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  <title>Hypnose Ericksonienne, thérapie brève, EMDR à Paris, Marseille dans le reste du Monde</title>
  <description><![CDATA[Hypnose Thérapeutique, Médicale, Ericksonienne, Thérapies Brèves Orientées Solution, EMDR, IMO sur Paris, Marseille. L'avis de professionnels de santé]]></description>
  <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-15T20:09:34+02:00</dc:date>
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   <title>Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.</title>
   <pubDate>Sun, 31 May 2026 00:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « VIENS, J’T’EMMÈNE AU VENT… ». LILIANA FODOREAN ET CATHERINE GENTRIC.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/96784756-67467483.jpg?v=1780178510" alt="Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20." title="Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20." />
     </div>
     <div>
      Embarquons dans ce voyage du questionnement dans l’hypnose de l’acceptation. Nous avons déjà été équipières : la mer, le golfe de Gascogne, l’Espagne au loin, le voilier, les manoeuvres, l’espoir commun d’arriver à bon port... Avec des vignettes cliniques pour illustrer l’importance de l’acceptation des ressentis émotionnels pour se réassocier et voguer vers la liberté.       <br />
              <br />
        « <span style="font-style:italic">Le curieux paradoxe, c’est que lorsque je m’accepte tel que je suis, alors je peux changer. </span>» Carl Rogers       <br />
              <br />
        La pensée d’Alain Vallée était orientée vers la vie, comme tout bon marin il allait chercher le vent, pour avancer. Son idée en thérapie était de mobiliser le vivant. Il affûtait ses questions pour accueillir l’autre en être humain et non comme un sujet malade réduit à ses symptômes. Construire une relation sécure, être sensible aux résonances de la plainte sur le ressenti du thérapeute qu’il était, tout comme il était sensible aux bruits du vent dans la voile, à son allure pour l’ajuster.       <br />
              <br />
        Le questionnement dans l’hypnose de l’acceptation permet-il le changement, la mise en marche ? Abordons dès maintenant le processus de ces questions : elles nous permettront d’avoir accès vite, très vite, au monde du patient, à ses peurs, à ses inhibitions, mais aussi au moindre frémissement qui pourrait donner accès au changement. Toutefois si l’état d’absorption est proposé alors que la nécessité de changer n’est pas établie, que l’objectif n’est pas défini, que le thérapeute n’a pas montré qu’il soutenait la position du patient, le résultat risque d’être modeste. Le questionnement invite le thérapeute et le patient à naviguer ensemble mais sur quelles mers ? Quelle sensation, maintenant, à l’intérieur ? « Tout ce qui se présente à nos sens est parfait, achevé », écrivait Spinoza. Je n’ai aucun pouvoir sur le fonctionnement naturel du corps dans lequel je vis, je suis donc contraint de l’accepter.        <br />
              <br />
       Pour Alain Vallée, il était essentiel de présenter une vision pragmatique et cohérente donnant toute sa place à l’intelligence du corps et à une sagesse de la vie et à celle du laisser s’écouler la sensation de l’émotion : pratique minimaliste, nommée « méditation corporelle » ou encore « hypnose de l’acceptation » ou « laisser vivre ». Il est question de questions, alors questionnons-nous !       <br />
              <br />
       - Catherine : « Liliana, cette expérience de minimalisme, comment la raconterais-tu maintenant ?        <br />
              <br />
       - Liliana : Une des questions centrales dans l’hypnose de l’acceptation est : “ça se passe où, maintenant à l’intérieur ?” Cela met d’emblée le corps au centre de la relation thérapeutique et quoi de mieux que ces sensations pour induire une transe d’hypnose ? » Afin de créer la nécessité du changement, Alain Vallée demandait : « Imaginez que votre problème se poursuit et se renforce à chaque fois, qu’allez-vous devenir ? » Il ne s’agit pas de bousculer le patient mais de verbaliser le fantasme existant dans son imaginaire (la flèche du pire) : « Si cela se poursuit, quelle est la pire chose qui peut vous arriver ? » Autre exemple : « Quand vous voyez cette personne que vous allez devenir (enfermée seule chez elle, une poubelle de la société) là, dans ma main, comme sur un écran, qu’est-ce que ça fait maintenant à l’intérieur ? ». Ou encore : « Et sur une échelle de 1 à 10, l’intensité de cette sensation est à combien maintenant ? » La tension est maximale, la nécessité de changer est une évidence ! L’alliance est renforcée par la création d’un mandat : « Est-ce que je peux comprendre qu’une fois cette sensation désagréable apaisée ce sera, dans un premier temps, un grand pas pour vous ? Sans oublier ce qui vous amène, bien sûr. » Ou : « Est-ce que le problème serait le même s’il n’y avait pas cette sensation ? » L’objectif de la séance est maintenant de tenir compte de cette sensation désagréable contre laquelle nous avons tendance à lutter. Une patiente adressée par le médecin de la consultation douleur pour un syndrome d’intestin irritable. Son mari s’est pendu dans un contexte d’échec professionnel et d’alcoolisme.       <br />
              <br />
       <b> Première consultation </b>       <br />
       - Patiente : « Je me sens coupable.        <br />
       - Thérapeute : C’est où dans le corps, maintenant ?        <br />
       - P. : Dans la poitrine comme un poignard.        <br />
       - Th. : Pouvez-vous l’observer comme un objet curieux sans tenter de vous en débarrasser ? En toute sécurité comme si une partie de vous est à côté et observe...        <br />
              <br />
       Puis l’accompagnement hypnotique...        <br />
       - Th. : Quelle sensation, maintenant à l’intérieur ?... » Sans verbe pour rester dans l’absorption et supprimer toute velléité inconsciente d’intervenir. Progressivement le poignard change de forme, de poids, de température, se déplace au niveau de la tête et des épaules, c’est un peu plus facile, plus léger.       <br />
              <br />
        <b>Séance suivante.</b>       <br />
        La patiente décrit avec surprise la nette diminution du sentiment de culpabilité, mais il reste l’image traumatique de l’avoir trouvé dans le garage. C’est alors que je propose l’EMDR qui permet de transformer la pensée traumatique : « est-ce de ma faute ? » en « je n’y peux rien, c’est le destin ».        <br />
              <br />
       <b>Troisième et dernier entretien.</b>       <br />
       Elle va mieux, les cauchemars ont disparu et les douleurs d’intestin irritable ont nettement diminué. Cette prise en charge « minimaliste » permet de réparer aussi ce qui traverse le temps, l’émotion cristallisée dans le passé et projetée dans l’avenir. Autre patiente pour laquelle l’hypnose de l’acceptation a permis la résolution de sa plainte en trois séances. Devant le groupe ou face à l’autorité (sa directrice), elle perd tous ses moyens : un état de figement s’installe, comme une paralysie mentale allant jusqu’à l’incapacité de parler. Elle a une histoire de père autoritaire et des conflits avec ses soeurs.        <br />
              <br />
       - Th. : « Quand vous évoquez cette situation, c’est où maintenant dans le corps ?        <br />
       - P. : Ici dans la poitrine.        <br />
       - Th. : Combien sur une échelle de 0 à 10 ?        <br />
       - P. : 8. - Th. : Si on arrivait déjà à calmer cette sensation, est-ce que cela serait plus facile pour vous ?        <br />
       Lors de l’entretien suivant, elle décrit une situation concrète avec la directrice. En reprenant le questionnement de l’hypnose de l’acceptation, avec lequel elle est maintenant familiarisée, et après avoir obtenu l’équilibre, nous allons faire un pont avec toutes les situations de rejets vécues dans sa vie passée et future.        <br />
       - Th. : « Pendant que votre attention reste en contact avec cette sensation d’apaisement dans la poitrine, pourriez-vous faire venir le film de chaque moment de rejet ressenti dans le passé, qu’il y ait un lien avec le problème ou non ? Si une agitation arrive, contentez-vous de l’observer respectueusement, de laisser vivre, comme vous savez déjà le faire...        <br />
       - Th. : Laissez venir maintenant la remémoration de chaque peur et tout ce qui pourrait se produire dans votre futur, en lien avec le problème ou pas. » Au dernier entretien elle raconte comment elle a défendu sa place auprès de la directrice, et nous avons ancré en hypnose la sensation d’apaisement. Une patiente souffrant d’acouphène et d’hyperacousie (la prise en charge stagne). Elle décrit une peur panique de son prochain rendez-vous chez le dentiste car les bruits seront insupportables, elle craint de lourdes conséquences (majoration des acouphènes pendant des mois). En hypnose elle voit la salle d’attente du dentiste.        <br />
       - Th. : « Quelle sensation à l’intérieur, maintenant ?        <br />
       - P. : Une boule qui serre la gorge. » Nous l’observons tranquillement jusqu’à sa disparition. Une autre boule de calme se présente à l’intérieur de laquelle elle s’installe pour observer la séance de soin dentaire. Cette expérience de compétence lui a permis de changer de position face à la souffrance produite par les acouphènes et de sortir de la plainte.       <br />
              <br />
       - Liliana : « Catherine, comment le questionnement de l’hypnose de l’acceptation peut-il être utile pour créer la sécurité ? En quoi l’évaluation de cette sécurité dans la relation thérapeutique te semble-t-elle nécessaire ?        <br />
              <br />
       - Catherine : Nous embarquons ensemble. La sécurité vaut pour le patient et aussi pour le soignant (le gilet de sauvetage). Tout comme nous ne sommes pas prêts à prendre la mer avec n’importe qui, le patient a, de mon point de vue, besoin de savoir à qui il a affaire et le thérapeute également. À la première rencontre, ma question est simple : “êtes-vous d’accord pour que nous fassions connaissance ?” Je décris alors mon parcours professionnel. Beaucoup de personnes qui viennent nous voir ont un passé de troubles de l’attachement, de carences, de troubles dissociatifs, conséquences d’accidents de vie, elles peuvent être des handicapées de la relation, il suffit quelquefois d’une seule rencontre de type hypnotique pour introjecter un lien de sécurité ou plusieurs. Il peut arriver que l’autonomie ne soit jamais obtenue, nous dit Alain Vallée : “Toute intervention, par exemple de mise en protection, ne peut avoir d’autres visées que de changer les possibles de l’avenir, jamais l’actuel ne se conjugue avec le passé.” »       <br />
              <br />
        Nous mettons les voiles ! Mais nous sommes contraints de tenir compte de la météo. Skipper et équipier vont essayer de trouver l’harmonie pour que cela avance, sceller l’alliance thérapeutique, cette sécurité. Cette alliance va passer par les questions adaptées pour obtenir une description de la situation, cette description comprend la ratification puis la mise en tension, la nécessité de changement, l’objectif et le mandat, comme tu viens de le décrire. Swami Prajnanpad exprime que si l’émotion diminue l’homme, le sentiment l’augmente. Le sentiment s’accompagne de la conscience d’agentivité (le sentiment d’être à la hauteur de ses propres actions), elle correspond à la perception de soi comme source de l’initiative, comme acteur du monde et non comme simples spectateurs des événements.        <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-20-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Questionnements-therapeutiques_p175.html">Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques....</a>       <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Dr LILIANA FODOREAN </b>       <br />
       Médecin hypnothérapeute. Enseignante en hypnose médicale à ARePTA-Institut Milton Erichson Nantes, au diplôme universitaire hypnose thérapeutique de la Faculté de Nantes.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       CATHERINE GENTRIC</b>       <br />
       Infirmière au CHU de Nantes (service psychiatrie, pédopsychiatrie, urgences), puis psychologue clinicienne. Formée à l’ARePTA en hypnose thérapeutique, thérapies brèves, ainsi que thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives. Certifiée EMDR (formation avec David Servan-Schreiber). A exercé au CHU de Nantes, aux urgences médico-légales. En activité libérale à Pornic (Loire-Atlantique) actuellement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves. HS20 sur les Questionnements Thérapeutiques.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/96784756-67467488.jpg?v=1780178308" alt="Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20." title="Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20." />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-questionnement-therapeutique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a409.html">06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-questionnement-outil-de-relation-et-de-cooperation-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a421.html">08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau       <br />
       </a>       <br />
       10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen         <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-questionnement-strategique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a410.html">12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sur-le-chemin-du-pardon-strategies-pour-faire-la-paix-avec-le-passe-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a411.html">22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese  </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Comment-pourriez-vous-aller-plus-mal-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a412.html">34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-questionnement-strategique-de-Palo-Alto-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a413.html">44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik  </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-questionnement-dans-le-modele-de-Bruges-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a414.html">56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié  </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Il-nous-faudrait-un-miracle-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a415.html">66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Percevoir-les-ressources-malgre-tout-en-orientation-solutions-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a416.html">78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Que-ressentez-vous-maintenant-dans-le-corps-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a417.html">93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Questionner-un-lombalgique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a418.html">104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé        <br />
       </a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-questionnement-en-therapie-du-lien-et-des-mondes-relationnels-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a419.html">114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-questionnement-narratif-en-alcoologie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a420.html">122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann       <br />
       </a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Quelles-sont-les-questions-pouvant-guider-une-seance-de-mouvements-alternatifs_a422.html">138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau       <br />
       </a>       <br />
       Illustrations du numéro: Adrien NUGUET       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Que-ressentez-vous-maintenant-dans-le-corps-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-HS20_a417.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapie-breve.org,2026:rss-95630566</guid>
   <title>Dépression et renoncement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.</title>
   <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 16:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dossier DEPRESSION. Pour illustrer le thème de la dépression, au sommaire de ce numéro, nous avons choisi un article du regretté Alain Vallée écrit en 2023, année de sa disparition. Article produit en son temps par un grand spécialiste du sujet, qui montre le lien entre les conversations d’engagement et le travail de Giorgio Nardone sur la dépression.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/95630566-66820822.jpg?v=1774536999" alt="Dépression et renoncement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Dépression et renoncement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      Pour Giorgio Nardone, le sujet dépressif « laisse tomber » (« give up »), ce qui l’amène à s’enfermer dans un rôle de victime prenant en otage son entourage. Lors de la prise en charge, il s’agit de recadrer le renoncement comme un processus actif, afin que le sujet parvienne à affronter les difficultés et pièges dans lesquels il est pris.         <br />
              <br />
       <b>VIGNETTE CLINIQUE N° 1  </b>       <br />
       Une jeune femme, institutrice, est venue me rencontrer. Depuis longtemps sa vie est diffi        <br />
       cile, elle ne sait pas si elle a fait les bons choix mais elle est incapable de voir clairement une autre vie possible. Depuis quelque temps, elle est en arrêt de travail et ne peut absolument pas imaginer qu’elle puisse reprendre. Selon elle, les traitements qui lui ont été prescrits sont inefficaces.         <br />
       J’ai essayé de retrouver le moment de bascule qui l’a fait passer de la rubrique « vie difficile » à la rubrique « burn-out ». Elle se souvient clairement qu’il y a environ un mois, alors qu’elle était en chemin vers son travail, elle a tout à coup tourné le volant pour se diriger vers le service d’urgence. Là, elle a rencontré le psychiatre de garde qui lui a dit qu’elle était dépressive, même si elle préfère le terme burn-out, et qui lui a prescrit son traitement actuel. Mon nom lui a été donné par la sagefemme qui assure son suivi gynécologique. Nous avons donc deux versions :         <br />
              <br />
       <b>Version 1</b> : « C’est inconsciemment que je suis arrivée au service d’urgence, de la même manière que, depuis longtemps maintenant, je me surprends à faire malgré moi tout un tas de choses du genre faire des crises d’angoisse, ruminer, avoir des idées noires, avoir des difficultés de concentration et d’anticipation, etc. »         <br />
       <b>Version 2</b> : « J’ai considéré que c’était trop dur d’aller au travail, alors plutôt que de me rendre encore une fois à contrecœur à l’école, j’ai choisi de me rendre au service d’urgence dans le but de faire entendre ma souffrance que je ne peux exprimer à personne, pas même à mon compagnon. »         <br />
       Je préfère de beaucoup la deuxième version, celle de l’activité.         <br />
              <br />
       Comment ai-je ensuite mené l’entretien ?       <br />
       - Thérapeute : « Si une de vos amies vous racontait que, alors qu’elle va mal depuis pas mal de temps, elle a décidé, au lieu de se rendre au travail, de prendre la direction des urgences pour exprimer son malaise afin de se sentir comprise, que penseriez-vous d’elle et de sa démarche ?       <br />
