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 <title>Hypnose Ericksonienne, thérapie brève, EMDR à Paris, Marseille dans le reste du Monde</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnose Thérapeutique, Médicale, Ericksonienne, Thérapies Brèves Orientées Solution, EMDR, IMO sur Paris, Marseille. L'avis de professionnels de santé]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T17:35:07+02:00</updated>
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   <title>Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman.</title>
   <updated>2018-09-24T16:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Trouble-du-comportement-a-l-adolescence-Arnaud-Zeman_a254.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25798724-26882917.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-24T11:11:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mon activité de psychologue se déroule au quotidien dans un ITEP, un Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique pour des adolescents en grande difficulté avec ce qui relève du scolaire et ayant ce que l’on appelle « des troubles du comportement ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25798724-26882917.jpg?v=1537801126" alt="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." title="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." />
     </div>
     <div>
      Les troubles du comportement sont tous les actes que font ces jeunes qui ne sont pas attendus d’eux et, par conséquent, troublent l’ordre public et rendent difficiles les processus de socialisation, ainsi que les processus relationnels. Cela va de la provocation de collégien en classe aux actes délinquants, en passant par les insultes, les menaces, les actes de transgression, etc. Autrement dit, ce sont des jeunes qui ont des relations aux autres perturbées et perturbantes. Travailler avec des adolescents qui présentent ce genre de troubles signifie travailler sur la relation. L’attention dans ce texte sera portée sur les implications des dissonances relationnelles, voire de conflits ouverts, entre parents et enfants et notamment sur les difficultés de construction chez ces adolescents d’une autonomie relationnelle.        <br />
              <br />
       Tout d’abord, une présentation sera faite du contexte d’apparition des troubles du comportement chez l’adolescent et les processus relationnels dans lesquels parents et enfants se situent. Ensuite, des pistes d’explication ainsi que des conséquences qu’un tel processus génère. Enfin, la démarche thérapeutique sera présentée en se concentrant sur la question de l’alliance avec les adolescents, sur l’approche solutionniste et sur le travail avec l’hypnose.        <br />
       Les questions sont les suivantes :        <br />
              <br />
       • Quels sont les processus dans lesquels ces jeunes sont pris ?        <br />
       • Du fait de leurs modalités relationnelles, dans quelles impasses entrent-ils ?        <br />
       • Quelles sont les possibilités de dégagement qui s’offrent à eux ?        <br />
       • Quelles thérapies pour ces adolescents ?        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1- CONTEXTE. Rapport de force entre parents et adolescents </b></div>
     <div>
      L’adolescence est une étape qui peut s’avérer difficile, voire douloureuse, dans ce passage de l’âge de l’enfance à celui de l’âge adulte. L’enfant se caractérise par un besoin de protection lié à une dépendance vis-à-vis des parents, celle de l’âge adulte par la capacité à l’indépendance, à exercer des choix en responsabilité. L’adolescent, on le sait, est pris dans un double mouvement, celui d’une demande de protection associée à une demande d’indépendance. Cette double demande parasite les échanges entre adolescents et parents et sont la source de conflits.        <br />
       Lorsque l’enfant présente des troubles du comportement, ce contexte conflictuel va se muer en un rapport de force. Celui-ci se situe sur le registre de la rhétorique guerrière : il s’organise en deux camps séparés et opposés, avec la recherche réciproque d’un gagnant et d’un perdant. C’est la lutte et l’escalade réciproques. Le parent va vouloir obtenir par différents moyens (y compris des moyens coercitifs) le comportement attendu de l’enfant. L’enfant, de son côté, bien en difficulté pour satisfaire cette demande du parent, va perdre une partie de la confiance qu’il accordait à son parent. Des deux côtés, la confiance va s’émousser, s’étioler, se désagréger, jusqu’à laisser place à la méfiance. D’une confiance mutuelle nécessaire au développement de l’enfant, la relation parent-enfant va passer à une méfiance mutuelle. Les propos et les actes de l’enfant vont être perçus et compris par le parent comme constituant des intentions agressives envers lui. En retour, les messages du parent vont être perçus d’une manière identique par l’enfant. Parents et enfants ne perçoivent alors plus l’intention positive portée par les actions et les propos de l’autre. Ils entrent dans un processus rivalitaire.        <br />
       L’adolescent va se tourner vers des pairs, des jeunes qui se trouvent dans le même monde que lui, qui partagent les mêmes expériences, et qui en tirent (parfois intuitivement) les mêmes constats et les mêmes bénéfices. Ils vivent dans le même monde, dans le même système, et ils se comprennent, ils se rassurent, en se disant qu’ils ne sont pas seuls et incompris. L’adolescent partage avec eux la même vision du monde, il a les mêmes goûts (en nourriture, en musique, en jeux vidéo), les mêmes codes vestimentaires, le même langage, le même rythme de vie, etc. Il se sent également accepté pour ce qu’il est. Il se sent compris et valorisé dans ses choix et ses actions, même quand ces actions sont celles que son parent réprouve.        <br />
       En réponse, les parents vont mettre en place un discours et un com- portement. Cela se traduit par des énoncés du type : « cesse d’avoir de mauvaises fréquentations », « arrête de faire des bêtises », « change de comportement », « les jeunes n’ont plus de respect », etc. Cette rhétorique du droit chemin va se mettre en place, soutenue généralement par les amis proches ou par d’autres parents, logique discursive qui se verra donc validée socialement.        <br />
       L’adolescent a toute fois besoin d’un parent pour les outenir et pour l’aider à se construire. Il a besoin d’un tiers pour être validé dans ses actions et engager une nouvelle action. Le parent constitue ce tiers en position d’autorité qui permet que l’action de l’enfant soit validée. Cette validation confirme l’action, comme s’il disait « c’est OK, tu peux continuer ». A l’inverse, lorsque l’enfant n’est pas validé, il se trouve dans l’attente d’une validation de son action, il va hésiter, il va buter, et il se retrouve bloqué. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2 - Retrouver sa liberté et construire son autonomie </b></div>
     <div>
      Dans un tel contexte, l’adolescent ne parvient pas à se construire, à se repérer dans ses choix et dans ses actions. Il perd alors en liberté et en autonomie. Autrement dit, il a du mal à percevoir le sens de ses actions tant il se perd dans cette version réductrice construite dans l’interaction avec son parent, celle de l’adolescent dont le comportement est inadapté et ne répond en rien aux attentes des parents et aux attentes sociales.        <br />
              <br />
       Dans un tel contexte, comment peut-il retrouver sa liberté, comment peut-il à nouveau redevenir maître et possesseur de ses actions et se les réapproprier ?        <br />
              <br />
       Une voie possible s’offre à l’adolescent : l’acte transgressif en lien avec ses copains, ceux qui lui ressemblent. Lorsqu’il effectue un acte transgressif, lorsqu’il fume, qu’il pénètre dans un lieu privé par infraction ou qu’il vole quelque chose, il est avec ses pairs, avec ses copains. Il agit comme ses copains et ils agissent comme lui. Il se sent alors en lien avec eux et il retrouve la reconnaissance qu’il cherchait et qui lui manquait. Autrement dit, il se réassocie par l’action dans sa relation à ses pairs. En effet, il trouve à travers les actes transgressifs la complicité dans le regard de ses copains. Il se sent validé dans ses actions et dans son identité : il est reconnu, apprécié et accepté. Dans la transgression de l’adolescent, quelque chose se forme d’une liberté en lien, il rencontre une certaine forme d’autonomie relationnelle qui faisait défaut. Il fait l’expérience que ses copains acceptent et comprennent son action puisqu’ils se comportent de la même manière. L’adolescent découvre alors un contexte dans lequel il se sent à nouveau libre dans ses actions et en relation avec autrui.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3 - Approches thérapeutiques </b></div>
     <div>
      L’enjeu thérapeutique est de remettre l’adolescent en relation avec son expérience et avec son parent. Autrement dit, qu’il puisse vivre le moment de transgression comme un moment où il se sent en lien avec ses copains et par extension des moments où il se sent libre. Si le thérapeute parvient à mettre l’ado en lien avec l’intention positive sous-tendue par son action, c’est-à-dire en lien avec autrui, il pourra parallèlement plus facilement accéder à l’intention positive portée par les actions et les propos de son ou ses parents.        <br />
              <br />
       Cette approche n’a pas pour objectif de valider la transgression, de l’excuser ou de déresponsabiliser l’adolescent, mais au contraire de le rendre pleinement conscient et responsable de son acte, dont il est pleinement auteur et dans lequel il se réalise. Cette tentative est paradoxale, ou plutôt à 180 degrés de la position des parents.        <br />
