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  <title>Hypnose Ericksonienne, thérapie brève, EMDR à Paris, Marseille dans le reste du Monde</title>
  <description><![CDATA[Hypnose Thérapeutique, Médicale, Ericksonienne, Thérapies Brèves Orientées Solution, EMDR, IMO sur Paris, Marseille. L'avis de professionnels de santé]]></description>
  <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-14T08:36:00+02:00</dc:date>
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   <title>Une semaine aux urgences psychiatriques.</title>
   <pubDate>Fri, 21 Sep 2018 00:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurence ADJADJ</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dr Virginie Lagrée A propos de quelques outils de thérapie brève… Garder une relation thérapeutique lors d’une rencontre contrainte.     <div><b>Lundi aux urgences…</b></div>
     <div>
      M. L. est amené par la police, il est manifestement très angoissé, instable, il refuse de parler, ne veut pas rester...       <br />
       Je valide. Et j’accepte qu’il déambule rageusement… J’essaie de faire avec ce qu’amène le patient.       <br />
       « J’imagine bien – je ne dis plus“je comprends”pour avoir essuyé plusieurs       <br />
       répliques d’une pertinence indéniable :“vous ne pouvez pas comprendre, vous n’êtes pas à ma place”– que vous n’ayez aucune envie de parler à une inconnue, Monsieur, et je n’ai pas besoin de tout connaître de vous, mais seulement ce que vous pensez que j’ai besoin de savoir pour vous laisser sortir ou vous aider. »       <br />
       Il poursuit. « Ils sont là , ils m’en veulent !...       <br />
       -	Qui ?       <br />
       -	Les hommes du FBI !       <br />
       -	Où ?       <br />
       -	Partout ! Je les entends !       <br />
       -	Mais comment ?       <br />
       -	Ils m’ont mis une puce dans l’oreille quand j’avais 17 ans et depuis ils font des expériences sur moi… je leur sers de cobaye !       <br />
       -	Je vois, on va essayer de vous débarrasser de ces personnes malveillantes,       <br />
       et pour cela il faut d’abord vous mettre à l’abri à l’hôpital et on se charge du reste. (Je tente…)       <br />
       Quelques minutes de négociations encore et il accepte l’hospitalisation.       <br />
       Mon externe me dit alors, surpris : « Vous rentrez dans son délire ?       <br />
       - J’en utilise quelques bribes pour tenter une alliance, valider l’angoisse liée à ce qu’il me décrit, et éviter une hospitalisation sous contrainte qui débuterait par une sédation assortie d’une contention…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mardi...</b></div>
     <div>
      M. M., 26 ans, psychotique, arrive aux urgences suite à une scarification importante ayant nécessité 26 points de suture.       <br />
       Il ne veut pas rester, refuse la consultation qu’il finit par accepter, résigné.       <br />
       Il se montre assez réticent, le discours est pauvre et parasité par ses demandes intempestives de sortie.       <br />
       « Je comprends que vous ayez hâte de sortir M. M., mais pour le moment je ne peux prendre cette décision, tant que vous ne m’aurez pas rassurée sur ce geste qui nous inquiète et pour lequel vous êtes là… J’avoue mon inquiétude.       <br />
              <br />
       - C’est rien ça ! me répond-il, j’voulais pas venir, c’est ma mère qui a appelé les secours, je voulais pas me suicider comme tout le monde semble le croire, je voulais lui montrer que je n’étais pas fou…       <br />
       - Mmmmm… ? attitude non verbale dubitative...       <br />
       -	Ben oui, je lui ai montré que si j’étais fou je ferais ça !       <br />
       -	Et vous l’avez fait !… que peut-elle penser, pensez-vous ?       <br />
       -	Que je le suis ?       <br />
       -	... Est-ce que cela a marché au moins, à quoi verrez-vous qu’elle a compris ?       <br />
       -	Non j’crois pas, non…       <br />
       -	Bon… désolée       <br />
       -	A votre avis, M. M., qu’est-ce qui pourrait lui montrer que vous n’êtes pas fou ?       <br />
       -	Je ne sais pas… De toute façon elle pense que je le suis, elle me le répète,       <br />
       en plus j’ai été hospitalisé sept mois en psy, elle n’arrête pas de me dire que je devrais y retourner !       <br />
       -	Et vous faites des choses graves qui du coup nous inquiètent, inquiètent       <br />
       votre mère et on vous réhospitalise...       <br />
       -	Ben oui, je ne sais pas quoi faire… »       <br />
       Je l’ai finalement laissé rentrer chez lui après l’avoir laissé appeler sa mère en espérant que le fait qu’il ne soit pas hospitalisé puisse le réassurer sur son état de santé et qu’il puisse faire l’expérience qu’il n’est pas « fou ». Il n’est pas dissocié, ni délirant, ni confus, ni suicidaire. La loi du 5 juillet 2011 ne m’autorise donc pas à l’hospitaliser.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mercredi…</b></div>
     <div>
      M. S., 70 ans, a tenté de se pendre dans un contexte de rupture sentimentale. Alors qu’il vient d’apprendre que Madame a un nouveau compagnon, il installe une corde dans son grenier et envoie un message suggestif à son ex-femme. Celle-ci appelle les secours qui, accompagnés de la police, pénètrent au domicile de M. S. qui est donc amené aux urgences. Un premier certificat de soins psychiatriques sous contrainte (3212.1-2-1) est rédigé par SOS Médecins, qui a contacté l’ex-épouse aussi. Celle-ci est d’accord pour signer une demande d’hospitalisation mais elle ne se trouve pas sur Nantes, donc elle viendra plus tard…       <br />
              <br />
       Je me présente à lui dans la salle d’attente, d’emblée il me dit :       <br />
       « J’allais partir !       <br />
       -	Je suis désolée pour cette attente, M. S., les urgences vous savez… Venez me dire ce que vous y faites aux urgences justement. Position basse en m’excusant.       <br />
       -	Faites pas l’innocente, vous le savez !, dit-il en entrant dans mon bureau.       <br />
       -	J’ai effectivement un certificat du médecin que vous avez rencontré où il est écrit que vous avez installé une corde dans l’intention de vous pendre.       <br />
       -	Bof ! je ne sais pas si je l’aurais fait… C’était plutôt pour la faire réagir !       <br />
       De toute façon, je rentre chez moi, me dit-il d’un ton péremptoire. J’aurais pu partir tout à l’heure… en attendant.       <br />
       -	C’est vrai c’est un service ouvert… position basse… Mais j’ai sous les       <br />
       yeux un certificat médical qui indique la nécessité d’une hospitalisation – rappel du cadre dont je suis garante – et pour le moment je ne peux encore décider de vous laisser sortir, c’est la loi, et j’y suis soumise comme vous l’êtes… temps de pause… Cependant, c’est une loi établie pour la protection des personnes… Maintenant que vous êtes là, M. S., est-ce qu’on peut faire en sorte, ensemble, que cela soit, tant qu’à faire, un peu utile pour vous ? »       <br />
              <br />
       Il s’est alors confié, et est apparu très dépressif, profondément blessé d’être quitté mais pouvant l’accepter dans un premier temps, au vu de l’âge de sa compagne :       <br />
       « Elle est tellement jeune encore, et belle, que je comprends qu’elle m’ait quitté, ça n’empêche que cela me fait mal et je ne le supporte pas… Mais je suis resté digne…       <br />
       « Si je comprends bien – je vérifie que j’ai bien compris – vous vous êtes       <br />
       séparés il y a déjà plusieurs mois… Dites-moi, M. S., comment est-ce que vous avez réussi à ne pas mettre fin à vos jours durant tous ces mois ? activation des ressources.       <br />
       -	Je crois que j’avais encore espoir qu’elle revienne… Mais quand j’ai su qu’elle avait rencontré quelqu’un d’autre… Je n’ai pas supporté, tout s’est effondré ! Je préférerais mourir, tant pis ! Leur laisser le champ libre…       <br />
       -	M. S., qu’est-ce vous penseriez d’un médecin, d’ailleurs d’un humain,       <br />