       - Patiente : Je penserais qu’elle a bien fait !       <br />
       - Th. : OK, elle a certainement bien fait. Et que penseriez-vous d’elle à propos de ses capacités ? P. : Elle est suffisamment forte pour prendre une décision.       <br />
       - Th. : Dois-je comprendre quelque chose du genre : malgré tout, elle reste capable de prendre les bonnes décisions et de les mettre en œuvre ?       <br />
       - P. : C’est exactement cela : mettre en œuvre les bonnes décisions, c’est justement ce que je ne sais pas faire.       <br />
       - Th. (en la montrant du doigt) : Et quand je vous fais remarquer que c’est vous, cette femme qui est capable de prendre les bonnes décisions et de les mettre en œuvre, ça vous fait quoi, à l’intérieur ?         <br />
       - P. : C’est un soulagement incroyable !       <br />
       - Th. : Est-ce que vous pouvez me montrer où est cette sensation de soulagement ?       <br />
       - P. : C’est là (elle pose sa main en zone médio-thoracique).       <br />
       - Th. : Dites-moi, cette jeune femme, est-ce que quelqu’un lui a posé un pistolet sur la tempe pour qu’elle se rende aux urgences, ou bien est-ce qu’elle est y est allée librement ?       <br />
       - P. : Elle y est allée librement !       <br />
       - Th. : OK. Dites-moi, juste avant de partir ce matin-là, est-ce que vous auriez pu prédire que vous alliez tout à coup devenir ce genre de personne capable de prendre librement les bonnes décisions et de les mettre en œuvre ?        <br />
       - P.:Non.       <br />
       - Th. : Est-ce que je dois comprendre que vous pensiez plutôt que vous allez vivre encore une fois l’enfer pendant une journée, ce genre de journée qui est en train de savonner la planche sur laquelle vous vous sentez glisser depuis quelque temps ?       <br />
       - P. : C’est exactement ça : glisser et ne pas pouvoir s’en empêcher.       <br />
       - Th. : Donc, ce jour-là, même si ce n’était pas prévu, vous avez marché à contre-courant.       <br />
       - P. : Oui, c’est vrai.       <br />
       - Th. : Si je reprends ce que nous avons dit et échangé. Depuis pas mal de temps, vous vous sentez en difficulté. Vous rêvez de changer de métier, mais ceci vous apparaît impossible pour tout un tas de raisons parmi lesquelles votre enfant, l’opinion de votre compagnon. Vous vous sentez même incomprise, pas plus capable d’un échange avec votre compagnon que de trouver une aide au sein de l’Éducation nationale, ou bien même, m’avez-vous dit, auprès d’une amie proche. Petit à petit, vous vous êtes sentie de plus en plus désespérée et triste sans savoir ce que vous deviez faire. Et pourtant, tout à coup, ce matin-là, de manière impromptue, vous avez décidé de tourner le volant pour prendre la direction du service d’urgence et aller ainsi vers de nouvelles possibilités relationnelles. Lorsque nous avons parlé de ce moment-là, il est apparu que vous étiez ce genre de personne qui était, malgré tout ce que vous pensiez à propos de vous-même, capable de prendre une bonne décision et de la mettre en œuvre. De mon point de vue, je trouve que c’est un moment important, une sorte de changement d’orientation. J’avoue que je suis très intéressé par ce genre de moments que j’appelle des moments de bascule. Alors, ce que j’aimerais, ça serait peut-être que vous tentiez d’être attentive à la survenue de ce genre de moments, à l’occasion desquels vous prenez une bonne décision ou bien peut-être plus simplement ceux à l’occasion desquels, au lieu d’obéir une fois de plus à “il faut que”, vous décidez de prendre l’initiative aussi ténue qu’elle soit, quelque chose du genre : “je vais faire ça”, ou bien, plus souvent, “j’ai fait ça”, parce que c’est souvent après-coup qu’on s’en rend compte.        <br />
       - P. : OK, je suis d’accord.         <br />
       - Th. : Dites-moi, sur quoi allez-vous noter, inscrire la trace de ces petits moments, sur un carnet, sur votre téléphone ?       <br />
       - P. : J’ai l’habitude de tout noter sur mon carnet : la liste de courses, les idées pour la classe, toutes sortes de choses.         <br />
       - Th. : Vous l’avez sur vous, maintenant ?        <br />
       - P.:Oui.       <br />
       - Th. : N’oubliez pas qu’il faudra peut-être qu’il vous suive chez vous pour que vous puissiez noter.       <br />
       - P. : Pas de souci, ma voiture couche dehors.       <br />
       - Th. : Juste une dernière question : à zéro, vous êtes certaine de ne jamais pouvoir le faire, à 100, vous êtes certaine de pouvoir noter à ce moment-là au moins une fois temps en temps : à combien êtes-vous ?... »         <br />
              <br />
              <br />
       <b>VIGNETTE CLINIQUE N° 2  </b>       <br />
       Depuis quelque temps, cet homme se plaint de tout, des autres, du monde entier et aussi de lui-même. J’ai beau rechercher des exceptions qui surviennent malgré tout dans sa vie, elles ne réussissent pas à prendre racine malgré mes efforts. Après le soulagement passager qui suit l’évocation de la découverte d’un de ces moments particuliers, le soufflé retombe ; le sentiment d’être la victime passive et souffrante des autres, du monde et de ses erreurs, continue de dominer.         <br />
              <br />
              <br />
       À ce point-là, la perception globale est plutôt celle d’un échec de la thérapie. Des solutions sont possibles. Je peux choisir de me laisser aller à ces idées générales, par exemple que c’est un patient difficile, qu’il lui faudrait des médicaments (qu’il a déjà, par ailleurs), que je ne suis pas si doué que cela (ce qui est parfaitement vrai), etc. Je peux me laisser aller à la passivité de la réaction ; je peux aussi me ressaisir et me dire : « <span style="font-style:italic">hé ! si au moins tu faisais ce que tu sais déjà faire !</span> » Ma propre « r<span style="font-style:italic">eprise en main</span> » m’amène à une remémoration.       <br />
              <br />
       Cela me rappelle une consultation avec Giorgio Nardone qui, comme c’est devenu la coutume, reçoit un patient pour la consultation publique de la demi-journée. C’est un cas difficile. Il s’agit d’un patient hospitalisé depuis de nombreuses années pour un syndrome dépressif que d’aucuns qualifieraient de mélancolique. Les tentatives de suicide sont multiples ; les échecs des bonnes volontés de ceux qui se sont occupés de lui sont encore plus nombreux. Gentiment, avec sa manière particulière d’être tellement proche physiquement des patients (ou bien d’en donner l’impression à celui qui l’observe travailler), il l’amène à évoquer les différents échecs de ceux qui se sont occupés de lui. Il finit, en se montrant en quelque sorte complice de ce comportement, par conforter ce sens de la résistance, ce qui suscite progressivement chez le patient un léger sourire. Je pense à cet étrange sourire bien souvent présent sur la statuaire de la mélancolie. Il finira par lui montrer combien le fait de s’enfermer lui-même dans sa tour d’ivoire est un échec : « <span style="font-style:italic">le prix à payer ! </span>». Néanmoins, en le flattant dans son esprit de résistance, il lui a montré...        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79: Nov. / Déc. 2025 / Janv. 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/95630566-66820889.jpg?v=1774537091" alt="Dépression et renoncement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Dépression et renoncement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <b>DEPRESSION</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-partage-de-l-imaginaire-pour-faire-emerger-les-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a406.html">Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen       <br />
       12 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/188-hypnose-et-imagination-creatrice-une-poetique-de-l-action">Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.</a>       <br />
       16 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html">Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux</a>       <br />
       26 / <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-de-spectacle-et-hypnose-clinique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann</a>       <br />
       32 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html">Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Du-divan-au-fauteuil-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a250.html">Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/446-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-79">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       54 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html">Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-Anejaculation-Quand-la-panne-sex-prime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a1793.html">L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini</a>       <br />
       73 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Boules-de-couleur-en-chirurgie-dentaire-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a119.html">Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber</a>       <br />
              <br />
       <b>84 / DOSSIER DÉPRESSION</b>       <br />
       86 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Defaut-et-faute-les-agents-doubles-de-la-depression-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a405.html">Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau</a>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-et-renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a404.html">Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
       104 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a135.html">Renoncement S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
       <b>       <br />
       BONJOUR ET APRÈS... </b>       <br />
       108 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Denise-son-sommeil-abime-et-ses-cauchemars_a1790.html">Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       <b>LES CHAMPS DU POSSIBLE </b>       <br />
       112 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-echo-silencieux-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a160.html">L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       116 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-naissance-a-l-envers-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a161.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       124 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       <b>Illustrations: Gabrielle Grimaldi</b>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/95630566-66820822.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-et-renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a404.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>« Give up » et dépression. Recadrage et conversation d'engagement.</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 17:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dr Alain VALLÉE pour la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 72.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82860552-59384637.jpg?v=1726586538" alt="« Give up » et dépression. Recadrage et conversation d'engagement." title="« Give up » et dépression. Recadrage et conversation d'engagement." />
     </div>
     <div>
       Comment imaginer rendre hommage à Alain Vallée, qui nous a quittés dernièrement, sans faire résonner une nouvelle fois sa parole, sa pensée, ses idées... Il nous est donc apparu essentiel de publier dans les pages d’« Hypnose &amp; Thérapies brèves » un article consacré à la conversation d’engagement dans un cas de dépression.        <br />
              <br />
       <b> QUELQUES RAPPELS SUR LES ÉLÉMENTS PSYCHOGÉNÉTIQUES DE LA DÉPRESSION        <br />
       </b>       <br />
        Dans la dépression, le patient se sent victime des autres, du monde, ou de ses illusions ; tout ce qu’il essaie de faire pour remettre de l’ordre dans sa relation aux autres, au monde, ou à lui-même, est vain et ne conduit qu’au désespoir. Il essaie de corriger par des tentatives de solution : éviter de penser au futur et à l’effondrement, contrôler encore plus lui-même, le monde et les aut res. L’échec va le mener au désespoir. A la fin, il ne lui reste plus qu’à « laisser tomber ».        <br />
              <br />
       <b> UN PARADOXE        <br />
       </b>       <br />
        Depuis que je suis amené à suivre des patients dépressifs ou « burnout », je me suis senti bloqué par un paradoxe. La dépression est-elle une réaction passive ou bien un comportement actif ? S’agit-il de bloquer un ensemble de conduites automatiques pathologiques ou bien s’agit-il de mettre fin aux conséquences dramatiques d’un choix délétère ?        <br />
              <br />
        Pour Giorgio Nardone, la réaction de défense principale de la dépression est le « give up » que l’on traduit généralement par « laisser tomber ». Toutefois cette traduction ne met pas suffisamment en évidence ce côté actif du « give up » (différent du « give in » passif). L’impuissance et le désespoir amènent les dépressifs à avoir une attitude constante : ils laissent tomber (« give up »), ce qui les amène à jouer le rôle de la victime et, conséquemment, à prendre l’entourage en otage. Il apparaît donc justifié d’entraîner cette personne à abandonner le fait de jouer la victime et à casser le cercle vicieux de prise d’otage de l’entourage. Avec « up » il s’agit d’abandonner, de laisser tomber, de rendre, de sacrifier quelque chose : c’est une action. Ainsi, si le patient laisse tomber la lutte, c’est un choix actif, beaucoup plus délibéré qu’il n’y paraît, un moyen de défense actif. Pourtant nos patients dépressifs donnent l’impression que tout leur est tombé sur le dos, tout a totalement dépassé leurs capacités, si bien que le comportement dépressif leur apparaît comme une pure réaction sur laquelle ils n’ont aucune prise.        <br />
              <br />
       <b> COMMENT LES AMENER À PENSER QU’ILS N’ONT PAS CAPITULÉ MAIS QUE, AU CONTRAIRE, ILS ONT SUSPENDU LE COMBAT D’UNE MANIÈRE DÉLIBÉRÉE ?        <br />
       </b>        <br />
       Vous imaginez bien que si votre patient dépressif prend en compte l’aspect actif de son système de défense, c’est toute sa représentation de lui-même qui va basculer du mode passif au mode actif. Sa propension à coopérer activement dans le soin augmentera d’une façon très importante. Peut-être même que, au lieu de se contenter de céder à la pression des autres pour faire telle ou telle activité, au lieu d’appeler à son aide : « il faut que... », il lui sera plus facile de repérer des moments à l’occasion desquels il a pu dire : « je fais cela ou j’ai fait cela ». Dans ce renversement de sa posture, tous les moyens de défense utilisés apparaîtront actifs. C’est ainsi que les plaintes, les ruminations, les comparaisons, les efforts, les évitements lui apparaîtront comme des stratégies délibérées de protection, vis-à-vis desquelles il peut envisager un espace de liberté suffisant pour pouvoir les modifier ou même les arrêter. En effet, vous savez tous que se plaindre, ruminer, se comparer aux autres, faire des efforts ou bien évoquer les « il faut que », éviter toutes sortes de situations, sont des tentatives de solutions inefficaces qui ne servent qu’à entretenir le problème. Parmi celles-ci, certaines sont devenues automatiques, que ce soient les ruminations, les constructions de scenarii négatifs, la perte des intérêts, l’incapacité d’anticiper. Elles sont tellement devenues automatiques qu’elles sont devenues des symptômes caractéristiques de l’état de maladie.        <br />
              <br />
       Lorsque vous aurez montré à votre patient combien une seule de ses stratégies est active et délibérée, il sera beaucoup plus enclin à reconsidérer l’ensemble de ses moyens de défense et, petit à petit, à prendre en compte combien chacun de ces comportements, même s’il est devenu automatique avec le temps, a été au début un comportement décidé ou une action délibérée. Alors, me direz-vous, comment faites-vous ?        <br />
              <br />
       <b>L’HYPNOSE        <br />
       </b>       <br />
        Déjà, vous savez tous amener ce processus. Par exemple, imaginons que vous installez pour lui un bon souvenir. Cette expérience engendre, maintenant, un état de bien-être calme qui fait que, juste à ce moment-là, ni avant ni après, le patient suspend ses tentatives de solutions inefficaces vis-à-vis de lui-même et également vis-à-vis de son interlocuteur, lequel renonce lui-même à son envie de donner des bons conseils ou des exhortations.        <br />
        Le risque principal a lieu juste après la transe, lorsque votre patient retrouve avec vous son monde ordinaire et qu’il est fréquemment amené à vous dire : « Docteur, c’était agréable votre relaxation, mais après ? » C’est justement à ce point précis que, quelquefois, vous ne savez pas trop quoi répondre et que vous désespérez vous-même, votre proposition d’une expérience confortable d’hypnose vous apparaissant alors comme une tentative de solution insuffisante et inefficace contre le mur trop haut de la dépression.        <br />
              <br />
        C’est à ce moment-là qu’il est important, pour continuer le processus thérapeutique, d’initier une conversation d’engagement pour lui faire percevoir que ses modalités habituelles de fonctionnement sont beaucoup plus actives et délibérées qu’il ne le croit.        <br />
              <br />
       <b>VIGNETTE CLINIQUE : JUSTE APRÈS LE BON SOUVENIR        <br />
       </b>       <br />
       -Thérapeute : « Comment vous sentezvous, maintenant ?        <br />
       - Patient : Bien.        <br />
       - Th. : Pouvez-vous, avec votre main, me montrer le centre de ce “se sentir bien” ?        <br />
       - P. : C’est là. Il pose alors sa main sur le haut du thorax.        <br />
       - Th. : Que diriez-vous : plus léger, soulagé, quoi d’autre ?        <br />
       - P. : Soulagé.        <br />
       - Th. : OK. Maintenant, comment voyezvous la suite ? Est-ce que, à votre avis, vous allez sortir guéri, ou bien allez-vous recommencer à ruminer, à broyer du noir, ou bien tout ce que vous êtes amené à faire d’habitude ?        <br />
       - P. : Ouais, ça va recommencer.        <br />
       - Th. : Est-ce que vous pouvez me dire quand ça va recommencer ? Est-ce que ce sera parce que vous allez retrouver votre oppression dans la respiration, est-ce que ce sera parce que vous allez recommencer à imaginer le mur noir qui est devant vous, est-ce que ça va être parce que vous allez voir devant vous la liste de tous les “il faut que” qui vous attendent, ou bien n’importe quoi d’autre ?        <br />
       - P. : Oui, c’est un peu tout cela.        <br />
       - Th. : Si je comprends bien, vous allez vous dire : c’est plus fort que moi, je ne peux pas affronter cela et je préfère laisser tomber.        <br />
       - P. : Exactement !        <br />
       - Th. : Donc, si je comprends bien, en sortant d’ici, ou bien même avant, vous savez que vous allez décider de laisser tomber dans le but de vous protéger de ce que vous envisagez comme pire ?        <br />
       - P. (hésitation...) : Oui.        <br />
