ange et du démon ? Yves Halfon" />
     </div>
     <div>
      La confusion était une importante composante de l’approche d’Erickson. Mais elle est loin d’être toujours nécessaire.       <br />
              <br />
       La confusion est très utilisée en hypnose. Elle est même une technique d’entrée en transe redoutable. La confusion peut servir à induire l’hypnose, rapidement. On considère qu’elle favorise la dépotentialisation du conscient et favorise le passage à la transe hypnotique. Par exemple, au moment de commencer une séance d’hypnose, Erickson désigne verbalement un fauteuil et, par le geste, un autre fauteuil.       <br />
              <br />
       Mais, si la confusion est une pratique utile dans la conduite de l’hypnose, il faut veiller qu’elle ne se soit pas trop pour le sujet une source d’inquiétude ; enfin surtout, il faut faire en sorte que le sujet n’ait pas l’impression qu’on se moque de lui.       <br />
              <br />
       Le praticien dit ou fait quelque chose d’inhabituel, illogique, de non congruent qui déroute le patient, et entraîne une dépotentialisation de la conscience, c’est-à-dire de ses cadres logiques, habituels. Megglé donne un exemple avec un patient : « Est-ce que vous ne pensez pas que vous n’êtes pas dans un état hypnotique ou non ? » Cette triple négation est inductrice de confusion.       <br />
              <br />
       Le passage d’un mode de fonctionnement à un autre mode de fonctionnement suppose une période transitoire de relative confusion. Le conscient se trouve momentanément désarçonné, dépotentialisé, comme mis en suspens, car ne reconnaissant plus son objet habituel. Il n’est pas étonnant que la confusion soit cultivée pour l’obtention de l’hypnose.       <br />
              <br />
       On dit alors qu’il s’agit d’aider le patient à dépotentialiser le conscient.       <br />
              <br />
       L’emploi de la négation en mobilisant l’imagination amène la confusion : « Surtout, ne pensez pas à un poisson rouge ! » C’est le sourire qui vient aussitôt sur le visage de notre interlocuteur qui lui permet de s’échapper de cette suggestion confusionnelle, de ce paradoxe.       <br />
              <br />
       « Le corps est à droite du bras gauche et à gauche du bras droit. » Cela crée une sorte de sidération, une anomalie du fonctionnement de la conscience. Le raisonnement du sujet trébuche. Ce moment d’absence très court sera mis à profit par l’hypnotiseur ! Il suffit alors de placer la suggestion adéquate, et le tour est joué ! La personne se « raccroche » à ce qui est dit et accepte volontiers ce qui suit puisque le discours de l’inducteur est redevenu clair ! Ce n’est pas sorcier. C’est donc une technique de manipulation, faite pour déséquilibrer la personne. Bloquer le fonctionnement conscient habituel de la pensée pour embrouiller le raisonnement, et passer à un autre mode de fonctionnement où on se laisse guider par l’autre. L’inducteur fait un crochepied et tend la main à la personne victime du piège qui va se raccrocher à n’importe quelle suggestion pour ne pas « tomber » : « Et maintenant, dormez profondément » Et l’hypnotiseur appuie sur la nuque de la personne un peu violemment pour tomber dans ses bras ou il tire un peu sèchement sur le bras de la personne... Qui s’appuiera sur la suggestion suivante qui paraît évidemment bienveillante. Et le piège se referme.       <br />
              <br />
       Quelques exemples :       <br />
              <br />
       - Jouer sur des apprentissages acquis       <br />
              <br />
       - Utiliser des automatismes       <br />
              <br />
       - Utiliser des attitudes corporelles incongrues       <br />
              <br />
       - Utiliser le langage       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°9 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnotiser: les techniques d'Induction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25042365-26536448.jpg?v=1535660342" alt="La confusion, mode d'induction de l'ange et du démon ? Yves Halfon" title="La confusion, mode d'induction de l'ange et du démon ? Yves Halfon" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       ““Hors série n°9 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2015. “ C'est un numéro double de 196 pages. ““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction&quot;        <br />
              <br />
       Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.        <br />
              <br />
       Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-9-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Inductions_p64.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25042365-26536474.jpg?v=1535660441" alt="La confusion, mode d'induction de l'ange et du démon ? Yves Halfon" title="La confusion, mode d'induction de l'ange et du démon ? Yves Halfon" />
     </div>
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      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-confusion-mode-d-induction-de-l-ange-et-du-demon-Yves-Halfon_a215.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?</title>
   <updated>2018-08-30T21:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Emmener-en-transe-de-l-energie-des-entites-la-nature_a213.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <georss:point>48.8644603 2.3715315</georss:point>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25038100-26534814.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-30T21:11:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Jean-Pierre COURTIAL - Ingénieur de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, licencié en sociologie et titulaire d’une thèse de 3è cycle en psychologie sociale. A été Professeur à la Faculté de Psychologie de l'Université de Nantes et chercheur au Laboratoire de Psychologie jusqu'à sa retraite en 2007. et Pierre-Henri GARNIER - Psychologue Clinicien soin de support et soin palliatif, CHU de Nantes. Formateur à l'Institut Milton Erickson de Rezé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25038100-26534814.jpg?v=1535650906" alt="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" title="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" />
     </div>
     <div>
      Milton Erickson a peu théorisé ou, pour le dire autrement, a laissé une perspective très ouverte qui rend possible, voire stimule la réflexion. Jean-Pierre Courtial, depuis de nombreuses années, a dirigé des thèses de Psychologie dans ce même esprit d’ouverture et, particulièrement, d’interculturalité. De quoi nous aider à attendre le prochain congrès mondial d’août prochain!       <br />
              <br />
       Qu’est-ce que l’état de transe ?       <br />
              <br />
       L’état de transe est souvent invoqué dans des contextes culturels différents, à propos de l’hypnose mais aussi du chamanisme, sans faire pour autant l’objet d’une définition rigoureuse. Bien que nous disposions de beaucoup d’observations à partir de l’imagerie cérébrale, celle-ci privilégie le patient (sujet isolé), alors que, en thérapie, la transe est un état relationnel, qui plus est pouvant faire intervenir des entités dites spirituelles. En simplifiant, la transe est le plus souvent définie en termes dissociatifs de rupture par rapport à une situation relationnelle déterminée déstabilisant le patient (Erickson) ou, au contraire, d’état de résonance morphique induit par les neurones miroirs (Rossi).       <br />
              <br />
       Nous disposons de témoignages de chamans (Beaugendre, 2014) décrivant l’état de transe comme induit par l’absorption d’une plante psychotrope (parfois dans un contexte dit de diète, la plante étant le seul aliment absorbé). Le chaman est alors dissocié de ses conduites instrumentales acquises, de sa mémoire autobiographique, au bénéfice d’états ressentis comme d’harmonie relationnelle avec l’environnement, définis comme liés à « l’esprit de la plante ». On constate en particulier que cette aptitude à la dissociation réassociation avec toutes les formes vivantes peut être durable, en dehors de l’absorption de plante. Une fois initié, le chaman est apte à percevoir les formes de vie/mort fondamentales caractéristiques d’un patient.       <br />
              <br />
       D’une induction hypnotique classique à une transe énergétique       <br />
              <br />
       La fin de vie peut également être un lieu privilégié d’observation d’états de transe spécifiques liés à l’état du corps. Un lien a été mis en évidence entre état de conscience et niveau de fonctionnement énergétique – au sens scientifique habituel – du cerveau. Par exemple, un véritable sentiment paradoxal d’être mort (syndrome de Cotard) peut être exprimé par un patient en rapport avec un fonctionnement énergétique du cerveau de faible intensité (Laureys, 2015).       <br />
              <br />
       Nous avons précisément le cas d’une personne très diminuée physiquement, mais accessible à des ressources profondes qu’un état de transe va permettre d’explorer. Cette personne avait de plus une activité sportive qui l’a amenée à gérer les rapports du corps et de l’esprit. Enfin, il lui est arrivé d’accompagner des non-voyants dans le cadre de sa pratique sportive, donc d’être attentif à un état relationnel de coordination gestuelle et verbale.       <br />
              <br />
       Voici le récit des séances effectué par le psychologue de l’équipe mobile soin de support :       <br />
              <br />
       L’unité de soins mobiles reçoit un appel téléphonique d’un médecin d’un service de médecine polyvalente des urgences (MPU). Un patient lui demande spontanément si le CHU propose de l’hypnose ou de la sophrologie. Il s’agit d’un patient de 66 ans immobilisé dans son lit. Il semble que de nombreuses vertèbres et cervicales soient fragilisées suite à un cancer. Le patient sait qu’il ne remarchera plus, mais espère pouvoir bénéficier d’un corset qui lui permettra de se tenir assis sans risquer la fracture d’une cervicale en C4-C5 (enjeu vital car C4 est en lien avec le diaphragme et la respiration).       <br />
              <br />