              <br />
       Nous allons définir trois étapes afin de travailler sur les difficultés de l’adolescent. Bien entendu, ceci ne constitue pas un protocole mais plutôt des pistes ou des points de repère afin de travailler la problématique adolescente de rupture avec les parents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Etape 1 - Identification du problème </b></div>
     <div>
      L’utilité et le pragmatisme. Dans le travail avec les adolescents, les questions seront du genre solutionniste, en insistant sur les détails relationnels avec ses camarades.        <br />
              <br />
       Les questions à cette étape sont :        <br />
              <br />
       • Qu’est-ce qu’on peut faire ensemble, toi un adolescent et moi un psychologue ? Concrètement ça ressemblera à quoi ?        <br />
       • A quoi ça va servir de se voir ? A quoi tu sauras que nos rencontres sont utiles ?       <br />
        • Comment espères-tu que je puisse t’aider ? 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>ARNAUD ZEMAN</b>       <br />
       Psychologue clinicien en libéral. Hypnothérapeute. Formateur en hypnose ericksonienne à l’AREPTA. Psychologue en ITEP (Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25798724-26882963.jpg?v=1537786750" alt="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." title="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25798724-26882967.jpg?v=1537786805" alt="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." title="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web sur l'Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Trouble-du-comportement-a-l-adolescence-Arnaud-Zeman_a254.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La relation thérapeutique. Retour à l’essentiel.</title>
   <updated>2024-02-27T21:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-relation-therapeutique-Retour-a-l-essentiel_a251.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25702493-26845898.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-21T01:11:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pr Gérard Ostermann « La psychothérapie est une technique indéfinie appliquée à des cas non spécifiques, avec des résultats imprédictibles. Pour cette technique, une formation rigoureuse est requise. » Victor Raimy, 1950     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25702493-26845898.jpg?v=1537486492" alt="La relation thérapeutique. Retour à l’essentiel." title="La relation thérapeutique. Retour à l’essentiel." />
     </div>
     <div>
      A l’heure où l’on assiste, dans la nébuleuse des psychothérapies, au brouillage des frontières et au déclin des orthodoxies, la relation demeure un essentiel, le minimum incontournable et sans doute le levain indispensable au changement. Or, comme aimait à le rappeler mon maître Michel Sapir dans les formations Balint, la relation ne s’enseigne pas ! Quelle que soit la qualité d’un exposé sur la relation thérapeutique, il ne saura jamais remplacer l’expérience vivante qui se tisse à deux au fil des séances au sein même de la relation.       <br />
       Ce qui fonde la relation, c’est bien le dialogue (dia : à travers) et un dialogue qui vienne s’établir au-delà de la simple conversation. « Il est venu me voir. Je ne le connaissais pas. Il est venu pour me donner de mes nouvelles. » Cette citation du poète André Breton paraît idéale pour saisir ce moment-là et la position du thérapeute. En effet, le patient que vous ne connaissiez pas, quand vous le rencontrez et que vous l’écoutez, vous lui donnez de ses nouvelles, mais il vous donne également de vos nouvelles. Quand il se dit à vous, lorsqu’il exprime ses plaintes, qu’il se confie en ses craintes et ses désirs, ses mots créent alors en nous des résonances : en cela il vous donne de vos nouvelles.       <br />
              <br />
       Pour éclairer la question de la relation thérapeutique, nous trouverons un grand intérêt à relire les ouvrages de Carl Rogers, en ce qu’il nous enseigne notamment que trois attitudes sont indispensables au thérapeute : la compréhension empathique du patient, la considération positive inconditionnelle et le degré d’authenticité (de congruence) dans la concordance entre paroles et sentiments.       <br />
              <br />
       Nous avons fait le choix ici de faire appel à trois grandes figures qui pourront nous permettre de refaire le chemin vers l’essentiel de la relation thérapeutique : John Bowlby, Martin Buber et Daniel Stern.       <br />
              <br />
       Au commencement est la relation :       <br />
       Le moi s’éveille par la grâce du toi       <br />
       « Mais qu’un tu murmure à notre oreille, et c’est la saccade qui lance les personnes : le moi s’ éveille par la grâce du toi. L’efficacité spirituelle de deux consciences simultanées, réunies dans la conscience de leur rencontre, échappe soudain à la causalité visqueuse et continue des choses. La rencontre nous crée : nous n’étions rien – ou rien que des choses – avant d’être réunis. » Gaston Bachelard
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>John Bowlby : l’attachement sécure, un lien qui libère</b></div>
     <div>
      La théorie de l’attachement, élaborée par le psychanalyste anglais John Bowlby (dès les années 1950) et ses successeurs, met l’accent sur une approche relationnelle de la construction psychique de l’être humain. C’est une théorie de la relation interpersonnelle mais elle ne prétend pas être une théorie globale du fonctionnement psychique. On observe qu’un enfant sans attachement n’a aucune chance de se développer, il flotte, il erre, il n’a pas de valeurs dans sa vie, ça ou autre chose, debout ou assis, mort ou vivant, ça n’a pas d’importance. Il est tel un épouvantail. Comment ne pas rappeler ici Donald Winnicott qui dit qu’effectivement, un bébé tout seul, cela n’existe pas, ou comme dirait Boris Cyrulnik, qu’il faut toujours deux hommes pour en faire un. A l’inverse, on voit que ce qui permet une séparation sereine, c’est un attachement secure et heureux. L’attachement constitue un système motivationnel inné qui va continuer à se développer toute la vie du berceau à la tombe, dans une recherche de proximité et de sécurité intérieure. Ces différentes interactions vont permettre à l’individu d’intégrer des modèles internes opérants qui moduleront sa fonction réflexive, ses capacités intersubjectives et de résilience. L’attachement secure constitue un puissant régulateur émotionnel. Stress et attachement constituent en effet un couple indissociable. L’attachement est le lien qui fait l’unité d’une partie du Vivant. L’attachement c’est ce qui met l’autre au cœur du monde, ce monde devient alors peuplé au moins d’un autre et l’attachement permet de passer par-dessus la peur pour aller à la rencontre du plaisir3. Face à des situations à la fois cruelles et de longue durée, ce sont les nourritures affectives qui comptent. Nous sommes des êtres sociaux avant d’être des êtres psychologiques.       <br />
              <br />
       S’il y a un message fondamental des théories de l’attachement, c’est que l’indépendance est une illusion idéologique : nous ne sommes jamais indépendants. Nous sommes tous interdépendants. On peut avancer que la théorie psychanalytique est une métapsychologie de l’absence et que les théories de l’attachement constituent et de façon complémentaire une métapsychologie de la présence. Avec la théorie de l’attachement, il y a du singulier parce qu’il y a du lien. Le principal message de John Bowlby est certainement que « le lien n’implique pas un état de dépendance, mais au contraire qu’il peut constituer un facteur d’ouverture, de socialisation ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Martin Buber : Je et Tu</b></div>
     <div>
      « Toute vie véritable est rencontre. »       <br />
       (« Alles wirkliche Leben ist Begegnung »)       <br />
       Pour Martin Buber, « au commencement est la relation ». Martin Buber est un philosophe de la relation et de la réciprocité, malheureusement trop souvent méconnu des psychothérapeutes.       <br />
       Son ouvrage majeur, Je et Tu, a nourri les discours de Martin Luther King et les chansons de Leonard Cohen. Martin Buber (1878-1965) a influencé les philosophies de la relation au XXe siècle, de Levinas à Blanchot en passant par Husserl. A travers cet ouvrage Je et Tu, il propose une réforme de la relation des êtres humains par rapport aux autres êtres humains. Il propose une renaissance de la relation originaire entre les hommes et le monde. Ce n’est que dans la relation, rendue possible par la rencontre, qu’apparaît la vraie vie. Cette rencontre se réalise à trois niveaux : l’homme dans sa relation à la nature, l’homme dans sa relation avec les autres hommes, l’homme dans sa relation avec les « existences spirituelles » (Geistige Wesenheiten).       <br />
       Dans Je et Tu, Buber dénonce subtilement la chosification du monde. Pour que la rencontre de l’autre soit possible, il s’agit de « ressentir » que l’autre n’est pas autre mais que, d’une certaine manière, l’autre est soi- même. Françoise Dolto avait coutume de dire que si l’on s’intéresse à l’autre, c’est qu’il y a de l’autre en nous. Nous sommes contraints à l’altérité.       <br />
              <br />
       Le couple « Je-Tu » non seulement permet la découverte d’autrui dans la relation, mais rend seul possible la condition d’ existence du Je, puisque c’est la rencontre du Tu qui constitue le Je comme personne. C’est par le Tu (par l’autre) que l’homme devient lui-même un Je. « Je deviens Je en disant Tu. » Si l’autre n’est pas autre, chacun cependant est particulier. C’est ainsi que nous sommes nés « individu » car nous sommes différents des autres. Nous ne sommes pas nés « personne ». Notre personnalité naîtra par l’interpellation de l’autre dans la rencontre. Une rencontre, c’est toujours une mise en question et le passage d’un ordre établi à un désordre, prélude à un nouvel ordre.Toute psychothérapie suppose une rencontre.       <br />