       - Th. : Dites-moi, imaginez que vous avez une conversation avec une personne de votre connaissance qui vit le même enfer que vous. Imaginez que cette personne vous dise qu’elle est allée voir un thérapeute, qu’elle s’est sentie mieux et que, ensuite, plutôt que d’en profiter pour augmenter ses efforts, elle a préféré laisser tomber tout de suite plutôt que de continuer à faire des efforts comme d’habitude. Qu’est-ce que vous penseriez à propos de cette personne ?…        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-72-version-Papier_p162.html">Lire la suite...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Alain Vallée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82860552-59384638.jpg?v=1726586729" alt="« Give up » et dépression. Recadrage et conversation d'engagement." title="« Give up » et dépression. Recadrage et conversation d'engagement." />
     </div>
     <div>
      Après une carrière de psychiatre hospitalier, il a exercé comme psychothérapeute. A enseigné l’hypnose et les thérapies brèves dans plusieurs DU ainsi que dans divers instituts français et étrangers. Auteur de nombreux articles et d’un livre paru en 2017 : « Nouveau cours de TOS, dialogues et récits », éditions Satas, Bruxelles. Président de l’AREPTA - Institut Milton Erickson de Nantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82860552-59384718.jpg?v=1726586710" alt="« Give up » et dépression. Recadrage et conversation d'engagement." title="« Give up » et dépression. Recadrage et conversation d'engagement." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/82860552-59384637.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Give-up-et-depression-Recadrage-et-conversation-d-engagement_a386.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Un passeur de vie. De Julien BETBÈZE en hommage à Alain Vallée.</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 16:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82860464-59384557.jpg?v=1726586201" alt="Un passeur de vie. De Julien BETBÈZE en hommage à Alain Vallée." title="Un passeur de vie. De Julien BETBÈZE en hommage à Alain Vallée." />
     </div>
     <div>
      Alain Vallée découvre l’hypnose en 1990, au cours d’une journée de travail d’un groupe nantais de psychanalystes avec François Roustang (qui venait de publier Influence) ; la conférence de François Roustang le touche intellectuellement et physiquement, et sa vie de thérapeute va en être profondément modifiée. Il souhaite alors expérimenter une séance d’hypnose et m’invite pour cela dans son bureau à l’hôpital. Il m'indique adorer naviguer, activité associée à la liberté, à la relation avec ses enfants et à l’amitié avec les marins. Le thème de la séance se porte donc naturellement sur le thème du bateau, de la liberté, du voyage, de l’amitié. Il s’absorbe rapidement dans cette expérience ressource, et dès la fin de cette séance, l’oeil pétillant et un large sourire, déclare : « On va monter une formation d’hypnose au CHU, connais-tu quelqu’un ? » C’est ainsi que Jacques Antoine Malarewicz viendra durant plusieurs années au CHU de Nantes former des psychiatres : sa créativité et son humour gentiment provocatif résonnent avec le désir d’Alain qui découvre une nouvelle pratique basée sur l’intelligence du corps.        <br />
              <br />
        Cette formation liant l’hypnose et l’esprit des thérapies brèves lui ouvre de nouvelles perspectives qu’il cherche à approfondir avec Michel Kerouac, puis avec Steve de Shazer en 1994 : « Je me souviens encore avec surprise et délectation d’une situation de supervision à propos de la dépression résistante au cours de laquelle je jouais le rôle d’un de mes patients dépressifs. Lorsque Steve de Shazer m’a fait raconter ma journée dans le détail, quelle n’a pas été ma surprise lorsque j’ai avoué “mettre du ketchup” dans les pâtes […] encore insipides l’instant d’avant. J’ai beaucoup appris ce jour-là » (1). Les collègues présents se rappellent tous comment le visage d’Alain s’est profondément modifié, passant d’une hypomimie dépressive au sourire malicieux de l’enfant plaintif pris avec le doigt dans le pot de confiture. L’irruption de la sauce tomate sur des pâtes insipides a été une véritable expérience émotionnelle lui permettant de comprendre qu’une simple question peut ramener à la vie, ce qui l’amènera par la suite à vouloir transmettre la puissance d’un questionnement ajusté dans son enseignement. Suite à cette expérience fondatrice, Alain a le courage de quitter l’hôpital et son statut de psychiatre hospitalier reconnu pour s’installer en ville afin de pratiquer l’hypnose et la thérapie orientée solution dont il deviendra l’un des meilleurs spécialistes français.        <br />
              <br />
       La rencontre avec Steve de Shazer renforce son désir de créer une structure centrée sur les thérapies actives afin de partager le plaisir à pratiquer les thérapies brèves. Dans cette optique il sera à l’initiative de la création de l’ARePTA (Association régionale pour une thérapie active, qui deviendra également l’Institut Milton H. Erickson de Nantes), lui permettant d’intégrer le travail de François Roustang et de Steve de Shazer sur le corps relationnel comme un véritable renouvellement de la pensée psychopathologique.        <br />
              <br />
        A l’ARePTA, Alain a toujours incité chacun à garder sa propre créativité : le respect de la diversité des points de vue et de l’expérience singulière des formateurs était essentiel pour lui. Généreux dans l’échange et dans la transmission, il mettait au centre de son attention toute idée dont il sentait la justesse. « Depuis bon nombre d’années, je tente de transmettre l’idée et l’expérience de la simplicité, voire du minimalisme » (2). Alain se méfiait des théories compliquées et de la fausse unanimité des discours vides, il préconisait la curiosité et souhaitait à chacun de « dé-coïncider » du discours convenu, l’amour suffit : « La compréhension engendre la sympathie, la sympathie appelle l’amour et l’unité. C’est cela accepter » (3).        <br />
              <br />
        Notes        <br />
       1. Alain Vallée, Manuel pratique de thérapie orientée solution, Bruxelles, Satas, 2017.        <br />
       2. Alain Vallée, Hypnose de l’acceptation, Toulouse, Erès, à paraître.        <br />
       3. André Comte-Sponville, De l’autre côté du désespoir, Paris, Accarias-L’Originel, 1997.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82860464-59384558.jpg?v=1726586170" alt="Un passeur de vie. De Julien BETBÈZE en hommage à Alain Vallée." title="Un passeur de vie. De Julien BETBÈZE en hommage à Alain Vallée." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/82860464-59384557.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Un-passeur-de-vie-De-Julien-BETBEZE-en-hommage-a-Alain-Vallee_a385.html</link>
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   <title>«Oh non, pas lui !». Gérard OSTERMANN en hommage à Alain Vallée.</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 16:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82860291-59384388.jpg?v=1726585671" alt="«Oh non, pas lui !». Gérard OSTERMANN en hommage à Alain Vallée." title="«Oh non, pas lui !». Gérard OSTERMANN en hommage à Alain Vallée." />
     </div>
     <div>
      « Oh non, pas lui ! » Voici la réaction immédiate et particulièrement émue d’une jeune collègue qui a pu bénéficier de l’enseignement d’Alain Vallée à l’ARePTA et à qui je venais de lui annoncer sa disparition. Cette vive réaction en dit long et résonne tellement avec la juste formulation de Lamartine : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ! »        <br />
              <br />
       Ma première pensée bien ancrée dans le coeur s’adresse à son épouse Catherine et à ses fils Julien et Antoine.        <br />
       Comme tout un chacun, nous voyons notre entourage (proches ou relations) disparaître petit à petit, fauchés par le temps, et ce qui lui est relié : vieillesse, maladies, accidents. Les ornières du sentier sur lequel chacun avance se comblent de souvenirs au fur et à mesure qu’il aborde des crêtes désertifiées et nos émotions seules peuvent encore nous tenir lieu de compagnes dans la solitude qui s’installe et nous glace. Alors, fatalement, se pose un jour la question de l’à quoi bon ! Les étais de la simple logique ne suffisant plus à nous tenir debout, il faut y ajouter non du sens, mais des sensations, en comblant les vides avec quelques prothèses (ou, au choix, un crayon à papier) pour continuer à croquer modestement la vie. Combattre l’absence et le vide par la chimie et la méditation, bâtir des ponts sur le vide, se construire sans illusions un présent Potemkine... et transformer sa vie en mutant son existence de l’actif bouillonnant au passif apaisé. Sans illusion(s). Voilà tout ce qui nous est accordé !        <br />
              <br />
        Aujourd’hui, nous nous réunissons nos plumes pour rendre un vibrant hommage à un grand psychiatre, un homme d’une grande humanité et un pionnier dans le domaine des thérapies brèves.        <br />
              <br />
        Alain, ton départ laisse un vide immense dans nos coeurs et dans le domaine de la psychiatrie et la thérapie. Je sais ce que tu m’aurais répondu : « Laisse s’écouler la sensation de l’émotion. » Tu as consacré ta vie à aider les autres, à écouter leurs souffrances et à apporter un soulagement dans leurs vies tourmentées. Ton empathie inébranlable et ta compassion ont touché de nombreuses personnes, leur redonnant espoir et confiance en un avenir meilleur. Tes patients se souviendront toujours de tes paroles réconfortantes et de ta présence rassurante. En tant que pionnier dans le champ des thérapies brèves, tu as ouvert de nouvelles voies pour le traitement de la souffrance. Ton approche novatrice a permis à de nombreux patients de trouver des solutions rapides et efficaces à leurs problèmes. Ton travail a inspiré de nombreux autres professionnels de la santé mentale et continuera d’influencer les générations à venir. Au-delà de ton expertise professionnelle, tu as été également un être cher, un ami fidèle et un modèle de bienveillance. Ta générosité et ta gentillesse ont touché tous ceux qui ont eu la chance de te connaître. Ton sourire chaleureux et ton sens de l’humour ont illuminé nos vies.        <br />
              <br />
       Dans la tristesse et le regret de son départ prématuré, Nous rendons hommage à Alain, grand psychiatre éclairé, Spécialiste de l’hypnose et des thérapies brèves, Un humaniste et pédagogue qui a marqué les esprits sans trêve. Alain, tel un Victor Hugo de notre temps, A su éveiller les consciences en un instant, Par sa plume experte, il a tracé des chemins, Vers la guérison, l’épanouissement et le bien. Dans l’art de l’hypnose, il était un maître, Révélant les ressources cachées, libérant les êtres, Par ses mots choisis, il ouvrait les portes de l’inconscient, Pour apaiser les maux, panser les blessures, en un instant. Sa passion pour les thérapies brèves était sans égale, Il savait que le temps était précieux, vital, En quelques séances, il trouvait la clé, Pour que chacun puisse retrouver la sérénité. Mais Alain était bien plus qu’un expert, Un humaniste au coeur ouvert, au regard sincère, Il écoutait les histoires, les souffrances, les douleurs, Et offrait son soutien, sa compréhension, sa chaleur. Il éclairait les esprits, levait les voiles de l’ignorance, Pour que chacun puisse trouver sa propre renaissance. Hélas, la vie lui a arraché prématurément, Mais son héritage perdurera éternellement, Dans les coeurs de ceux qu’il a touchés, inspirés, Par sa bienveillance, son humanité, sa volonté. Son départ laisse un vide immense, un regret, Mais son oeuvre continuera de briller, Comme une étoile dans le ciel, pour l’éternité.        <br />
              <br />
       Mon cher Alain,        <br />
       Mon regretté ami David Servan-Schreiber avait écrit juste avant de partir : « on peut se dire au revoir plusieurs fois ». Pour ma part, j’ai envie de te dire « bonjour à nouveau ». Comme tu as pris de l’altitude, beaucoup d’altitude, j’ai imaginé ton voyage céleste : saint Pierre t’accueille et te dit : « Alain, soyez le bienvenu, nous vous avons réservé une place entre Baruch Spinoza et Milton Erickson. Vous pourrez ainsi discuter pendant l’éternité ». J’ai alors deviné ta réponse : « merci infiniment, mais il nous faudra bien un jour de plus ! ».        <br />
              <br />
       La mort met fin à la vie, mais pas à la relation. La tradition juive insiste sur le fait que la présence au monde d’un disparu reste solidement accrochée à nos vies grâce aux mots. Ainsi en témoigne la magnifique prière des morts qu’est le Kaddish, qui dit : «<span style="font-style:italic">Puisse son âme être tissée aux fils de nos vies.</span>»        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/82860291-59384388.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>Un pédagogue aguerri. Hommage à Alain Vallée (1950-2023) par Pierre CASTELNAU, président de la CFHTB.</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 16:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82860004-59384211.jpg?v=1726585350" alt="Un pédagogue aguerri. Hommage à Alain Vallée (1950-2023) par Pierre CASTELNAU, président de la CFHTB." title="Un pédagogue aguerri. Hommage à Alain Vallée (1950-2023) par Pierre CASTELNAU, président de la CFHTB." />
     </div>
     <div>
      Alain Vallée nous a quittés trop tôt. Médecin spécialisé en psychiatrie et expert reconnu de l’hypnose et des thérapies brèves, le Dr Vallée a formé des générations d’étudiants et de stagiaires au sein de l’Institut Milton Erickson de Nantes (ARePTA). Spécialiste de la conversation d’engagement et des stratégies solutionnistes, Alain Vallée a pris soin de milliers de patients au cours de sa carrière. Il était aussi une figure marquante de la Confédération francophone d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB) : par sa bonne humeur équanime et son regard doux et clair, bien sûr, mais aussi par la finesse de ses analyses sur le fonctionnement réel du psychisme humain. Pédagogue aguerri, Alain savait rendre limpide un cheminement complexe avec un regard résolument humaniste que tous lui reconnaissent.        <br />
              <br />
        Auprès du Dr Isabelle Nickles, présidente de l’Institut Milton Erickson de Montpellier, il avait activement participé à l’organisation du Forum de la CFHTB qui fut un succès mémorable en 2018. J’ai eu la chance de croiser aussi régulièrement Alain Vallée aux Journées hypnotiques de Biarritz (JHB), organisées par Hugues et Frédérique Honoré et l’Institut Milton Erickson Biarritz-Pays Basque. Recueillir son avis et lui soumettre une idée ou une hypothèse nouvelle donnait toujours lieu à un échange fécond. Comme beaucoup d’entre nous, j’appréciais son abord facétieux et sa frappante vivacité d’esprit.        <br />
        Au plus fort de son combat contre la maladie, cette vivacité ne l’a pas quitté. En septembre dernier, alors que je prenais de ses nouvelles, il me confia la mission de proposer une réflexion aux participants de l’édition 2023 des JHB à laquelle il regrettait de ne pouvoir participer. Telle fut sa consigne que nous avons bien sûr suivie : « <span style="font-style:italic">Transmets mes voeux de réussite pour ces Journées. Je vous souhaite beaucoup de joie, à la condition que vous y prêtiez attention, condition nécessaire à son introjection et matériau principal du sentiment de bonheur. Peut-être pourriez- vous même réfléchir à la manière dont, faute d’attention, nous laissons se perdre la richesse de la vie. Amitiés à tous. Belles et brillantes JHB !</span> »        <br />
              <br />
        Voici quelques-unes des réponses recueillies à l’occasion de ces Journées :        <br />
              <br />
       - « Cher Alain, je viens d’Australie et j’ai suivi plusieurs de vos formations. J’ai été très touchée, émue et inspirée par votre philosophie et votre manière d’être. Votre manière de voir le monde, votre bienveillance qui est sincère, authentique et à part. »        <br />
              <br />
       - « Alain, merci ! Merci pour ton enseignement depuis des dizaines d’années. Pour ta pédagogie, pour ta patience et ton empathie. Merci pour ton sens de la simplification et de la synthèse qui permettent de ne garder que l’essentiel. Ta voix m’accompagne pour toujours. »        <br />
              <br />
              <br />
       -« A un de mes maîtres. A un ami qui m’a permis de grandir et de voir autrement. Qui, à travers cette tristesse de n’être que soi, sait sourire et rire d’un rien. Qui m’a dit “ose” et j’ai osé. Un grand merci à toi Alain et au plaisir de t’écouter et t’entendre rire. »        <br />
              <br />
       - « Alain est le thérapeute qui a le plus apporté à ma pratique (de soignant) par sa simplicité, sa curiosité et son style unique. Alors je “resterai avec ça”, ses enseignements et ses partages si porteurs. De quoi nourrir ma vie et ma pratique de belles images pleines de sens. »        <br />
               <br />
       Cher Alain, par ton talent et ta gentillesse tu as marqué pour toujours le monde de l’hypnose de soin et tu ne seras jamais loin de nous tous. Nul doute que nous garderons, à jamais dans nos coeurs, ce fameux « c’est la vie » paisible et philosophe qui ponctuait tes regards bienveillants sur le monde.        <br />
        Selon Jacques Perry-Salkow, grand maître des anagrammes, les mots renferment le sens caché du monde. En prêtant attention à l’ordre des lettres on peut ainsi parfois découvrir la musique intérieure qui éclaire l’âme d’une personne pour l’éternité et au-delà du cadre apparent de son nom : EN VIE… LA LA LA…        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pr Pierre CASTELNAU </b></div>
     <div>
      Professeur de pédiatrie et chef du service de neuropédiatrie au CHU de Tours. Chercheur affilié à l’unité Inserm U1253 « iBrain », coordonnateur du DU d’hypnose médicale de l’université de Tours. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82860004-59384218.jpg?v=1726585170" alt="Un pédagogue aguerri. Hommage à Alain Vallée (1950-2023) par Pierre CASTELNAU, président de la CFHTB." title="Un pédagogue aguerri. Hommage à Alain Vallée (1950-2023) par Pierre CASTELNAU, président de la CFHTB." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/82860004-59384211.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Un-pedagogue-aguerri-Hommage-a-Alain-Vallee-1950-2023-par-Pierre-CASTELNAU-president-de-la-CFHTB_a383.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Abracadabra... «il a fait comme il a dit». Hommage à Alain Vallée de Wilfrid MARTINEAU</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 16:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82859807-59384067.jpg?v=1726584772" alt="Abracadabra... «il a fait comme il a dit». Hommage à Alain Vallée de Wilfrid MARTINEAU" title="Abracadabra... «il a fait comme il a dit». Hommage à Alain Vallée de Wilfrid MARTINEAU" />
     </div>
     <div>
      Alain Vallée nous a quittés trop vite. Mais il nous reste quelque chose de lui de précieux car, au-delà du souvenir, les patients qu’il a contribué à aider, les personnes qui ont eu le bonheur de recevoir son enseignement gardent dans leur vie d’aujourd’hui quelque chose d’Alain.        <br />
              <br />