       Je décide de rencontrer le patient. Première rencontre : échange verbal pour bien définir la demande du patient et construire l’alliance. L’identification des ressources du patient révèle de nombreuses expériences de transe diverses au travers de ses loisirs et de son ancienne activité professionnelle. Il décrit notamment qu’il était guide pour aveugle lors de randonnées de ski de fond. A travers sa pratique sportive, il s’est intéressé au « mental », selon ses termes. Il a expérimenté la sophrologie, le reiki et l’auto-hypnose. Il tient à nous préciser qu’il utilise des fichiers audio MP3. Il les a enregistrés lui-même, inspiré de ses lectures de scripts d’autohypnose sur Internet. Il nous montre son téléphone sur lequel il a enregistré sa voix qui lit les scripts. Il nous précise qu’il aimerait bien retrouver cet état mental de la transe qui l’a déjà aidé, mais qu’aujourd’hui sa situation somatique l’empêche de trouver seul « ce chemin ». Il exprime le besoin d’être guidé par un « pro ». Il précise qu’il a la sensation « d’être éparpillé mentalement » par la maladie. Il a besoin d’être aidé pour rassembler son énergie et ses ressources : « J’aimerais que vous m’aidiez à faire que mon esprit retrouve cette sensation d’évasion et de liberté. »       <br />
              <br />
       Je procède à une induction simple : séance dans la chambre. Je lui propose de trouver dans la pièce un détail, un point, une forme ou une couleur qui le ressource. Il propose le bleu du ciel qu’il perçoit par la fenêtre.       <br />
              <br />
       Je lui propose d’observer ce bleu, « voire de ressentir ce que suggère le bleu du ciel (…) puis, dès que son esprit inconscient sera prêt, je lui propose d’observer sous ses paupières, les yeux fermés, à l’intérieur de lui, comment il voit et ressent ce bleu ». Le patient ferme spontanément les yeux et décrit la sensation d’être au bord de la mer bleue, le ciel bleu… Il précise la sensation d’être en voyage sur un bateau (…), de léger balancement qui lui évoque également la sensation de mouvement alternatif dans le ski de fond (…), ça balance légèrement (…), il ressent qu’il vogue vers le Canada. Après cette séquence, il décrit une émotion liée au fait que le Canada lui rappelle un ami important et le désir de reprendre contact avec « cette belle personne » qu’il a connue (…), elle a été son guide au Canada. Je termine la séance en lui suggérant d’observer comment cette belle sensation pourrait continuer, voire évoluer, dans la journée. Je repasserai demain pour partager ce qui a émergé de ce voyage vers le Canada. A demain !       <br />
              <br />
       Le lendemain, deuxième séance : séance dans la chambre, en présence de la compagne du patient. Il débute en précisant qu’il n’a pas eu le temps de pouvoir se poser pour revivre la transe. Il précise que « ça n’a pas arrêté de défiler toute la journée (…), les soins et les visites médicales ». Il se sent éparpillé malgré la première séance. Rapidement, il tient à nous faire écouter sur son téléphone les fichiers audio qu’il avait enregistrés en auto-hypnose. Il nous fait écouter sa voix qui décrit les scripts. Il a nommé les fichiers « ma bulle rose », « mon sanctuaire », et surtout un fichier intitulé « mon guide spirituel ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°9 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnotiser: les techniques d'Induction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25038100-26535943.jpg?v=1535657213" alt="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" title="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       ““Hors série n°9 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2015. “ C'est un numéro double de 196 pages. ““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction&quot;        <br />
              <br />
       Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.        <br />
              <br />
       Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-9-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Inductions_p64.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25038100-26535969.jpg?v=1535657349" alt="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" title="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" />
     </div>
     <div>
      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Emmener-en-transe-de-l-energie-des-entites-la-nature_a213.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Induction : Allons-y</title>
   <updated>2018-08-29T23:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Induction-Allons-y_a212.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25012103-26522591.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-29T23:11:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par le Dr Delphine PROVOST - Médecin anesthésiste-réanimateur au CHU de Rouen. Tout est dans le titre...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25012103-26522591.jpg?v=1535578903" alt="Induction : Allons-y" title="Induction : Allons-y" />
     </div>
     <div>
      Yves me propose d’écrire un article pour le hors-série « Induction » de la revue Hypnose et Thérapies Brèves dont il est le rédacteur en chef.       <br />
              <br />
       Je suis à la fois étonnée, intriguée et émue. Mais que vais-je pouvoir vous écrire à vous les spécialistes ? Qui non contents de flotter sur le nuage de la transe, réfléchissez, travaillez et écrivez depuis des années sur le sujet.       <br />
              <br />
       Médecin anesthésiste-réanimateur depuis plus de 25 ans, j’ai terminé la formation à l’institut Milton H Erickson de Normandie il y a juste 2 ans et suis donc « toute jeune » et pour l’instant seule médecin anesthésiste formée à l’hypnose au CHU de Rouen.       <br />
              <br />
       Et puis, ce qu’il ne sait peut-être pas, Yves, c’est que les anesthésistes ça n’écrit jamais, ça trace des points, des bâtons, des paraphes mais c’est à peu près tout.       <br />
              <br />
       Bon, ALLONS-Y quand même.       <br />
              <br />
       Remarquez, écrire sur l’induction à des professionnels de l’hypnose que vous êtes, cela peut être très court car j’ai compris que plus l’expérience est grande plus l’induction raccourcit. Et j’ai vu, à plusieurs reprises au cours d’ateliers ou de topos, Yves réaliser une induction d’un simple claquement de doigt habilement dirigé vers son interlocuteur.       <br />
              <br />
       Ce claquement de doigt est accompagné d’une petite phrase du genre « allez, vas-y»... » Et tu me diras d’un petit mouvement de doigt quand tu y seras ».       <br />
              <br />
       Je pourrais donc m’arrêter la ...       <br />
              <br />
       Mais, je n’en suis pas encore la. Et au cours de mes consultations en douleur chronique (une demi-journée par semaine) j’exécute  alternativement au grès des patients, les différentes inductions apprises en formation effectivement modifiées à ma sauce au cours du temps et du contexte. Rien d’original à vous raconter à ce propos.       <br />
              <br />
       Quand on regarde dans le dictionnaire, le mot induction a plusieurs sens : ce peut être un raisonnement, une démonstration. En biologie, physique ou en électricité cela a un rapport avec le déclenchement d’un phénomène sous l’influence d’un autre phénomène ou d’une action extérieure. Le sens étymologique est celui qui nous intéresse ici, du latin induco, inducis, inducere, induction signifie: conduire dedans, amener à.       <br />
              <br />
       Saviez-vous que les anesthésistes, tout comme les praticiens de l’hypnose, sont des spécialistes de l’induction au sens étymologique du terme ?       <br />
              <br />
       Je vous parlerai donc de ce que je connais bien et que je réalise quotidiennement l’induction en anesthésie et vous serez peut être étonné.       <br />
              <br />
       Au bloc opératoire, l’action d’endormir le patient en injectant des drogues anesthésiantes est appelée induction. C’est un moment particulièrement important qui nécessite toute la vigilance du médecin anesthésiste. Voici en détail comment cela se passe. Avant l’induction, l’anesthésiste discute avec le patient, l’examine, le rassure, lui explique ce qui va se passer, veille à son confort et à sa bonne installation sur la table opératoire, contrôle les points d’appui pour éviter les zones de compressions en per opératoire.       <br />
              <br />
       Puis l’induction peut commencer, l’anesthésiste est concentré sur le patient. Il observe avec attention les paramètres physiologiques (fréquence cardiaque, pression artérielle, ..), le rythme et l’amplitude de la respiration, la couleur de la peau, les mimiques du visage, la fermeture des paupières.       <br />
              <br />
       Sa main, posée sur la main du patient lui permet de percevoir la température et de la sécheresse de la peau ou d’éventuelles sueurs. La connaissance de tous ces paramètres permet l’injection d’une quantité adéquate des produits anesthésiques à un moment et à une vitesse choisie. La perte de conscience, l’analgésie et le relâchement musculaire sont les trois composantes indispensables qui caractérisent une anesthésie. Petit à petit, à un rythme propre à chaque patient, l’induction ainsi réalisée conduit le patient vers un état appelé anesthésie qui va permettre au chirurgien d’opérer dans de bonnes conditions.       <br />
              <br />
       Ce scenario ne vous rappelle rien ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°9 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnotiser: les techniques d'Induction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25012103-26522592.jpg?v=1535578527" alt="Induction : Allons-y" title="Induction : Allons-y" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       ““Hors série n°9 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2015. “ C'est un numéro double de 196 pages. ““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction&quot;        <br />
              <br />
       Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.        <br />
              <br />
       Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-9-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Inductions_p64.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25012103-26522603.jpg?v=1535578614" alt="Induction : Allons-y" title="Induction : Allons-y" />
     </div>
     <div>