              <br />
       La rencontre peut être exprimée selon trois dimensions6. La première est totalisatrice, en ce que le sujet s’engage entièrement, de tout son être, et devient « totalité agissante » ; de plus, bien que les êtres doivent se placer dans une certaine forme d’isolement, le monde dans sa totalité existe au sein de la relation. La deuxième dimension de la rencontre est la réciprocité : le dialogue met en jeu deux sujets libres et dépendants (les protagonistes forment, malgré leur altérité et leur statut d’êtres à part entière, une unité, mais ne fusionnent ni ne disparaissent. En effet, la négation du Moi ne peut avoir lieu dans la rencontre, le Je est à la fois rencontrant et rencontré). Enfin, la troisième dimension est créatrice, car la relation authentique et parfaite fait surgir l’être : la personne naît de la relation et, en découvrant son Tu, elle peut elle-même se poser comme Je – Je n’étant en aucun cas antérieur à la rencontre. La relation est ainsi le fondement de toute conscience de soi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conférence exceptionnelle sur le Psychotraumatisme...</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25702493-26845949.jpg?v=1709065990" alt="La relation thérapeutique. Retour à l’essentiel." title="La relation thérapeutique. Retour à l’essentiel." />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Le-psychotraumatisme-face-a-l-histoire-L-hypnose-face-au-psychotraumatisme_a212.html">Pr Gérard OSTERMANN: Professeur de thérapeutique, psychothérapeute, praticien EMDR Europe et HTSMA, président d’ICAL (Institut des conduites alimentaires), président du Collège des Alcoologues aquitains, administrateur de la Société Française d’Alcoologie, et fondateur responsable du diplôme universitaire de Pathologie de l’Oralité.        <br />
              <br />
       Avec Boris CYRULNIK, Julien BETBEZE et Pascal VESPROUMIS, ils vont animer une conférence gratuite sur le psychotraumatisme</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25702493-26845939.jpg?v=1537486547" alt="La relation thérapeutique. Retour à l’essentiel." title="La relation thérapeutique. Retour à l’essentiel." />
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     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25702493-26845953.jpg?v=1537486667" alt="La relation thérapeutique. Retour à l’essentiel." title="La relation thérapeutique. Retour à l’essentiel." />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-relation-therapeutique-Retour-a-l-essentiel_a251.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée</title>
   <updated>2018-09-17T16:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Rapport-alliance-et-changement-l-Homonoia-Dr-Alain-Vallee_a249.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25593367-26796629.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-17T16:30:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cet article se propose d’amener l’idée que si la thérapie brève ne peut être qu’une forme d’hypnose conversationnelle, l’inverse n’est pas vrai : toute forme d’hypnose conversationnelle ou d’hypnose formelle n’est pas automatiquement de la thérapie brève.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25593367-26796629.jpg?v=1537196895" alt="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" title="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" />
     </div>
     <div>
      Celle-ci a des apports spécifiques et la connaissance de quelques « trucs » n’est pas suffisante. Pourtant, au-delà des spécificités, le chemin du changement est globalement identique. Nous nous limiterons à décrire d’abord les conditions de l’alliance en thérapie brève solutionniste et celles du rapport hypnotique, avant de réfléchir sur les ressorts du changement utilisés dans l’une et l’autre approche. Tout en sachant que la réflexion y trouverait largement matière, nous n’aborderons pas la question des tâches, s’appelleraient-elles autohypnose.       <br />
              <br />
       L’alliance en Thérapie Orientée Solutions : TOS, mais aussi dans toute pratique, il semble bien que les facteurs amplifiant l’alliance thérapeutique soient :       <br />
       - la ratification du problème sous la forme de l’accord sur une description cherchant à donner à la plainte une nouvelle signification ou recadrage destinée à susciter la motivation au changement ;       <br />
       - l’accord sur un objectif commun source de motivation ;       <br />
       - un mandat, synonyme d’engagement des deux parties à mettre tous leurs efforts en jeu dans cette direction.       <br />
       Il est certain que certaines qualités relationnelles comme l’empathie ou simplement la gentillesse ou l’usage délibéré d’une influence bienveillante sont nécessaires.       <br />
              <br />
       L’accord sur une description va se révéler par un changement corporel perceptible par les interlocuteurs. La plainte, quelle qu’elle soit, doit faire la place à un recadrage, un nouveau sens qui, s’il est pertinent, va transformer ce qui était jusque-là un mur infranchissable en une nouvelle situation susceptible de se modifier. Pourtant, il aura été quelquefois nécessaire de pousser le premier niveau de description jusqu’à une intensité dramatique suscitant une crise telle que le patient verra enfin plus clairement ce qu’il souhaite vraiment voir changer, ce qui se fera souvent par l’intermédiaire d’une représentation plus focalisée, épaissie.       <br />
              <br />
       Par exemple, cette personne qui consulte pour un vague sentiment dépressif, source d’un mal à vivre inconsistant et variable, pourra être tellement effrayée par la vision du clochard qu’elle craint de devenir qu’enfin sa motivation à changer va devenir claire et franche : tout sauf ça !       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Objectif</b></div>
     <div>
      La conversation lui permettra peut-être de découvrir qu’à la place de ce futur effrayant, elle préférerait se sentir simplement apaisée, ce qui lui permettrait, par exemple, de pouvoir se poser un moment chaque soir dans le canapé en rentrant du travail. Cette nouvelle image va provoquer un nouveau changement dans les réactions coenesthésiques des interlocuteurs, une légèreté le plus souvent : ce n’est donc que cela qu’il y a à changer !       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mandat</b></div>
     <div>
      Il se provoque alors un changement important du type de relation : le patient devient client pour son changement puisqu’il n’est pas si impossible à atteindre ; le spécialiste devient enfin thérapeute aux yeux du patient puisque la tâche n’est plus herculéenne. « Etes-vous d’accord pour que je vous aide à atteindre cela ? » : un mandat est donné.       <br />
       Les trois piliers ayant été posés, l’alliance est établie pour cette rencontre.       <br />
              <br />
       En hypnose, nous retrouverons avec Milton Erickson des éléments assez proches. Si nous reprenons les travaux de recherche de Dominique Megglé, pour Milton H. Erickson, l’alliance repose sur la ratification, la nécessité et l’objectif.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ratification</b></div>
     <div>
      Le thérapeute accepte d’accueillir la souffrance sans la minimiser ; c’est l’occasion pour lui d’utiliser ses capacités d’empathie pour rentrer dans le monde du patient. Il ne s’agit pas de dire que ça va s’arranger, mais plutôt : « OK, ça a l’air d’être dur pour vous ! » ; c’est aussi faire décrire simplement ce qui amène la personne à consulter en observant soigneusement la communication non verbale pour, éventuellement, la ratifier et en profiter pour induire une transe.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nécessité</b></div>
     <div>
      Mettre en évidence la nécessité, c’est amener le patient à se rendre compte qu’il n’a pas le choix, qu’il doit changer. En effet, quelquefois si l’intention de changer semble présente, elle n’est pas suffisamment intense pour provoquer la bascule.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Objectif</b></div>
     <div>
      L’alliance en hypnose, le but, toujours nécessaire mais souvent implicite, est plutôt la recherche d’une résolution de l’état de tension de la nécessité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dr Alain VALLEE       <br />
       Après une carrière de psychiatre hospitalier, il exerce maintenant comme psychothérapeute. Enseigne l’hypnose et les thérapies brèves dans plusieurs DU ainsi que dans divers instituts français et étrangers. Auteur de nombreux articles et d’un livre à paraître en 2017 : « Nouveau cours de TOS, dialogues et récits », éditions Satas, Bruxelles. Président de l’AREPTA       <br />
       Institut Milton Erickson de Nantes
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
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              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
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       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
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       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
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       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25593367-26796973.jpg?v=1537197193" alt="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" title="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