        J’ai rencontré Alain en 1984 alors que je terminais mon internat. Il avait pris un peu de temps pour préparer certains d’entre nous à ce que l’on appelait à l’époque l’assistanat des hôpitaux psychiatriques. J’ai gardé de ces premières rencontres le souvenir d’un jeune clinicien rigoureux qui avait déjà une certaine aura et le goût de la transmission. A cette époque, il fréquentait les cercles psychanalytiques, était réputé comme un psychanalyste lacanien intelligent et ouvert, et avait le plus grand respect pour l’enseignement de Piera Aulagnier.        <br />
              <br />
        Alain Vallée était curieux à tout ce qui pouvait être utile aux patients. Découvrant l’hypnose, grâce à François Roustang et Julien Betbèze, il a eu la chance de bénéficier de l’enseignement de Jacques Antoine Malarewicz et de Michel Kerouac, à une époque où celle-ci n’avait pas bonne presse dans les milieux psychanalytiques. Il a perçu que l’hypnose permettait d’affiner le sens clinique dans des situations difficiles. Cela a orienté différemment sa pratique et il s’est rapproché du courant systémique, en particulier l’approche centrée solution. C’est sans doute sa rencontre avec Steve de Shazer qui a été déterminante, transformant radicalement l’approche thérapeutique avec une simplicité déconcertante. Mais comme chacun sait, «<span style="font-style:italic">simple n’est pas facile</span>». L’amour du détail, l’observation des petites différences, l’accompagnement respectueux du patient, la centration sur les ressources et les compétences qui sont au centre de l’éthique des thérapies brèves d’inspiration solutionniste se sont révélés rejoindre ses préoccupations dans la relation soignant-soigné.        <br />
              <br />
        Alain Vallée exerçait comme psychiatre en milieu hospitalier, il était expert auprès des tribunaux et a été à l’initiative de nombreuses innovations pour améliorer les prises en charge. Par la suite, il opère un tournant radical dans sa pratique en s’installant en ville comme psychiatre, psychothérapeute libéral au tournant de la quarantaine. Je me rappelle avec émotion les supervisions avec J.A. Malarewicz et celles que nous faisions en direct avec quelques confrères, à l’aide d’une glace sans tain dans son bureau aménagé à cet effet. Alain a toujours aimé partager et transmettre.        <br />
              <br />
        En 1994, avec un groupe de psychiatres, médecins et psychologues nantais, Alain créera l’ARePTA qui deviendra plus tard « Institut Milton Erickson de Nantes ». Il en sera le président-fondateur. Cette association rejoindra la CFHTB. Ce qui en était au coeur, c’était le partage et une grande créativité entre des professionnels pas toujours d’accord, mais qui au fil du temps ont pu construire une sorte d’état d’esprit, une éthique, une manière d’accompagner dans la thérapie. Alain en était l’aiguillon. L’idée centrale était celle d’être ouvert à toute pratique contributive au bien-être des patients et de converger vers la reconnaissance des compétences et de la capacité d’autonomisation du patient. Cela nous a permis de nous ouvrir à de nombreuses approches comme l’EMDR, la thérapie stratégique et plus récemment la thérapie narrative, et de contribuer à répandre ses approches auprès des professionnels de santé.        <br />
              <br />
        Alain a déployé beaucoup d’énergie pour développer tous ces projets. Il n’a jamais voulu, même s’il est resté longtemps président de l’ARePTA, se transformer en maître à penser et est resté jusqu’à la fin avide des apports des uns et des autres. Notre collaboration lors des différentes formations et forums était étroite, et les partages écrits et oraux, d’une grande richesse, ont permis de construire un enseignement vivant, donnant toute sa place au lien entre hypnose et thérapies brèves. Jusqu’au bout, il est resté un apprenant. Des philosophes comme Wittgenstein mais surtout Spinoza ou Prajnanpad l’ont beaucoup influencé tant dans sa pratique que dans sa vie personnelle et ont contribué à construire cette « hypnose de l’acceptation » qu’Alain aimait transmettre.        <br />
              <br />
        Cet enseignement, il a eu l’occasion de le prodiguer dans de nombreux instituts et universités participant à de nombreux DU (douleur, hypnose...) et aussi lors des forums où ses interventions étaient fort appréciées. Ouvert aux autres et à la différence, il aimait le partage et la confrontation des idées. Il ne manquait jamais un forum de la CFHTB ni l’occasion d’une découverte de la pratique d’un nouvel expert que nous cherchions à inviter dans notre association.        <br />
        Mais derrière l’enseignant, il y avait l’homme pour qui le « devenir sage » était l’enjeu fondamental de l’existence. Il était un repère pour beaucoup d’entre nous. Plein d’humour, il savait stimuler par de douces provocations les personnes en formation à se décaler de leurs positions et à faire de réelles nouvelles expériences. Toujours présent, studieux et attentif à intégrer de nouveaux apports dans sa pratique, il a grandi dans son métier de thérapeute en parallèle de son métier d’homme. Il pensait profondément que toute croissance existentielle implique de ne pas s’enfermer dans la position du « Sachant ».        <br />
              <br />
        C’est peut-être l’art de la navigation qui l’a amené à être ce capitaine serein à la barre du bateau ARePTA. Il n’a pas lâché, attendant le moment opportun pour confier à d’autres la conduite du navire. Jusqu’au bout (cet été encore), Alain aura navigué d’île en île sur cet océan qui le faisait rêver et que nous aimons tant. Il s’est éclipsé, entouré ces derniers mois des siens qui l’ont accompagné dans la maladie qu’il a acceptée avec une dignité exceptionnelle. Nos pensées vont vers sa famille et ses proches.        <br />
        Alain était un vrai ami, respectueux, ouvert et très attentif à ses proches. J’ai pu observer sa délicatesse si souvent. Il essayait de rejoindre par sa manière de vivre ce qu’il pensait juste. C’est là une tâche très difficile et je peux dire qu’il l’a pleinement réussie.        <br />
        Alain aimait beaucoup la question miracle que l’on pourrait résumer avec cette formule : Abracadabra ! Delphine Horvilleur (1) nous rappelle qu’en araméen cela se traduit littéralement par « il a fait comme il a dit ». Le verbe crée le changement ! Abracadabra, Alain, dans sa vie.        <br />
       1. Delphine Horvilleur, Vivre avec nos morts, Grasset, 2021.        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Wilfrid MARTINEAU </b></div>
     <div>
      Chef du pôle Psychiatrie et Santé mentale du CHU de Nantes. Formation à l’hypnose, EMDR, TOS, thérapie narrative et thérapie stratégique. Expérience de l’urgence et des situations de crise et du psychotraumatisme. Exercice actuel en psychiatrie de secteur (CMP et unités d’hospitalisation). Formateur au sein de l’ARePTAInstitut Milton Erickson de Nantes. Coordonnateur du DU Hypnose et Communication thérapeutique de la Faculté de médecine de Nantes. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82859807-59384126.jpg?v=1726584829" alt="Abracadabra... «il a fait comme il a dit». Hommage à Alain Vallée de Wilfrid MARTINEAU" title="Abracadabra... «il a fait comme il a dit». Hommage à Alain Vallée de Wilfrid MARTINEAU" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Abracadabra-il-a-fait-comme-il-a-dit-Hommage-a-Alain-Vallee-de-Wilfrid-MARTINEAU_a382.html</link>
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   <title>Petite conversation thérapeutique Virginie LAGRÉE. Hommage à Alain Vallée (1950-2023)</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 16:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82859224-59383579.jpg?v=1726583525" alt="Petite conversation thérapeutique Virginie LAGRÉE. Hommage à Alain Vallée (1950-2023)" title="Petite conversation thérapeutique Virginie LAGRÉE. Hommage à Alain Vallée (1950-2023)" />
     </div>
     <div>
      « Ne pas pleurer ce qui est perdu, aimer non seulement ce que j’ai encore, quoi que ce soit, bon ou mauvais, car cette simple conscience est une preuve de vie. »        <br />
       - Tu te rappelles ce que j’ai écrit ? Tu m’entends ?        <br />
       - Oui, Alain, je t’entends. C’était l’un de tes derniers textos. Mais c’est un peu difficile de ne pas pleurer aujourd’hui...        <br />
       - Imagine que ce soir, après cette journée, tu réussisses à t’endormir et que pendant la nuit, un miracle a lieu... qui fait que tout le chagrin que tu éprouves aujourd’hui s’est envolé... comme ça !        <br />
       - C’est pas possible ça Alain ! Je t’assure... J’ai relu il y a peu l’un des messages que tu m’avais envoyé un jour gris comme celui-ci, tu m’écrivais : « Au-delà des difficultés, je te souhaite de savoir te protéger de tous les monstres de l’imagination, rappelle-toi : Ridiculus s’ils sont présents, Erectus pour les faire grossir si tu crains qu’ils ne viennent. »        <br />
       J’ai beau hurler matin et soir Ridiculus, Erectus, dans tous les sens pour chasser mes peurs, ça ne marche plus depuis que tu n’es plus là.        <br />
       - Qu’est-ce que tu ressens, c’est quoi la sensation qui va avec ton émotion ?        <br />
       - C’est comme un trou, un énorme trou qui fait mal.        <br />
       - Et où ça se situe ?        <br />
       - Dans mon coeur, oui c’est ça, j’ai un trou dans le coeur.        <br />
       - Pose ta main dessus, laisse la sensation s’écouler, et répète « j’accepte ».        <br />
       - J’arrive pas, je te promets.        <br />
       - Bon alors, essaie de faire venir un bon souvenir.        <br />
       - Un bon souvenir ? Mais il y en a tellement Alain de bons souvenirs avec toi !Un bon souvenir, c’est le « sang de marin » qui coule dans nos verres à Couëron, c’est le coucher de soleil sur Arz au mouillage lors de notre virée en mer avec Catherine sur « Hippogriffe », c’est les fous rires à Berder, à Biarritz et à Liège, à Lesconil, à Saint-Malo, et aussi pendant tes enseignements à l’ARePTA, c’est nos retrouvailles estivales au Crouesty et le gâteau breton pour nos anniversaires communs chez vous ou chez nous que tu avais baptisé « l’auberge du chat qui pète », tous ces moments joyeux grâce à « la chimie des breuvages et l’alchimie du restant » comme tu disais... Ce sont tes phrases guides, tes messages de soutien, dont j’ai fait des mantras, ton plan de secours pour notre fils dont tu as fait un chapitre dans ton premier livre, ta présence et ton souci inconditionnel de l’autre, ton humour qui ne t’a jamais quitté, pas même dans les instants les plus difficiles, c’est...        <br />
       - OK... OK... reste avec tout ça, garde bien tous ces souvenirs, ça aidera à combler le trou. C’est OK pour toi ?        <br />
       - Bien sûr c’est OK. J’ai eu tellement de chance de les vivre, ces souvenirs seront mes ancrages, mes poussières d’étoiles, comme tu disais, mes poussières de toi... Merci Alain !        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr VIRGINIE LAGRÉE</b></div>
     <div>
      Psychiatre aux Urgences médico-psychologiques du CHU de Nantes et au Service d’accueil familial thérapeutique adultes (SAFT) de Loire- Atlantique. Chargée de cours à l’université au DIU de Suicidologie, au DU de Médecine d’urgence et formation des internes. Vice-présidente de l’ARePTA.       <br />
       Auteure de: <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html">Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82859224-59383704.jpg?v=1726583449" alt="Petite conversation thérapeutique Virginie LAGRÉE. Hommage à Alain Vallée (1950-2023)" title="Petite conversation thérapeutique Virginie LAGRÉE. Hommage à Alain Vallée (1950-2023)" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/82859224-59383579.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Petite-conversation-therapeutique-Virginie-LAGREE-Hommage-a-Alain-Vallee-1950-2023_a381.html</link>
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   <title>Il est parti... Hommage à Alain Vallée (1950-2023). Dr Jacques-Antoine MALAREWICZ.</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 15:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82858767-59383219.jpg?v=1726582134" alt="Il est parti... Hommage à Alain Vallée (1950-2023). Dr Jacques-Antoine MALAREWICZ." title="Il est parti... Hommage à Alain Vallée (1950-2023). Dr Jacques-Antoine MALAREWICZ." />
     </div>
     <div>
      Alain... Il est parti... Nul reproche à lui faire, tant la camarde est imprévisible et injuste pour tous, tant elle peut nous frapper même au plus intime de l’esprit là où, comme lui, travailleur curieux et obstiné de la pensée, il a été rogné par les dents d’un mauvais animal. Un cancer sournois, comme tous les cancers, mais le sien a été particulièrement prompt à la tâche.        <br />
              <br />
       Quand même... ce n’est pas bien...        <br />
              <br />
       La disparition d’Alain longtemps n’occultera pas les souvenirs qu’il me laisse. Souvenirs personnels bien évidemment, souvenirs professionnels et aussi, par bonheur, la trace de moments marqués par l’amitié ; c’est-à-dire, chaleureux et empreints de simplicité... Tout est dit...        <br />
              <br />
       En août dernier, au téléphone, il était resté le séduisant rebelle que je connaissais depuis les années quatre-vingt d’un tout autre siècle. Pestant, en bon connaisseur de ce milieu, contre les incohérences des différents systèmes hospitaliers et contre les hésitations de certains médecins. Il tentait ainsi de calmer, autant que faire se peut, ce qui est parfaitement légitime, les injustices que le destin lui avait infligées à si court terme.        <br />
        Comme cela lui arrivait souvent, je l’ai senti se forger d’autres certitudes que celles qu’il détestait subir. Parfois, il avait également pour réflexe de contester les propos de son interlocuteur, non seulement pour le plaisir de la controverse mais pour sacrifier au besoin beaucoup plus subtil, et pour certains désuet, de la <span style="font-style:italic">disputatio</span>.        <br />
              <br />
       Qu’a-t-il emporté avec lui, outre le tourbillon de ses activités brutalement interrompues ? Ce qui subsiste pour les survivants, à tout prendre, compte peut-être moins que ce qui reste sédimenté dans l’âme du mort.        <br />
              <br />
       En réaction désespérée à une disparition, se dessine dans l’espace mental intime de chacun un puzzle, à la fois incomplet et tragique, qui prétend à l’idéal mais ne fait qu’établir une frontière de plus en plus incertaine avec ce qui n’est plus.        <br />
              <br />
       Ainsi je pourrais, cédant à la facilité, mentionner sa barbe qui est restée pour moi un tantinet gréco-phrygienne, sa voix si particulière qui m’a toujours semblé naturellement modelée pour induire l’hypnose, son regard qui, dans mes souvenirs déformants, avait toutes les limpidités et les bleuités de l’océan – que ses proches me pardonnent les libertés fautives que je prends avec ce qu’ils savent bien mieux de leur époux, de leur père, de leur grand-père.        <br />
              <br />
       En fait, il n’est pas utile de chercher à préciser une esquisse qui restera toujours bien en deçà des incertains souvenirs s’effaçant dans la brume du quotidien.        <br />
        Où est-il parti ? En mer comme il est tentant de l’imaginer, en voyage au-delà de l’horizon dans des rêveries éternelles qu’on ne peut que lui souhaiter, en écriture comme il savait bien le faire, en discussions avec d’autres explorateurs du monde inépuisable de l’âme humaine et de la psychothérapie ?        <br />
        Au sujet d’Alain, il va falloir s’habituer à conjuguer le temps à l’imparfait et aux approximations qu’imposent les souvenirs et les points de suspension, à la nostalgie d’un passé qui s’éloigne cruellement et nous engloutira tous plus ou moins rapidement, aux discrets et implacables tamisages qu’opère, sans les annoncer et les assumer, la mémoire porteuse de trahisons.        <br />
        En Pays nantais, Alain a été l’un des fondateurs de l’ARePTA – un acronyme qui est toujours resté mystérieux pour moi et dont la première lettre annonce, selon toute probabilité, une association. Son audience s’est prolongée bien au-delà. Que ce beau navire puisse continuer à voguer !        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr JACQUES-ANTOINE MALAREWICZ </b></div>
     <div>
      Après avoir été chef de service pendant dix ans à la clinique Dupré de Sceaux, il partage son temps entre son cabinet de consultations, la formation et la supervision de psychothérapeutes, ainsi que de consultants en entreprise. Auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’hypnose ericksonienne et à l’approche systémique.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Dr-Jacques-Antoine-MALAREWICZ_a84.html">En savoir plus sur JACQUES-ANTOINE MALAREWICZ</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/82858767-59383227.jpg?v=1726582052" alt="Il est parti... Hommage à Alain Vallée (1950-2023). Dr Jacques-Antoine MALAREWICZ." title="Il est parti... Hommage à Alain Vallée (1950-2023). Dr Jacques-Antoine MALAREWICZ." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/82858767-59383219.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Il-est-parti-Hommage-a-Alain-Vallee-1950-2023-Dr-Jacques-Antoine-MALAREWICZ_a380.html</link>
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  <item>
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   <title>Conversation d'engagement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 66. Dr Alain VALLÉE</title>
   <pubDate>Sat, 11 Mar 2023 14:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   S’associer à une ressource, à une exception... Quand la « conversation d’engagement », qui associe liberté et souvenir agréable, devient un outil dans le traitement des troubles dissociatifs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/71366276-49733351.jpg?v=1678543194" alt="Conversation d'engagement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 66. Dr Alain VALLÉE" title="Conversation d'engagement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 66. Dr Alain VALLÉE" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelques années que je me suis intéressé aux troubles dissociatifs chers à Pierre Janet. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à penser que l’élément psycho-somatogénétique (accompagnant toute souffrance, toute perturbation psychoaffective et psychosomatique) comporte une grande part de troubles dissociatifs. La thérapie de ceux-ci m’apparaît être le coeur de l’action hypnotique ou/et psychothérapeutique.        <br />
              <br />
       <b>CONVENTIONS DE VOCABULAIRE        <br />
       </b>       <br />
       1. Troubles dissociatifs.        <br />
       Si nous nous reportons au DSM-5, le trouble dissociatif franc est essentiellement mental. D’un autre côté, sa présence est très importante dans ce descriptif en tant que comorbidité. En filigrane, il est possible de décrire des troubles dissociatifs alliant des éléments de dissociation mentale (rumination, obsession idéatoire, sentiment d’étrangeté de dépersonnalisation) à des éléments de dissociation corporelle qui vont regrouper la plupart du temps des éléments d’anesthésie (algique mais aussi anesthésie coenesthésique et épicritique), des éléments moteurs (parésies, troubles du tonus et de la posture, troubles respiratoires notamment diaphragmatiques, etc.), et des éléments relationnels (incapacité à rester en relation durant la séance, difficultés relationnelles diverses).        <br />