      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Induction-Allons-y_a212.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le temps de l’ordonnance, comme apothéose de la consultation médicale.</title>
   <updated>2018-08-28T22:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-temps-de-l-ordonnance-comme-apotheose-de-la-consultation-medicale_a210.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24976540-26505325.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-28T22:11:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Yves HALFON - Professeur à l’Ecole de Sages-femmes de Rouen. Psychologue clinicien. Président de l’Institut Milton H. Erickson de Normandie. Président de l’Association Francophone d’Hypnose Dentaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24976540-26505325.jpg?v=1535488726" alt="Le temps de l’ordonnance, comme apothéose de la consultation médicale." title="Le temps de l’ordonnance, comme apothéose de la consultation médicale." />
     </div>
     <div>
      Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves, Hors-Serie n°9       <br />
              <br />
       « Et si l’ordonnancier redevenait un objet hypnotique »       <br />
              <br />
       Revenir de la lecture de ce numéro riches de réflexions. Sur l’exercice médical ausssi…       <br />
              <br />
       <b>Introduction</b>       <br />
              <br />
       Tout débuta pour Monsieur Dupont, un lundi après-midi, aux environs de 17 heures. Il se trouvait dans le bureau d’un médecin. Lors de l’examen, son bras est resté comme cela suspendu dans l’air, à son grand étonnement. Incapable dans les instants qui ont suivi la prise du pouls, incapable de baisser son bras volontairement. Et la sueur coulait le long de son corps. Situation un peu ridicule, quelque peu gênante, et aussi troublante, jusqu’au moment où le médecin lui dit de baisser son bras : « Il est à vous ! »       <br />
              <br />
       Il fit la même expérience, quelque temps plus tard, dans le bureau du psychiatre qui lui convie d’apprécier, au cours d’un travail avec l’hypnose, la catalepsie du bras, une façon de ratifier la transe hypnotique et une forme de dissociation hypnotique : partie du corps, reste du corps, si importante en hypnose. « C’est un phénomène caractéristique du processus hypnotique », lui affirme ce psychiatre.       <br />
              <br />
       Carson McCullers, dans L’Horloge sans aiguilles2, nous raconte l’histoire de Malone pharmacien. Il apprend par son ami médecin qu’il est atteint d’une leucémie. Le héros se trouve dans le cabinet du médecin : « Le choc l’avait désorienté et la pièce lui semblait soudain glaciale. Il était hypnotisé par le coupe-papier que le docteur faisait tourner entre ses doigts courts et très propres. En lui s’éveilla vaguement un souvenir depuis longtemps endormi ; il prit conscience d’avoir oublié un incident humiliant, sans cependant que l’épisode lui-même se précisât. Ainsi souffrait-il de deux angoisses parallèles – appréhendant les paroles du médecin et cette mystérieuse humiliation oubliée. Les mains du docteur étaient blanches et poilues. Malone ne pouvait supporter de les voir jouer avec le coupe-papier et pourtant son attention en était mystérieusement captivée. »       <br />
              <br />
       <b>Que peut-on dire de ces deux expériences ?</b>       <br />
              <br />
       Si nous définissons l’hypnose comme un processus allant de la focalisation de l’attention, par un recentrage de l’extérieur de soi vers l’intérieur de soi, utilisant la dissociation et privilégiant une dissociation conscient/inconscient et surtout un mode de fonctionnement analogique, il y a évidemment une étonnante ressemblance dans la rencontre du patient, du malade avec son médecin, avec ce qui se passe dans une séance d’hypnose.       <br />
              <br />
       <b>La consultation médicale est un modèle de ce qu’est l’hypnose, où bien souvent :</b>       <br />
              <br />
       - par le centrage du patient sur son symptôme, sur sa plainte ;       <br />
              <br />
       - par le contexte où la rencontre a lieu, le cabinet médical ;       <br />
              <br />
       - par les gestes et les paroles du médecin sur le corps du patient ;       <br />
              <br />
       et - par le temps de l’ordonnance comme apothéose de tout cela, le patient se retrouve dans un état de transe hypnotique. Dans cette transe hypnotique, le fonctionnement de sa conscience est particulier, de là, pour le médecin, de bien utiliser ce moment pour générer une aide efficace. Et pourquoi, si ce n’est déjà fait, de faire de la consultation médicale un moment hypnotique intentionnel (c’est-à-dire conscient et voulu de la part du thérapeute) pour utiliser sa propre parole et son langage corporel comme élément de traitement, en utilisant la rhétorique hypnotique. Souvenons-nous des écrits de Sigmund Freud, dans Inhibition, symptôme et angoisse : « Les mots sont bien les instruments les plus importants de l’influence qu’une personne cherche à exercer sur une autre personne ; les mots sont de bons moyens pour provoquer des modifications psychiques (et corporelles) chez celui à qui ils s’adressent. »       <br />
              <br />
       <b>I - L’attente</b>       <br />
              <br />
       La double conscience du patient       <br />
              <br />
       Nous disposons de deux façons différentes et complémentaires d’accueillir et de traiter l’information : d’une part le traitement linéaire, analytique et séquentiel qui correspond schématiquement au cerveau cognitif, d’autre part le traitement spatial, global et synthétique, qui lui relève du cerveau émotionnel. Notre pensée, nos actes sont la conséquence d’un effort permanent de recherche d’équilibre entre d’un côté le cerveau cognitif, conscient raisonnable, logique ouvert sur le monde extérieur, et de l’autre côté un cerveau émotionnel, relié au corps. Ces deux cerveaux sont relativement indépendants l’un de l’autre et contribuent chacun de façon différente à notre expérience de la vie et à notre comportement.       <br />
              <br />
       Ces deux modes de fonctionnement du cerveau, émotionnel et cognitif, perçoivent l’information provenant du monde extérieur à peu près en même temps. A partir de là, ils peuvent ou bien coopérer, ou bien se disputer le contrôle de la pensée, des émotions et du comportement. C’est le résultat de cette interaction coopération/compétition qui détermine ce que nous ressentons, notre rapport au monde et notre rapport aux autres.       <br />
              <br />
       Dans la consultation médicale le cerveau cognitif est bien moins opérant et il ne contrebalance plus les activités du cerveau émotionnel.       <br />
              <br />
       Une position d’attente       <br />
              <br />
       Attendre amène à penser, à imaginer. L’attente est propice au foisonnement de pensées et d’images intérieures. Le symptôme, la plainte servant de point de focalisation au langage intérieur du patient, paroles internes adressées à nous-même, images, et reprenant des éléments de notre propre expérience ou de celle énoncée par l’autre.       <br />
              <br />
       « Ma voix qui s’éteint depuis un an et ce père décédé d’un cancer de la gorge, peut-être que cette femme médecin va me rassurer ? »       <br />
              <br />
       Ce travail intérieur se colore d’éventuelles émotions, anxiété, craintes et espoir, en fonction de ce que l’on pressent de la gravité éventuelle. Emile Zola : « L’attente devint insupportable, l’espérance redoublait l’angoisse. » L’attente entre espoir et désespoir, enfer et salut, renforce cet enfermement intérieur, et c’est la rencontre avec le médecin qui ramènera le patient à re-communiquer vers l’autre, à s’ouvrir, à sortir de cet enfermement intérieur.       <br />
              <br />
       Car l’attente, c’est le rendez-vous, c’est l’attente de la rencontre avec le médecin, l’attente du diagnostic, et du traitement et des effets de ce traitement. Le patient est déjà dans un état de réceptivité. Lorsque le médecin est sur le point de rencontrer le patient, quelques questions peuvent lui venir à l’esprit :       <br />
              <br />
       - dans quel état de conscience se trouve le patient ?       <br />
              <br />
       - qu’imagine-t-il ?       <br />
              <br />
       - quel monologue interne a-t-il ?       <br />
              <br />
       - quels sont les processus émotionnels mis en route, déclenchés par la plainte ou le symptôme ?       <br />
              <br />
       II - Le temps de l’examen       <br />
              <br />
       Plus on approche de la rencontre, plus il y a réduction des champs perceptifs et orientation de l’attention vers l’intérieur de soi, et plus la personne va être sensible à autre chose qu’une bonne information médicale donnée. Dans toutes ces situations, l’environnement fait l’objet d’une attention flottante, tandis que la personne concentre son attention sur le monde intérieur.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°9 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnotiser: les techniques d'Induction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24976540-26505326.jpg?v=1535488759" alt="Le temps de l’ordonnance, comme apothéose de la consultation médicale." title="Le temps de l’ordonnance, comme apothéose de la consultation médicale." />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       ““Hors série n°9 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2015. “ C'est un numéro double de 196 pages. ““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction&quot;        <br />
              <br />
       Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.        <br />
              <br />
       Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-9-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Inductions_p64.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24976540-26505336.jpg?v=1535488847" alt="Le temps de l’ordonnance, comme apothéose de la consultation médicale." title="Le temps de l’ordonnance, comme apothéose de la consultation médicale." />
     </div>
     <div>
      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-temps-de-l-ordonnance-comme-apotheose-de-la-consultation-medicale_a210.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Monde des Opposés Apaisés.</title>