       mais encore plus d’un médecin, à qui vous venez de confier que vous vouliez mettre fin à vos jours et qui vous laisse sortir… ton hypnotique… Comme ça ! je claque des doigts... Comme si de rien n’était…       <br />
       -	… (ne répond rien, triste, semble accepter).       <br />
       Je reviens alors sur le fait d’être « resté digne »… Peut-être un levier thérapeutique ? Je commence par lui faire un compliment :       <br />
       -	Permettez-moi de vous dire que je trouve très courageux d’avoir réussi à respecter le choix de votre compagne, sa décision de partir… Vous m’avez dit que vous étiez resté digne, en quoi est-ce important pour vous de rester digne ? A laquelle de vos valeurs la dignité fait-elle appel chez vous ? […] activation des ressources. Qu’est-ce que “rester digne” vous permettrait-il aujourd’hui ?       <br />
       -	Qu’elle garde une belle image de moi. »       <br />
       J’ai fini par le laisser rentrer chez lui, en lui faisant promettre de revenir me voir trois jours après.       <br />
       Il a rappelé la veille de notre rendez-vous pour me demander une hospitalisation en clinique…       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dr Virginie LAGREE       <br />
              <br />
       Psychiatre aux Urgences médico-psychologiques du CHU de Nantes et au Service d’accueil familial thérapeutique adultes (SAFT) de Loire- Atlantique. Chargée de cours à l’université au DIU de Suicidologie, au DU de Médecine d’urgence et formation des internes. Vice-présidente de l’ARePTA.       <br />
       Auteure de: <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html">Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25701888-26845599.jpg?v=1537485109" alt="Une semaine aux urgences psychiatriques." title="Une semaine aux urgences psychiatriques." />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Une-semaine-aux-urgences-psychiatriques_a250.html</link>
  </item>

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   <title>Comment faire vivre un paranoïaque ?</title>
   <pubDate>Sun, 16 Sep 2018 20:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sophie TOURNOUËR</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dr Emmanuel Malphettes. Je travaille comme psychiatre dans un service de psychiatrie générale. Ce type de travail implique de poser des diagnostics pour discuter avec les différents intervenants, choisir un traitement, faire une cotation...     <div>
      Le « diagnostic » a mauvaise presse dans le milieu de la thérapie même s’il peut donner la sensation d’être compris et devenir parfois, si on l’externalise, un moteur de la coopération : « Comment faites-vous face aux “attaques” de l’anorexie ? »       <br />
              <br />
       Mais effectivement, s’il est utilisé comme une réalité identitaire, il peut obliger la personne à se soumettre à une définition du problème.       <br />
              <br />
       Ce qui amène généralement deux attitudes :       <br />
       - pour les plus en forme : la résistance ;       <br />
       - pour les autres : la soumission.       <br />
              <br />
       La rencontre décrite ci-dessous nous a peut-être permis d’explorer corporellement tout cela… voire autre chose ?       <br />
       Aujourd’hui le service accueille Monsieur Te.       <br />
       Depuis plusieurs mois les voisins se plaignent de l’odeur se dégageant de son appartement. Comme il refuse l’entrée des services sanitaires, la police est intervenue. Il dit s’être fait traîner en slip violemment sur le gravier par quatre policiers devant tous ses voisins, puis il s’est senti écrasé pendant longtemps par une botte.       <br />
              <br />
       SOS Médecins est donc interpellé et M. Te arrive finalement dans le service en soin sous contrainte.       <br />
       M. Te a bien sûr très mal vécu ces événements, il s’est senti trahi par son assistante sociale, puis il dit qu’on l’a forcé à signer des papiers.       <br />
              <br />
       Sur l’observation des urgences et sur le compte rendu de ses précédentes hospitalisations sous contrainte, on peut lire « délire paranoïaque ».       <br />
       Ces mots viennent accompagnés de leur champ lexical : rigidité, hypertrophie du moi, projection… tous ces mots qui infusent déjà mon corps, qui répond par tension, raideur…       <br />
              <br />
       Et déjà, une méfiance contagieuse m’envahit ; avec cette possibilité de paresse relationnelle qu’on réserve aux affaires déjà pliées.       <br />
              <br />
       Il faut que j’imite tous ces gens que j’ai admiré faire quelque chose qu’on appelle souvent « thérapie ». Pas tellement pour M. Te, ni même pour la relation mais pour ma posture : ouverte, libre.       <br />
              <br />
       Je vais le chercher dans sa chambre.       <br />
              <br />
       Th. (celui qui se fait appeler thérapeute) : « Bonjour, Emmanuel Malphettes, je travaille ici comme psychiatre. » J’évite le « je suis psychiatre », pour sous-entendre « je suis plein d’autres choses que cela ». Il semble plus prudent de se positionner comme un être humain en face d’un autre humain que dans l’identité « psychiatre » avec cette connotation experte qui force à développer une identité de « malade » en face. (Questionnement sur l’identité dans les thérapies narratives.)       <br />
              <br />
       M. Te (celui qui se fait appeler patient) : « … »       <br />
       Th. : « Est-ce que c’est OK pour vous de me suivre en salle d’entretien ou vous préférez qu’on parle ici ? »        <br />
       Pour dissoudre sa sensation de contrainte, je tente d’augmenter celle de liberté par une position basse avec le plus souvent possible l’utilisation d’un langage interrogatif, la demande de permission, la possibilité de choix… (Approches centrées solution – ACS – et théorie de l’engagement.)       <br />
              <br />
       M. Te : « … »       <br />
       Il se lève, il sent mauvais, je distingue un peu de peau sous les cheveux, la barbe. Je tends une main qui reste suspendue dans le vide. Une catalepsie qui n’indique pas franchement l’alliance.       <br />
              <br />
       Mais il me suit.       <br />
       Je me place à coté de lui et nous marchons pour franchir les cinquante mètres qui nous séparent de la salle d’entretien. Au bout de quelques pas on se synchronise : sa jambe gauche est plus raide, comme s’il trainait un boulet. La respiration du gros fumeur, je suppose qu’il doit exister une dissociation confusionnante entre la confiance que j’aimerais dégager et la réalité.       <br />
              <br />
       Th. : « Vous préférez vous asseoir ici ou là ? »       <br />
       M. Te : « … »       <br />
       Je m’assois en face de lui.       <br />
              <br />
       Nous discutons de ses craintes, peut-être une... juste une sensation au début ? Peut-être que cela s’appelle insécurité ? Quand cette sensation et ces pensées viennent-elles ? Quand sont-elles moins présentes ? A-t- il une représentation de cela ? Comment fait-il pour retrouver de la stabilité, un certain confort ? Peu à peu, la méfiance est ainsi externalisée et posée sur la table en lien avec des questions de l’approche narrative. J’ai l’im- pression que ça prend… je poursuis. Est-il d’accord pour se laisser gouverner par ces attaques de méfiance ? Si non, pourquoi ?       <br />
              <br />
       M. Te : « Vous ne comprenez pas… la police s’est introduite chez moi, on m’a violenté. Vous n’avez pas le droit de me retenir. »       <br />
              <br />
       La tension monte, la situation se bloque, ma bienveillance est vue comme une tactique mielleuse pour l’endormir… « Comme les autres... » Je rentre dans une lutte de pouvoir et par contagion je deviens moi aussi parano : qu’est-ce que je fais là ? pour qui je travaille ? suis-je un esclave de cette « norme invisible » ? Tous ces moments où j’ai pensé faire de la « bonne thérapie », n’aurais-je pas confondu alliance et soumission ?        <br />
