Défaut et faute: les agents doubles de la dépression. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.




Agents doubles. Le qualificatif fleure bon le film d’espionnage. Il désigne ici les deux maux qui corrompent le psychisme et peuvent conduire à la dépression : le défaut et la faute, entretenant sentiments d’infériorité et de culpabilité. Deux acteurs clandestins, mais tellement humains, dont l’auteur nous décrit les mécanismes et les stratégies thérapeutiques pour « retourner la face cachée de ces deux agents doubles ».
Se pourrait-il que notre psychisme soit infiltré par des agents doubles ? Curieuse hypothèse, provocation peut-être. Et pourtant, le défaut et la faute envahissent la société des hommes et parviennent parfois à les obnubiler. Leur stratégie est simple puisqu’elle consiste à aller flirter avec la conscience de chacun. Avoir une conscience est sans doute le privilège de l’homme mais il paie cher ce privilège. Et si la vulnérabilité à la dépression était le prix à payer de cette spécificité de notre psychisme ?

Le défaut et la faute attaquent notre psychisme parfois de concert, parfois en alternance, mais toujours de façon complémentaire. Ils savent installer au cœur de la conscience deux sentiments qui hantent les hommes : le sentiment de culpabilité et le sentiment d’infériorité. Pourquoi est-ce si fréquent ? Peut-être simplement parce que ces sentiments sont le cœur de notre humanité. Pas d’humanité sans sentiment de culpabilité et sans pardon. Pas de progrès humain sans que l’homme ne glisse dans la comparaison, la compétition et la rivalité avec le risque de s’enfoncer dans le sentiment d’infériorité, en cas d’échec, de désaveu ou de comparaison désavantageuse. Le sentiment de supériorité qui se rencontre parfois n’est que le double inversé du précédent et est érigé comme une défense bien fragile vis-à-vis du doute qui hante tout homme. Alors le défaut et la faute sont bien des agents doubles car ils semblent agir dans l’intérêt de celui qui les vit, en les rendant conscients d’un positionnement visà-vis du monde ou des autres, en référence à une loi ou à un modèle, alors qu’ils peuvent aussi, par cette conscience trop autocentrée, pervertir la relation qu’ils sont censés faire vivre.

Agents doubles, car si leur présence est visible, leur stratégie clandestine est complexe et déterminée par des buts en apparence opposés. Le clinicien doit débusquer les stratagèmes du défaut et de la faute pour inviter le patient à ne pas tomber dans le piège tendu. Alors, en quoi leur face est-elle double ? On perçoit assez vite qu’ils sont les alliés de la dépression et d’ailleurs les patients disent assez souvent : « je me sens coupable » ou « je suis coupable » ou encore « je ne suis pas à la hauteur », « je ne vaux rien ». Ainsi donc est affichée d’emblée la face visible de ces agents comme médiateurs de la dépression.

Mais comment le patient tombe-t-il dans le panneau avec des pensées aussi disqualifiantes qui s’installent en lui sans qu’il se révolte, sans qu’il les critique, voire sans qu’il veuille même les exclure de sa conscience ? Pas si simple, car ces deux sentiments d’infériorité et de culpabilité qui se sont immiscés dans la conscience agissent aussi en flattant l’ego de la victime ou révèlent en négatif ce qu’il recèle au plus profond de chacun. Comment ces sentiments font-ils pour s’emparer de la conscience alors qu’ils ont une mauvaise réputation ?

Le sentiment de culpabilité permet en se chargeant d’une faute, parfois fantasmatique, de façon excessive, de paraître comme une victime qui expie pour un crime, le plus souvent non commis, ou un « péché véniel ». Notre société a enfin pris le parti des victimes, mais cela favorise leur nombre et leur pouvoir. Ce propos semble excessif, mais y a-t-il quelqu’un plus au centre de la scène qu’une victime qui se déclare coupable sans l’être le plus souvent ? A l’extrême, le mélancolique, dans un ultime sursaut pour emporter sa conviction comme celle de ses interlocuteurs, se sent responsable de tous les malheurs de la terre, s’accusant de crimes impossibles. Aucun raisonnement de l’entourage, établi avec une logique ordinaire, ne vient modifier cette responsabilité. C’est au point qu’elle porte en creux l’hubris démesuré du maniaque qui peut tout, sans limite, s’autorisant les plus grands excès.