   <updated>2018-08-28T22:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-Monde-des-Opposes-Apaises_a209.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24975825-26505118.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-28T22:07:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par le Dr Francis GAJAN -  Médecin généraliste. Formateur à l’Institut Milton Erickson de Normandie et Vice-Président de l’Institut. Intervenant au DU Douleur au CHU de Rouen. Médecin-attaché du Service ORL auprès des patients acouphéniques (membre de l’AFREPA).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24975825-26505118.jpg?v=1535487366" alt="Le Monde des Opposés Apaisés." title="Le Monde des Opposés Apaisés." />
     </div>
     <div>
      Revenir de transe si possible avec plus de calme, de sérénité, de confiance. Témoignage et réflexion d’un thérapeute sur son vécu d’accompagner ce type d’expérience au quotidien.       <br />
              <br />
       C’est curieux, dans l’état de veille dit habituel, quand le corps est ressenti comme lourd, c’est qu’il n’est pas perçu comme léger, c’est même un pléonasme. Mais dans cet état d’éveil paradoxal qu’est l’hypnose, le corps peut être perçu comme à la fois lourd et léger, et en plus, cela ne pose aucun problème.       <br />
              <br />
       En cela, l’hypnose peut être vue comme « le monde des opposés apaisés » : le lourd ne s’oppose plus au léger, il le complète. Bien sûr, les patients passent parfois par des orages, des abréactions que nous leur souhaitons salvatrices, libératoires. Mais au bout du compte, nous pouvons faire en sorte que les patients découvrent ce mode de fonctionnement hypnotique où les opposés, enfin, s’apaisent. Mais qu’est-ce qu’il peut bien se passer, après la fixation de l’attention, quand se « dépotentialise la conscience », ce nano-instant où il semble se produire une bascule du point de vue.       <br />
              <br />
       Il y a quelques centaines de milliers d’années, la nature a fait un drôle de cadeau à l’humanité, elle lui a donné le langage. Et l’homme est ainsi passé de l’état d’homo sapiens, à « homo sapiens sapiens », l’homme qui sait qu’il sait : la réflexivité du langage. Le langage, qu’il soit parole ou pensée, est un processus très consommateur d’énergie pour le corps. Il faut observer l’épuisement des patients dépressifs ou angoissés, alors que parfois, ils ne sortent presque plus de chez eux.       <br />
              <br />
       Tant que le langage a été au service de la réalité perçue d’instant en instant, ce prix semblait justifié. Mais quand, avec le temps, le langage est devenu envahissant pour la conscience humaine, la souffrance psychique s’est développée et étendue, comme un lierre envahissant un arbre.       <br />
              <br />
       Certes, le langage est un outil, et plus l’outil est perfectionné, plus le risque de se blesser est grand.       <br />
              <br />
       L’homme souffrirait alors d’une mauvaise utilisation du langage, et en premier lieu, de la pensée.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°9 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnotiser: les techniques d'Induction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24975825-26505128.jpg?v=1535487407" alt="Le Monde des Opposés Apaisés." title="Le Monde des Opposés Apaisés." />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       ““Hors série n°9 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2015. “ C'est un numéro double de 196 pages. ““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction&quot;        <br />
              <br />
       Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.        <br />
              <br />
       Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-9-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Inductions_p64.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24975825-26505147.jpg?v=1535487539" alt="Le Monde des Opposés Apaisés." title="Le Monde des Opposés Apaisés." />
     </div>
     <div>
      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-Monde-des-Opposes-Apaises_a209.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Induire ? Des fils à dérouler.</title>
   <updated>2018-08-28T21:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Induire-Des-fils-a-derouler_a207.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24969268-26502691.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-28T20:05:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Christine GUILLOUX -  Psychologue - psychothérapeute, formatrice et conférencière. Présidente-fondatrice de l'Institut Milton H. Erickson Paris Ile-de-France. Vice-présidente de la Société Française d'Hypnose. Chargée d'enseignement en médecine narrative, université René Descartes. Rédactrice des Newsletters de la Société Européenne d'Hypnose (ESH) et de la Milton H. Erickson Foundation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24969268-26502691.jpg?v=1535475245" alt="Induire ? Des fils à dérouler." title="Induire ? Des fils à dérouler." />
     </div>
     <div>
      L’induction hypnotique serait-elle un simple choix assumé de saisir un fil pour… ?       <br />
              <br />
       « Opération mentale qui consiste à remonter des faits à la loi, de cas donnés le plus souvent singuliers à une proposition plus générale. Fait de remonter par le raisonnement ou l’intuition, de certains indices à des faits qu’ils rendent plus ou moins probables. Transmission à distance d’énergie électrique ou magnétique par l’intermédiaire d’un aimant ou d’un courant. Mécanisme par lequel les tissus et organes se différencient tout au long de la vie depuis la fécondation de l’oeuf. »       <br />
              <br />
       De ces définitions du Petit Robert, nous pouvons retenir le fait de « remonter » d’effets à des sources probables et donc d’intervenir à la source, de « transmettre de l’énergie par l’intermédiaire d’un courant », cette interaction entre le patient et le thérapeute – ce qui n’est pas sans nous rappeler les passes magnétiques –, et celui de « différencier », de développer selon des programmations spécifiques.       <br />
              <br />
       En fait, nous pouvons nous laisser induire dans/par ces généralisations et prendre ce qui est en correspondance avec notre vision des choses, nos occupations et pré-occupations du moment. Les mots ne sont pas la chose. Et si je dis « chat », certains d’entre vous vont l’entendre miauler, d’autres en sentir les vibrations et la chaleur, d’autres encore le voir évoluer sur le parquet ou s’étaler sur le radiateur... Ce n’est pas un chat. Nous récupérons des images, des sons, des sensations associées au chat. Comme nous récupérons des images, des sons, des sensations associées à la pomme devant un tableau de Magritte.       <br />
              <br />
       <b>Amener, encourager</b>       <br />
              <br />
       D’induire, nous retiendrons du Petit Robert la première acception : « Amener, encourager à (qqch., faire qqch.). Conduire, convier, engager, inciter, inviter, porter, pousser. » Alors oui, nous amenons, nous encourageons, nous conduisons, nous convions (etc.) notre interlocuteur à entrer dans la transe.       <br />
              <br />
       Dans son ouvrage La nouvelle hypnose, que nous disait Jean Godin sur l’induction ?       <br />
              <br />
       Les expériences d’hypnose commencent traditionnellement par une induction. Il s’agit de débuts plus ou moins ritualisés et supposés avoir fait leurs preuves pour provoquer (disons faciliter) l’accès à un mode de fonctionnement hypnotique, et qui pourraient être comparées aux « ouvertures » du jeu d’échecs.       <br />
              <br />
       Ces inductions ont évolué. Avec le temps, on a privilégié l’importance du toucher (Mesmer), des passes magnétiques (Puységur), de l’injonction de dormir (Faria), de la fixation par le regard (Braid), de la suggestion de sommeil (Liébeault), de la suggestion directe (Bernheim, Freud), de la fascination (music-hall). Et nombreux sont les procédés ou astuces qui ont été conseillés.       <br />
              <br />
       Avec la nouvelle hypnose, avec l’hypnose d’aujourd’hui, les inductions sont moins formelles et elles ne comportent plus de répétitions monotones. Les hypnoses deviennent conversationnelles, elles s’attachent davantage au langage du patient, à sa manière d’être au monde. L’accompagnement dans un souvenir est une façon discrète de faire simple et de se familiariser avec les approches éricksoniennes. Il est juste ici à souligner que c’était la méthode d’approche de Jean Godin...       <br />
              <br />
       Erickson conseille, autant que possible, des inductions utilisationnelles qui prennent pour point de départ ce que le sujet a déjà à l’esprit ; à la limite, l’induction devient paradoxale. Bien que l’hypnose d’aujourd’hui ait pour ambition de s’adapter aux sujets, on remarque que chaque auteur a ses façons de procéder préférées. L’induction représente le choix du thérapeute dans l’expérience, sa responsabilité du comment.       <br />
              <br />
       <b>Alors, libres choix...</b>       <br />
              <br />
       Qu’y a-t-il en présence ? Quels peuvent être les fils à dérouler pour induire la transe ?       <br />
              <br />
       Où sommes-nous ? Qui sommes-nous ? Que nous apporte le patient ? Dans quel contexte sommes-nous ?       <br />
              <br />
       Nous sommes dans le bureau du thérapeute.       <br />
              <br />
       Et il peut y avoir toutes sortes de choses, toutes sortes de curiosités : le bureau peut être agrémenté, rempli, chargé, surchargé d’objets, de bibelots ; ou encore crouler sous les papiers et/ou les livres. Le bureau peut être presque nu, telle une salle de laboratoire ou une salle de repos. Le bureau peut être au calme des petits oiseaux ou aux bruits de la circulation, en passant par les sonneries de portable, les grognements des marteaux piqueurs. Il est bien sûr tous les cas de figure.       <br />
              <br />
       <b>Parfois le patient attire l’oeil du thérapeute</b>       <br />
              <br />