              <br />
       Je pars dans ma tête avec des pensées désagréables qui font des choses désagréables dans mon corps. Cette dissociation nous fait perdre le peu de lien et chacun se remet en mode survie ; alimenté, peut-être pour lui, par le sentiment d’incompréhension, et pour moi, par la sensation d’impuissance et d’incompétence.       <br />
              <br />
       Chez moi, ces sensations peuvent alimenter la projection (« l’autre est résistant ») et donc le rejet, venant ainsi confirmer sa vision du monde (« le monde est hostile »). La boucle est bouclée, le problème nous a tous contaminés. Avec des risques différents pour chacun, car moi on m’a donné le pouvoir de le maintenir dans cette case avec la possibilité que chacune de ses actions viennent entretenir ma théorie de la paranoïa (« merde, ça existe la paranoïa, j’ai fait tout ce que j’ai pu, j’ai été un gentil médecin »).       <br />
              <br />
       Cela sonne peu esthétique et fait de l’inconfort dans le corps. Je dois être plus stable à l’intérieur pour être dans l’action et non dans la réaction. Je fais ce mouvement qui avec le temps est devenu une contraction invisible de mes avant-bras. Ce va-et-vient sur ma barre de kitesurf me met en lien avec ma « safe place ». Je suis dans la baie de Penthièvre, près de Quiberon, les conditions météo sont beaucoup plus éprouvantes que mon niveau le permet et ce jour-là j’ai décidé d’aller vers l’île de Téviec.       <br />
              <br />
       Sur le retour, trop de vent, trop de vagues, je tombe et je me fais traîner dans l’eau… alors qu’on fait du sport un week-end, on pourrait bêtement mourir ? Je prends appui sur cette barre, le regard vers cette maison d’enfance qui abrite ma nouvelle famille, je sors de l’eau après ce baptême puis adopte cette posture « parfaite », comme dirait Spinoza. Rien ne peut m’arriver, ou plutôt tout, car je suis au mieux de ce que ce corps peut faire, c’est lui qui sait… J’ai le cap et je prends appui sur le vent et les vagues.       <br />
              <br />
       C’est calme à l’intérieur ; je le vois maintenant ce piège dans lequel je suis tombé, à m’occuper des contenus avant de m’occuper du contenant, de chercher des solutions alors que l’alliance n’est pas là.       <br />
              <br />
       Je le vois lui aussi perdu dans la tempête. Alors comme cela, on peut être pareil ?       <br />
       Mon corps change de place et s’assoit à côté de lui. Mes yeux voient sa poitrine se soulever douloureusement, et non cette tête hirsute qu’il semble avoir érigée comme un rempart contre le monde. Nous regardons dans la même direction, évitant la lutte de pouvoir du face à face ; sa respiration m’informe avant toute chose de ce qui se passe.       <br />
              <br />
       J’alterne ainsi entre son épaule et ce que l’on pourrait voir en commun sur ce mur blanc d’hôpital.       <br />
       Mon corps m’a dit quoi faire et dans le même temps ma tête lui trouve des raisons qui maintiennent cette posture. Je sais que l’on peut se sortir de la tempête mais que le premier mouvement ne dépend pas de moi. François Roustang est sur mon épaule, ce mélange de confiance générateur d’espoir, mais aussi d’impassibilité (et non d’indifférence) quant à la réponse que la personne peut proposer.       <br />
              <br />
       On ne dit rien mais il semble accepter que nous regardions dans la même direction et sans chercher, nous accordons notre rythme respiratoire.       <br />
       M. Te : « J’ai envie de tout péter… »        <br />
       Th. : « Vous êtes très en colère ? » Reformulation et validation.       <br />
       M. Te : « … »       <br />
       Th. : « Et cette colère elle dit non à quoi ? »       <br />
       Externalisation de la colère et recherche d’une intention positive derrière cette sensation réifiée (approches narratives).       <br />
       M. Te : « Je suis piégé… depuis longtemps… j’ai fait tout ce que j’ai pu mais je suis… »       <br />
       Th. : « Si je comprends bien ce que vous me dites c’est que vous avez le sentiment de ne rien contrôler dans votre vie… C’est ça le plus difficile en ce moment ou autre chose ? »       <br />
       Reformulation en élargissant le problème à une valeur (approche narrative), validation avec majoration émotionnelle et demande d’un accord en proposant un choix binaire (permettant un effet « d’entonnoir »       <br />
       – Giorgo Nardone et les thérapies stratégiques).       <br />
       M. Te : « Oui ! »       <br />
              <br />
       Premier signe de collaboration.       <br />
       La respiration se calme, la sensation de compréhension augmente peut- être celle de maîtrise et nous rentrons dans le monde de l’exception, c’est- à-dire en dehors du problème. Le fait de se sentir compris est sans doute un marqueur de l’alliance et de pouvoir passer sur le versant « changement » de la thérapie. Je ne peux permettre à la relation de me changer que si j’autorise l’autre à rentrer dans ma « zone proximale de développement » (Vygotski).       <br />
       Th. : « Donc si je vous suis, et corrigez-moi si je me trompe, une priorité pour vous serait actuellement de reprendre un peu de contrôle sur votre vie ? »       <br />
       Reformulation et proposition d’un objectif (approches centrées solutions).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Dr Emmanuel MALPHETTES</b>       <br />
       Psychiatre des hôpitaux, travaille sur la crise : responsable de l’unité de post-urgence et sur des pathologies chroniques, enseignant auprès des internes, à la Faculté de psychologie, l’Ecole d’infirmières et de sages-femmes et formateur au DU diplôme universitaire d’Hypnose de Nantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25570735-26786493.jpg?v=1537126489" alt="Comment faire vivre un paranoïaque ?" title="Comment faire vivre un paranoïaque ?" />
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      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25570735-26786493.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Comment-faire-vivre-un-paranoiaque_a247.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapie-breve.org,2026:rss-25399763</guid>
   <title>Enseigner la relation thérapeutique.</title>
   <pubDate>Tue, 11 Sep 2018 21:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Philippe AÏM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25399763-26695820.jpg?v=1536695392" alt="Enseigner la relation thérapeutique." title="Enseigner la relation thérapeutique." />
     </div>
     <div>
      <b>A priori, il n’est pas besoin de convaincre le lecteur de ce numéro spécial de l’importance de la relation, qu’il s’agisse de celle mobilisée par le cadre hypnotique ou dans d’autres pratiques.</b>       <br />
              <br />
       Et il ne faudrait pas se pousser beaucoup pour dire que la relation constitue l’essentiel lorsque l’on aborde la question des effets thérapeutiques, guidant vers l’endroit où se pose le levier du changement. Pour autant, la relation n’est pas un thème aisé : il ne s’agit pas d’une simple rencontre, ni d’une improvisation de circonstance. La déontologie pousse à envisager comment l’apprendre, à l’apprivoiser et à travailler sa posture de façon conscientisée avant qu’elle ne soit intériorisée et « simplement là » en entretien. Faute de quoi la relation est limitée à ses aspects techniques, à la « course aux scripts » pour bien faire, et le suivi livré à l’aveuglement du praticien quant à son propre principe d’influence, alors même qu’il s’agit d’une fonction essentielle du professionnel usant d’une méthode de nature psychologique et relationnelle telle que l’hypnose.       <br />
              <br />
       Alors où et comment travailler la relation ? Cet article explore la façon dont elle a pris place dans une université française (Université de Bourgogne, Dijon), en cycle de Psychologie.       <br />
              <br />