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       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Rapport-alliance-et-changement-l-Homonoia-Dr-Alain-Vallee_a249.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Positionnement, et alliance... thérapeutiques</title>
   <updated>2018-09-16T22:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Positionnement-et-alliance-therapeutiques_a248.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25572210-26786686.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-16T21:11:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Wilfrid Martineau. La relation thérapeutique n’est pas l’alliance mais c’est elle qui va la permettre. La relation thérapeutique représente l’ensemble des attitudes que le thérapeute et le patient auront ensemble. L’alliance est un lien affectif.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25572210-26786686.jpg?v=1537128898" alt="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" title="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      Elle suppose une entente sur les objectifs de la thérapie et un accord sur les tâches et moyens à mettre en œuvre pour parvenir à l’objectif. Cette alliance est bien sûr renforcée par les effets de l’intervention et par le positionnement du thérapeute.       <br />
       C’est l’alliance qui sera médiateur de changement. C’est pourquoi tous les moyens utiles et respectueux du patient doivent être employés pour la renforcer dès lors qu’ils sont congruents à la situation clinique.       <br />
       Il semble que l’alliance soit même plus importante que la technique thérapeutique dans le résultat de la thérapie (« Pour en finir avec Babel », B.L. Duncan). Mais on ne peut ignorer que l’alliance thérapeutique dépend certes du patient et de la personne du thérapeute, mais surtout de son savoir-faire. En cela, elle est elle-même très technique et ne se réduit pas à une écoute attentive, voire empathique ou à une spontanéité. Mais cette stratégie, même très technique, ne peut pas faire l’impasse sur l’essence de l’alliance : le « bien être ensemble ».       <br />
              <br />
       Nous nous proposons de faire un rapide survol de quelques-uns de ses ressorts qui transcendent les différentes orientations thérapeutiques de Rogers à De Shazer en passant par Weakland ou Erickson.       <br />
              <br />
       La réflexion, portée par les approches constructionnistes, a grandement contribué à en enrichir les contours et les ressorts mettant en exergue la place de l’espace interrelationnel – de l’entre-deux – pour l’émergence d’un changement. Cet espace créatif est le centre de toute thérapie mais tout ce qui se dirige vers une coconstruction de la conversation thérapeutique qui sera centrée sur l’expertise du patient/client/demandeur (par rapport à sa situation) et l’objectif tel qu’il a pu être défini au terme de l’entretien.       <br />
              <br />
       Se risquer à un inventaire, jamais exhaustif et forcément trop court, dans le cadre d’un article est un pari osé mais celui-ci peut servir de guide ou de rappel utile en cas d’éloignement de notre patient dans une relation qu’il est nécessaire de toujours mieux préserver.       <br />
              <br />
       Ethique et foi du thérapeute dans le client et l’avenir de la thérapie : quelques principes. Le thérapeute doit considérer la démarche du patient vers lui comme authentique et donc partir du principe que le client fait de son mieux… Sa « lenteur » est sa « vitesse »… sa « paresse » est son « activité maximum ». La « résistance » est parfois le mieux qu’il puisse faire à un moment donné, mais si le client est présent, c’est que de manière implicite il souhaite qu’elle soit vaincue. La résistance est souvent perçue du point de vue de l’observateur.       <br />
              <br />
       Le deuxième principe qui fonde la position thérapeutique est celui de la présence de ressources et de compétences chez le client, mais elles ne sont pas disponibles pour le moment ou il ne les perçoit plus.       <br />
       C’est la tâche du thérapeute de les mettre en valeur ou de permettre au client d’en retrouver l’usage en le questionnant, par exemple, sur ce qu’il fait déjà, ce qu’il a réussi ou ce qu’il aime, ou encore sur les intentions signifiées dans les actions entreprises.       <br />
              <br />
       Le patient doit se sentir écouté, « supporté »… aimé, et c’est cette écoute attentive (que Mickael White nomme position décentrée et influente) qui va lui révéler la capacité du thérapeute à lui montrer son intérêt pour ce qu’il vit seul ou avec son entourage dans son quotidien.       <br />
              <br />
       L’optimisme thérapeutique (qui ne peut être artificiel) fait partie de l’entretien mais ne doit pas être le déni des difficultés du patient. On s’associe d’abord avec les compétences du patient avant de chercher ses difficultés ou de s’enquérir de ses souffrances.       <br />
              <br />
       Le thérapeute mobilise ses capacités d’empathie pour comprendre la position du patient sans se laisser emporter par ses propres émotions. Cela lui permet de se montrer respectueux de son interlocuteur (ce qu’il fait, pense, ressent) et authentique dans ses propos comme dans ses réactions ou ses messages de validation ou d’encouragement ou de félicitations. Cette authenticité est garante de sa crédibilité mais aussi de la confiance dans la relation.       <br />
              <br />
       La position humble de « non-savoir » et collaborative. Engager l’entretien par une phrase comme : « Je vous remercie d’avoir accepté de venir… de me faire confiance (fonction du contexte)… je vais faire de mon mieux et je compte sur vous pour m’aider… » Il faut savoir interroger sur l’aide espérée et sur les questions qu’on aurait pu oublier dont le patient aurait eu besoin pour avancer.       <br />
       Même l’utilisation d’outils thérapeutiques centrés sur les perceptions du patient peut faire l’objet de précautions oratoires comme celle-ci :       <br />
              <br />
       « Je vous demande la permission d’établir une échelle pour m’aider à com- prendre votre situation », ou « permettez que je récapitule ce que j’ai compris et interrompez-moi si je me trompe » (Nardone). Cela implique le respect et favorise le dialogue et l’expression des idées du thérapeute. Les mots seuls ne peuvent représenter la souffrance. L’échelle proposée y contribue mais surtout va permettre des nuances qui sortent le patient (et son problème) d’un sentiment d’immuabilité.       <br />
              <br />
       Le thérapeute, par son questionnement, montre qu’il a besoin du sujet pour comprendre et avancer, mais la force implicite du questionnement renforce la personne dans la conscience de ses ressources personnelles et de ses compétences. Il interroge sur le changement avant la première rencontre ou entre deux séances (les capacités du sujet) et fait remarquer la survenue des changements passés inaperçus. Il sait rentrer dans le monde de l’autre (langage, valeurs, position, contexte de vie).       <br />
       Pour avoir un positionnement ajusté – c’est-à-dire au plus près du patient –, la place du corps dans la relation, le langage non verbal, les changements d’attitude ou de ton seront observés pour favoriser un accordage et une synchronisation qui renforcent le lien thérapeutique.       <br />
              <br />
       Cette position permet de se centrer sur le patient :       <br />
       •	-	Il faut avant tout écouter ce qui est important pour le patient et donc se centrer sur ses objectifs et l’aider à construire ses objectifs.       <br />
       •	-	On peut s’attacher à avoir une description « vidéo » du vécu du patient (entre autres, les modes interrelationnels, les dialogues… tout ce qui permet d’avoir un tableau vivant de la situation vécue par le sujet ou/et sa famille).       <br />
       •	-	Le repérage et l’utilisation des mots, expressions métaphoriques et formules du patient.       <br />
       -Toutes les formules et modes relationnels – du « for you » (Anne Bodmer Lutz), empathique (« bien sûr tout cela est très important pour vous »)… au « yes set » – favorisent l’engagement dans le processus thérapeutique.       <br />
       •	-	On évite de nier le problème ou la douleur mais on tâche de faire contrepoids (Y. Dolan) : mettre du « et » en associant la douleur et les aspects positifs présents à côté (ressources, réalisations).       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dr Wilfrid MARTINEAU       <br />
       Psychiatre des hôpitaux, psychothérapeute, formateur en hypnose et thérapie brève. Chef du pôle hospitalo-universitaire du CHU de Nantes, coordinateur pédagogique du DU d’Hypnose thérapeutique de l’Université de médecine de Nantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25572210-26786741.jpg?v=1537128585" alt="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" title="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" />
     </div>
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      Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »       <br />
       <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25572210-26786807.jpg?v=1537128944" alt="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" title="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" />
     </div>
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      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Positionnement-et-alliance-therapeutiques_a248.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’alliance thérapeutique.</title>