              <br />
       2. Expérience longue d’association.        <br />
       Qu’est-ce qu’un moment d’association ? Par exemple, la remémoration de moments d’hypnose ou de méditation, suffisamment intenses pour que la représentation n’en soit possible qu’a posteriori, représente ces moments d’association souvent décrits sous la forme de « se sentir un ».       <br />
              <br />
       3. Moments physiologiques d’association.       <br />
       S’il est rare que de tels moments soient durables, il est fréquent de les reconnaître sous une forme très brève. Comme exemple, je pourrais vous donner le fait de se laisser tomber dans son fauteuil entre deux patients et, juste à ce moment-là, de se sentir récupérer son énergie quasiment immédiatement. Ces moments-là, que nous pourrions qualifier de moments physiologiques d’association, surviennent plutôt dans certains contextes favorisants. Le sentiment de bienêtre, l’absence de conflit, la perception de la bienveillance de l’entourage sont, par exemple, des éléments favorables. Qu’est-ce qu’ont de particulier ces moments-là ? Le plus généralement, un sujet qui se sent bien, qui n’a pas de conflit avec les autres, son système de valeurs ou avec le monde, va pouvoir se reconnaître comme étant l’auteur de ses actions. Il peut se sentir « associé » à ses actions plutôt que de dire : « c’est plus fort que moi, je n’ai pas pu m’empêcher de faire ça », ce que sont amenés à dire la quasitotalité des sujets qui sont soumis au pouvoir de l’émotion. Un sujet peut donc être décrit comme associé à ses actions, c’est-à-dire qu’il se sent libre de les accomplir, qu’elles sont en lien avec ses valeurs préférées, que la con - naissance de cet accomplissement s’accom pagne d’une sensation coenesthésique agréable, et qu’il la juge dans le droit fil de son chemin de vie.       <br />
              <br />
       4. La bonne santé       <br />
       « Le piano » association dé-association : ce type de contexte permet qu’un sujet puisse passer d’une manière très rapide de moments décrits plus haut d’association brève à des moments durant lesquels il n’est plus associé, mais attentif à une action ou un concept ; il est alors dé-associé. Il peut aussi connaître des moments de dissociation souple et réversible, par exemple lors de moments de rêverie. Il est même possible de dire que la normalité est la capacité de passer très facilement de phase de dé-association à des phases de dissociation souple à des phases brèves d’association, qui est le propre de l’équilibre corporel, relationnel et mental.       <br />
              <br />
       5. La mauvaise santé, la souffrance.       <br />
       Vous comprenez que l’immense majorité des personnes qui viennent nous rencontrer souffrent d’être soumises à des comportements dans lesquelles elles ne se reconnaissent pas. Si vous revenez aux conventions de langage ci-dessus, ces personnes présentent des comportements dissociés. En effet, une bonne partie de leur vie peut être décrite comme contrainte, en contradiction avec les valeurs préférées, accompagnée de sensation coenesthésique désagréable et en contradiction avec leur scénario de vie souhaité.        <br />
              <br />
       <b>DU POINT DE VUE THÉRAPEUTIQUE       <br />
       </b>       <br />
       Il apparaît donc intéressant d’aider ces personnes à se sentir plus souvent l’auteur de leur comportement, tant au niveau des sensations que des valeurs, ce qui les amènera à avoir moins souvent besoin de se dissocier car elles resteront plus souvent dans leur « zone de tolérance ». Chacun d’entre vous, s’il est déjà formé à l’hypnose, sait parfaitement faire cela. Si vous amenez cette personne qui se sent tellement mal à pouvoir revivre un bon souvenir agréable, elle va faire l’expérience qu’au moins un moment vécu dans le passé s’est accompli librement, en lien avec ses valeurs, accompagné de sensation corporelle agréable, et dans le droit fil de ce qu’elle souhaitait pour sa vie. L’expérience hypnotique lui a permis de s’associer à ce bon souvenir. Malheureusement, vous avez peut-être remarqué que cette association n’est pas toujours durable, ou bien qu’elle peut rester prisonnière du contexte : « Je sais bien que je peux me sentir bien à la plage ! » En effet, une expérience hypnotique ne permet pas toujours que la régression en âge puisse modifier de façon durable la signification d’un comportement. De surcroît, vous n’avez peut-être pas toujours le temps de faire des séances d’hypnose suffisamment durables pour amener à ce résultat.        <br />
              <br />
       <b>LA CONVERSATION D’ENGAGEMENT        <br />
       </b>       <br />
       Je vais vous proposer un outil, un type de conversation, beaucoup plus rapide pour amener au même résultat : je l’appelle la « conversation d’engagement ». Ce nom vient de la psychologie sociale : Joule et Beauvois parlent de l’engagement dans une décision. Si, par exemple, un acheteur considère que l’acte d’achat a été libre, qu’il considère que la possession du bien envisagé est conforme à ses valeurs, que l’imagination de cette satisfaction s’accompagne d’une sensation corporelle agréable, et ce d’autant plus que cet acte ne sera pas totalement conforme aux habitudes ou bien à ses opinions ordinaires ou bien celle des autres (opposition), il est alors très probable qu’il soit très engagé dans cet acte d’achat, si bien qu’il n’usera probablement pas de sa capacité de rétractation. Il se reconnaîtra dans cette action : il s’associera à elle. Vous êtes tout à fait en droit de me demander quel est le lien entre la thérapie et cette conversation d’engagement. Pourtant, pensez au nombre de fois où vous avez tenté de convaincre un patient que son amélioration était plus réelle qu’il ne le croyait. Combien de fois avez-vous tenté de lui faire accepter un conseil ? Combien de fois avez-vous tenté de lui faire saisir que, s’il était capable de réussite dans tel domaine, il pourrait bien utiliser ses capacités dans un autre domaine ? Bien sûr, vous avez toujours la possibilité d’utiliser l’hypnose dans ce but, et c’est un excellent outil qui, malheureusement, a tendance à prendre un peu trop de temps lorsque nous travaillons avec une exigence de rapidité, c’est-à-dire avec des séances courtes.       <br />
              <br />
        1. Installation de ressources       <br />
        - Thérapeute : « Bonjour ! Avant que nous parlions du problème qui vous amène, j’aimerais que nous fassions connaissance. J’aimerais que vous me racontiez quelques anecdotes de votre vie.        <br />
       Pour commencer, parlez-moi d’un moment à l’occasion duquel vous avez réussi quelque chose d’important pour vous.        <br />
       - Patient : Jusqu’à présent, ce que j’ai réussi de plus important, c’est d’avoir rénové mon appartement.         <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-66-version-Papier_p150.html">Pour lire la suite de l’article et commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°66</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr ALAIN VALLÉE</b></div>
     <div>
      Psychiatre, psychothérapeute, exerce en Loire- Atlantique. Orientation de la pratique : minimalisme. Formateur en hypnose, thérapies brèves et autres, président d’honneur de l’ARePTA Nantes. Auteur du Manuel pratique de thérapie orientée solution. Dialogues et récits, aux éditions Satas.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°66</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/71366276-49733402.jpg?v=1678543313" alt="Conversation d'engagement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 66. Dr Alain VALLÉE" title="Conversation d'engagement. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 66. Dr Alain VALLÉE" />
     </div>
     <div>
      N°66 : Aout / Septembre / Octobre 2022       <br />
              <br />
       N°66 : Aout / Septembre / Octobre 2022       <br />
              <br />
       Dans ce n°66, nous verrons comment aider les personnes qui nous consultent à sortir des effets des histoires dissociatives dans lesquels elles sont enfermées. Le questionnement développé dans les thérapies brèves est une aide essentielle pour rendre possible l’activation des processus de réassociation.       <br />
              <br />
       Edito:       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Approche-strategique-et-acceptation-de-la-solitude-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-n-66-Dr-Julien-BETBEZE_a116.html">Julien Betbèze : Approche stratégique et acceptation de la solitude</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Conversation-d-engagement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-66-Dr-Alain-VALLEE_a352.html">Alain Vallée développe un exemple clinique nous montrant comment la conversation d’engagement ouvre de nouvelles possibilités d’agir chez un sujet présentant un diabète de type 2 et qui ne parvenait pas jusque-là, malgré les risques somatiques, à modifier sa relation à l’alimentation.</a>       <br />
              <br />
       Spécialiste mondialement connu de l’approche stratégique, Giorgio Nardone explique l’importance de différencier trois manifestations différentes de la solitude. Il enseigne comment apprendre à être avec les autres, et le chemin vers l’acceptation de la solitude, acceptation nécessaire pour faire vivre une relation.       <br />
              <br />
       Véronique Cohier-Rahban poursuit sa réflexion sur la prise en charge des enfants soumis aux effets des violences intergénérationnelles. Elle nous montre comment Armel, enfermé dans le rôle « d’enfant problème », va se libérer de son rôle sacrificiel par le questionnement circulaire et la mise en place de relations de coopération dans la famille.       <br />
              <br />
       A travers le cas de Marthe, enfermée dans son monde de détresse et d’inquiétude, Arnaud Zeman décrit comment le thérapeute, en se mettant en lien avec ses ressources relationnelles, accueille ses ressentis corporels et ses affects pour construire un accordage avec un sujet prisonnier de son vécu dissociatif. Cet accordage est le premier pas vers un nouveau positionnement rendant possible le changement.       <br />
              <br />
       Le dossier thématique sur le lien thérapeutique se poursuit avec Karine Ficini qui nous fait part de l’histoire de Daniel, orphelin à l’âge de 4 ans, et dont les étapes de vie sont marquées par le pouvoir du monde abandonnique. Avec l’utilisation des mouvements alternatifs et de questions centrées sur la traduction corporelle de la confiance en soi, elle tisse un nouveau lien humain qui génère une nouvelle action signifiante pour le sujet.       <br />
              <br />
       Bertrand Hénot utilise le questionnement narratif et solutionniste pour aider Louis à modifier son regard sur les services sociaux et sur lui-même, afin de réinvestir son rôle de père et se mettre en chemin pour retrouver la garde de son fils.       <br />
              <br />
       Dans l’espace « Douleur Douceur », Gérard Ostermann nous présente trois articles sur l’apport de l’hypnose en gériatrie.       <br />
              <br />
       Sarah Muller, dans son article sur les conversations hypnotiques en psychogériatrie, nous raconte comment Mme D. qui présente un diagnostic de Démence fronto-temporal, intègre l’Ehpad à 92 ans, suite à une chute, et va bénéficier d’un accompagnement complet à la toilette, effectuée au lit.       <br />
              <br />
       Véronique Treussier-Ravaud expose le cas clinique de Mme L.F. patiente âgée qui souffre de troubles cognitifs sévères. Une séance d’hypnose pendant sa toilette, avec ancrage musical et techniques apaisantes, a pour bout de la réinstaller dans un état de bien-être.       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/HypnoPhonie-De-l-orthophonie-saupoudree-d-hypnose-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-66_a98.html">Blandine Rossi-Bouchet, orthophoniste, nous explique comment elle utilise l’hypnose dans sa pratique quotidienne auprès des personnes âgées.</a>       <br />
              <br />
       Dans la chronique « Bonjour et après », vous trouverez les premières consultations d’Elisabeth qui noie son ennui dans l’alcool. Sophie Cohen utilise le questionnement stratégique et l’hypnose pour aider la patiente à quitter ses tentatives de solution.       <br />
              <br />
       Enfin, Nicolas D’Inca nous livre un article passionnant sur le chamanisme et les animaux de pouvoir pour retrouver les liens au monde vivant.       <br />
              <br />
       Crédit photo Jean-Michel HERIN       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/71366276-49733351.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Conversation-d-engagement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-66-Dr-Alain-VALLEE_a352.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapie-breve.org,2026:rss-41659089</guid>
   <title>Fibromyalgie: Alliance, hypnose et thérapie orientée solution.</title>
   <pubDate>Sat, 11 Jan 2020 22:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sophie TOURNOUËR</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tenter d’exposer ma pratique avec les personnes présentant des troubles fibromyalgiques permet de transmettre quelques principes la sous-tendant. Chaque praticien ayant sa propre manière de faire, il n’y a pas de modèle mais, quelquefois, transmettre une idée peut aider. Dr Alain VALLEE.     <div><b>Psychopathologie fonctionnelle</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/41659089-34949778.jpg?v=1578860666" alt="Fibromyalgie: Alliance, hypnose et thérapie orientée solution." title="Fibromyalgie: Alliance, hypnose et thérapie orientée solution." />
     </div>
     <div>
      Toute description d’un problème doit chercher à le faire décrire et à se représenter comment il fonctionne, indépendamment de la connaissance médicale. Ces patients, plutôt ces patientes, se plaignent principalement de douleurs ou de fatigue, la plupart du temps plutôt l’une que l’autre. Il est important d’avoir cette donnée car il est inutile de parler avec un patient de ce qui le gêne moins. Ensuite, il est utile de rechercher la gêne entraînée par le symptôme. Le travail est souvent impacté, mais aussi la vie personnelle et familiale. Quelle que soit la situation, la personne est touchée dans sa capacité à incarner des valeurs, que ce soit celle de travailleur, de parent, ou bien autre chose. L’exigence sociale actuelle d’épanouissement étant centrée sur le système de valeurs, cette personne qui ne peut plus être une bonne mère ne pourra plus jamais être épanouie et se sentira donc exclue de la normalité sociale. Au-delà des symptômes, la souffrance des maladies chroniques vient de là.       <br />
              <br />
       Face à cela, elle va lutter. Elle va lutter contre la douleur, contre la fatigue. Quelquefois, elle va lutter par l’hyperactivité pour ne plus penser à son problème, ce qui va l’épuiser encore plus. Elle va lutter en utilisant les ressources de la médecine allopathique, mais aussi celles des médecines douces et des guérisseurs. Pour les personnes que je rencontre, ces tentatives se sont faites en vain, ce qui n’est pas une vérité générale. En raison de l’absence de substrat organique, la tendance à se plaindre va être amplifiée et entraîner l’incompréhension et du rejet de la part des proches tout autant que des professionnels. Ceci va renforcer le désir de reconnaissance de la maladie qui, progressivement, va figer la communication sur un mode rigide, augmentant ainsi le rejet. Bien souvent le milieu médical va penser hystérie ou simulation. Peu importe que ce soit dit ou pas : ceci ne fait qu’augmenter la disqualification et le sentiment d’exclusion. Progressivement, celui-ci se construit, renforcé par les conséquences de l’incapacité professionnelle et les anticipations négatives que se font les proches et les employeurs.       <br />
              <br />
       Exclusion des idéaux sociaux, exclusion des projets sociaux professionnels et familiaux, incapacité à se faire comprendre vont progressivement amener le repli avant la phase finale qui est celle de l’abandon de toute lutte. Ce sentiment d’exclusion, cette déception, cette frustration vont s’accompagner, au-delà du syndrome polymyalgique diffus, de sensations coenesthésiques diverses à type d’oppression, de constrictions, que les patientes ont du mal à distinguer des autres sensations corporelles. Néanmoins, elles décrivent les efforts qu’elles font pour mieux respirer ou pour chasser ces sensations, efforts tout autant inutiles et qui ne font que renforcer encore un cercle vicieux corporel. Cette déception est d’autant plus forte que, bien souvent, l’histoire de vie de ces personnes peut se résumer par une attente déçue. Assez souvent, mais pas toujours, ces patientes ont commencé par donner pour être aimées et appréciées. Ceci a fait que les personnes vers lesquelles se tournaient ces demandes ont été amenées à pouvoir abuser de la situation et à demander encore plus, ne faisant qu’entretenir à leur tour le cercle vicieux.       <br />
              <br />
       Ces cercles vicieux de la plainte, du désir de reconnaissance, du désir d’être compris, des sensations corporelles coenesthésiques, vont devenir une prison. La plainte ne fonctionne pas, la reconnaissance n’arrive jamais pas plus que la compréhension, le corps ne s’apaise jamais : au total, le seul fruit de tous les efforts est la déception, la rancœur avant le lâcher- prise dépressif. Ceci m’amène à dire fréquemment que la fibromyalgie est la forme clinique corporelle de la dépression. Au-delà de l’amélioration obtenue par l’hypnose, aider ces personnes nécessitera de bloquer les cercles vicieux de ces tentatives de solutions inefficaces. En effet, l’amélioration peut amener à penser qu’il s’agissait bien de « cinéma » ; elle ne permettra donc pas d’être reconnue, comprise. Surtout, le cercle vicieux de donner plus pour recevoir plus va fonctionner à nouveau et nourrir à nouveau les mêmes conséquences.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Alliance</b></div>
     <div>
      Elle est à construire avant l’hypnose. Elle va se composer de la description des problèmes, de propositions utiles, avant de décrire les tentatives de solution les plus épuisantes. La reformulation de la description précise des symptômes est très importante.       <br />
       - « Si je comprends bien, vous présentez cette maladie qui vous touche particulièrement par la fatigue. Cette fatigue vous empêche de travailler et d’être une bonne professionnelle ; elle vous empêche également d’être une bonne mère et une bonne épouse, ce qui est, si j’ai bien compris, le plus important pour vous et vous amène malgré tous vos efforts à vous sentir exclue, déçue et abandonnée. Est-ce que, ainsi, nous réussissons à décrire assez bien votre problème ?       <br />
       - Oui. »       <br />
              <br />
       <b>Quelques conseils       <br />
       </b>       <br />
       Bloquer un certain nombre de tentatives de solutions inefficaces peut se faire avec des moyens simples. Je fais ces propositions dans la première séance car il me semble qu’elles aident à construire l’alliance par leur simplicité et leur pertinence. Le mot fibromyalgie étant devenu un épouvantail, mieux vaut apprendre à dire : « Je souffre d’une maladie musculaire qui donne de la douleur et de la fatigue. » C’est compréhensible par tout le monde, assimilé intuitivement à des myopathies, ce qui amène beaucoup plus facilement des comportements de compassion et d’aide.       <br />