       … sur un changement dans la pièce : déplacement d’un meuble, ajout d’un bibelot, réorganisation du contenu de la pièce, envie de jouer avec un des objets… J’ai un superbe petit objet, eh oui ! Un éléphant qui a peur d’une petite souris si l’on remonte la manivelle. Et c’est étrange et amusant de remarquer que parfois, certains patients s’en emparent et semblent méditer. C’est étrange et amusant de voir la transe s’installer sans qu’il soit besoin de mots mais simplement ce jeu, à faire « brrr », à se faire peur, comme les enfants savent si bien, spontanément, jouer à se faire peur. Une de mes patientes qui vient de vivre une rupture amoureuse y a lu une toute autre histoire : celle de son ex, qui ne sait pas entretenir ses relations de couple, et a peur des « souris » !       <br />
              <br />
       Mon porte-micro est tantôt une hirondelle, enfin une pince à linge mauve en forme d’hirondelle, tantôt une pincette d’encadrement aux couleurs vives. Parfois le patient en prend une dans sa main et gesticule avec. Il porte son attention sur l’objet et c’est également invitation à la transe... Et s’il est passionné d’oiseaux, vous pouvez l’inviter à l’ancienne, compter les oiseaux, faire un tableau des oiseaux de la saison, ou encore énumérer par ordre alphabétique les oiseaux (ara, aigle, alouette, bergeronnette, bécasse, cardinal, colombe, coucou, dinde, épervier, étourneau, faisan, faucon, geai, goéland, grive, héron, hirondelle... i comme Icare – mais cela est, n’est-il pas, voler trop haut ! –, ibis, j comme... kiwi, kakatoès, loriot, linotte – eh ! tête ! –, mésange, martinet, moineau, n..., oie, paon, perroquet, pélican, perdrix...       <br />
              <br />
       <b>Ou encore... (avec cet objet que vous avez dans la main...)</b>       <br />
              <br />
       D’ailleurs, là vous avez peut-être un stylo dans la main, ou un autre objet et vous pouvez remarquer quelles sensations il procure, je veux dire de perceptions, d’émotions.. Vous pouvez remarquer la température de l’objet, sa forme, son poids, si d’aventure, et sans aventure, il a un poids... et vous pouvez entrer dans une transe plus ou moins profonde, plus profondément. . Et vous pouvez vous mettre en contact avec un souvenir, un souvenir d’enfance, un souvenir qui a du sens pour vous et auquel vous n’avez pas pensé depuis fort longtemps... Quand ce souvenir vient à vous, à votre esprit conscient, vous pouvez m’en informer en laissant juste le pouce de votre main droite se lever... Bien, très bien...       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°9 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnotiser: les techniques d'Induction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24969268-26503653.jpg?v=1535480166" alt="Induire ? Des fils à dérouler." title="Induire ? Des fils à dérouler." />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       ““Hors série n°9 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2015. “ C'est un numéro double de 196 pages. ““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction&quot;        <br />
              <br />
       Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.        <br />
              <br />
       Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-9-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Inductions_p64.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24969268-26503664.jpg?v=1535480247" alt="Induire ? Des fils à dérouler." title="Induire ? Des fils à dérouler." />
     </div>
     <div>
      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Induire-Des-fils-a-derouler_a207.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32</title>
   <updated>2019-09-04T00:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Revue-Hypnose-Therapies-Breves-32_a86.html</id>
   <category term="Abstracts de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/22965196-25438757.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-06-12T18:03:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hypnose & Thérapies Brèves Revue N 32 Février, Mars, Avril 2014     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438757.jpg?v=1528825888" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Hypnose-et-Therapies-Breves-n-32-Edito-du-Dr-Thierry-SERVILLAT_a105.html">Edito du Dr Thierry SERVILLAT: FORMIDABLE ANTHROPOCÈNE.</a>       <br />
              <br />
       Bien que controversée, l’idée que nous entrerions dans une nouvelle période géologique dont la caractéristique serait d’être principalement déterminée par l’action de l’homme – période de ce fait appelée Anthropocène – cette idée a l’avantage, en ce début d’année, d’ouvrir ceux de nos yeux qui n’étaient pas déjà ouverts à cette réalité. Pour certains spécialistes, la date de ce changement d’époque serait celle de l’invention de la machine à vapeur : 1784. Coïncidence amusante : ce fut aussi l’année du rapport royal sur le magnétisme animal qui, s’il aboutit à la condamnation de ce dernier, fonda surtout la médecine et la thérapie par l’imagination que nous pratiquons aujourd’hui avec nos patients !
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438783.jpg?v=1528821382" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Dissoudre-la-douleur-Sophie-COHEN_a24.html">Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN</a>         <br />
       Bien choisir le solvant. Aux confins de l’hypnose et des thérapies méditatives, Sophie Cohen montre comment la douleur peut être dissoute si nous sommes attentifs à ajuster notre posture. Un texte dans la continuité du travail de la grande thérapeute solutionniste Insoo Kim Berg. Soluble ? Comme un comprimé effervescent ? Oui, presque. Et si c’était possible ? Pourquoi pas ? C’est une idée tentante, qu’en pensez-vous ? Soluble, d’accord et soluble dans quoi ? C’est justement cela qu’il convient d’identifier.
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438793.jpg?v=1528825584" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Improviser-l-hypnose-en-addictologie_a636.html">Improviser l'hypnose en addictologie</a>       <br />
       Par Pascal VESPROUMIS , avec Jean-Mathias PETRI (flûtiste, compositeur et improvisateur) et Maurice LE MOUNIER. Il y a encore 10 ans, il était fréquemment dit que l’hypnose n’apportait aucun bénéfice dans le traitement des pharmacodépendances. C’était sans compter avec l’inventivité de thérapeutes tels Pascal Vesproumis qui développe une démarche exploratoire avec l’aide d’artistes. Ici en l’occurrence un flûtiste improvisateur. En préambule : « Certes, le cannabis peut agir comme anxiolytique, anesthésiant de la pensée, et comme stabilisateur de l’humeur limitant les grands accès de colère et les mouvements dépressifs. Mais ce gel de la pensée devient une véritable hibernation de l’imagination et de la mémoire de fixation limitant ainsi les capacités de compréhension du patient.
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438831.jpg?v=1528825597" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-saut-hors-du-piege-a-mouches-Pr-Gerard-LAVOIE_a178.html">Le saut hors du piège à mouches. Pr Gérard LAVOIE</a>       <br />
       VERS UN TOUT NOUVEL ASPECT DES CHOSES ! Comment sortir d’un problème ? A cette question banale, Gérard Lavoie, professeur en sciences de l’éducation au Québec, développe en la prolongeant la réflexion de Ludwig Wittgenstein sur la notion de « changement d’aspect ». Un texte très intégratif qui éclaire tant la pratique hypnotique que celle des thérapies brèves stratégiques, solutionnistes et narratives ! Pour faire le saut hors du cadre piégeant d’un problème, le philosophe Ludwig Wittgenstein propose la voie du changement d’aspect.
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438837.jpg?v=1528821411" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Un-protocole-hypnotique-pour-l-arret-du-tabac-Dominique-MEGGLE_a1189.html">Un protocole hypnotique pour l'arrêt du tabac. Dominique MEGGLÉ</a>       <br />
       Décider ce qui est bon. Autre illustration de l’intérêt actuel de l’hypnose en addictologie, cette manière de faire de Dominique Megglé pour aider ses patients à arrêter de fumer. Manière qu’il appelle protocole, mais ne soyons pas dupes : un protocole multidirectionnel bien loin des arbres décisionnels de l’Evidence Based Medecine ! PETITE HISTOIRE D’UN PROTOCOLE. Il y a une dizaine d’années, il a commencé à se savoir dans la population que l’hypnose pouvait aider au sevrage tabagique.
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438870.jpg?v=1528821423" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Zone-de-confort-En-avoir-ou-pas-2e-partie-Thierry-Zalic_a635.html">Zone de confort. En avoir ou pas (2e partie). Thierry Zalic</a>       <br />
       Situant comme centrale l’attention du thérapeute sur son propre confort, Thierry Zalic développe ici 10 autres points méthodologiques qui complètent les 6 premiers exposés dans notre précédent numéro. Et nous montre aussi comment il est parvenu à développer un style thérapeutique inspiré du détachement oriental tout en s’avérant très personnel. 7. Rien n’est jamais plus fort que vous / pensées auto-limitantes. Parfois vous me dites : « C’est plus fort que moi d’être triste, ou d’avoir peur ». Rien n’est plus fort que vous. La maladie, la tristesse ou la peur ressentie, c’est toujours vous. Ce qui est plus fort que vous n’est qu’une partie de vous.       <br />
       
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438879.jpg?v=1528821448" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="http://hypnose-paris.com/altruisme-dr-thierry-servillat/">Pour l’altruisme. Dr Thierry Servillat, Rédacteur de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves</a>       <br />
       Bien souvent la notion d’altruisme nous fait penser à quelque chose de naïf, et donc de dangereux. A moins que cette bonté envers les autres, nous la considérions comme un devoir. Faire la « bonne action » qui justifierait notre existence, qui la ferait prolonger dans une sorte de marché avec la divinité, avec la Vie. Matthieu Ricard est loin de cette conception. Devenu moine bouddhiste immédiatement après avoir terminé sa thèse de biologie avec le Nobel François Jacob, il travaille depuis de nombreuses années avec des chercheurs qui souhaitent mieux comprendre les effets neurocérébraux de la méditation. Notamment de deux types particulièrement importants que sont la méditation sur l’amour altruiste et celle sur la compassion.