   <updated>2018-09-11T22:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-alliance-therapeutique_a239.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25398977-26695483.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-11T21:11:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25398977-26695483.jpg?v=1536694206" alt="L’alliance thérapeutique." title="L’alliance thérapeutique." />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">L’alliance thérapeutique peut se définir comme la collaboration mutuelle entre le patient et le thérapeute dans le but d’accomplir les objectifs fixés.</span>  Antoine Bioy       <br />
              <br />
       Pour parler d’alliance thérapeutique aujourd’hui, on ne peut pas ignorer les très nombreuses études menées sur le sujet, l’apport de l’analyse systémique, le travail des TCC, et les recherches de nos confrères dans le domaine de l’hypnothérapie.       <br />
              <br />
       Le terme d’alliance thérapeutique est employé pour la première fois par Freud lui-même en 1913. Freud insistait déjà sur la nécessité d’une alliance entre le thérapeute et son patient pour que la thérapie soit efficace. Depuis Freud, cette notion a évolué et a été étendue non seulement à la relation psychothérapeutique, mais à toute relation soignant-soigné. Elle est enseignée par exemple dans les écoles d’infirmières. Aujourd’hui où l’on cherche à mieux comprendre ce qui est efficace dans un processus de psychothérapie, où l’évaluation des psychothérapies est devenue un objectif important, il apparaît particulièrement nécessaire de s’intéresser à cette composante de la relation.       <br />
              <br />
       Toutes les études concluent que l’alliance thérapeutique est indispensable au succès du soin et de la thérapie, voire qu’elle est même plus importante que la méthode employée. Elles ont fait ressortir quatre critères principaux de l’efficacité d’une thérapie : l’implication et la détermination du patient : dans une proportion de 40 % ; la qualité de l’alliance thérapeutique entre le patient et le thérapeute : 30 % ; la confiance en l’efficacité du traitement (incluant l’effet placebo) : 15 % ; la spécificité de l’approche thérapeutique privilégiée : 15 %.       <br />
              <br />
       Nous allons donc nous attacher à définir ce qu’est l’alliance thérapeutique, comment la créer et la mettre en place, et, bien sûr, cela n’aurait pas de sens si nous ne partions pas de l’hypothèse qu’elle est indispensable à la réussite de la thérapie.       <br />
              <br />
       Dans la vie quotidienne, nous évaluons notre interlocuteur dès les premières secondes d’une relation, ainsi que le montrent les études de la psychologie sociale. Evaluer signifie non seulement apprécier la sympathie ou l’antipathie qui se dégage de la relation, mais aussi savoir intuitivement (?) quel va être le comportement le plus adéquat avec la personne qu’on rencontre. Ce ressenti spontané est évidemment à l’œuvre dans la première rencontre en psychothérapie. Et il faut tenir compte du ressenti des deux personnes en présence, thérapeute et patient.       <br />
              <br />
       L’alliance thérapeutique commence au premier rendez-vous,voire au premier regard ; mais elle n’est pas établie une fois pour toute. Elle est soumise aux fluctuations des sentiments humains ; il faut donc veiller à la maintenir tout au long de la relation : sans alliance, il n’y a pas de thérapie possible.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>MARIE ARNAUD</b> Agrégée de l’Université, psychologue - psychothérapeute. Secrétaire de la CFHTB Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves et vice- présidente de l'Institut Milton Erickson Lyon. Pratique l’hypnothérapie en cabinet libéral et l’enseigne depuis de nombreuses années.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “La relation thérapeutique </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25398977-26695534.jpg?v=1536694133" alt="L’alliance thérapeutique." title="L’alliance thérapeutique." />
     </div>
     <div>
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              <br />
       “Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. “ C'est un numéro double de 196 pages. “Thème : “La relation thérapeutique«         <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem        <br />
       - En couverture : Jean-Pierre Février        <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25398977-26695623.jpg?v=1536694553" alt="L’alliance thérapeutique." title="L’alliance thérapeutique." />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-alliance-therapeutique_a239.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Utilisation des métaphores en thérapie.</title>
   <updated>2018-09-05T23:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Utilisation-des-metaphores-en-therapie_a220.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25222000-26610664.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-05T23:11:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25222000-26610664.jpg?v=1536182787" alt="Utilisation des métaphores en thérapie." title="Utilisation des métaphores en thérapie." />
     </div>
     <div>
      <b>Par Consuelo CASULA</b>       <br />
              <br />
       Construites ou filées, développées ou succinctes, universelles ou personnelles, les métaphores offertes ici par la Présidente de la Société Européenne d’Hypnose constituent une boîte à malice d’une portée thérapeutique et d’une inspiration exceptionnelles.       <br />
              <br />
       Au fil de mes années de thérapie, j’ai amassé toute une collection de métaphores inspirées de différents champs : d’histoires de héros, de dieux et de déesses de la mythologie, de livres et de films, d’analogies et d’anecdotes, de citations et de poèmes. Chacune m’aidant à trouver la référence symbolique pouvant illuminer la problématique d’un patient.       <br />
              <br />
       Mythologie, septième art, littérature et valeurs universelles comme sources de ressources créatives…       <br />
       La mythologie est une source inépuisable de personnages avec pour chacun leur propre manière de transformer les obstacles en défis, leurs façons de découvrir des talents et des ressources cachées, leurs voies pour transformer le destin en choix. Les dieux et déesses de la mythologie sont les archétypes des caractéristiques des hommes et des femmes, chacun avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs vices et leurs vertus. Les films et les livres peuvent mettre en évidence des façons personnelles ou professionnelles de faire face aux vicissitudes quotidiennes des victoires comme des défaites, au courage, à la peur, à l’amour et à la haine. Les analogies et les anecdotes procurent de leur côté des opportunités pour transformer des concepts abstraits en phénomènes concrets, des expériences en exemples réels porteurs d’un message. Citations et poèmes contiennent des vérités universelles sans limite de temps ni d’espace et peuvent délivrer des messages de sagesse avec élégance et sophistication. Ce qui transforme la mythologie, les films, les anecdotes ou les poèmes en métaphores, c’est le message thérapeutique qu’ils véhiculent, accentué par notre façon de raconter l’histoire.       <br />
              <br />
       <b>La voix du père… la voie du souvenir.</b>       <br />
       de voiture alors qu’elle avait 3 ans. Sa mère ne l’avait pas informée du décès dans les suites et elle passa plusieurs années à attendre le retour de son père à la maison. Elle me dit ne plus avoir aucun souvenir de lui. Je commençais l’induction en lui disant que les recherches ont montré que chaque enfant reconnaît la voix de son père même lorsqu’il est encore dans le ventre de sa maman. Chaque enfant fait la différence entre son père et sa mère. Un père a une odeur particulière, une façon particulière de tenir le bébé dans ses bras, la peau de son visage est différente. La voix d’un homme est différente de celle d’une femme et chaque enfant est capable de reconnaître la voix de son père parmi celles de tous les autres hommes qu’il connaît. Puis je lui racontais l’intrigue du film “Le masque de Zorro” de Martin Campbell (1998).       <br />
              <br />
       Au début du film, Anthony Hopkins raconte une histoire à sa petite fille. Le Gouverneur arrive alors, il tue la femme d’Hopkins, kidnappe la petite fille et jette Hopkins en prison. Vingt ans plus tard, le Gouverneur revient dans le même village avec la fille d’Hopkins qui est persuadée que le Gouverneur est son père. Hopkins s’évade de prison et, déguisé, rencontre sa fille. Pendant qu’ils se parlent, la fille demande : « Nous sommes-nous déjà rencontrés ? Votre voix me semble très familière. » A la fin de la démonstration, la participante dit au groupe qu’elle avait entendu la voix de son père et qu’elle pouvait le sentir la serrer dans ses bras.       <br />
              <br />
       <b>Boucliers, armures…</b>       <br />
       Quand j’écoute les mots abstraits prononcés par les patients, je les transforme en termes concrets et en expériences, en métaphores qui aident à transposer le sens des termes d’un monde d’abstraction vers un monde plus concret. Quand une patiente réagit de manière agressive et impulsive parce qu’elle se sent offensée et humiliée au plus profond d’elle-même, je lui parle des héros, et des guerriers qui se servent d’armures, de casques et de boucliers pour protéger leurs zones les plus vulnérables. Je peux aussi leur suggérer de créer leur propre protection dont ils se servent lorsqu’ils se sentent vulnérables. Il s’agit d’un bouclier invisible doté d’une minuterie pour les aider à faire une pause, respirer, évaluer le sérieux d’un stimulus, se sentir détachés puis réagir de manière appropriée.       <br />