       <b>Importance de l’alliance thérapeutique</b>       <br />
       Toute approche thérapeutique possède à la fois des facteurs spécifiques, mais aussi des facteurs communs comme l’impact des caractéristiques de personnalité du patient comme du thérapeute sur le déroulé des suivis. Parmi ces facteurs communs, celui qui possède l’influence la plus élevée dans les effets obtenus est la notion d’alliance thérapeutique. Elle peut se définir comme la coopération, le partenariat, entre le patient et le thérapeute dans le but d’accomplir les objectifs fixés lors d’une rencontre temporaire. Elle ne se décide pas, elle est en fait la conséquence d’un travail thérapeutique adéquat (Despland et al., 2006). C’est au travers de ce concept que l’on comprend le mieux la dynamique des suivis et la façon dont s’organisent les effets. Jusqu’à une période proche, la notion d’alliance thérapeutique était présente dans les manuels d’hypnose comme étant une notion importante, mais n’avait pas été étudiée scientifiquement. Nous avons engagé une ligne de recherches à ce propos1 qui montre notamment que la dynamique de l’alliance dans les premières séances d’hypnothérapie relève plus de facteurs d’ajustement du praticien vis-a -vis de son patient que d’une évolution du patient au cours des premières séances. C’est parce que le praticien « bouge » que le patient va « bouger », ce qui rejoint les conclusions de recherches précédentes, notamment en psychologie humaniste (Bioy et Servillat, 2017 ; Santarpia, 2016) et aussi en psychologie psychodynamique (de Roten et al., 2006). Cette dynamique n’est pas fonction de l’utilisation de l’hypnose (classique ou conversationnelle), mais son usage en séance accentue le sentiment d’un travail vers l’objectif en congruence avec la forme de travail « attendu ». Le sentiment d’être compris et apprécié est plus important lorsque l’hypnose est employée. L’évocation ou la prescription de l’auto-hypnose n’ayant pas d’incidence sur la dynamique d’alliance.       <br />
              <br />
       C’est Elisabeth Zetzel qui fut la première à affirmer véritablement que l’alliance thérapeutique est essentielle à l’efficacité de n’importe quelle intervention thérapeutique. Elle a montré que l’alliance est dépendante de la capacité fondamentale à former une relation de confiance stable ; capacité enracinée dans les relations précoces entre le bébé et sa mère, et en partie aussi entre le bébé et le père. Si le climat nécessaire à la relation thérapeutique n’est pas présent du fait de carences dans le développement, alors Zetzel propose qu’avant tout, le thérapeute travaille avec son patient une relation de support dont l’objectif est le développement d’une alliance (de la même façon que la mère fournit un environnement maternel approprié pour faciliter le développement d’un sentiment de confiance fondamental). Là aussi, nous avons ouvert une ligne de recherches pour prolonger ces travaux dans le champ de l’hypnose qui confirment dans les premiers résultats les liens entre attachements précoces et l’engagement à la fois dans la situation hypnotique et dans la relation au praticien. De ce fait, et pour notre part en pratique psychothérapeutique par hypnose, nous avons toujours un regard pour cette qualité d’attachement et l’incidence que cela peut avoir dans l’engagement thérapeutique du patient. Lorsque la qualité d’attachement demande à être travaillée, nous y consacrons les premiers rendez-vous à la fois pour favoriser le déploiement d’une hypnose dans un cadre sécure, en même temps bien sûr que ce travail est déjà de nature thérapeutique en soi, puisque travaillant le rapport au monde du patient. Ce travail particulier se fait selon une approche perceptive proche de celle de François Roustang, intégrant une directivité assumée pour « cadrer » l’expérience du patient au plus proche, avant d’offrir un espace d’investissement plus autonome des sensations et ressentis attenants aux différents percepts.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>ANTOINE BIOY</b>       <br />
              <br />
       Professeur des universités, responsable du « Master de psychologie » de l’Université de Bourgogne ainsi que du M2Pro « psychopathologie clinique, psychologie médicale et psychothérapies ». Il pratique l’hypnose et l’enseigne tant dans les cycles d’enseignements initiaux (les masters en question), que dans les cycles d’enseignements continus (diplôme universitaire « hypnothérapie » et diplôme inter-universitaire « hypnose médicale et clinique », qu’il dirige) et dans les formations professionnelles (divers instituts privés).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
       
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25399763-26695875.jpg?v=1536695524" alt="Enseigner la relation thérapeutique." title="Enseigner la relation thérapeutique." />
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      <b>Philippe AÏM</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Dr-Philippe-AIM-Psychiatre-Hypnotherapeute-Therapies-Breves-Orientees-Solution-Paris_a36.html">Psychiatre, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR, Thérapies Brèves.       <br />
       Responsable pédagogique du CHTIP à Paris, Dirige l’Institut UTHyl à Nancy, membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brève. Chargé de Formation dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Auteur et conférencier international.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25399763-26695820.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Enseigner-la-relation-therapeutique_a240.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapie-breve.org,2026:rss-25395395</guid>
   <title>La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze</title>
   <pubDate>Tue, 11 Sep 2018 19:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Philippe AÏM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25395395-26693954.jpg?v=1536848559" alt="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" title="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" />
     </div>
     <div>
      J’ai accepté avec enthousiasme de coordonner ce numéro spécial sur la relation en psychothérapie, thème central pour comprendre l’hypnose et la différencier de la suggestion, confusion que l’on retrouve encore dans le rapport de l’Inserm de juin 2015. Les auteurs réunis dans ce numéro déclinent aussi bien d’un point de vue théorique que pratique, l’importance de penser les techniques de communication en hypnose et en thérapie brève comme des techniques relationnelles.Toutes les techniques utilisées prennent sens dans une dimension d’interaction: l’utilisation d’un langage dissocié, les questions,les métaphores, la focalisation sur le ressenti sensoriel ou sur les mouvements, les tâches thérapeutiques, sont des actions qui mettent la relation en mouvement. A travers une réflexion clinique et de nombreux exemples concrets, les auteurs nous font comprendre le lien étroit entre la relation, le corps et la singularité du sujet. C’est lorsqu’un sujet expérimente une relation de coopération qu’il accueille ses ressentis sensoriels, et peut habiter son corps comme un espace sécure. L’acceptation inconditionnelle par le thérapeute de la réalité du patient, développée par Carl Rogers et Milton H. Erickson, dessine un espace de coopération au sein duquel la créativité du sujet est à nouveau active. La relation hypnotique permet au sujet de développer de nouvelles possibilités de vie dans lesquelles il se sent à sa place, car à sa place au sein d’une relation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25395395-26693955.jpg?v=1536848513" alt="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" title="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" />
     </div>
     <div>