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438886.jpg?v=1528821470" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://hypnose-ericksonienne.fr/Ca-m-etonnerait--Dr-Stefano-COLOMBO-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-32_a63.html">&quot;Ça m’étonnerait !&quot; Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 32</a>       <br />
       Les Fêtes de fin d’année sont déjà bien lointaines. Et pourtant les murs de beaucoup d’appartements et de maisons résonnent encore de cette extraordinaire phrase : “ Ça m’étonnerait ! ”Elle a un timbre si marqué qu’elle est obligatoirement suivie du point exclamatif. Vous n’allez quand même pas imaginer une telle phrase, chaque fois prononcée avec une conviction sans égale, se terminer avec un misérable petit point. Non ! Il lui faut le point exclamatif. Et si je pouvais le mettre en majuscule, je n’hésiterais pas une seconde. Ça m’étonnerait que vos tapisseries, vos tapis, vos plafonds ne soient pas enrichis, inondés, envahis voire saturés par ce refrain : “ Ça m’étonnerait ! ”. Avez-vous l’impression de lire une affirmation qui ne vous concerne pas ? Eh bien, vous avez tort.
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438917.jpg?v=1528821491" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/2014-verra-t-elle-la-fin-d-un-paradigme-Antoine-BIOY_a102.html">2014 verra-t-elle la fin d’un paradigme ? Antoine BIOY</a>       <br />
       La fin de l’année 2013 a été marquée par une recrudescence des évaluations « Evidence Based Medecine » en hypnose. Par exemple, Dickson-Spillmann et collaborateurs (2013) montrent qu’une séance unique d’hypnothérapie permet de maintenir un comportement d’abstinence chez 15% des fumeurs (évaluation à 6 mois). Un niveau de résultat assez habituel dans les méta-analyses depuis plusieurs années, et qui flirte avec la moyenne des méthodes alternatives et complémentaires, comme le montre une nouvelle étude portant sur près de 55000 patients (Hamm et al, 2013) : toutes méthodes MAC (« médecines alternatives et complémentaires ») confondues, on est aux alentours de 15% de réussite pour le sevrage tabagique.
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25438932.jpg?v=1528825620" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Un-maitre-de-l-observation-creative-Jean-Martin-Charcot_a637.html">Un maître de l’observation créative : Jean-Martin Charcot</a>       <br />
       Entretien de Catherine BOUCHARA par Thierry SERVILLAT.       <br />
       Je connaissais déjà un peu le travail que Catherine Bouchara, psychiatre et hypnothérapeute parisienne, entreprenait sur Charcot car j’avais vu son film il y a deux ans lors de l’Université d’été organisée par Patrick Bellet à Vaison la Romaine. A l’occasion de la sortie de son livre, Catherine a bien voulu m’accorder un entretien. Thierry : Catherine, cela fait plusieurs années que, en plus de ton exercice libéral en cabinet, ainsi qu’à la Salpêtrière, tu travailles assidument pour parvenir à la réalisation de ce livre magnifique. Comment l’idée de travailler sur Charcot t’est-elle venue ?
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      <b>Version papier épuisée, uniquement disponible en PDF</b>
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25873395.jpg?v=1531478479" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/">Pour acheter un numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22965196-25891916.jpg?v=1531649541" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 32" />
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      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Revue-Hypnose-Therapies-Breves-32_a86.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Florent HAMON, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR à Paris.</title>
   <updated>2023-04-30T20:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html</id>
   <category term="Rédacteurs web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves à Paris" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/15894279-20955503.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-07-21T01:00:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/15894279-20955503.jpg?v=1573691354" alt="Florent HAMON, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR à Paris." title="Florent HAMON, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR à Paris." />
     </div>
     <div>
      Praticien en Hypnose Ericksonienne, Infirmier Anesthésiste, Florent Hamon assure les formations en hypnose médicale à Paris au <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives à Paris</a>        <br />
       Formateur en hypnose au sein des hôpitaux de l'AP-HP       <br />
       Formateur en hypnose médicale à l'Institut Hypnotim de Marseille.       <br />
       <a class="link" href="https://in-dolore.fr/">Formateur en Hypnoanalgésie au sein de l'Institut In-Dolore à Paris</a>       <br />
              <br />
       Membre de <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/">France EMDR - IMO ®</a>       <br />
              <br />
       Exerce en Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves dans les addictions au tabac, à l'alcool etc...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.formation-hypnose.com/florent-hamon/Hypnose-et-douleur-Florent-Hamon-infirmier-et-praticien-en-hypnose-medicale-a-Paris_a1.html">Interview sur hypnose et douleur</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="600" height="337" src="https://www.youtube.com/embed/v4yBeWMHAKk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cabinet de Consultation</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/15894279-20955582.jpg?v=1500561372" alt="Florent HAMON, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR à Paris." title="Florent HAMON, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR à Paris." />
     </div>
     <div>
      <br /><br /><div style="text-align: center;"><strong>Cabinet d'Hypnose, EMDR - IMO et Thérapies Brèves de Paris</strong> <br />  41, rue Oberkampf <br />  75011 Paris <br />   <br />  Métro Oberkampf ou Parmentier <br />   <br />  &nbsp;</div>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/15894279-50450614.jpg?v=1682882104" alt="Florent HAMON, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR à Paris." title="Florent HAMON, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR à Paris." />
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Différents traitements en Hypnose et Thérapie Brève</title>
   <updated>2017-12-08T23:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Differents-traitements-en-Hypnose-et-Therapie-Breve_a34.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/10539949-17318165.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-11-11T23:29:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10539949-17318165.jpg?v=1478817167" alt="Différents traitements en Hypnose et Thérapie Brève" title="Différents traitements en Hypnose et Thérapie Brève" />
     </div>
     <div>
      Cas où l'hypnose Ericksoniennne peut être utilisée&nbsp;seule ou conjointement avec d'autres thérapies <br />   <br />  Abus sexuels, Suites de viol, attouchement <br />  Allergies&nbsp; <br />  Angoisses et Anxiété <br />  Certaines Dépendances (tabac, alcool) <br />  Constipation, Syndrome de l'intestin irritable (colon irritable), spasmes&nbsp; <br />  Dépression à certains stades, l'hypnose peut être utilisée seule ou conjointement à d’autres thérapies <br />  Douleurs physiques, chroniques et aigües dans le cadre de l'hypno-analgésie <br />  Douleurs morales, psychiques <br />  Harcèlement&nbsp; <br />  Manque de confiance en soi&nbsp; <br />  Migraines&nbsp; <br />  Peurs et Phobies&nbsp; <br />  Sevrage tabagique <br />  Stress: attention, l'hypnose n'enlève pas la cause du stress mais est efficace dans l'apprentissage de sa gestion. <br />  Troubles du comportement alimentaire <br />  Troubles de la sexualité: impuissance, éjaculation précoce et prématurée, vaginisme, frigidité, anorgasmie. <br />  Gynécologie: dysménorrhée et aménorrhée, stérilité, aide à la PMA, FIV ... &nbsp; <br />   <br />   <br />  Lire l'article sur&nbsp;<a class="link" href="http://www.osteo-osteopathe-osteopathie-paris.fr/Hypnose-Ericksonienne-et-Osteopathie_a73.html">Hypnose, Ostéopathie dans le cadre de la PMA, FIV, Grossesse, Infertilité Inexpliquée</a>  <br />  &nbsp;  <div style="text-align: center;"><strong>Attention, ce qui relève de la psychiatrie lourde doit être réservé aux psychiatres, de même qu'un traitement en hypnose ne remplace pas une consultation et un avis auprès d'un médecin. </strong>&nbsp;</div>  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Differents-traitements-en-Hypnose-et-Therapie-Breve_a34.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN</title>
   <updated>2018-07-16T19:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Dissoudre-la-douleur-Sophie-COHEN_a24.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <georss:point>48.8645062 2.3716052</georss:point>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/10527107-17292115.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-11-11T23:26:00+01:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Aux confins de l’hypnose et des thérapies méditatives, Sophie Cohen montre comment la douleur peut être dissoute si nous sommes attentifs à ajuster notre posture. Un texte dans la continuité du travail de la grande thérapeute solutionniste Insoo Kim Berg.     <div><b>Bien choisir le solvant</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292115.jpg?v=1478361701" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
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      Soluble ? Comme un comprimé effervescent ? Oui, presque. Et si c’était possible ? Pourquoi pas ? C’est une idée tentante, qu’en pensez-vous ? Soluble, d’accord et soluble dans quoi ? C’est justement cela qu’il convient d’identifier. Quel est ce liquide magique dans lequel la douleur pourrait se dissoudre ? Et si ce liquide était différent pour chacun ? Examinons en quoi le moment présent pourrait être le liquide magique solvant de la douleur.