              <br />
       <b>… et rêves de prince...</b>       <br />
       Quand j’écoute des patients me raconter des histoires avec un luxe de détails, j’en fais la synthèse en les re-cadrant en une courte métaphore qui a l’intérêt de créer une vision dans son ensemble, avec recul, et de provoquer le changement. Quand je veux aider une femme qui rêve de l’amour parfait, je lui raconte cette histoire :       <br />
              <br />
       Il était une fois… une princesse, qui chaque matin après s’être habillée et maquillée, s’assoit sur le rebord de sa fenêtre et attend que l’amour de ses rêves surgisse (remarquez le changement de conjugaison important pour passer du passé au présent pendant la narration de la transe, note de la rédaction).Chaque jour elle répète le même rituel, certaine qu’un jour son prince viendra. Un jour, la princesse remarque quelque chose d’étrange descendre du ciel dans sa direction. Elle scrute attentivement pour s’assurer de ce que c’est. Jusqu’à ce qu’elle soit certaine. C’est vraiment un prince sur son cheval blanc volant vers elle. Quand il parvient à sa fenêtre, il retient son cheval et lui demande de monter en selle avec lui. Elle le fait, embrasse le prince et lui demande : “Et maintenant, où m’emmènes-tu ?” Le prince lui répond : “C’est à toi de me le dire parce que c’est ton rêve”.       <br />
              <br />
       <b>Mais du rêve…</b>       <br />
       Quand j’écoute les histoires des patients où ils se perçoivent en victimes, je crée une métaphore avec des héros victorieux qui montrent leurs forces et leurs valeurs à travers de simples actions qui leur donnent du pouvoir. Ou je leur suggère de voir le film La vie rêvée de Walter Mitty de Ben Stiller (2013). Ce film est aussi excellent pour les patients qui ne se rendent pas compte qu’ils ont déjà en eux toutes les ressources nécessaires. Walter Mitty est un homme ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants. Mais confronté à une difficulté dans sa vie professionnelle, Walter doit trouver le courage de passer à l’action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu’il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui devrait changer sa vie à jamais…       <br />
              <br />
       <b>… à la réalité du quotidien.</b>       <br />
       Lorsque je veux aider une femme victime d’une arnaque à l’amour pour devenir moins naïve et plus sûre d’elle, je l’invite à voir le film Les chemins du bonheur de Christine Kabisch (2010). La vie d’Anna s’effondre le jour où elle surprend son mari en train de la tromper avec sa secrétaire. Après avoir passé tant d’années à s’occuper de son époux et de ses deux enfants, sans jamais rien en retour, la jeune femme jette l’éponge. Pour se ressourcer, elle décide de partir en pèlerinage à Saint-Jacques-de Compostelle avec son père. N’ayant pas beaucoup d’affinités, père et fille vont se rapprocher et se découvrir comme jamais auparavant…       <br />
              <br />
       Je peux aussi choisir de recadrer les histoires des patients et créer de nouvelles métaphores pour les aider à accroître leurs potentialités. A ce titre, je me souviens du cas d’une jeune femme qui me raconta qu’alors qu’elle était enfant, son père avait l’habitude de la punir en l’enfermant dans une pièce froide et sombre de la cave pendant quelque temps. Sachant qu’elle était mariée, qu’elle avait une profession qui la comblait et qu’elle était prête à prendre de la distance par rapport à ce qui lui était arrivé dans l’enfance, je choisis d’utiliser un rêve guidé. Je lui demandais d’utiliser son imagination pour transformer cette pièce noire et sombre de son enfance en une pièce secrète où elle pouvait ranger ses livres, jouets et poupées pour continuer à lui tenir compagnie pendant le temps qu’elle y passerait. En ayant conscience qu’elle était maintenant une femme capable de cicatriser ses blessures du passé, elle pardonna à son père pour n’avoir pas été un meilleur parent.       <br />
              <br />
       Consuelo Casula est la présidente de la Société Européenne d’Hypnose (2014-2017), la secrétaire du Conseil des Représentants de la Société Internationale d’Hypnose (2015-2018). Elle est psychologue et psychothérapeute en pratique privée à Milan. Dans son activité, elle intègre l’hypnothérapie avec pragmatisme, la systémique, les approches stratégiques, la psychologie positive et la Mindfulness. Auteur de sept livres sur l’entraînement de groupe au leading, la communication efficace, la création de métaphores, le développement féminin et la résilience. Le livre sur les métaphores a été traduit en espagnol, en portugais et en français.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°10 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnotiser: les techniques d'Induction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25222000-26610670.jpg?v=1536182982" alt="Utilisation des métaphores en thérapie." title="Utilisation des métaphores en thérapie." />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       “Hors série n°10 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2016. “ C'est un numéro double de 196 pages. “Thème : “Les métaphores&quot;. Utilisation de la pensée symbolique&quot;        <br />
              <br />
       Construites ou filées, développées ou succinctes, universelles ou personnelles, les métaphores constituent une boîte à outils à l’immense portée thérapeutique. Comment les construire, comment les utiliser, c’est ce qu’explique avec de nombreux exemples ce hors-série n°10 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves.        <br />
              <br />
              <br />
       - Hypnose et Thérapies Brèves. Leçon d’humilité… Histoire courte, conte, légende universelle, tableau de maître, ou simple image, la métaphore existe depuis la nuit des temps et inspire notre vie quotidienne.        <br />
       - Utilisation des métaphores en thérapie. «En matière de métaphore, les apparences sont tout, sauf trompeuses.»        <br />
       - Métaphores sur Grand Ecran : utilisation des films en thérapie narrative avec les toxicomanes - Le poète, le patient et l’hypnothérapeute  - Les métaphores: Définitions. La métaphore, du grecμεταφορα (« metaphorá »= transport), est une figure de style fondée sur l’analogie. Un terme est substitué à un autre, issu d’un champ lexical différent, parce qu’il lui ressemble ou partage avec celui-ci une qualité essentielle.        <br />
       - L’heure du changement: Deux images métaphoriques me servent « d’accroche » quand les patients les remarquent dans mon cabinet de consultations. - L’enchantement hypnotique des métaphores. Joyce C. MILLS, Ph.D.       <br />
       - Fier d’être « un pot fêlé ». Il y a bien longtemps, un soignant m’envoya ce conte hindou. Je ne me souviens plus du nom du soignant...        <br />
       - La métaphore, une communication intersubjective directe        <br />
       - Henri le Hérisson. Céline BENHARROCH LEININGER - Création et utilisation de contes métaphoriques en hypnose - Les histoires de grand-père. Marco KLOP        <br />
       - Le nez fin. Camille ROCHE-DJEFFEL       <br />
       - La réification. Yves HALFON       <br />
       - L’énigme de la Perle Noire. Métaphore de la rencontre du « Comte de Brosseau » Ou une métaphore qui en cache une autre.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-10-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Metaphores_p65.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25222000-26610689.jpg?v=1536183089" alt="Utilisation des métaphores en thérapie." title="Utilisation des métaphores en thérapie." />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Utilisation-des-metaphores-en-therapie_a220.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Avantages de l'autohypnose: Comment la proposer et suivre l'enfant.</title>
   <updated>2018-08-06T22:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Avantages-de-l-autohypnose-Comment-la-proposer-et-suivre-l-enfant_a190.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24353455-26225680.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-06T22:27:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Isabelle IGNACE De nos jours, l'apprentissage de l'auto-hypnose constitue un volet majeur dans l'utilisation thérapeutique de l'hypnose. C'est particulièrement le cas dans l'aide à l'enfant douloureux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24353455-26225680.jpg?v=1533588673" alt="Avantages de l'autohypnose: Comment la proposer et suivre l'enfant." title="Avantages de l'autohypnose: Comment la proposer et suivre l'enfant." />
     </div>
     <div>
      <b>Pourquoi l’autohypnose chez l’enfant ?</b>       <br />
              <br />
         Bien souvent, parents, soignants et enfants se trouvent démunis face à la souffrance d’un enfant. Lorsque les limites des antalgiques sont atteintes, se pose la question d’une aide complémentaire à proposer, qui puisse être efficace et si possible rapide. Que ce soit pour des douleurs aiguës ou pour des douleurs chroniques, il existe des techniques permettant au jeune patient d’apprendre à apprivoiser ses douleurs et ainsi de mieux les vivre. L’autohypnose fait partie de ces pratiques. Son apprentissage, dans le cadre d’un suivi thérapeutique, pourra contribuer de manière nonnégligeable au rétablissement et au mieux-être de l’enfant. Il est parfois déroutant, pour des parents accompagnant leur enfant à une consultation pour des maux de ventre ou des céphalées de tensions, de se voir proposer une prescription d’apprentissage de l’autohypnose.       <br />
              <br />