Bien sûr le sentiment de culpabilité semble lourd à porter. Habituellement les hommes cherchaient à s’en débarrasser en obtenant le pardon d’un proche ou d’un clerc qui le faisait au nom de Dieu. Mais on voit bien que chez les personnes dépressives, le sentiment de culpabilité joue un rôle si important dans leur psychisme qu’il peut paraître indélogeable par des moyens relevant d’un raisonnement ordinaire. Il est impossible d’ébranler leur conviction. C’est pourquoi il sera important d’adopter des stratégies thérapeutiques permettant un recadrage de cette culpabilité pour permettre au patient de s’en décoller, de s’en éloigner honorablement, c’est-à-dire sans perdre son identité narrative, celle que construit sa conscience de lui-même et de son rapport aux autres.

Aujourd’hui, il est plus fréquent de rencontrer des personnes en proie à un sentiment d’infériorité, du moins en apparence. Celui-ci est encore plus insidieux car il n’y a aucune échelle de mesure qui détermine la bonne hauteur à laquelle on se tient vis-à-vis des autres. Cette échelle est porteuse d’infini. De plus les normes changent en permanence selon les époques et les groupes sociaux auxquels on appartient. Les comparaisons n’ont pas de limite, c’est là leur puissance car il est impossible de satisfaire parfaitement une norme. Le delta qui nous sépare éternellement du « meilleur », c’est-à-dire d’une perfection fantasmatique, est d’autant plus douloureux qu’il diminue. Paradoxe de l’effort du perfectionniste bien mal récompensé ! Le piège est là, plus je fais des efforts pour me rapprocher d’un idéal non défini, plus la dépression s’installe, car le but, à mesure qu’il se fait plus proche, devient inatteignable comme un horizon qui s’éloigne à mesure qu’on s’en approche. Plus ce delta – cet écart – est petit, plus sa puissance est destructrice, et c’est là tout le malheur du perfectionniste qui cherche à diminuer sans cesse ce delta sans parvenir à l’effacer.

Mais cette échelle comparative exerce un pouvoir d’attraction terrifiant tellement est importante cette idée d’avoir une valeur comparée à celle des autres, essentielle pour exister car notre sentiment d’appartenance est une nécessité vitale. Les comparaisons fleurissent dès l’enfance : poids de naissance, âge des premières dents, âge de la marche, âge de l’appropriation du langage, puis l’école vient établir des notes, des niveaux, des parallèles.

Mais cela n’est rien car bien vite les comparaisons de cour d’école passent un niveau au-dessus grâce aux réseaux sociaux, moyen infini de comparaison pour les adolescents comme les adultes. La peur de perdre l’appartenance au groupe fait le reste. Quelques remarques, quelques signes de désapprobation sur le Web et c’est l’effondrement. Le sentiment d’infériorité use alors de la classique distorsion cognitive du « tout ou rien»:«si je ne suis pas aimé ou apprécié de tous, c’est que je ne suis pas aimé du tout, c’est que je ne vaux rien ». Face à cette crainte du désamour ou du rejet, la tentation est celle du retrait, de l’abandon. Alors comment ce sentiment agit-il avec autant de force ? Il le fait en s’appuyant sur le doute, propre à chacun à certains moments de l’existence, et sur l’orgueil glissé tel un poison au centre de notre ego.

Pas simple de percevoir en creux, quand on entend « je suis nul », le désir impérieux d’être le meilleur. Et si je ne suis pas le meilleur, autant abandonner, autant renoncer. Mais quand le sujet abandonne, se retire du monde qui s’agite autour de lui, il rentre dans le monde de la dépression où les différents démons ont pris le pouvoir. C’est ainsi que faute et défaut, grâce à ces sentiments pernicieux de culpabilité et d’infériorité, œuvrent comme des agents doubles. La culpabilité et l’infériorité viennent apparemment flatter l’humilité, qualité généralement acceptable, alors que c’est d’orgueil et de toute-puissance dont il s’agit. Sans cet orgueil ou cette ambition, peu lisibles en apparence quand on reçoit des personnes dépressives, faute et défaut perdraient beaucoup de leur emprise et la dépression ne pourrait pas faire son nid dans ces consciences troublées ruminant sans cesse leur faute ou leur incompétence.