      <b>Dr Julien BETBÈZE</b>, Psychiatre des hôpitaux, chef de service de l’Accueil familial thérapeutique de Loire-Atlantique, CHS de Blain. Chargé de cours à Nantes à la Faculté de psychologie (DESS Cognitif et clinique) et à l’UER de médecine : DU Addictions, DU Hypnose thérapeutique, DU Douleur.Thérapeute familial, Service d’addictions du CHU de Nantes. Responsable pédagogique et formateur à l’Arepta Institut Milton Erickson de Nantes. Intervenant au CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. Coauteur avec Y. Doutrelugne, O. Cottencin, L. Isebaert et D. Megglé de Interventions et thérapies brèves : 10 stratégies concrètes, crises et opportunités, éditions Masson, 2016.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
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       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25395395-26694120.jpg?v=1536688076" alt="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" title="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" />
     </div>
     <div>
      <b>Philippe AÏM</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Dr-Philippe-AIM-Psychiatre-Hypnotherapeute-Therapies-Breves-Orientees-Solution-Paris_a36.html">Psychiatre, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR, Thérapies Brèves.       <br />
       Responsable pédagogique du CHTIP à Paris, Dirige l’Institut UTHyl à Nancy, membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brève. Chargé de Formation dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Auteur et conférencier international.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25395395-26693954.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-relation-au-coeur-de-l-hypnose-Editorial-du-Dr-Julien-Betbeze_a238.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Induction rapide : la technique des mains de Rossi.</title>
   <pubDate>Thu, 09 Aug 2018 21:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par le Dr Kenton KAISER, Chirurgien-Dentiste. Il est diplômé du Centre d’Hypnose Universitaire de Liège (1999) et du Milton Erickson Institute of California (Master Class avec Ernest Rossi, 2009). Formateur au Centre d’Hypnose Universitaire de Liège depuis 2002. Fondateur du site www.hypnoteeth.com. Co-fondateur, secrétaire et formateur de l’Association Francophone d’Hypnose Dentaire. Conférencier international. Membre du conseil scientifique du Forum CFHTB de Strasbourg 2013.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24447599-26283920.jpg?v=1533843001" alt="Induction rapide : la technique des mains de Rossi." title="Induction rapide : la technique des mains de Rossi." />
     </div>
     <div>
      Abordons maintenant une technique majeure qui fait partie du patrimoine hypnotique mondial !On connaît surtout Ernest Rossi pour son travail aux côtés d’Erickson. C’est en effet grâce à ses livres que le monde a pu découvrir l’hypnose éricksonienne.       <br />
              <br />
       Cependant, comme lui avait suggéré ce dernier, Ernest est « monté sur les épaules du maître » et a développé tout au long de sa carrière ses propres outils. Ces techniques qu’il perfectionne encore aujourd’hui, font l’objet de recherches tant scientifiques que cliniques à travers le monde.       <br />
              <br />
       Nous vous proposons d’en étudier l’aspect clinique par l’analyse de leur mise en œuvre dans le processus d’induction hypnotique.       <br />
              <br />
       <b>La technique des mains de Rossi</b>       <br />
              <br />
       Créée comme outil de l’hypnothérapie, cette technique a été adaptée pour pouvoir être utilisée par tous les professionnels de santé dans leurs domaines d’activité respectifs. Les avantages de cette technique sont nombreux :       <br />
       - induction très rapide et totalement permissive ;       <br />
       - pas d’influence ou de « pollution » du praticien dans le processus thérapeutique ;       <br />
       - mise en oeuvre de techniques corporelles qui permettent des résultats durables, visibles et ressentis par le patient.Lorsqu’on l’observe dans une séance de soin, cette technique semble un peu… magique…       <br />
              <br />
       En effet, le praticien ne dit rien, il ne sait pas quel est le problème à traiter et pourtant, en quelques instants à peine, le patient est dans un travail profond qui lui permet de trouver, lui-même, les ressources et les outils pour mettre en oeuvre le processus nécessaire à sa guérison. En toute sécurité, avec confiance et en plus l’autosatisfaction de savoir que c’est lui qui est acteur de cette évolution favorable. On comprend donc que cette technique fasse rêver… Si elle est facile à mettre en oeuvre, elle demande tout de même de la part du praticien une grande maîtrise des techniques de base de l’hypnose. En effet, la clé d’un accompagnement réussi en technique de Rossi, c’est l’observation ! Il est impératif de pouvoir déceler les signes minimes de la transe et les « différents changements d’états » du patient afin de garantir un travail confortable, efficace et en toute sécurité.       <br />
              <br />
       <b>Quels sont ces changements d’états ?</b>       <br />
              <br />
       Pour Rossi, le processus créatif quel qu’il soit se déroule en quatre étapes :       <br />
       1- L’interrogation       <br />
       2- L’incubation       <br />
       3- L’illumination       <br />
       4- La vérification       <br />
              <br />
       Ces quatre étapes vont amener la personne à mobiliser ses ressources pour trouver la réponse à ses questions.       <br />
       Ce processus pourra aussi bien s’appliquer à un théorème mathématique qu’à la mise en place d’une meilleure guérison post-chirurgicale. Ce qui est l’essence même du travail d’Erickson, pour qui l’inconscient est un réservoir de ressources.       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi les mains ?</b>       <br />
              <br />
       Si on regarde l’homonculus de Penfield (Figure n° 1) et sa représentation cartographique sur le cerveau, la mobilisation des ressources par le travail avec les mains va créer l’activation neuronale de beaucoup de zones du cerveau, mais aussi une implication personnelle du patient avec toute sa corporalité. Ces phénomènes vont mettre en place la plasticité cérébrale et la création de nouvelles connexions synaptiques ainsi que la libération d’hormones dans le sang.       <br />
              <br />
       <span class="u">Les 4 étapes :</span>       <br />
              <br />
       1- L’interrogation       <br />
       Tout processus créatif commence d’abord par un questionnement. Un problème qui survient mène à une réflexion pour le résoudre…       <br />
       Ces réflexions vont amener la seconde étape :       <br />
              <br />
       2- L’incubation       <br />
       La collecte d’informations qui en découle met en place le processus créatif, le travail proprement dit… C’est le moment où le cerveau « chauffe », où on se creuse les méninges… Et au bout d’un moment, le déclic… Eurêka !       <br />
              <br />
       C’est…       <br />
              <br />
       3- L’illumination       <br />
       La solution apparaît, enfin, fruit de tant de travail. Il reste alors une dernière étape pour valider cette solution :       <br />
              <br />
       4- La vérification       <br />
       En la confrontant au monde réel, on vérifie que la solution trouvée fonctionne.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°9 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnotiser: les techniques d'Induction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24447599-26283921.jpg?v=1533842751" alt="Induction rapide : la technique des mains de Rossi." title="Induction rapide : la technique des mains de Rossi." />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       ““Hors série n°9 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2015. “ C'est un numéro double de 196 pages. ““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction&quot;        <br />
              <br />
       Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.        <br />
              <br />
       Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-9-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Inductions_p64.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
       
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              <br />
       Cette formation vous permettra d’intégrer cet outil avec les outils thérapeutiques que vous utilisez déjà en pratique clinique.       <br />
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       Alors, rendez-vous à Paris, Marseille, Annecy, et bientôt Bordeaux, Nancy, Strasbourg, Lausanne et Genève, avec des instituts membres de la CFHTB, pour une formation réellement <b>INTEGRATIVE</b>.       <br />
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              <br />
       <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/agenda/">Agenda des prochaines formations</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Annuaire-EMDR-IMO-HTSMA_r7.html">Annuaire de thérapeutes sur EMDR.FR</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24447599-26283920.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Induction-rapide-la-technique-des-mains-de-Rossi_a199.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Hypnose et Thérapies Brèves. Mon Alter Héros.</title>
   <pubDate>Mon, 06 Aug 2018 21:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Philippe AÏM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dr MAXIME LAMOURETTE Psychiatre et psychothérapeute. Assistant des hôpitaux - Chef de clinique à la Faculté de Médecine de Nancy. Formé à l’hypnose et aux thérapies brèves à l’Institut U.T.Hy.L (Nancy). Passionné de théâtre, de cinéma et de comics. Hypnose & Thérapies Brèves, Hors-Série n°8     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24352245-26225124.jpg?v=1533585457" alt="Hypnose et Thérapies Brèves. Mon Alter Héros." title="Hypnose et Thérapies Brèves. Mon Alter Héros." />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Finir ce numéro avec un jeune auteur… S’envoler faire un (dé)tour avant de (re)(de)venir adulte (?)</span>       <br />
              <br />
       Les rues de la ville défilent de chaque côté de l’habitacle et je ne vois qu’un motif couleur pierre. Au-dessus de moi, la Lune éclaire mon objectif. Au bout de l’avenue, les lumières de l’incendie se rapprochent et il   me reste quelques centaines de mètres pour planifier mon action. Je ne sais pas encore qui m’attend, mais je sais que je suis prêt. Mes muscles sont tendus et ne demandent qu’à agir. Mon esprit est éveillé et ne demande qu’à opérer. Mon matériel est fonctionnel et prêt à servir. L’incendie se rapproche, la pierre se transforme en immeuble et je saute du véhicule. Un rapide coup d’oeil me rassure, en quelques dixièmes de secondes qui s’écoulent comme au ralenti, j’ai déjà beaucoup d’indices. L’explosion a eu lieu au sous-sol ; l’immeuble est quasi vide, je lance un projectile sur la citerne du toit et atterris la cape autour de moi sur le trottoir. Les genoux pliés, mes oreilles perçoivent le bruit de l’eau et la fumée qu’elle crée, mes yeux comprennent que mon plan a marché, la lumière baisse. Mais déjà, un bruit lointain arrive à mon esprit et mes  muscles réagissent assez vite pour m’éviter une mort de débutant, je lance le grappin d’une main et de l’autre sort un fumigène de ma ceinture. Un rapide coup d’oeil m’indique ou l’envoyer… Je connais mon ennemi. Je l’ai déjà affronté…       <br />
              <br />
       <b>Ça y est, je suis au boulot, la journée peut commencer.</b>       <br />
              <br />
       Un jour, quand j’étais interne, ma fiancée de l’époque m’avait fait remarquer, après une garde difficile, que j’étais un peu le super-héros de l’hôpital. Que je répondais au signal, que je prenais une autre identité (celle du docteur) pour tenter de sauver le monde de la « folie », et que même fatigué, même désabusé voire même critiqué, je continuais coûte que coûte. J’ai pris ça surtout pour une marque d’affection dont je ne comptais pas laisser mon égo se flatter inutilement. Et puis, l’idée faisant son chemin dans mon inconscient, j’ai fait quelques liens entre mon métier et mes super-héros préférés. Nous avons tous choisi ce métier pour des raisons différentes mais nous sommes très touchés quand on nous empêche de le réaliser selon l’idée que l’on s’en fait. Nous avons tous juré de protéger nos concitoyens et de respecter les règles qui régissent une profession qui demande altruisme et patience. Mais voilà, derrière chaque docteur, chaque soignant, derrière le masque (ou la blouse), se trouve un homme ou une femme avec une vie civile. Tout cela influence       <br />
       notre manière de vivre la psychothérapie.       <br />
              <br />
       <b>Super-héros, super allié, super personne ressource</b>       <br />
              <br />
       Quand j’étais grand, j’étais fasciné par les super-héros. Je trouvais que ça devait être génial de n’avoir peur de rien (ou de cacher sa peur sous un masque ?). Je pensais qu’avoir même un seul pouvoir pouvait régler des tas de situations différentes. Je pensais que mettre un masque ou une cape pouvait changer vos aptitudes, pouvait vous donner la force d’affronter vos peurs. On l’aura compris, j’apprécie particulièrement les héros des comics américains. Cette littérature est surtout connue en France par le biais des adaptations cinématographiques plus que par les bandes dessinées (bien que cela soit en train de changer un peu). Mais on méconnaît parfois le volume qu’elle représente (il faudrait des bibliothèques entières), l’impact que ces bandes dessinées et ces personnages ont eu sur la culture actuelle (voir à ce sujet Umberto Eco qui analyse par exemple l’aspect mythologique de Superman1 ou penser tout simplement au fait que les mots « Batman », « Superman », « Spiderman », « Hulk » évoquent quelque chose pour le plus grand nombre) et la trace considérable que cela a laissé notamment dans la culture américaine. Dans le langage courant et les représentations communes, ils sont bien souvent caricaturés et rendus un peu manichéens. Pourtant ce sont, au moins pour les plus emblématiques, des personnages complexes, nuancés, voire parfois névrosés, dont le personnage a évolué par strates au fil des histoires successives qui se déroulent pour certaines depuis plus de 70 ans… Il y a une forme d’universalité dans ces héros, et une certaine intemporalité. Leurs histoires se renouvellent sans cesse, de nouveaux rebondissements sont publiés chaque semaine, et ils dépassent les modes. Il devient plus difficile de s’appuyer sur Tintin ou Astérix, et Harry Potter finira sans doute par perdre de sa superbe auprès des jeunes générations. En revanche (et cela n’engage que moi), je suis convaincu qu’il y aura toujours de la place pour les super-héros de chez DC ou Marvel, et qu’ils seront des équivalents de mythes dans la civilisation occidentale moderne.       <br />
              <br />
       Ainsi, pour utiliser le héros d’un patient comme une ressource, voire pour en créer un, je m’appuie sur leurs caractéristiques, pas si « basiques » que cela, pour leur donner de l’épaisseur narrative. Car à bien se pencher sur leurs histoires, on découvre que les super-héros n’ont pas forcément peur de rien. C’est juste qu’ils n’ont pas peur de ne pas montrer qu’ils ont peur de ce qui leur fait peur, bien qu’ils admettent que cela leur fait peur. Mais comment font-ils ? Mettez un masque et vous verrez. Vous comprendrez alors que ce masque, loin de vous dissimuler, vous révèle… Depuis que je suis thérapeute et que je tente d’appliquer les méthodes de thérapie brève, j’ai compris que ces aptitudes pouvaient être utiles. Quand la vie est dure, que les épreuves s’accumulent, parfois il suffit d’avoir un héros qui veille sur vous pour tout arranger. Les enfants ont naturellement des héros. Peut-être que ce dernier était occupé ailleurs ces derniers temps, qu’il faudrait peut-être juste rallumer le Bat-signal. Ou appeler Superman très fort (son ouïe est très fine) pour qu’il passe devant la fenêtre de temps un temps jeter un oeil pour s’assurer que tout aille bien. Les possibilités sont aussi variées qu’il existe de héros. Et comme tous les adultes ont déjà été enfants…       <br />