       <b>Plusieurs raisons expliquent cela :</b>       <br />
              <br />
       - D’abord, beaucoup de parents sont réticents à aller consulter un psychologue pour traiter une douleur bien réelle, et non pas imaginaire.       <br />
              <br />
       - Ensuite, le passage par l’hypnose est parfois difficile tant certains clichés peu avantageux sont tenaces à ce sujet. Notre société accepte que le corps puisse avoir une incidence sur le mental. Par exemple que des maux de ventre puissent mettre de mauvaise humeur. Toutefois, que l’inverse soit possible - c’est à dire que le cerveau arrive à calmer ces maux de ventre - est bien plus difficilement accepté.       <br />
              <br />
       - Enfin, s’investir dans la démarche dans l’objectif de devenir autonome est également difficile à intégrer. Tout l’enjeu est de faire comprendre que l’enfant peut avoir un pouvoir d’action sur sa douleur. Par conséquent, l’incidence des propos du médecin (ou du soignant) sur l’acceptation des parents, ainsi que du jeune patient, est colossale.       <br />
              <br />
       <b>Voici un exemple d’une proposition habile :</b>       <br />
              <br />
       « Ces douleurs que tu décris, un certain nombre de jeunes arrivent à les atténuer en apprenant des techniques d’autohypnose. Souvent, quelques séances permettent de voir si cette approche peut te convenir. Cela fait partie de l’ensemble des outils qu’on utilise à l’hôpital. C’est un complément aux autres traitements. Cela ne t’engage pas dans une thérapie, c’est seulement un moyen d’apprendre des astuces, des façons de pouvoir te battre contre la douleur, à ta façon à toi »       <br />
              <br />
       <b>Les avantages de l’acquisition de l’autonomie en thérapie</b>       <br />
              <br />
       Malgré les réticences que peuvent avoir certains patients à venir consulter, rares sont les adultes, ou les enfants, acceptant d’endurer une douleur sans jamais pouvoir agir dessus. De même, rares sont les jeunes patients – et leurs parents avec – à avoir l’énergie et les moyens de passer des années en thérapie. C’est pourquoi, l’autonomie du jeune patient est très souvent encouragée. Quatre à dix séances suffisent souvent pour que l’enfant se sente suffisamment armé afin de tenter l’expérience seul. Evidemment, plus l’enfant est jeune, plus l’accompagnement des parents, comme partenaires potentiels de ces techniques, sera d’une aide précieuse. Avant 7 ans, cet accompagnement est bien souvent indispensable. A partir de 7 ans, le passage à l’autonomie peut arriver quand le jeune patient établit une relation apaisée et confiante avec la thérapie, mais aussi avec lui-même. Il réalise alors qu’il a la force en lui de poursuivre son chemin par lui-même. Pour que l’enfant ait envie de s’approprier cette approche de l’autohypnose, il devra, en plus d’avoir établi un bon relationnel avec le praticien, y avoir trouvé son propre intérêt. Dans un deuxième temps, il devra aussi s’y être entrainé de façon plaisante et intéressante en dehors des séances. En aucun cas, l’autohypnose ne peut donc être imposée.       <br />
              <br />
       <b>Préambule à l’autohypnose</b>       <br />
              <br />
       Avant de faire de l’autohypnose de manière autonome, l’enfant doit bien évidemment s’entraîner avec son hypnothérapeute. Les objectifs de la séance doivent être clairement définis avant l’exercice, afin d’obtenir l’accord de l’enfant, notamment pour être en mesure de lui proposer une alternative dans le cas où il y serait réfractaire. Les objectifs de l’hypnothérapeute sont également liés à l’autonomie du jeune patient, de manière à permettre la meilleure transition possible entre l’apprentissage au sein du cabinet à sa réutilisation de manière autonome. Il s’agit en fait du passage de l’autohypnose dirigée à l’autohypnose par soi-même. Dès que le jeune patient comprend les mécanismes qu’on lui propose et qu’il commence à savoir les utiliser, il pourra alors être libre de repartir avec des « astuces » proposées par le thérapeute ou élaborées à deux lors de la consultation, et de réutiliser celles-ci à sa guise.       <br />
              <br />
       <b>Quelques règles de bases proposées à l’enfant pour accéder à l’autohypnose :</b>       <br />
              <br />
       1) La première règle est de toujours déterminer un temps en début de séance pour permettre à l’enfant de s’imprégner de la situation.       <br />
              <br />
       2) La deuxième règle est de systématiquement se fixer un but, afin que l’issue de la séance soit positive et contribue à améliorer l’état du patient. L’enfant peut par exemple décider de se mettre en état d’autohypnose pour calmer son corps et son esprit ou encore afin de permettre une meilleure attention.       <br />
              <br />
       3) La troisième règle est d’apprendre à l’enfant à savoir utiliser des « mots-antidotes ». S’adresser à soi-même de manière positive peut grandement les aider à gérer des situations difficiles. Par exemple, plutôt que de se dire : « Je n’y arriverai jamais » ou « J’ai trop mal », l’enfant va apprendre en autohypnose à se dire : « Je fais de mon mieux » ou « Chaque respiration m’apporte un peu d’apaisement ». Voici deux exemples possibles d’exercices d’autohypnose proposés aux patients : « la bulle » et « le gant magique ».       <br />
              <br />
       <b>La bulle par le rapprochement des doigts</b>       <br />
              <br />
       C’est une technique que j’apprends presque systématiquement aux jeunes patients. Il s’agit d’installer une bulle, un espace de concentration ou de tranquillité. « Je vais te proposer de joindre tes mains et d’entrecroiser tous les doigts. Puis tu vas mettre tes deux index comme cela (je lui montre), l’un en face de l’autre en les éloignant bien, comme si il y avait deux petits élastiques pour les mettre loin l’un de l’autre… Et puis tu vas poser ton regard entre l’espace qu’il y a entre les deux index et les laisser se relâcher doucement… Et sans qu’il n’y ait rien à faire, les doigts vont se rapprocher un peu tout seuls… Au moment où les doigts vont se toucher… Comme deux petits aimants qui se rapprochent, tu pourras fermer les yeux pour te concentrer sur les sons autours de toi et sur ta respiration… Et puis tu vas pouvoir te trouver une belle bulle de protection (ou de concentration ou de tranquillité, etc.) qui a une taille… Une forme… Une couleur… qui te convient parfaitement, à toi… Quand tu l’auras trouvée, tu pourras me faire un petit signe de tête. Cette bulle, tu peux l’aménager à ta façon. Si tu as besoin de te protéger d’éléments extérieurs, tu peux y ajouter un bouclier ou tout autre chose… Si tu as besoin de faire partir des choses qui viennent de l’intérieur, c’est aussi possible… Je connaissais une personne qui avait installé une cheminée mettant dehors des nuages de fumée… C’est différent pour chacun… Cette bulle tu peux la réutiliser à ta guise, lorsque tu en as besoin, à ta façon, juste avec ce petit geste là ».       <br />
              <br />
       <b>Le gant magique</b>       <br />
              <br />
       Cette technique, grand classique de l’hypno-analgésie, permet d’obtenir un apaisement aussi bien émotionnel que physique. « Tout d’abord, concentre-toi bien sur ta main. Tu peux regarder ses contours, ses couleurs et poser ton regard à un endroit très précis de ta main. Et puis à un moment tu peux fermer les yeux et demander à ton imaginaire de te donner un beau gant bien protecteur… Quand tu l’auras trouvé, tu me feras un signe avec la tête… Super !… Et puis maintenant, tu vas pouvoir l’enfiler. Quand tu l’auras enfilé tu pourras me faire un signe avec la tête… Super !… maintenant on va demander au gant de devenir un peu magique. Je ne sais pas du tout comment cela va fonctionner pour toi… Remarque comme tu peux sentir des sensations différentes dans cette main : de l’engourdissement, des picotements, de la chaleur, ou toute autre chose… Puis laisse-la devenir toute engourdie, bien protégée. Quand les sensations seront bien différentes, ce sera le signe que le gant fait de l’effet et tu pourras me le signaler, juste pour me le faire savoir… super !… A ce moment-là, tu peux soulever la main et le gant, et laisser le gant magique aller se déposer sur une partie du corps qui en aurait besoin... La main et le gant magique vont pouvoir aller apprendre quelque chose à cette partie du corps qui en a besoin pour lui donner de l’apaisement, ou tout autre chose… Et tu peux laisser la main et le gant le temps qu’il faut pour cela… Voilà, tu peux retirer le gant lorsque le travail du moment est fini et le réutiliser pour toi dès que tu en as besoin. »       <br />
              <br />
       Juste après la séance, il est proposé au jeune patient de réutiliser ces techniques tout seul. La séance se transforme alors en exercice d’autohypnose en ma présence silencieuse. L’enfant est invité à reproduire les gestes, mais à sa manière, notamment pour tester sa capacité à reproduire. C’est souvent là que se joue la transition entre l’hypnose dans le cabinet de consultation et l’autohypnose en dehors. Généralement, quelques minutes sont nécessaires à l’enfant pour qu’il reproduise les gestes. Chaque patient pourra les réajuster à son goût : « C’est toi qui est maître à bord, tu es un peu magicien et tu peux transformer mes paroles et images en d’autres paroles et d’autres images pour que cela te convienne mieux lorsque tu les réutiliseras pour toi ».       <br />
              <br />