Les antidotes existent, heureusement, mais si le patient est trop envahi, prisonnier de ces sentiments, il n’y a plus accès. Et c’est le travail du thérapeute de restaurer ces antidotes. Pour le sentiment de culpabilité, c’est le rachat et l’auto-compassion et d’abord l’idée que nul n’est juge de la faute, pas même le patient. Pour le sentiment d’infériorité, c’est le bannissement de l’échelle de comparaison et du miroir qui nous renvoient en permanence notre infortune (tel le miroir magique de la belle-mère de Blanche-Neige qui cherche toujours à être la plus belle et qui noircit son âme dans cette quête insatiable).
Le travail du thérapeute est de les mettre en évidence d’abord, et c’est une tâche assez facile car l’accord est vite trouvé avec le patient sur ce qui le trouble et alimente son vécu dépressif. Les débusquer et démasquer leurs « agissements » à l’intérieur des consciences est beaucoup moins aisé. Plusieurs approches peuvent être complémentaires. La première est celle du questionnement stratégique qui, par sa forme en alternative, scinde les problèmes et isole les mécanismes jusqu’alors confus.

Giorgio Nardone a beaucoup insisté sur la spécificité de ce questionnement qui permet de donner à chaque question deux alternatives en apparence opposées aboutissant à des réponses qui clarifient le problème présenté par le sujet. Bien sûr toutes les trois ou quatre questions, il est important de faire une synthèse des réponses pour aboutir à un accord commun de la définition du problème, ou du moins de son contexte et de son mode de fonctionnement. C’est un peu comme si chaque réponse était un réducteur de complexité ou, mieux, permettait inéluctablement d’être guidé du vase de l’entonnoir où l’on se noie vers son embouchure. Le recadrage du problème suit qui peut ouvrir sur un changement de perspective propre à faire évoluer les comportements du patient.

Juliette qui s’imagine être une mère dangereuse...

En voici un exemple avec Juliette, jeune maman, scrupuleuse, en proie au doute quelques semaines après la naissance de son bébé et qui s’imagine être une mère dangereuse. Des images violentes surgissent quand elle s’occupe de l’enfant : chute de la table à langer, bras qui lâchent l’enfant, poussette oubliée, pour ne citer que les moins effrayantes. Plus elle veut chasser ces images de son esprit, plus elle les fixe jusqu’à ce qu’elles deviennent envahissantes, quasi permanentes à chaque contact avec son enfant, engendrant un très fort sentiment de culpabilité. Jusque-là elle s’occupait bien de son enfant, mais maintenant elle se trouve dissociée de son fonctionnement de soins ordinaires auprès de son enfant, toute occupée à soigner son cerveau envahi et à faire barrage à ce qu’elle prend moins pour des images que pour des idées signant une agressivité à l’égard du bébé qu’elle n’imaginait pas éprouver.