       Je peux utiliser le héros de la personne ou parfois décrire un de ces héros que je connais bien (c’est ma ressource personnelle) pour voir si cela conviendrait au patient comme type de ressource face à son problème.Et en se connectant à l’enfant qui est en chacun, on est surpris de découvrir que la question n’est pas tant d’être un héros que d’en avoir un. Se fier à une référence, un modèle, une personne ressource. Ne pas se mettre la pression ni avoir la prétention d’être lui, mais tendre à un idéal qui a quelque chose de commun avec soi. J’ai compris (finalement assez récemment) que ma personne ressource n’était ni plus ni moins que le Batman. Même qu’il me prête son costume quand j’en ai besoin, et toc… Et je n’ai pas honte de le dire. Après tout, l’armure de Batman l’a protégé des pires criminels de l’histoire. Alors, pourquoi ne me protégerait-elle pas des petites vicissitudes de la vie quotidienne ? Avant, pour moi, la moindre confrontation ressemblait à une bataille de fin d’aventure avec le Joker. J’avais peur même de mon ombre. Grâce à ma personne ressource, les défis de la vie ordinaire ne sont plus que de vulgaires voleurs arrêtés       <br />
       entre deux grandes aventures.       <br />
              <br />
       Quand je crains de ne pas être capable, je me souviens de ce qu’il m’a appris : « L’entraînement n’est rien, seule compte la volonté. » Quand je manque d’entrain, de motivation, d’envie, je me souviens que mon héros ne reculerait devant rien. Parce qu’il sait pourquoi il agit. Il sait que ses actes ne seront pas vains et montreront l’exemple. La « volonté » dont il parle, c’est la motivation qui l’anime, les valeurs qu’il défend. Ce n’est pas une « volonté de fer » de tout contrôler, une volonté qui (s’) épuise. C’est plutôt la volonté sans faille de laisser s’exprimer ce qu’il est et ce qui le guide. L’affirmation de soi n’est donc pas, comme on nous le sous-entend ici ou là, la capacité d’être fort, de s’opposer. Il       <br />
       est certain que celle-ci ne peut que s’épuiser, car elle ne représente que « l’entraînement », la difficulté incessante de faire toujours plus. La « volonté » à laquelle il accède est plutôt celle d’être soi-même, activement et en défendant nos valeurs propres. Cette distinction est importante. Pour prendre un exemple clinique simple, on sait qu’un fumeur qui dit arrêter « par la force de la volonté » (en fait un « entraînement » sans fin) finit par s’épuiser, contrairement à celui qui sait de façon déterminée et tranquille, dans une volonté réelle et apaisée, que c’est dans cette direction qu’il veut aller. On lira à ce sujet ce qu’écrit J.-M. Benhaiem. Dans la même veine, Roustang nous affirme qu’il « suffit d’un geste ».       <br />
              <br />
       Mais un geste qui soit « tout », un geste qui soit notre volonté réelle, un geste qui soit « nous-même », car comme il le dit, « si ce n’est moi, qui provoque le changement ? » L’entraînement peut se pratiquer avec un maître, tout comme l’hypnose peut se pratiquer avec un thérapeute, mais l’objet de cette rencontre est de faire naître la « volonté », de mettre en demeure le patient de sauter le pas, mais de savoir qu’on est dans l’incapacité radicale de le faire à sa place.       <br />
       C’est à lui de mettre le masque qui le représente, le masque qui le démasque. Ou enfin pour le dire comme Erickson : de peser de tout son poids… pour obtenir un changement spontané de la part du patient ! C’est cette « spontanéité », cette « affirmation » d’un acte volontaire,;qui les représente et représente leur idéal et leur projet qui est l’aspect le plus caractéristique des super-héros. Quand j’ai peur de m’affirmer, je mets le masque aux oreilles pointues et je me dis que je dois être impressionnant. Enfin, petite confidence, il m’arrive de mettre un T-shirt superman sous mon pull quand je dois parler en public. Mais chut, mon identité doit rester secrète…       <br />
              <br />
       <b>Le flow, un super pouvoir d’hypnothérapeute</b>       <br />
              <br />
       En réfléchissant encore plus en avant sur mes choix de carrière, il m’est apparu que mon attirance pour l’hypnose ne s’est pas imposée par hasard. La transe hypnotique dans laquelle nous sommes plongés en séance ressemble à la capacité commune à tous les héros, celle d’être en totalité orienté vers un but : c’est le flow. Ce concept, élaboré par le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi, représente l’état mental de concentration optimale où l’individu se retrouve immergé dans son action, voire devient l’action, agit quasi automatiquement par réflexe. Les caractéristiques essentielles du flow sont la clarté perçue des objectifs à atteindre, la sensation d’avoir les compétences nécessaires pour atteindre l’objectif, la satisfaction que procure l’activité pendant le flow, un hyperfocus, c’est à dire une concentration maximale sur un champ limité de conscience avec une perte partielle du sentiment de conscience de soi. Mais surtout, en pleine action, le sujet à une sensation de distorsion temporelle, une action très rapide semblant se dérouler au ralenti avec une rétroaction immédiate qui permet d’ajuster en permanence son action avec une sensation de contrôle de soi et de l’environnement.       <br />
              <br />
       Cet état très hypnotique se retrouve notamment chez les sportifs de haut niveau pendant la performance mais aussi… dans nombre de planches issues des comics. Si le flow peut aussi faire partie de l’expérience de musiciens qui improvisent, de danseurs (lire à ce sujet le poème de Michael Jackson Dancing the dream), ou d’expériences spirituelles, ce sont encore les sportifs qui en parlent le mieux. Ils disent qu’ils sont « dans la zone ». Ainsi le légendaire joueur de football Pelé : « J’ai ressenti comme un étrange calme... une sorte d’euphorie. J’ai eu l’impression de pouvoir courir une journée entière sans fatigue, de pouvoir dribbler à travers toutes leurs équipes ou à travers tous, que je pouvais presque leur passer à travers physiquement.» Ou le pilote de Formule 1 Ayrton Senna, durant les qualifications du grand prix de Monaco 1988 : «J’étais déjà en pole position, [...] et je continuais. Tout à coup j’avais deux secondes d’avance sur tout le monde, même sur mon binôme qui avait la même voiture. Et tout à coup j’ai réalisé que je ne conduisais plus la voiture consciemment. Je la conduisais comme instinctivement, mais j’étais dans une autre dimension. J’étais comme dans un tunnel […] tout le circuit était un tunnel. Je continuais et continuais, encore et encore et encore et encore. J’avais largement dépassé la limite mais j’étais toujours capable de trouver plus.»       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
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      <b>Version papier épuisée de ce numéro, la version PDF est fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       <b>1ère partie : hypnose pour l’enfant douloureux</b>        <br />
       Introduction ; recherches scientifiques clefs, avantages généraux de l’hypnose chez l’enfant douloureux (Chantal Wood)        <br />
       Avantages de l’autohypnose et comment la proposer et suivre l’enfant (Isabelle Ignace)        <br />
       Illustrations dans l’urgence et dans la durée (Thierry Moreaux)        <br />
       Ce que l’hypnose modifie dans la relation entre soignant et soigné douloureux (Chantal Wood)        <br />
              <br />
       <b>2ème partie: l'enfant et le monde</b>        <br />
       Déliances de l’enfance, reliances de l’adulte (Armelle Touyarot et Félix Benchimol)        <br />
       Histoire de mère, histoire de bébé (Isabelle Stimec)        <br />
       Double hommage à D. Stern (Luc Farcy. Stefano Colombo)        <br />