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     <div><b>UN PETIT TOUR PAR LA LITTÉRATURE</b></div>
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      Que dit Gaston Brosseau à ses patients ? « A combien, sur une échelle de 0 à 10 est votre douleur ? A combien estimeriez-vous qu’elle serait supportable, en sachant qu’il ne faut pas chercher à la supprimer totalement ? Essayez de maintenir votre douleur à ce niveau pendant deux minutes, sans chercher à la diminuer ». <br />   <br />  Puis, au bout d’une minute, il demande à combien est la douleur, qui, en règle générale, a déjà diminué. Il repose la question trente secondes plus tard. La douleur a encore diminué. <br />   <br />  Au bout de ces 2 minutes, il demande à quel niveau elle est et, comme elle est voisine de 2 à 3, ou de la valeur souhaitée par le patient, il demande alors simplement au patient interloqué : « Qu’est-ce que vous avez compris, là ? » <br />  Puis : « C’est tout de même bizarre… Quand vous essayez de supprimer votre douleur, elle reste stable ou augmente… Et, quand je vous demande d’essayer de la maintenir à son niveau le plus élevé, elle diminue … » <br />   <br />  Quel est le liquide magique de Gaston Brosseau ? Cet exercice accessible à tous et qui consiste à se focaliser sur la douleur en la décrivant, Gaston Brosseau l’intitule « parler avec elle ». <br />   <br />  Quel est le solvant ? Est-ce la modification apportée par le discours sur ce qui est ressenti ? Est-ce la prescription paradoxale « Essayez de maintenir votre douleur identique pendant 2 minutes », un tantinet provocatrice, qui met le sujet en mouvement ? Est-ce l’acceptation de ce qui est là, simplement présent dans la réalité vécue par le sujet ? Est-ce la focalisation sur la douleur ? <br />   <br />  Gaston Brosseau allie cela au lâcher-prise. A ce titre, il propose un autre exercice, par exemple celui du « bras soulevé », validant par celui-ci que la personne est dans l’instant présent, utile à elle-même. J’explique : il prend le bras du patient en le soulevant par le poignet, tout en demandant au patient de ne pas l’aider, de laisser son bras inerte (comme un spaghetti bien cuit). Si le patient aide le thérapeute, le thérapeute le sent et le bras reste soulevé lorsque le thérapeute lâche le poignet. C’est le signe que le patient ne lâche pas prise. On peut apprendre au patient à lâcher prise par un exercice complémentaire, celui de la règle, qui n’est qu’un jeu destiné à détendre le patient, simplement en détournant son attention. <br />   <br />  Gaston demande au patient de rattraper une règle graduée, d’à peu près 30 cm, entre le pouce et l’index lorsqu’il va la lâcher entre ses doigts ouverts. Ce jeu s’agrémente de tout un petit discours sur le chiffre obtenu par le patient à chaque essai (environ une dizaine), puis d’un commentaire sur la façon de reconnaître un faux départ – « Si vous l’attrapez entre 0 et 3, vous avez triché » dit-il en riant – un réflexe excellent, bon ou un peu faible. Le tout avec humour et bonne humeur. Puis il refait le test de la règle qui, le plus souvent s’est beaucoup amélioré, avant de revenir au « soulevé du bras » totalement relâché. Etonnamment, la plupart du temps, le relâchement total du bras est obtenu. Le patient a lâché prise en quelques minutes de jeu. Le patient ressent dans son corps une nouvelle façon d’être. Une façon de se comporter, d’être en relation différemment. En posant à nouveau sa question <br />  – « Qu’est-ce que vous venez de comprendre, là ? » <br />  – Gaston Brosseau, en conclusion de cet exercice, fait dire au patient en quoi ce qu’il vient de comprendre est utile pour lui. &nbsp;
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     <div><b>ALORS QU’EST-CE QUI « DISSOUT » LA DOULEUR ?</b></div>
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      Ce que j’ai expérimenté personnellement, c’est le fait d’être « ici et maintenant », complètement ici, dans « le grand tout ». Je ne peux pas être présente dans « le moment présent » que je vis, ici et maintenant avec mes 5 sens et me focaliser sur la douleur. Le fait d’être présent « ici et maintenant », dans une situation donnée avec ses 5 sens ouvre des perspectives étonnantes et permet de s’immerger dans l’environnement, c’est une défocalisation par rapport à la douleur. <br />   <br />  Je peux ressentir des sensations et, sans interpréter ni juger ou évaluer ces sensations, être présente à la vie telle qu’elle se déroule là autour de moi. Il ne s’agit pas de nier mes sensations, il s’agit juste de les décrire comme des sensations. Ne pas chercher à leur donner de connotation émotionnelle, ne pas chercher à leur donner de sens, ne pas chercher si cette sensation va durer. Juste être là avec ces sensations et tout le reste de ce qui est présent, toute notre vie dans cet instant. Et qui peut se continuer, à condition de rester dans « l’instant présent », instant après instant, moment après moment, jour après jour. <br />   <br />  Cette vie, dont les informations qui nous parviennent grâce à nos 5 sens sont modifiées seconde après seconde. Un peu d’explications. La vie sur mesure Evidemment, si je veux que la vie soit comme je veux qu’elle soit, alors j’imprime ma volonté. Je ne suis plus dans la réalité, je suis dans ce que je voudrais que la réalité soit. Je prends souvent cet exemple de dialogue. Je veux qu’il fasse chaud et beau parce que j’aime ça. Alors je me mets en mai l lot de bains. La réalité : il fait zéro degré dehors. Est ce que mon comportement est juste, adapté ? <br />   <br />  Non. Ok, alors, qu’est-ce que je veux de façon réaliste ? Je veux éprouver de la chaleur douce et confortable dans mon corps. Ok, c’est un objectif réaliste. Comment faire avec 0° dehors ? M’habiller en conséquence, mettre du chauffage, emménager dans un lieu où il fasse chaud. C’est à dire faire avec la réalité. Être vivante dans cette réalité. Cela n’a rien à voir avec vouloir que la réalité soit que je veux qu’elle soit. C’est ce que j’appelle être efficient. Etre efficient, pour moi, consiste à faire avec, avec ce qui est là dans la réalité présente. Je ne peux modifier la réalité présente. Par contre, je peux m’exercer à être bien avec ce qui est, quelles que soient les circonstances. <br />   <br />  Que nous apprend André Comte-Sponville en parlant de la pensée de Swami Prajnanpad ? Etre dans la réalité c’est ne pas espérer. Avoir de l’espoir, par la possibilité de l’espoir déçu, nous fait entrer dans le désespoir, au lieu d’être dans la sérénité, l’instant présent, la béatitude, nous dit-il dans son traité. Quels liens avec le domaine de la douleur ? J’ai des douleurs. Comment être bien avec ? En me focalisant sur ces douleurs ? Où mettre mon attention, ma vitalité ? Plus je veux, avec ma volonté, ne pas avoir de douleurs, plus je vais les sen tir et m’agacer avec ces sensations, les décrivant comme énervantes, insupportables… Et, là, je leur donne de la place, je permets à ces douleurs d’occuper tout mon espace de vie. Plus je veux que la vie soit autre que ce qu’elle est, plus son inadéquation avec mes espoirs m’amène à la déception, au désespoir. <br />   <br />  C’est ce que j’appelle : « Je veux que la vie soit autrement que ce qu’elle est ». « Je veux que la vie soit ce que je veux qu’elle soit ». <br />   <br />  SOPHIE COHEN: Psychologue, <a class="link" href="http://www.formation-hypnose-marseille.info/" target="_blank">Formation en Hypnose à Marseille au sein de Hypnotim, avec Laurence ADJADJ</a>. . Travaille également en relation avec des réseaux de soins qui accompagnent des personnes atteintes de douleurs chroniques et/ou de pathologies douloureuses. Partage sa passion pour l’hypnose au sein d’organismes de formation et de structures de soins.