Voilà le dialogue qui a pu s’en suivre pour lui permettre de sortir de cette impasse.
- Thérapeute : « Quand vous avez cette image devant les yeux, vous l’avez recherchée ou elle s’est imposée ?
- Juliette : Elle s’impose à moi mais je me demande si je ne la produis pas volontairement à chaque fois que je m’approche de Paul.
- Th. : Est-ce que cette image correspond à une pensée intentionnelle ou est-ce plutôt un automatisme de la pensée ?
- Juliette : Non, je ne veux pas de mal à mon bébé mais j’ai peur de lui faire mal.
- Th. : Vous avez peur de lui faire mal volontairement ou par mégarde ?
- Juliette : Par mégarde, j’ai peur d’un oubli, d’une étourderie et aussitôt je vois le pire s’afficher dans mon esprit. Je me sens coupable, ça me fait mal et j’ai envie de confier Paul pour ne lui faire aucun mal.
- Th. : Vous sentez-vous coupable de vos actes ou de vos fantaisies imaginatives ?
- Juliette : Je ne sais pas, sans doute plus de mes actes, mais pourquoi ces images me poursuivent ? Et maintenant, je n’arrive plus à m’occuper de mon bébé...
- Th. : Pensez vous que ces images vous poursuivent d’elles-mêmes ou accentuez-vous leur présence en les pourchassant vous-même, en les guettant ?
- Juliette : Il est possible que je cherche trop à les contrôler, j’ai toujours voulu tout maîtriser.
- Th. : Voulez-vous contrôler vos actes ou vos pensées ?
- Juliette : Mes actes sans doute, mais j’aimerais tant ne plus avoir ces pensées.
- Th. : Si je comprends bien, vous êtes envahie par des images qui surviennent alors que vous soignez votre enfant et ces images vous font peur au point que vous voulez les contrôler, c’est bien ça ?
- Juliette : C’est tout à fait ça. Ça me hante toute la journée.
- Th. : Pensez-vous que cela vous hante à cause de votre nature ou parce que vous cherchez absolument à les contrôler ?
- Juliette : C’est vrai que je veux les contrôler car c’est trop horrible. Vous croyez que je lui veux du mal ?
- Th. : Je crois que plus vous voulez contrôler ces images, plus elles s’imposeront à vous et moins elles vous rendront disponible pour votre bébé.
- Juliette : Mais alors, que dois-je faire ?
- Th. : Les accepter. J’imagine qu’il vous vient de temps à autre d’autres images et pensées vis-à-vis de votre bébé qui sont beaucoup plus aimables.
- Juliette : Oui, heureusement mais c’est comme si celles que je ne veux pas s’imposaient devant les autres.
- Th. : Justement parce que vous les refusez.
- Juliette : Vous voulez vraiment dire que je dois les accepter ?
- Th. : Oui, et même les faire venir et penser aux pires conséquences de ces scénarios d’horreur.
- Juliette : Je ne peux pas faire cela.
- Th. : Il s’agit d’une pure fantaisie imaginative. Le problème c’est que vous n’allez pas au bout de ce que vous craignez et vous évitez la suite. Et plus vous l’évitez, plus elle vous hante. Et maintenant vous évitez votre bébé. Est-ce cela que vous voulez ?
- Juliette : Non, bien sûr.
- Th. : Alors vous allez être attentive à leur survenue, et si elles viennent vous surprendre, vous allez leur consacrer du temps en déroulant le scénario d’horreur jusqu’à son terme sans chercher à vous rassurer avec “non ce n’est pas possible” ou “je ne pourrai jamais”. Après un temps suffisant pour aller au bout de cette fantaisie imaginative, car le pire a un début mais aussi une fin, vous vous occuperez de Paul comme vous savez si bien le faire. »

Mais ce sentiment de culpabilité se double d’un sentiment d’infériorité maintenant que Juliette se croit dangereuse dans les soins qu’elle porte à son enfant. En effet, observant ses amies ou l’éducation qu’elle avait reçue de sa propre mère, Juliette avait toujours pensé, avant d’avoir elle-même un bébé, qu’elle s’efforcerait d’être une meilleure mère. Elle relevait les erreurs éducatives, les manques d’affection de sa mère, et pensait ses amies un peu insuffisantes vis-à-vis de leur enfant. A la naissance de Paul, Juliette était persuadée qu’elle ferait mieux, du moins elle allait s’y efforcer. Mais la fatigue éprouvée après l’accouchement, les premiers pleurs du bébé engendrant les premiers doutes sur sa façon de faire ont ébranlé sa conviction, même si ses intentions étaient toujours aussi généreuses. C’est alors que les premières images horribles étaient apparues. Loin d’être la bonne mère rêvée, elle devenait, à ses propres yeux, un monstre. Elle entrait ainsi dans cette distorsion cognitive si souvent rencontrée dans la dépression : « tout ou rien ». Elle pouvait dire :