       Etre malade ne donne aucun droit. Au contraire, l’état de maladie empêche l’entourage de vivre la vie dont il pourrait rêver : la patiente doit donc apprendre à s’excuser. « Excusez-moi, je comprends que je dérange votre vie. » L’absence d’anomalie physique évidente fait que l’entourage va assez rapidement oublier l’état de maladie. C’est une réaction normale : il est de la responsabilité de la patiente de ramener régulièrement cette information sans se sentir incomprise. Ces informations vont généralement diminuer la plainte, la revendication et le sentiment d’isolement. Les membres de l’entourage ont du mal à apprécier la douleur ou la fatigue. S’ils sont informés visuellement par un simple trait sur le bord du tableau- liste de courses, chacun sera immédiatement au courant de l’état de cette femme, même les enfants.       <br />
              <br />
       <b>Comprendre le fonctionnement du problème</b>       <br />
              <br />
       Une fois ces éléments établis, il nous faudra entrer plus avant dans le fonctionnement du problème.       <br />
       - La cœnesthésie. Tout d’abord, la patiente devra apprendre à distinguer entre symptôme et souffrance. Si certaines sont capables de percevoir, à côté de la douleur et de la fatigue, les sensations anxieuses, le meilleur outil sera souvent de proposer la flèche du pire.       <br />
       - « Combien de temps pensez-vous que votre époux va supporter cet état de choses ?       <br />
       - Pas très longtemps, il m’a déjà menacée de partir.       <br />
       - S’il part, quelle sorte de personne allez-vous devenir ?       <br />
       - Ça sera terrible, je ne serai même pas capable de m’occuper des enfants. - Vous vous retrouverez donc toute seule, quasiment sans ressources, dans un logement minable ?        <br />
       - Oui, c’est ça.       <br />
       - Est-ce cela que vous ruminez souvent ?       <br />
       - Oui !       <br />
       - Qu’est-ce que ça vous fait à l’intérieur quand vous voyez tout ça ?       <br />
       - Ça m’oppresse, là !       <br />
       - Si je comprends bien, cette oppression est souvent là ?       <br />
       - Oui.       <br />
       - Dites-moi, s’il n’y avait plus cette sensation et que vous puissiez mieux       <br />
       respirer, est-ce que ça aggraverait la fatigue ?        <br />
       - Non !       <br />
       - A votre avis, est-ce que ça rendrait les choses plus supportables ou moins supportables ?       <br />
       - Plus supportables !       <br />
       - Est-ce que ça serait d’accord que, dans un premier temps, sans oublier ce qui vous amène, nous puissions travailler dans ce sens, simplement rendre les choses plus supportables ? »       <br />
              <br />
       <b>- La métaphore.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-12-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Douleur_p8.html">Pour la suite de l'article de ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Dr Alain Vallée       <br />
       </b>Après une carrière de psychiatre hospitalier, il exerce maintenant comme psychothérapeute. Enseigne l’hypnose et les thérapies brèves dans plusieurs DU ainsi que dans divers instituts français et étrangers. Auteur de nombreux articles et d’un livre paru en 2017 : « Nouveau cours de TOS, dialogues et récits », éditions Satas, Bruxelles. Président de l’AREPTA - Institut Milton Erickson de Nantes.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/41659089-63500756.jpg?v=1752526718" alt="Fibromyalgie: Alliance, hypnose et thérapie orientée solution." title="Fibromyalgie: Alliance, hypnose et thérapie orientée solution." />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-et-fibromyalgie-pourquoi-se-former-en-tant-que-professionnel-de-sante_a304.html">Fibromyalgie et Hypnose, le Rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS) 2025 au sujet des formations</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: «La Douleur»</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/41659089-34949797.jpg?v=1578778292" alt="Fibromyalgie: Alliance, hypnose et thérapie orientée solution." title="Fibromyalgie: Alliance, hypnose et thérapie orientée solution." />
     </div>
     <div>
      Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/De-la-douleur-a-la-douceur_a264.html">Éditorial : De la douleur à la douceur ? M. Arnaud</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Fibromyalgie-Alliance-hypnose-et-therapie-orientee-solution_a265.html">Fibromyalgie. A. Vallée</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Douleurs-traumatiques-Quand-des-mots-apaisent-des-maux_a266.html">Douleurs traumatiques. G. Chaboud</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-et-recherche-L-experience-liegeoise_a267.html">Hypnose et recherche. A. Vanhaudenhuyse et M.-E. Faymonville</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Reeducation-et-hypnose-Avec-l-espoir-comme-allie_a268.html">Rééducation et hypnose. V. Monfort</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-presence-Retrouver-le-patient-la%CC%80-ou%CC%80-il-est_a269.html">La présence. M. Galy</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/126-blessures-de-tennis-paralle-le-avec-la-maladie-en-psychologie-de-la-sante-pour-le-hors-serie-12-de-la-revue-hypnose-et-therapies-breves">Blessures de tennis. V. Dasle</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-douleur-chronique-Le-corps-en-mouvement_a270.html">La douleur chronique. B. Dubos</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Mon-banal-de-la-douleur_a271.html">Mon banal de la douleur. A. Bioy</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Communication-therapeutique-Au-bloc-operatoire-en-salle-d-accouchement_a272.html">Communication thérapeutique. E. Boselli</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Editorial-du-Dr-Philippe-Houssel_a273.html">Éditorial : P. Houssel</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Cesarienne-naturelle_a274.html">Césarienne naturelle. F. Bernard</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Gant-analgesique-Une-technique-de-protection-au-pouvoir-magique_a275.html">Gant analgésique. X. Paqueron</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-hypnose-perioperatoire_a276.html">L’hypnose périopératoire. F. Roelants et C. Watremez</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Soins-dentaires-chez-l-enfant-La-douleur-comme-alliee_a277.html">Soins dentaires chez l’enfant. C. Martin</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Curietherapie-Les-secrets-de-l-hypnose-devoiles-par-l-hypnoanalgesie_a278.html">Curiethérapie. E. Rigal</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/117-hypnose-et-anesthesie-dans-un-service-de-grands-brules-revue-hypnose-et-therapies-breves-florent-hamon">Hypnose et anesthésie. F. Hamon</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Une-conteuse-au-bloc-operatoire-Conte-metaphorique-en-anesthesie_a279.html">Une conteuse au bloc opératoire. A. Khaled</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/124-aux-urgences-moins-de-chimie-un-gain-de-temps-pour-le-hors-serie-12-de-la-revue-hypnose-et-therapies-breves">Aux Urgences. N. Guler et S. Weber</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Pediatrie-dans-un-bloc-operatoire_a280.html">Pédiatrie, dans un bloc opératoire. M. Marchal</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-12-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Douleur_p8.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/41659089-34949778.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Fibromyalgie-Alliance-hypnose-et-therapie-orientee-solution_a265.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapie-breve.org,2026:rss-25593367</guid>
   <title>Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée</title>
   <pubDate>Mon, 17 Sep 2018 16:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sophie TOURNOUËR</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cet article se propose d’amener l’idée que si la thérapie brève ne peut être qu’une forme d’hypnose conversationnelle, l’inverse n’est pas vrai : toute forme d’hypnose conversationnelle ou d’hypnose formelle n’est pas automatiquement de la thérapie brève.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25593367-26796629.jpg?v=1537196895" alt="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" title="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" />
     </div>
     <div>
      Celle-ci a des apports spécifiques et la connaissance de quelques « trucs » n’est pas suffisante. Pourtant, au-delà des spécificités, le chemin du changement est globalement identique. Nous nous limiterons à décrire d’abord les conditions de l’alliance en thérapie brève solutionniste et celles du rapport hypnotique, avant de réfléchir sur les ressorts du changement utilisés dans l’une et l’autre approche. Tout en sachant que la réflexion y trouverait largement matière, nous n’aborderons pas la question des tâches, s’appelleraient-elles autohypnose.       <br />
              <br />
       L’alliance en Thérapie Orientée Solutions : TOS, mais aussi dans toute pratique, il semble bien que les facteurs amplifiant l’alliance thérapeutique soient :       <br />
       - la ratification du problème sous la forme de l’accord sur une description cherchant à donner à la plainte une nouvelle signification ou recadrage destinée à susciter la motivation au changement ;       <br />
       - l’accord sur un objectif commun source de motivation ;       <br />
       - un mandat, synonyme d’engagement des deux parties à mettre tous leurs efforts en jeu dans cette direction.       <br />
       Il est certain que certaines qualités relationnelles comme l’empathie ou simplement la gentillesse ou l’usage délibéré d’une influence bienveillante sont nécessaires.       <br />
              <br />
       L’accord sur une description va se révéler par un changement corporel perceptible par les interlocuteurs. La plainte, quelle qu’elle soit, doit faire la place à un recadrage, un nouveau sens qui, s’il est pertinent, va transformer ce qui était jusque-là un mur infranchissable en une nouvelle situation susceptible de se modifier. Pourtant, il aura été quelquefois nécessaire de pousser le premier niveau de description jusqu’à une intensité dramatique suscitant une crise telle que le patient verra enfin plus clairement ce qu’il souhaite vraiment voir changer, ce qui se fera souvent par l’intermédiaire d’une représentation plus focalisée, épaissie.       <br />
              <br />
       Par exemple, cette personne qui consulte pour un vague sentiment dépressif, source d’un mal à vivre inconsistant et variable, pourra être tellement effrayée par la vision du clochard qu’elle craint de devenir qu’enfin sa motivation à changer va devenir claire et franche : tout sauf ça !       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Objectif</b></div>
     <div>
      La conversation lui permettra peut-être de découvrir qu’à la place de ce futur effrayant, elle préférerait se sentir simplement apaisée, ce qui lui permettrait, par exemple, de pouvoir se poser un moment chaque soir dans le canapé en rentrant du travail. Cette nouvelle image va provoquer un nouveau changement dans les réactions coenesthésiques des interlocuteurs, une légèreté le plus souvent : ce n’est donc que cela qu’il y a à changer !       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mandat</b></div>
     <div>
      Il se provoque alors un changement important du type de relation : le patient devient client pour son changement puisqu’il n’est pas si impossible à atteindre ; le spécialiste devient enfin thérapeute aux yeux du patient puisque la tâche n’est plus herculéenne. « Etes-vous d’accord pour que je vous aide à atteindre cela ? » : un mandat est donné.       <br />
       Les trois piliers ayant été posés, l’alliance est établie pour cette rencontre.       <br />
              <br />
       En hypnose, nous retrouverons avec Milton Erickson des éléments assez proches. Si nous reprenons les travaux de recherche de Dominique Megglé, pour Milton H. Erickson, l’alliance repose sur la ratification, la nécessité et l’objectif.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ratification</b></div>
     <div>
      Le thérapeute accepte d’accueillir la souffrance sans la minimiser ; c’est l’occasion pour lui d’utiliser ses capacités d’empathie pour rentrer dans le monde du patient. Il ne s’agit pas de dire que ça va s’arranger, mais plutôt : « OK, ça a l’air d’être dur pour vous ! » ; c’est aussi faire décrire simplement ce qui amène la personne à consulter en observant soigneusement la communication non verbale pour, éventuellement, la ratifier et en profiter pour induire une transe.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nécessité</b></div>
     <div>
      Mettre en évidence la nécessité, c’est amener le patient à se rendre compte qu’il n’a pas le choix, qu’il doit changer. En effet, quelquefois si l’intention de changer semble présente, elle n’est pas suffisamment intense pour provoquer la bascule.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Objectif</b></div>
     <div>
      L’alliance en hypnose, le but, toujours nécessaire mais souvent implicite, est plutôt la recherche d’une résolution de l’état de tension de la nécessité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dr Alain VALLEE       <br />
       Après une carrière de psychiatre hospitalier, il exerce maintenant comme psychothérapeute. Enseigne l’hypnose et les thérapies brèves dans plusieurs DU ainsi que dans divers instituts français et étrangers. Auteur de nombreux articles et d’un livre à paraître en 2017 : « Nouveau cours de TOS, dialogues et récits », éditions Satas, Bruxelles. Président de l’AREPTA       <br />
       Institut Milton Erickson de Nantes
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25593367-26796901.jpg?v=1537196966" alt="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" title="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25593367-26796973.jpg?v=1537197193" alt="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" title="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25593367-26796629.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Rapport-alliance-et-changement-l-Homonoia-Dr-Alain-Vallee_a249.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapie-breve.org,2026:rss-24218452</guid>
   <title>Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation</title>
   <pubDate>Thu, 02 Aug 2018 00:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sophie TOURNOUËR</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Hypnose. Les fondations du temps Par le Dr Alain VALLÉE, Médecin Psychiatre à Nantes, Président d'honneur de l'AREPTA.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24218452-26139732.jpg?v=1533163860" alt="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" title="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" />
     </div>
     <div>
      Depuis pas mal de temps, je m’enrichis des modes de pensée constructiviste et constructionniste à propos des diverses catégories de la conscience, du temps, de la normalité ou de la pathologie, entre autres.       <br />
              <br />
       Ceci m’a amené à approfondir ma réflexion sur la construction des problèmes, sur la thérapie en général, sur l’alliance thérapeutique et, de plus en plus, sur ce qui se passe dans le creuset de la thérapie. Déjà, dans le passé, j’enseignais combien la théorie psychanalytique n’était qu’une fiction, une métaphore permettant de mettre en place un échafaudage virtuel permettant de rendre compte de ce qui se passait, mais en rien une théorie de l’esprit humain, au plus une théorie de la relation.       <br />
              <br />
       La découverte de l’hypnose et des thérapies brèves n’a pas changé ce point de vue. De plus en plus, je me suis intéressé au système thérapeutique. Pour Steve de Shazer, le système à considérer est composé de la personne en situation de client, de la personne en situation de thérapeute, et de la plainte.       <br />
              <br />
       Rapidement, leur propos va être de changer la plainte en problème. Au fur et à mesure des entretiens, ce système thérapeutique va s’approcher de la solution.       <br />
              <br />
       Je devrais plutôt dire la dissolution du concept [problème – plainte]. Il n’y a donc plus lieu qu’il y ait une relation entre ce quidam qui ne se plaint plus et cet autre quidam qui peut, peut-être, rester thérapeute dans ses rêves, mais certainement plus pour cette autre personne.       <br />
              <br />
       De plus en plus, je me suis intéressé à ce qui se passait dans le moment même de la thérapie et qui faisait que, quelquefois, elle peut se réduire à une seule rencontre. Je ne suis pas le seul : Daniel Stern a écrit un livre sur le moment présent en thérapie, ouvrage passionnant par ailleurs, richement et scientifiquement documenté... Je me rends compte que je ne fais que suivre des chemins largement explorés, mais tant pis !       <br />
              <br />
       J’ai réalisé que les moments les plus thérapeutiques n’étaient pas nécessairement les plus empathiques et chargés d’émotion, mais plutôt des moments plutôt calmes pendant lesquels l’un et l’autre étaient focalisés sur la rencontre ; plus tard, je me suis rendu compte que la condition en était de se réaliser, au sens de se sentir existant, dans le présent de la rencontre. Je me suis donc intéressé aux notions de temps vécu, j’ai interrogé ce que pouvaient en dire les vulgarisateurs de la physique, les thérapeutes, et aussi les philosophes.       <br />
              <br />
       Voilà comment, à l’aide de quelques mots clés sur Internet, j’ai trouvé un livre d’André Comte-Sponville, De l’autre côté du désespoir, sur la pensée d’un gourou indien qui se nommait Swâmi Prajnânpad, décédé en 1974. Cet homme connaissait bien la physique, la psychanalyse et la pensée occidentale, ce qui fait que sa pensée nous est accessible plus facilement. Il se trouve qu’il a eu comme disciples ou élèves un certain nombre de Français, dont le Docteur Leboyer, célèbre gynécologue des années 1970, et aussi Arnaud Desjardins, qui ont contribué à répandre sa pensée en France. Probablement y a-t-il eu ensuite quelques errances de succession avec des dépôts de marques commerciales, par exemple.       <br />
              <br />
       Si Swâmi Prajnânpad n’a jamais écrit de livres, de nombreux disciples, tant indiens que français, ont pratiqué des enregistrements audio de son enseignement et les ont publiés. Bien sûr, certains tirent plus du côté de la philosophie, d’autres tirent plus du côté de la spiritualité, il faut tenir compte de leurs a priori et de leurs préalables.       <br />
              <br />
       Je ne vais pas vous faire un exposé exhaustif de cette pensée qui peut être placée plutôt du côté de la philosophie cynique et stoïcienne, mais en dehors de la tradition allant d’Antisthène à Marc Aurèle, puis à Montaigne ; je ne suis pas assez intelligent pour cela ; je ne peux retenir que ce qui fait « expérience » pour moi et qui s’intègre d’une façon globale dans mon vécu.       <br />