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292160.jpg?v=1478361815" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
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     <div><b>Edito du Dr Thierry SERVILLAT: FORMIDABLE ANTHROPOCÈNE. </b></div>
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292162.jpg?v=1478358453" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
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      Bien que controversée, l’idée que nous entrerions dans une nouvelle période géologique dont la caractéristique serait d’être principalement déterminée par l’action de l’homme – période de ce fait appelée Anthropocène – cette idée a l’avantage, en ce début d’année, d’ouvrir ceux de nos yeux qui n’étaient pas déjà ouverts à cette réalité. Pour certains spécialistes, la date de ce changement d’époque serait celle de l’invention de la machine à vapeur : 1784. Coïncidence amusante : ce fut aussi l’année du rapport royal sur le magnétisme animal qui, s’il aboutit à la condamnation de ce dernier, fonda surtout la médecine et la thérapie par l’imagination que nous pratiquons aujourd’hui avec nos patients ! <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Hypnose-et-Therapies-Breves-n-32-Edito-du-Dr-Thierry-SERVILLAT_a105.html" target="_blank">http://www.hypnose-therapeutique.com/revue-htb-32/edito-dr-thierry-servillat</a>  <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>Improviser l'hypnose en addictologie </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292173.jpg?v=1478359687" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
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      Par Pascal VESPROUMIS Avec Jean-Mathias PETRI (flûtiste, compositeur et improvisateur) et Maurice LE MOUNIER. Il y a encore 10 ans, il était fréquemment dit que l’hypnose n’apportait aucun bénéfice dans le traitement des pharmacodépendances. C’était sans compter avec l’inventivité de thérapeutes tels Pascal Vesproumis qui développe une démarche exploratoire avec l’aide d’artistes. Ici en l’occurrence un flûtiste improvisateur. En préambule : « Certes, le cannabis peut agir comme anxiolytique, anesthésiant de la pensée, et comme stabilisateur de l’humeur limitant les grands accès de colère et les mouvements dépressifs. Mais ce gel de la pensée devient une véritable hibernation de l’imagination et de la mémoire de fixation limitant ainsi les capacités de compréhension du patient. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Improviser-l-hypnose-en-addictologie_a636.html" target="_blank">http://www.hypnose-ericksonienne.org/Improviser-l-hypnose-en-addictologie_a636.html</a>  <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>Le saut hors du piège à mouches. Pr Gérard LAVOIE </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292464.jpg?v=1478359792" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
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      VERS UN TOUT NOUVEL ASPECT DES CHOSES ! Comment sortir d’un problème ? A cette question banale, Gérard Lavoie, professeur en sciences de l’éducation au Québec, développe en la prolongeant la réflexion de Ludwig Wittgenstein sur la notion de « changement d’aspect ». Un texte très intégratif qui éclaire tant la pratique hypnotique que celle des thérapies brèves stratégiques, solutionnistes et narratives ! Pour faire le saut hors du cadre piégeant d’un problème, le philosophe Ludwig Wittgenstein propose la voie du changement d’aspect. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.psychotherapie.fr/Le-saut-hors-du-piege-a-mouches-Pr-Gerard-LAVOIE_a178.html" target="_blank">http://www.psychotherapie.fr/Le-saut-hors-du-piege-a-mouches-Pr-Gerard-LAVOIE_a178.html</a>  <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>Un protocole hypnotique pour l'arrêt du tabac. Dominique MEGGLÉ </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292499.jpg?v=1478360133" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
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      Décider ce qui est bon. Autre illustration de l’intérêt actuel de l’hypnose en addictologie, cette manière de faire de Dominique Megglé pour aider ses patients à arrêter de fumer. Manière qu’il appelle protocole, mais ne soyons pas dupes : un protocole multidirectionnel bien loin des arbres décisionnels de l’Evidence Based Medecine ! PETITE HISTOIRE D’UN PROTOCOLE. Il y a une dizaine d’années, il a commencé à se savoir dans la population que l’hypnose pouvait aider au sevrage tabagique. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.medecines-douces.tv/Un-protocole-hypnotique-pour-l-arret-du-tabac-Dominique-MEGGLE_a1189.html" target="_blank">http://www.medecines-douces.tv/Un-protocole-hypnotique-pour-l-arret-du-tabac-Dominique-MEGGLE_a1189.html</a>  <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>Zone de confort. En avoir ou pas (2e partie). Thierry Zalic </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292559.jpg?v=1478360296" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
     </div>
     <div>
      Situant comme centrale l’attention du thérapeute sur son propre confort, Thierry Zalic développe ici 10 autres points méthodologiques qui complètent les 6 premiers exposés dans notre précédent numéro. Et nous montre aussi comment il est parvenu à développer un style thérapeutique inspiré du détachement oriental tout en s’avérant très personnel. 7. Rien n’est jamais plus fort que vous / pensées auto-limitantes. Parfois vous me dites : « C’est plus fort que moi d’être triste, ou d’avoir peur ». Rien n’est plus fort que vous. La maladie, la tristesse ou la peur ressentie, c’est toujours vous. Ce qui est plus fort que vous n’est qu’une partie de vous. <br />   <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Zone-de-confort-En-avoir-ou-pas-2e-partie-Thierry-Zalic_a635.html" target="_blank">http://www.hypnose-ericksonienne.org/Zone-de-confort-En-avoir-ou-pas-2e-partie-Thierry-Zalic_a635.html</a>  <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>Pour l’altruisme. Dr Thierry Servillat, Rédacteur de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292598.jpg?v=1478360394" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
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     <div>
      Bien souvent la notion d’altruisme nous fait penser à quelque chose de naïf, et donc de dangereux. A moins que cette bonté envers les autres, nous la considérions comme un devoir. Faire la « bonne action » qui justifierait notre existence, qui la ferait prolonger dans une sorte de marché avec la divinité, avec la Vie. Matthieu Ricard est loin de cette conception. Devenu moine bouddhiste immédiatement après avoir terminé sa thèse de biologie avec le Nobel François Jacob, il travaille depuis de nombreuses années avec des chercheurs qui souhaitent mieux comprendre les effets neurocérébraux de la méditation. Notamment de deux types particulièrement importants que sont la méditation sur l’amour altruiste et celle sur la compassion. <br />   <br />  <a class="link" href="http://hypnose-paris.com/altruisme-dr-thierry-servillat/" target="_blank">http://hypnose-paris.com/altruisme-dr-thierry-servillat/</a>  <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>"Ça m’étonnerait !" Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 32 </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292618.jpg?v=1478360820" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
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     <div>
      Les Fêtes de fin d’année sont déjà bien lointaines. Et pourtant les murs de beaucoup d’appartements et de maisons résonnent encore de cette extraordinaire phrase : “ Ça m’étonnerait ! ”Elle a un timbre si marqué qu’elle est obligatoirement suivie du point exclamatif. Vous n’allez quand même pas imaginer une telle phrase, chaque fois prononcée avec une conviction sans égale, se terminer avec un misérable petit point. Non ! Il lui faut le point exclamatif. Et si je pouvais le mettre en majuscule, je n’hésiterais pas une seconde. Ça m’étonnerait que vos tapisseries, vos tapis, vos plafonds ne soient pas enrichis, inondés, envahis voire saturés par ce refrain : “ Ça m’étonnerait ! ”. Avez-vous l’impression de lire une affirmation qui ne vous concerne pas ? Eh bien, vous avez tort. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Ca-m-etonnerait--Dr-Stefano-COLOMBO-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-32_a63.html" target="_blank">http://hypnose-ericksonienne.fr/revue-hypnose-therapies-breves-32/colombo</a>  <br />   <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>2014 verra-t-elle la fin d’un paradigme ? Pr Antoine BIOY </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292646.jpg?v=1478360804" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
     </div>
     <div>
      La fin de l’année 2013 a été marquée par une recrudescence des évaluations « Evidence Based Medecine » en hypnose. Par exemple, Dickson-Spillmann et collaborateurs (2013) montrent qu’une séance unique d’hypnothérapie permet de maintenir un comportement d’abstinence chez 15% des fumeurs (évaluation à 6 mois). Un niveau de résultat assez habituel dans les méta-analyses depuis plusieurs années, et qui flirte avec la moyenne des méthodes alternatives et complémentaires, comme le montre une nouvelle étude portant sur près de 55000 patients (Hamm et al, 2013) : toutes méthodes MAC (« médecines alternatives et complémentaires ») confondues, on est aux alentours de 15% de réussite pour le sevrage tabagique. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.hypnose.media/2014-verra-t-elle-la-fin-d-un-paradigme-Antoine-BIOY_a102.html" target="_blank">http://www.hypnose.media/2014-verra-t-elle-la-fin-d-un-paradigme-Antoine-BIOY_a102.html</a>  <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>Un maître de l’observation créative : Jean-Martin Charcot </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17292682.jpg?v=1478360999" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
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     <div>
      Entretien de Catherine BOUCHARA par Thierry SERVILLAT. Je connaissais déjà un peu le travail que Catherine Bouchara, psychiatre et hypnothérapeute parisienne, entreprenait sur Charcot car j’avais vu son film il y a deux ans lors de l’Université d’été organisée par Patrick Bellet à Vaison la Romaine. A l’occasion de la sortie de son livre, Catherine a bien voulu m’accorder un entretien. Thierry : Catherine, cela fait plusieurs années que, en plus de ton exercice libéral en cabinet, ainsi qu’à la Salpêtrière, tu travailles assidument pour parvenir à la réalisation de ce livre magnifique. Comment l’idée de travailler sur Charcot t’est-elle venue ? <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Un-maitre-de-l-observation-creative-Jean-Martin-Charcot_a637.html" target="_blank">http://www.hypnose-ericksonienne.org/Un-maitre-de-l-observation-creative-Jean-Martin-Charcot_a637.html</a>  <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/10527107-17839638.jpg?v=1481997526" alt="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" title="Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN" />
     </div>
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     </div>
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