- Juliette : « J’aurais tant voulu faire mieux.
- Th. : Faire mieux que ?
- Juliette : Que les autres mamans... mieux que ma mère aussi. Et aujourd’hui je m’aperçois qu’elle est parfaite avec Paul et j’ai honte de moi, de ce que je suis devenue.
- Th. : Un thérapeute anglais a dit cette phrase restée célèbre : “une mère doit être suffisamment bonne”. Croyez-vous qu’il pensait que toutes les mères étaient parfaites ?
- Juliette : Non, sans doute.
- Th. : Les mères sont censées faire de leur mieux avec ce qu’elles sont, avec leur fatigue parfois ou leur lassitude, avec leurs questions aussi. Pensez-vous que les autres mères n’ont
pas de questions, ou pensez vous qu’elles ont toutes les réponses et sont toutes à un niveau inatteignable ?
- Juliette : Elles ont des questions sans doute.
- Th. : Oui, c’est normal. Celles qui s’en sortent font de leur mieux. C’est la définition de la perfection. Je vous invite à l’humilité de cette perfection-là : faire de son mieux, et pour cela vous allez bannir les échelles de comparaison qui vous distraient de l’intérêt que vous portez à Paul. L’important est-il d’être une mère d’exception aux yeux des autres, ou plutôt d’être une mère ajustée aux besoins de votre enfant ?... »

Bien sûr, ce ne sont que des tranches d’échanges qui laissent entrevoir la nature du dialogue susceptible de sortir la personne de son obsession égocentrique de la culpabilité ou de l’infériorité. Les différents messages portés doivent être répétés sous plusieurs formes avant de chasser les sentiments de culpabilité et d’infériorité. Car il faudra réduire l’ambition d’être la meilleure et on ne peut le faire que si le patient est clairement persuadé que cela l’a amené à nourrir sa dépression, sans qu’il le veuille. Une autre approche complémentaire à celle-ci pourrait être l’externalisation du sentiment de culpabilité ou de celui d’infériorité, à l’aide d’un dialogue de type narratif. Il est souvent nécessaire d’associer plusieurs approches tellement cette peur horrible est envahissante et conduit à l’évitement le pire que l’on puisse imaginer : l’évitement de l’enfant qu’on a désiré et que l’on voudrait tant chérir. Cela pourrait faire l’objet d’un second article pour permettre à une saine humilité de se faire jour, moins esclavagiste que ne le sont la faute et le défaut et tout aussi respectable.

Quand la culpabilité n’est pas féconde, c’està-dire qu’elle ne permet ni le changement ni l’ouverture à l’autre, elle facilite simplement le retrait et la déresponsabilisation, sous couvert d’une condamnation fantasmatique. Quand l’humilité apparente est excessive, elle construit un sentiment d’infériorité qui autorise le renoncement et l’abandon. Il s’agit de retourner la face cachée de ces deux agents doubles !

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Dr Wilfrid Martineau

Chef du pôle Psychiatrie et Santé mentale du CHU de Nantes. Formation à l’hypnose, EMDR, TOS, thérapie narrative et thérapie stratégique. Expérience de l’urgence et des situations de crise et du psychotraumatisme. Exercice actuel en psychiatrie de secteur (CMP et unités d’hospitalisation). Formateur au sein de l’ARePTA-Institut Milton Erickson de Nantes. Coordonnateur du DU Hypnose et Communication thérapeutique de la Faculté de médecine de Nantes.

Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79: Nov. / Déc. 2025 / Janv. 2026

DEPRESSION

Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…

8 / Éditorial :
Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze
10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen
12 / Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.
16 / Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux
26 / Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann
32 / Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère
44 / Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond

ESPACE DOULEUR DOUCEUR
50 / Introduction Gérard Ostermann
54 / Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette
62 / L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini
73 / Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber

84 / DOSSIER DÉPRESSION
86 / Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau
96 / Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée

QUIPROQUO
104 / Renoncement S. Colombo, Muhuc

BONJOUR ET APRÈS...


108 / Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen

LES CHAMPS DU POSSIBLE

112 / L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche

CULTURE MONDE
116 / La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond

LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen

124 / ESPACE FORMATIONS

Illustrations: Gabrielle Grimaldi



Rédigé le 26/03/2026 à 16:15 | Lu 14 fois | 0 commentaire(s) modifié le 26/03/2026




- Formateur en Hypnose Médicale, Ericksonienne et EMDR - IMO au CHTIP Collège Hypnose Thérapies… En savoir plus sur cet auteur
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