              <br />
       Je m’en tiendrai dans mon propos plutôt à ce que ces lectures m’ont appris et qui m’a aidé dans ma pratique de l’hypnose et des thérapies brèves.       <br />
              <br />
       Tout d’abord, Prajnânpad apporte quelques conceptions psychopathologiques qui me paraissent être intéressantes. Il exprime, mais ce n’est pas nouveau, que l’homme a horreur du déplaisir et de la frustration. De ce fait, comme la plupart du temps, il ne peut pas s’éloigner de la source de la frustration, il va être amené à refuser mentalement cette émotion et à la projeter à l’extérieur.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, cette projection va augmenter l’attente vis-à-vis des humains « cause » de la frustration, ce qui va augmenter en retour la frustration, et donc la projection qui va augmenter et finir par construire un écran entre le sujet et le monde tel qu’il est. Beaucoup de nos comportements que nous croyons libres ne sont que des réactions par rapport à la perception de cette projection, dont l’inadéquation est à la source d’une majoration de l’émotion ressentie corporellement.       <br />
              <br />
       Prajnânpad explique qu’il y a plusieurs niveaux d’émotion). Lorsque l’homme voit le monde tel qu’il est, il se sent calme, apathique au sens étymologique ; il peut alors avoir des sentiments qui l’amènent à pouvoir avoir une action délibérée. Pensez à la différence entre l’émotion de peur qui ne nous permet comme réponses que la sidération, et la fuite et le sen timent de danger qui va nous permettre tout un éventail de stratégies possibles d’adaptation. L’inadaptation de la réaction va faire surgir une émotion qui va être augmentée par l’inhibition comportementale suscitée par l’inefficacité des solutions.       <br />
              <br />
       Prajnânpad souligne que, justement à cause de cela, toute perception corporelle d’émotion, qu’elle soit positive ou négative, nous informe sur le fait que nous ne voyons pas le monde tel qu’il est, que nous sommes dans l’erreur. Pensez à une émotion dite positive telle que la joie. Vous remarquerez qu’en dehors du sentiment de joie calme, l’euphorie n’est pas sans danger dans n’importe quel contexte. Elle nous entraîne à faire confiance à tout le monde et, de ce fait, la sagesse sociale nous amène à ne l’exprimer que dans des contextes de sécurité. Pour lui, la seule façon de retrouver ce calme qui permet l’action déterminée est de laisser s’écouler l’émotion. Une fois qu’elle s’est exprimée, le sujet n’est plus contraint par le cycle projection- réaction. Faudrait-il réhabiliter la catharsis, l’abréaction, et donner raison à certains hypnothérapeutes ?       <br />
              <br />
       C’est ce qu’ont fait bon nombre de ses disciples français avec la pratique des lyings (setting para-analytique), quelquefois assez proches des thérapies genre « cri primal ». En fait, j’ai trouvé dans plusieurs écrits, notamment à l’intention de ses disciples indiens, que c’était essentiellement la composante corporelle de l’émotion qui avait besoin de s’exprimer, de suivre son cours, d’être acceptée, comme si toute émotion avait, d’une part, un versant corporel et, d’autre part, attachées à lui, une opinion, une désignation, une étiquette liée au social… Ce simple travail d’acceptation de la sensation de l’émotion va amener la personne à avoir le sentiment d’un écoulement, d’une remise en fluidité qui va rendre évanescente la désignation. Comment parler d’angoisse si cette désignation n’est plus nourrie par une sensation corporelle ?       <br />
              <br />
       La sensation diffuse, le plus souvent de calme, qui va remplacer cette sensation d’émotion, va amener la personne à être de plus en plus dans l’instant présent, à voir le monde tel qu’il est, et à pouvoir voir clairement l’action utile et nécessaire qu’elle peut avoir à accomplir. La seule réalité sur laquelle nous pouvons agir, c’est ce qui est présent, ici et maintenant.       <br />
              <br />
       Cette exploration de l’instant présent nous amène à nous rendre compte que l’instant présent est conceptuel et dépourvu de qualificatifs. Si je dis « la fleur », vous avez assez facilement accès à un concept de fleur. Si je dis « la belle fleur » ou bien « la fleur jaune », vous êtes amenés, d’une façon ou d’une autre, à vous souvenir d’une belle fleur pour essayer de savoir de quoi je parle, ou bien, de la même façon, à vous souvenir d’une fleur jaune. Bref, pour pouvoir qualifier quelque chose, vous êtes contraints d’explorer vos souvenirs, de rechercher- créer un passé et donc, de quitter le moment présent.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      Au-delà de la technique… L’intuition ? Par Patrick Bellet.        <br />
              <br />
       “L’intuition peut-elle s’apprendre ?“ Par Aurélie Mainguet.        <br />
              <br />
       “Qui influence qui ? La relation thérapeutique revisitée. Par Irène Bouaziz.        <br />
              <br />
       “Entre observation et perception“. Par Sylvie Le Pelletier-Beaufond.        <br />
              <br />
       “Justin et l’engin magique“. Par Marie-Odile Soucaze des Soucaze.        <br />
              <br />
       “Hypnose du présent, hypnose de l’acceptation“. Par Alain Vallée.        <br />
              <br />
       “Hyperesthésie somnambulique, à propos d’un article de Bergson“. Par Bertrand Méheust.        <br />
              <br />
       “De l’intuition à la lucidité“. Par Djohar Si Ahmed.        <br />
              <br />
       “Le sens interne“. Par Bertrand Méheust. “Consultation du lundi 1er février 2010“. Par Claude Virot.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-4-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Intuition-et-Strategie_p62.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24218452-26139738.jpg?v=1533163764" alt="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" title="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" />
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      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24218452-26139732.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-du-present-hypnose-de-l-acceptation_a150.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapie-breve.org,2026:rss-24182906</guid>
   <title>Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base.</title>
   <pubDate>Tue, 31 Jul 2018 22:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sophie TOURNOUËR</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par le Dr Alain VALLÉE, Psychiatre à Nantes Revue Hypnose & Thérapies Brèves, Hors-Série n°2     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24182906-26118186.jpg?v=1533068352" alt="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." title="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." />
     </div>
     <div>
      De la même façon que, dans la fiction de Saint-Exupéry, le renard demandait au petit prince de l'apprivoiser avant de pouvoir jouer, la relation thérapeutique demande un apprivoisement. Comment faire ?       <br />
              <br />
       Le thérapeute peut augmenter la confiance du patient dans la thérapie en créant une bonne alliance qui va amplifier l’anticipation d’un bon résultat. Il peut aussi changer le sens, la perspective du problème, en lui montrant, par exemple, la relativité de ce qui le préoccupe. Il peut lui montrer aussi que l’objectif qu’il cherche à atteindre est beaucoup plus modeste qu’il ne le pensait. Bref, le thérapeute va tenter d’amener le patient sur un nouveau terrain où il va être plus facile de gérer la difficulté.       <br />
              <br />
       « Veux-tu jouer avec moi ? »… « On dirait que... » disent les enfants avant d’entrer dans le monde magique d’un jeu accepté par les protagonistes. Peut-être que la thérapie n’est que cela, un jeu de langage, disent certains.       <br />
              <br />
       Quelles sont les idées que je souhaite exprimer dans cet article ?       <br />
              <br />
       Je souhaite transmettre l’idée, que le champ d’intervention de l’hypnose et des thérapies brèves, orientées sur le problème ou orientées sur la solution, est en réalité très proche. Les unes et les autres pratiques nécessitent de créer un nouvel espace virtuel, tranquille et magique, un espace de jeu, au sein duquel les opérations de négociation du changement vont avoir lieu. L’opération fondatrice de cet espace est l’alliance thérapeutique, du transfert, diraient certains, va permettre l’acceptation collaborative de la possibilité du changement.       <br />
              <br />
       Le recadrage, dont l’acceptation va être un puissant facteur d’alliance, permettra de rendre le changement plus accessible. L’opérateur du changement sera dans tous les cas, qu’il s’agisse d’hypnose ou d’autres thérapies, une expérience émotionnelle correctrice, inductrice de changements comportementaux et cognitifs. Qu’elle se produise d’une façon imaginaire, puis réelle, dans le cadre de l’hypnose, ou bien de façon réelle, puis imaginaire, dans le cadre des prescriptions et tâches des thérapies brèves ou stratégiques ; je reste toujours émerveillé par cette transformation. Ce qui n’est, au départ, qu’une suggestion se mue en expérience émotionnelle et comportementale correctrice et qu’elle puisse ancrer la possibilité du changement et l’inaugurer tout simplement parce que le thérapeute et le patient auront co-créé un espace « magique » dans lequel les mots, les émotions, les représentations ont le pouvoir de tracer de nouvelles cartes et de nouvelles réalités.       <br />
              <br />
       Ces thèmes sont au cœur des questions que pose la découverte et l’apprentissage de l’hypnose et des thérapies brèves.       <br />
              <br />
       Souvent, savoir créer l’alliance, savoir recadrer une plainte, savoir négocier un objectif, savoir permettre une expérience émotionnelle correctrice, sont des savoir-faire qui apparaissent aux débutants comme étant des pratiques bien difficiles dont la maîtrise est réservée à quelques «génies».       <br />
              <br />
       En réalité, tout ceci n’est pas si inabordable, peut relever de l’apprentissage technique et de l’entraînement plutôt que du génie, et est accessible même à des êtres humains ordinaires, à la condition qu’ils soient de bonne volonté et déjà sensibles à l’enrichissement qu’apporte la relation à l’autre.       <br />
              <br />
       Je me permettrai donc d’aborder ici quelques idées concernant la construction de l’alliance thérapeutique, la construction d’un recadrage, en laissant de côté la construction des expériences émotionnelles correctrices, que ce soit dans l’hypnose ou les thérapies brèves.       <br />
              <br />
       <b>L’ALLIANCE « THERAPEUTIQUE »</b>       <br />
              <br />
       C’est en lisant le livre : « Le client, héros de la thérapie » de Barry Duncan et Scott Miller que j’ai mieux compris la façon dont la qualité de l’alliance thérapeutique était fondamentale en psychothérapie. Je parle là de toutes les psychothérapies, qu’il s’agisse de la psychanalyse, de l’hypnose, des thérapies brèves, des thérapies comportementales, cognitives et de toutes les autres formes passées, présentes et futures des relations d’aide.       <br />
              <br />
       En rassemblant les principaux résultats des chercheurs dans le monde autour du sujet de l’évaluation de la thérapie, Miller arrive à la conclusion que les résultats d’une thérapie sont liés pour 40 % à des facteurs liés au client, à 30 % à la qualité la relation avec le thérapeute, à 15 % aux espoirs et aux attentes du patient ; reste seulement 15 % pour la technique quel que soit le modèle.       <br />
              <br />
       Les facteurs liés au patient regroupent globalement tout ce que nous appelons les ressources, qu’il s’agisse des expériences positives passées, des valeurs ou bien des ressources du contexte. La qualité de la relation, ce que nous pouvons appeler aussi l’alliance thérapeutique est l’évaluation par le patient de la qualité du partenariat avec le thérapeute. Bien sûr, l’alliance n’est pas naturelle et il apparaît essentiel que le thérapeute sache aider à construire la meilleure relation et, ce qui est le plus difficile, à la maintenir sans perdre le patient, même si c’est pour continuer à avoir raison.       <br />
              <br />
       Les attentes sont, bien sûr, très liées à la vogue médiatique de telle ou telle thérapie ou bien à la séduction que tel ou tel modèle opère auprès du patient. Mais l’attente, c’est également celle que saura créer le thérapeute en permettant par exemple l’anticipation. Dans tous les cas, pensez à la puissance de l’effet Pygmalion et ne le négligez pas ...       <br />
              <br />
       Quant à la technique psychothérapique elle-même, il est finalement très réjouissant de se rendre compte qu’elle n’est pas si essentielle, qu’il n’y a pas de modèle qui justifie de se battre et de créer des chapelles d’exclusion. Nous connaissons tous de bons psychanalystes, de bons thérapeutes de tous horizons, nous en connaissons même certains qui nous semblent très mauvais et qui aident positivement leurs patients contre nos attentes. Je ne veux pas dire qu’il faille pour autant mépriser la technique qui sous-tend très souvent une représentation de la relation, voire du monde, très utile pour une bonne qualité de relation. Surtout, elle permet au thérapeute de se sentir à l’aise dans la relation grâce à cet outil ; j’aurai donc tendance à penser qu’il vaut mieux avoir de très nombreux outils dans sa boîte pour mieux répondre aux attentes du patient et permettre au thérapeute de continuer à se sentir confortable en toutes situations.       <br />
              <br />
       <b>QUELS SONT LES PRINCIPAUX OUTILS D’ALLIANCE ?</b>       <br />
              <br />
       La position du thérapeute : son confort physique et mental.       <br />
              <br />
       L’écoute : savoir utiliser les mots et formules du patient.       <br />
              <br />
       Savoir poser des questions en lien avec la réponse précédente du patient pour lui montrer qu’on l’écoute vraiment.       <br />
              <br />
       Savoir appréhender la position imaginaire du patient, souvent en obtenant une comparaison ou une métaphore de sa représentation de lui-même en relation à un contexte. Grâce à cela, le thérapeute va pouvoir appréhender les émotions du patient et pouvoir comprendre le monde de celui-ci, donc pouvoir percevoir ses besoins qui sont quelquefois tellement éloignés de ce que le thérapeute s’imaginait.       <br />
              <br />
       Écouter et accepter les théories du patient sur : ce qui lui arrive et donc laisser tomber celles du thérapeute ; sa conception du chemin de changement, qu’il passe par le médicament, l’hospitalisation ou bien par l’idée qu’il a de devoir revisiter son histoire au passé (psychanalyse) ou au présent (EMDR - HTSMA) ; ce qui marche et qu’il convient de continuer de faire (les solutions existantes donnent le style de la thérapie). Définir l’objectif de la thérapie qui est celui du patient et non pas celui du thérapeute, en repérant et en tenant compte des objectifs des tiers, qu’il s’agisse d’individus, de groupes ou bien de représentations sociales et culturelles.       <br />
              <br />
       Reformuler en termes positifs : « Si je comprends bien » ; n’oubliez pas que la reformulation donne l’occasion au thérapeute de sélectionner dans les dires du patient ce qui va être utile au message qu’il souhaite faire passer et que c’est donc un outil puissant pour introduire les recadrages tout en construisant l’alliance.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24182906-26118218.jpg?v=1533068538" alt="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." title="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." />
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      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24182906-26118186.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Therapie-alliance-et-recadrage-des-outils-de-base_a142.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapie-breve.org,2026:rss-22844613</guid>
   <title>Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 15</title>
   <pubDate>Fri, 08 Jun 2018 01:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Florent Hamon</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Abstracts de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N° 15 Novembre/Décembre 2009 Janvier 2010     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22844613-25369488.jpg?v=1528414805" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 15" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 15" />
     </div>
     <div>
      <b>“Une expérience de pensée“. Editorial du Dr Patrick Bellet, rédacteur en chef.</b>       <br />
       Ou comment une démarche intellectuelle subjective, l’hypnose, conduit à la compréhension nouvelle d’une situation pathologique et obtient des effets thérapeutiques tangibles. Empirique, l’expérience de pensée est aussi au coeur de la recherche scientifique et ne se substitue pas à l’expérimentation pratique.       <br />
       Nombre de découvertes majeures sont le produit d’expériences de pensée de grands esprits de la physique ou de la chimie tels que Galilée, Einstein ou Kekulé. Loin de prétendre à d’aussi importantes découvertes, l’hypnose est un exemple particulièrement riche de ce type d’expérience. En cours de séance, la singularité de l’imagination immédiate révélera, souvent, des solutions inédites et reproductibles.       <br />
              <br />
       Nous sommes là devant un phénomène de création de la réalité pour accéder à celle de la pathologie.       <br />
       Le changement commence. En effet, combien de pathologies nous surprennent, et les patients en tout premier lieu ; qualifiées selon la culture de l’observateur d’irrationnelles, d’essentielles, d’idiopathiques, voire de simulations ou autres fumisteries. Alors, comment prendre en considération cette part d’humanité qui n’entre pas dans les syndromes connus ou les sémiologies bien établies ? Nos études nous apprennent la « conduite à tenir devant tel ou tel tableau clinique », au mieux vis-à-vis d’un patient, très rarement à parler, converser avec une personne, temporairement ou définitivement porteuse d’une maladie.       <br />
              <br />
       <b>“La stratégie : une question de travail et d'intuition“.</b>       <br />
       Le Dr Dominique Megglé présente, avec son humour décapant, ce qui selon lui est la bonne tactique pour devenir un stratège.       <br />
       Avec humour, Dominique Megglé nous présente sa stratégie pour ne pas tomber dans les embuscades de la tactique.       <br />
       Hypnose Normale, Pathologique et Thérapeutique       <br />
       L’hypnose n’est pas une théorie psychologique de plus sur le marché des psychothérapies. Elle n’est pas une théorie. Elle n’est pas non plus une thérapie. C’est pourquoi elle n’a ni indications ni contre-indications. Le fonctionnement hypnotique est simplement physiologique. C’est le fonctionnement de l’être humain dans ses relations avec lui-même et avec les autres. Les échanges que l’être humain a avec lui-même démontrent sa profondeur personnelle. Simultanément, cette profondeur personnelle se nourrit des échanges qu’il a avec les autres, qui lui sont également vitaux.       <br />