       Un père raconte (Jean-Michel Hérin)        <br />
       Le monstre dans la littérature fantastique (Didier Lafargue)        <br />
       TOC chez l'enfant (Jean-François Marquet)        <br />
       Hypnose solutionniste en pédiatrie ambulatoire (Hervé Fischer et Dominique Farges-Queraux)        <br />
       De la pratique thérapeutique à l’art de vivre (Isabelle Celestin Lhopiteau)        <br />
              <br />
       <b>3ème partie: l'enfant : un être de projet</b>        <br />
       L'importance de la relation en hypnothérapie avec l'enfant (Antoine Bioy, Chantal Wood))        <br />
       Mon Alter Héros (Maxime Lamourette)        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-8-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hypnose-et-Enfants_p63.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24352245-26225244.jpg?v=1533585665" alt="Hypnose et Thérapies Brèves. Mon Alter Héros." title="Hypnose et Thérapies Brèves. Mon Alter Héros." />
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      <b>Philippe AÏM</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Dr-Philippe-AIM-Psychiatre-Hypnotherapeute-Therapies-Breves-Orientees-Solution-Paris_a36.html">Psychiatre, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR, Thérapies Brèves.       <br />
       Responsable pédagogique du CHTIP à Paris, Dirige l’Institut UTHyl à Nancy, membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brève. Chargé de Formation dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Auteur et conférencier international.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>
     </div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24352245-26225124.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-et-Therapies-Breves-Mon-Alter-Heros_a189.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapie-breve.org,2026:rss-24316739</guid>
   <title>Les madeleines ou le secret du monde. Un exercice d’auto-hypnose.</title>
   <pubDate>Sun, 05 Aug 2018 21:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Philippe AÏM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Revue Hypnose & Thérapies Brèves, Hors-Série n°7 Par le Dr Jean-Pierre MEYZER, Artisan en médecine de famille depuis plus de trente ans, fait partie de l’équipe pédagogique du DU Hypnose clinique de Paris XI (comme accompagnateur de voyages en Hypnoésie...).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24316739-26184454.jpg?v=1533498456" alt="Les madeleines ou le secret du monde. Un exercice d’auto-hypnose." title="Les madeleines ou le secret du monde. Un exercice d’auto-hypnose." />
     </div>
     <div>
      Fils de médecin professeur d’hygiène , Marcel Proust a, dès l’enfance, une santé vulnérable, jalonnée par des crises d’asthme. Souvent alité et enfermé au milieu du brouillard des fumigations comme dans l’Arche de Noé, il écrit dans Les plaisirs et les jours : « Les malades se sentent plus près de leur âme (…) Je fus souvent malade, et pendant de longs jours, je dus rester aussi dans « l’arche ». Je compris alors que jamais Noé ne pût si bien voir le monde que de l’arche, malgré qu’elle fût close et qu’il fit nuit sur la terre. »       <br />
              <br />
       Son parcours étudiant à travers les lettres et la philosophie le conduit à la Sorbonne, où il suit les cours d’Henri Bergson qui vient de publier son Essai sur les données immédiates de la conscience. De ce « retour conscient et réfléchi aux données de l’intuition » où l’intuition de la durée est le centre d’une proposition philosophique qui se fond dans un « élan vital », il retient désormais que « la permanence et la durée ne sont promises à rien, pas même à la douleur », et que « les vrais paradis sont les paradis qu’on a perdus ».       <br />
              <br />
       Comment alors faire resurgir ce qui n’est plus, si ce n’est par l’écriture ? Ainsi, dès sa jeunesse, dans Chroniques, il a énoncé que « seule la métaphore peut donner une sorte d’éternité au style ». Et c’est justement la grande métaphore proustienne qui peut métamorphoser à son tour le lecteur pour le conduire, à travers cette induction si particulière, vers un état de transe active et encore plus riche que celle habituellement nourrie par toute autre lecture. Bien plus, en se tournant vers Du côté de chez Swann, l’épisode célèbre de la « petite madeleine » se révèle même comme le déroulement d’un véritable exercice d’auto-hypnose.       <br />
              <br />
       Car s’y réunissent en particulier l’anamnèse, l’ouverture et l’utilisation des cinq sens (VAKOG) et des synesthésies, la résistance et le lâcher prise, les innombrables verbes mobilisateurs, l’évidente distorsion du temps et, de façon nommément exprimée, le processus dynamique d’expansion de la conscience. Laissez-vous donc aller à goûter ou regoûter quelques morceaux choisis de ce « petit coquillage de pâtisserie si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot ».       <br />
              <br />
       « Un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre (…) un peu de thé (…). Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines (…). Et bientôt, machinalement (…), je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, (…), sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. (…) D’où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. Que signifiait-elle ? Où l’appréhender ? (…) Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui mais en moi. Il l’y a éveillée mais ne la connaît pas (…) Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C’est à lui de trouver la vérité. Mais comment ? (…)       <br />
       
     </div>
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              <br />
       Ce hors-série traite des multiples visages de la douleur et explore les ressources créatives des patients et des thérapeutes.        <br />
       Edito :“Mille douleurs“ Thierry Servillat        <br />
       “Aide à l’accouchement“. Une hypnose extemporanée. Yves Halfon.        <br />
       “Urgences en souffrances“. Les sphères de l’antalgie. Franck Garden-Brèche        <br />
       “L’hypnose du dentiste“. D’abord pour le soignant ! Kenton Kaiser        <br />
       “Après la torture“. Une hypnose hors du commun. Emmanuel Héau.        <br />
       “Chirurgie carcinologique du sein“. Bénéfices hypnotiques. Fabienne Roelants et Christine Watremez        <br />
       “En mode existentiel“. Témoignage auto-hypnotique. Sophie Cohen        <br />
       “Douleur chronique“. Une ignorance qui structure. Antoine Bioy        <br />
       Hypno-photomontage. Pierre-Henri Garnier        <br />
       Coïncidences : “Les madeleines ou le secret du monde“ Jean-Pierre Meyzer        <br />
       Humeur : “Avant de partir pour Terra Hypnosia“ Imelda Schwartz Haehnel       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-7-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-en-PDF-Douleurs_p60.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24316739-26184480.jpg?v=1533498563" alt="Les madeleines ou le secret du monde. Un exercice d’auto-hypnose." title="Les madeleines ou le secret du monde. Un exercice d’auto-hypnose." />
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      <b>Philippe AÏM</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Dr-Philippe-AIM-Psychiatre-Hypnotherapeute-Therapies-Breves-Orientees-Solution-Paris_a36.html">Psychiatre, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR, Thérapies Brèves.       <br />
       Responsable pédagogique du CHTIP à Paris, Dirige l’Institut UTHyl à Nancy, membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brève. Chargé de Formation dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Auteur et conférencier international.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24316739-26184454.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Les-madeleines-ou-le-secret-du-monde-Un-exercice-d-auto-hypnose_a182.html</link>
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