              <br />
               <br />
       <b>“Ose l'hypnose“.</b>       <br />
       Le témoignage émouvant et engagé de Martine Quintard, IADE et hypnothérapeute débutante, dans la lutte contre la douleur et l'accompagnement jusqu'au dernier souffle.       <br />
       Arrêt sur Image: Il est huit heures ce matin-là et je prends la relève dans le secteur du déchocage des urgences. Par la fenêtre qui donne sur un micocoulier centenaire, j’aperçois le soleil qui brille dans un ciel bleu azur, un bleu pur, sans nuages. Depuis ce jour, le ciel n’a jamais été aussi bleu et aussi pur… J’entre dans le box 2 du déchocage où Mr R. a été admis pour une détresse respiratoire dans le cadre d’une néoplasie pulmonaire en stade terminal. Mr R., la quarantaine, est attaché en position demi-assise dans son lit et est dans un état d’agitation très important dû aux difficultés respiratoires. Mr R. « cherche son air ». Je le salue et me présente à lui, je sens son regard qui m’accroche, qui me supplie, qui m’invite…       <br />
              <br />
               <br />
       <b>“Autant en importe l'avant“.</b>       <br />
       Quand le Dr Frank Garden-Brèche explore des dimensions temporelles qui se télescopent et ouvrent sur des orientations inattendues.       <br />
       L’histoire se déroule en des temps… temps à venir, temps prochains, temps futurs… temps où tout a changé bien sûr… temps où il y a tout à changer aussi… De la clepsydre à l’horloge atomique, de la seconde de l’instant au futur incertain, il nous fascine. Il me fascine depuis longtemps justement. Le besoin de cet article, comme une nécessité, rôde dans mon esprit (droit ou gauche ?) depuis une vingtaine d’années…       <br />
              <br />
               <br />
       <b>“Toujours plus en moins“. Comment briser avec l'hypnose le cercle vicieux des addictions que sont l'alcoolisme et la toxicomanie ?</b>       <br />
       Le Dr Mohamed-Faouzi Kammoun nous livre son expérience.       <br />
       L’addiction est un ensemble de pathologies caractérisées par une problématique d’assuétude ou de dépendance mettant en jeu le corps sur le mode de l’incorporation. L’alcoolisme et la toxicomanie représentent de loin les addictions les plus fréquentes.       <br />
       Deux points sont essentiels dans la prise en charge des addictions : la séparation ou le sevrage du produit et la consolidation du sevrage ou l’évitement des rechutes. La majorité des rechutes semble se produire dans les six premiers mois de la prise en charge. Au-delà de ce délai, les résultats sont relativement stables. La rechute ou la récidive constitue en elle-même un moment particulièrement important dans la trajectoire de soin. Elle nécessite une prise en charge personnalisée à la problématique du sujet et à sa relation avec la substance active.       <br />
              <br />
              <br />
       Rubriques :       <br />
              <br />
       <b>Rubrique &quot;Grands praticiens&quot;, le Dr Alain Vallée présente Jacques-Antoine Malarewicz.</b>       <br />
       Voilà un homme qui ne laisse pas grand monde indifférent. Beaucoup d’entre nous connaissent le personnage élégant, manifestant son goût pour l’esthétique, les beaux objets. Beaucoup ont déjà apprécié son exceptionnel talent de conférencier. Nombreux, parmi ceux qui l’ont approché en formation, connaissent aussi son goût pour les objets bizarres, que ce soit un tire-bouchon étrange qu’il tend à un convive ou bien un superbe caillou tentateur qui ne pèse quasiment rien en réalité. « Ne prenez pas les choses pour ce qu’elles semblent être », semble-t-il nous dire…       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Rubrique &quot;Références&quot;, “Le secret de Mesmer“. Nous nous devions d'étudier l'apport du pionnier des pionniers que fut Franz-Anton Mesmer.</b>       <br />
       Enfin une rubrique consacrée au précurseur que fut Mesmer. Personnage complexe, orgueilleux, méfiant, procédurier, mais aussi et pour nous surtout pionnier génial. Ses qualités d'observation et de musicien contribuèrent à faire de lui l'inventeur des thérapies de groupe, de la musico-thérapie grâce à Mozart dont il sera un mécène, ainsi que des traitements gratuits d'urgence par la magnétisation d'arbres sur les avenues ! Selon lui la transmission du magnétisme animal ne pouvait s'adresser qu'à une élite, de surcroît argentée. Mais cet enseignement s'est toujours auréolé d'un mystère, d'un secret. C'est de cette partie dissimulée dont traite le texte qui suit, extrait de la remarquable étude &quot;Mesmer et son secret&quot; du Dr Jean Vinchon publiée en 1936. Dr Patrick Bellet       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Et une nouvelle rubrique &quot;Hypno-philo&quot; de 2 pages toniques et pratiques, animée par le Dr Thierry Servillat.</b>       <br />
       Quelques minutes de suspension, quelques instants de réflexion. Un thème large, un exercice court d’application. C’est hypno-philo. Une nouvelle rubrique confiée à Thierry Servillat.       <br />
       Le travail de nombreux philosophes contemporains peut nous intéresser, praticiens et/ou usagers de l’hypnose et des thérapies brèves. D’autant plus que celui-ci s’accompagne souvent de propositions d’exercices concrets       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Rubrique “Quiproquo, malentendu et incommunicabilité“ : le psychiatre Stefano Colombo explique pourquoi les cnidaires donnent de l’urticaire.</b>       <br />
       Avez-vous, vous aussi, un faible pour l’un ou l’autre chiffre ? Moi c’est, entre autres, le 7. Vous insinuez que c’est une passion, eh bien je vous le dis : c’est une faiblesse. Sinon d’où viendrait l’expression « avoir un faible » ?       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Rubrique “Exposition“ :</b>       <br />
       le compte-rendu de « Ruines et mémoire », travail artistique d’Anne et Patrick Poirier, donne enfin à François René Chardon, notre chroniqueur, l’occasion de répondre à une question que personne ne se pose : à quoi bon consacrer une chronique aux expositions dans la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves ?       <br />
       A quelques kilomètres d’Avignon, l’Isle-sur-la-Sorgue, petite bourgade du comtat venaissin, est devenue depuis une trentaine d’années un centre international de la brocante.       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Rubrique “Recettes et merveilles“. Joëlle Mignot : “ Miettes…“ Et la métaphore de la fragilité.</b>       <br />
       Qui n’a pas un jour mouillé son doigt pour ramasser quelques petites particules de pain égrainées près d’une assiette au hasard d’un repas ?       <br />
       Comme pour ne rien perdre, tout garder ou alors tout nettoyer, faire place nette, comme on dit… Ce n’est rien une miette, mais c’est plus qu’une poussière. Elle tombe et elle reste. À la fois fragile et volatile, presque invisible, elle fait partie des reliefs du partage. Elle fait trace. Elle dérange aussi.       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Rubrique “Congrès et conférences“. Christine Guilloux évoque la Brief Therapy Conference de San Diego et ses interrogations sur les systèmes de santé.</b>       <br />
       Banques qui périclitent, maisons abandonnées, en décrépitude, familles à la rue... L’Amérique se dit en crise, clame sa crise haut et fort en cale sèche de mises en oeuvre et recherche des solutions. Un nouveau président pour sortir du marasme ? Des réformes sociales ? Des guerres moins coûteuses ? Des incitations à la consommation plus modérées ? San Diego accueille le Congrès de Thérapie Brève sans trémolo dans la voix. Quelque neuf cents participants à s’interroger, à rechercher des solutions « qui durent ». Mais lesquelles ?       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Les psychothérapies : approche plurielle.</b>       <br />
       Alain Deneux, François-Xavier Poudat, Thierry Servillat, Jean-Luc Vénisse. Masson       <br />
       Les pratiques psychothérapiques se sont multipliées au cours des dernières décennies. On dénombre actuellement dans le monde près de 400 types de psychothérapies. Cette diversité peut entretenir un flou croissant de ces approches avec un risque d’amalgame ou de repli sur telle ou telle référence exclusive. Afin d’éviter ce risque et d’orienter les étudiants et les thérapeutes, ce livre propose de présenter les principaux courants psychothérapiques ; psychanalytiques, cognitivocomportemental, systémique et stratégique.       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Le Dr Jean-Claude Espinosa conclut la revue par un édito &quot;En revenant de Nantes...&quot;</b>       <br />
       Alors que je me trouvais confortablement installé dans le TGV qui me ramenait de Nantes (décidément, il semble que le TGV et la SNCF jouent un grand rôle dans l’évolution de la CFHTB !!!), je me surpris à fredonner une chanson que je n’avais plus chantée depuis mon internat lors de fêtes copieusement arrosées et qui évoquait la ville de Nantes. Je n’avais pourtant pas fait usage pendant ce forum de substances plus ou moins euphorisantes. Certes, pendant ces trois jours passés à Nantes, j’avais pu rencontrer un Mathias Sandorf rayonnant, un Jules Verne qui n’avait pas encore laissé pousser sa barbe, un éléphant pas rose et même le descendant d’une illustre famille d’explorateurs des fonds sous-marins qui s’entraînait sur un avion à pédales pour sa prochaine expédition.       <br />
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22844613-25875537.jpg?v=1531489140" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 15" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 15" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/">Pour acheter un numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/22844613-25902140.jpg?v=1531744075" alt="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 15" title="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 15" />
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      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/22844613-25369488.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Revue-Hypnose-Therapies-Breves-15_a69.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves 02</title>
   <pubDate>Thu, 03 May 2018 11:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Florent Hamon</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Abstracts de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue n° 02     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/21946376-24811485.jpg?v=1525340815" alt="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves 02" title="Revue HYPNOSE &amp; Thérapies Brèves 02" />
     </div>
     <div>
      Editorial : Evidences et paradoxes. Quoique ! Dr Patrick Bellet       <br />
       Un aspect méconnu de l’hypnose est sa qualité « transdisciplinaire ». Ce terme à la mode traduit le plus souvent une juxtaposition des compétences plus qu’un véritable échange. Or, il est remarquable d’observer, dans les lieux où la pratique de notre discipline s’exerce, un rare brassage, et j’irai jusqu’à dire métissage professionnel des participants. La tendance actuelle est, quoi qu’en disent les instances qui nous encadrent, à la spécialisation et au découpage millimétré de nos pratiques.       <br />
              <br />
              <br />
       Maîtriser le lâcher prise. Un titre paradoxale pour une démarche paradoxale. Irène Bouaziz       <br />
       Maîtriser le lâcher-prise : un titre paradoxal pour une démarche paradoxale, n'est-ce pas le moins que l’on puisse faire ? Depuis plus de deux mille ans, le paradoxe fascine les hommes parce qu’il défie leur croyance en un univers cohérent. Selon la jolie expression de Paul Watzlawick : « Le paradoxe constitue le talon d’Achille de notre image logique, analytique et rationnelle du monde. »       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-Maitriser-le-Lacher-Prise_a100.html">http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-Maitriser-le-Lacher-Prise_a100.html</a>       <br />
              <br />
              <br />
       Hypnosédation : une nouvelle technique anesthésique. Les questions que posent les patients à leur médecin. Marie-Elisabeth Faymonville.       <br />
       Le magnétisme, l’hypnotisme, l’hypnose, quel que soit le nom qu’on lui donne, est utilisé depuis des siècles pour soulager l’homme. Le pouvoir analgésique de l’hypnose a permis son utilisation en chirurgie avant le développement de l’anesthésie chimique en 1846.       <br />
              <br />
       Voyage au fil de l’eau. Hypnose et fibroscopie bronchique. Michel Nasr       <br />
       La fibroscopie bronchique est un examen peu invasif mais intrusif. Il n’est pas douloureux mais menaçant. Après avoir endormi le nez et le fond de la gorge par un anesthésique local, glisser un tube optique souple par le nez, passer entre les cordes vocales, puis explorer l’ensemble de l’arbre bronchique et réaliser des prélèvements est souvent vécu psychiquement comme traumatisant. Cet examen anxiogène renvoie à la peur d’étouffer, la peur de la douleur et augmente l’appréhension de tousser chez des patients qui ont déjà ces symptômes avant cet examen. Paradoxalement, ce n’est pas la peur du diagnostic qui est au premier plan, mais plutôt l’anticipation de l’étouffement donc une véritable menace de mort. Comme face à toute situation anxiogène, il s’agira dans le travail hypnotique de ramener le patient ici et maintenant dans le temps présent avant d’envisager le geste endoscopique.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Hypnose en pédiatrie hospitalière. La sensibilité comme remède. Marie-Anne Leriche, Maryline Mariotti       <br />
       Les prises en charge sont diverses, allant de l’intervention ponctuelle en urgence lors des gestes invasifs, au suivi en consultation externe pour des enfants douloureux chroniques, en passant par l’accompagnement des enfants en pré et post- opératoire, et également la prise en charge groupale d’enfants migraineux avec l’apprentissage de l’autohypnose.       <br />
              <br />
       Franchir l’abîme avec l’hypnose comme passerelle. Un outil thérapeutique et non une thérapie. Serge Melloul       <br />
       Quand une personne confrontée à une maladie somatique sévère vient me demander de l’aider par des séances d’hypnose, je lui explique, d’abord, que l’hypnose est un outil thérapeutique et non une thérapie. « Le moteur du changement est avant tout en vous », tel est l’un des messages forts adressé, d’emblée, à la personne bloquée dans une situation souvent inextricable qui lui paraît sans issue.       <br />
              <br />
       Apprenez à devenir modeste avec vos patients ! Négociation d’objectifs avec les patients souffrant de douleurs chroniques. Alain Vallée       <br />
       Pourquoi négocier un objectif ? Il paraît évident à beaucoup que ce que le patient veut, c’est avoir moins mal, qu’il est bien connu que l’hypnose est efficace dans la douleur et que, de ce fait, il n’y a pas lieu de se poser la question. S’il est vrai que les techniques hypnotiques sont très efficaces dans la douleur aiguë, l’expérience montre que les choses ne sont pas si évidentes dans le monde de la douleur chronique.       <br />
              <br />
       Rubriques : Les grands praticiens : Milton H. Erickson, l’autohypnose dans les moments critiques de la vie. Ernest Rossi       <br />
       L’UN DES PRINCIPAUX ÉLÈVES D’ERICKSON, ERNEST ROSSI, NOUS OFFRE LÀ UN ENTRETIEN OÙ LES QUALITÉS DU « MAÎTRE DE PHOENIX » SE RÉVÈLENT DÉJÀ PRÉSENTES EN GERME DANS SA JEUNESSE. ERICKSON, À QUI NOUS DEVONS LE RENOUVELLEMENT DES TECHNIQUES D’HYPNOSE, NOUS DONNE DANS CES PAGES UNE LEÇON DE SIMPLICITÉ, UNE LEÇON DE COURAGE ET DE PERSÉVÉRANCE. A PARTIR D’UNE SITUATION DRAMATIQUE, ICI ET MAINTENANT, IL ENTRE EN LUI- MÊME POUR VIVRE PLEINEMENT LA VIE QU’ON LUI ACCORDE, VOIRE QUE LES MÉDECINS LUI CONCÈDENT. CETTE OBSERVATION PRÉCOCE, FINE, INTENSE ET VIVANTE, À MILLE LIEUES DE LA RÉSIGNATION, CONFÈRE À SON TÉMOIGNAGE UNE FORCE QUI GARDE TOUTE SON EXEMPLAIRE ACTUALITÉ.       <br />
       http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-Un-entretien-entre-Milton-Erickson-Ernest-Rossi_a98.html       <br />
              <br />
       Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : L’écoute n’est pas l’entente, si vous voulez… Stefano Colombo.       <br />
       SI VOUS VOULEZ UN BON MOYEN POUR QUE VOTRE INTERLOCUTEUR NE RÉPONDE PAS, NE FASSE RIEN : SOYEZ GENTIL, ÉVENTUELLEMENT DOUCEREUX AVEC JUSTE CE QU’IL FAUT DE DISCRÉTION ET PRÉTENDEZ LUI OBÉIR. A MOINS QUE CE NE SOIT VOUS QUI NE SOUHAITIEZ PAS CHANGER, SI VOUS VOULEZ, SANS POUR AUTANT QU’UN QUIPROQUO, SI VOUS VOULEZ, NE VOUS SOIT IMPUTÉ APRÈS TANT DE PRÉCAUTIONS ORATOIRES, CE SERAIT DE LA MAUVAISE FOI ! L’ÉCOUTE N’EST PAS L’ENTENTE.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Références : James Esdaile, un chirurgien « mesmérien » en Inde. Patrick Bellet       <br />
       S’il est un médecin qui a marqué par son expérience à la fois la chirurgie et l’anesthésie dans l’histoire de la médecine et du magnétisme animal, c’est bien James Esdaile (1808-1859). Son travail en Inde l’a rendu célèbre pour avoir pra- tiqué 261 opérations majeures (amputations de jambe, de bras, de la hanche, hernies étranglées, tumeurs scrotales parasitaires, cancers) sans douleur.       <br />
              <br />
       Congrès et conférences : Les 3e Transervales de Vaison-la-Romaine. Douleur, souffrance et hypnose. Irène Bouaziz, Chantal Gaudin       <br />
       Vaison-la-Romaine, charmante petite ville de Provence connue pour ses ruines gallo-romaines et sa cité médiévale, est aussi un haut lieu de l’hypnose francophone depuis 1987. Y ont vu le jour les dix premiers numéros de Phoenix, première revue d’hypnose francophone, puis, en 1990, l’Institut Milton H. Erickson d’Avignon Provence.       <br />
              <br />
       Notes de lecture : Christine Guilloux       <br />
       Apaiser les souffrances de longue durée par la recherche de sens et l’auto-hypnose. Charles Joussellin.       <br />
       Editions La Méridienne/Desclée de Brouwer, Paris, 2005       <br />
       Lorsque la douleur s’inscrit dans le temps, rude épreuve pour la plupart d’entre nous, elle de- vient un état... état d’esprit permanent : les émotions, les inter- actions sont affectées, « infectées ».       <br />
              <br />
       Humeur : Le bricolage et l’hypnose. Diversité et variabilité des « formes de rituel ». Jean Philippe Zindel       <br />
       Très récemment, le soir, nous nous trouvions réunis chez Patrick Bellet, rédacteur en chef de la présente revue, un petit groupe d’amis censés regarder en paix le match France-Brésil, les yeux rivés sur les pirouettes des talons magiques de Zinédine Zidane, pour nous reposer et nous récompenser de notre travail accompli à l’Université d’été de Vaison-la-Romaine. Quand soudain, pendant la pause, Patrick me demande si je pourrais écrire une sorte d’éditorial pour le prochain numéro, à livrer... le lendemain soir.       <br />
              <br />
              <br />
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      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
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