       Par exemple, Nicolas, 12 ans, vient consulter pour des céphalées de tension. Il apprend la technique du gant magique. Quelques séances plus tard Nicolas explique installer « des vibrations dans les bras, pour se détendre, des vibrations qui viennent de la tête, naturellement ». Nicolas s’est en fait complètement réapproprié l’exercice, d’une manière qui lui correspond, qui l’amuse, et qui permet, au final, d’atténuer grandement ses maux de têtes. Il est ainsi passé de vingt crises douloureuses par mois depuis sa petite enfance à deux ou trois de plus petite intensité.       <br />
              <br />
       <b>Comment l’autohypnose peut se poursuivre chez l’enfant après la thérapie ?</b>       <br />
              <br />
       Comme pour tout nouvel apprentissage, l’enfant devra accepter de s’entraîner, ce qui demande un peu de patience. Cet apprentissage est généralement plus facile pour un enfant ou un adolescent qu’un adulte. En effet, l’hypnose se réfère au monde virtuel auquel le jeune est déjà habitué. Il lui est donc souvent assez facile de transposer cet état de conscience sur les techniques d’autohypnose, mais avec des objectifs qu’il se sera lui-même fixés : diminuer sa douleur, augmenter sa confiance, atténuer son anxiété, etc. Dans ce but, un entraînement est souvent proposé à l’enfant au préalable, en imposant quelques contraintes, afin de tester sa capacité d’autonomie : il pourra ainsi lui être demandé d’inclure amusement, liberté, créativité, rigueur, etc. Pour être autonome, l’enfant devra s’entraîner à l’autohypnose de façon amusante pour lui.       <br />
              <br />
       Dans tous les cas, le passage à l’autohypnose ne peut se faire pour un enfant que si on y inclut une dimension ludique. Cela ne doit en aucun cas peser davantage sur sa vie d’enfant, mais au contraire prendre la forme de l’apprentissage d’une nouvelle activité. La rigueur exigée en séance d’entraînement est due au fait qu’il est toujours plus facile de pratiquer l’autohypnose lorsque tout va bien, que lorsque ce n’est pas le cas. Les entrainements sont donc souvent proposées à des moments adéquats : le soir avant le coucher, à un moment de pause (un trajet en voiture par exemple) mais surtout lorsque la douleur est absente ou tolérable. Il est souvent conseillé de pratiquer l’autohypnose le soir, comme un traitement préventif, de la même manière que le passage par la salle de bain pour se brosser les dents est instauré comme une habitude. Une fois que l’enfant aura pris ses marques et maitrisera ses propres techniques d’autohypnose, il sera bien plus apte à pouvoir les réutiliser en situation de crise, de douleur ou d’urgence.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       ISABELLE IGNACE       <br />
       Psychologue Clinicienne et hypnothérapeute. Formatrice depuis plus de 10 ans en hypnothérapie et hypnoanalgésie auprès de soignants, elle a travaillé à l'Unité d’Evaluation et de Traitement de la Douleur de l'Hôpital Robert Debré (Paris) pendant 6 ans. Également familiarisée à l’exercice de l’enseignement et de la formation, son expérience clinique est autant hospitalière qu’en pratique libérale où elle exerce au Vésinet (78) pour des soutiens thérapeutiques d'enfants, d'adolescents et d'adultes.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°8 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnose &amp; Enfants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24353455-26225681.jpg?v=1533588420" alt="Avantages de l'autohypnose: Comment la proposer et suivre l'enfant." title="Avantages de l'autohypnose: Comment la proposer et suivre l'enfant." />
     </div>
     <div>
      <b>Version papier épuisée de ce numéro, la version PDF est fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       <b>1ère partie : hypnose pour l’enfant douloureux</b>        <br />
       Introduction ; recherches scientifiques clefs, avantages généraux de l’hypnose chez l’enfant douloureux (Chantal Wood)        <br />
       Avantages de l’autohypnose et comment la proposer et suivre l’enfant (Isabelle Ignace)        <br />
       Illustrations dans l’urgence et dans la durée (Thierry Moreaux)        <br />
       Ce que l’hypnose modifie dans la relation entre soignant et soigné douloureux (Chantal Wood)        <br />
              <br />
       <b>2ème partie: l'enfant et le monde</b>        <br />
       Déliances de l’enfance, reliances de l’adulte (Armelle Touyarot et Félix Benchimol)        <br />
       Histoire de mère, histoire de bébé (Isabelle Stimec)        <br />
       Double hommage à D. Stern (Luc Farcy. Stefano Colombo)        <br />
       Un père raconte (Jean-Michel Hérin)        <br />
       Le monstre dans la littérature fantastique (Didier Lafargue)        <br />
       TOC chez l'enfant (Jean-François Marquet)        <br />
       Hypnose solutionniste en pédiatrie ambulatoire (Hervé Fischer et Dominique Farges-Queraux)        <br />
       De la pratique thérapeutique à l’art de vivre (Isabelle Celestin Lhopiteau)        <br />
              <br />
       <b>3ème partie: l'enfant : un être de projet</b>        <br />
       L'importance de la relation en hypnothérapie avec l'enfant (Antoine Bioy, Chantal Wood))        <br />
       Mon Alter Héros (Maxime Lamourette)        <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-8-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hypnose-et-Enfants_p63.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24353455-26225698.jpg?v=1533588520" alt="Avantages de l'autohypnose: Comment la proposer et suivre l'enfant." title="Avantages de l'autohypnose: Comment la proposer et suivre l'enfant." />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Avantages-de-l-autohypnose-Comment-la-proposer-et-suivre-l-enfant_a190.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le trouble obsessionnel compulsif de l’enfant (TOC).</title>
   <updated>2018-09-09T16:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-trouble-obsessionnel-compulsif-de-l-enfant-TOC_a188.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24349449-26223913.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-06T19:11:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr JEAN-FRANÇOIS MARQUET Pédopsychiatre. Thérapeute familial. Vice-Président fondateur de l’Institut Milton H. Erickson de Rennes Bretagne. Président de la Société Française de Recherche en Hypnose Pédiatrique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24349449-26223913.jpg?v=1533577365" alt="Le trouble obsessionnel compulsif de l’enfant (TOC)." title="Le trouble obsessionnel compulsif de l’enfant (TOC)." />
     </div>
     <div>
      Le TOC se met en place généralement lors de l’enfance et peut être efficacement traité avec l’hypnose si l’on met rigueur et structuration dans le travail.       <br />
              <br />
       Toutes les études s’accordent pour retrouver entre 1 et 3 % d’enfants et d’adolescents de moins de 16 ans souffrant de TOC nettement pathologique. La précocité du diagnostic et de la prise en charge sont les éléments déterminants du pronostic. En effet, on sait maintenant avec certitude que 80% des adultes souffrant de TOC ont débuté leur trouble dans l’enfance ou l’adolescence (âge moyen 11 ans), mais le plus souvent, la demande d’aide n’est survenue que vers 24 ans, le diagnostic correct seulement posé à 30, et le traitement démarré à 31 ans.       <br />
              <br />
       <b>Les obsessions les plus fréquentes chez l’enfant</b>       <br />
              <br />
       Mais le diagnostic du TOC infantile n’est pas toujours aussi simple que chez l’adulte. Selon le DSM IV, il faut à la fois des obsessions et des compulsions. Mais il n’est pas rare, surtout en début d’évolution, d’observer des rituels compulsifs en absence d’obsessions identifiables. Quelles sont les obsessions les plus fréquentes chez l’enfant ?       <br />
              <br />
       Ce sont essentiellement des peurs de ne pas être conforme aux attentes de l’entourage. On retrouve fréquemment des peurs de contamination ou de souillure (40%), des peurs qu’il arrive malheur (à soi ou aux proches)(24%), des peurs d’oublier quelque chose ou de faire des erreurs (17%) et, plus tardivement, des besoins de symétrie et de rangement, des peurs d’avoir des pensées interdites et le besoin de dire des phrases précises ou des prières. Les enfants restent longtemps ignorants du caractère anormal de ces idées et n’en parlent que rarement à leur entourage. L’entourage ne repère habituellement les TOC que quand apparaissent les compulsions. Chez l’enfant, on retrouve fréquemment des rituels de lavage (85%), des répétitions de mots ou de gestes (51%), des besoins de toucher un objet ou une personne (20%). Plus tardivement, on trouve des rituels de vérifications, de faire des listes, de ranger soigneusement, de réciter des prières... L’enfant banalise le trouble et ne le pense pas indésirable, et donc, ignorant qu’il s’agit d’une maladie, il n’en parle pas à son entourage ce qui retarde la prise en charge.       <br />
              <br />
       Chez les enfants, les obsessions et compulsions sont multiples et fluctuantes (jusqu’à 20 TOC concomitants et évoluant indépendamment). On retrouve souvent une implication de l’entourage familial dans les rituels avec parfois attitudes autoritaires et tyranniques de l’enfant (surtout vis à vis de la mère et de la fratrie. Le mode d’entrée diagnostique le plus fréquent intervient lors de crises de colère en apparence inexpliquées qui amènent les parents à faire consulter leur enfant « caractériel ». On découvre alors, en creusant un peu, que la colère intervient en cas d’interruption par l’entourage des rituels ou des obsessions idéatives, « obligeant » l’enfant à tout reprendre jusqu’à l’épuisement...       <br />
              <br />
       A l’inverse, de nombreuses émissions de télévision ont fait découvrir le diagnostic de TOC infantile à certaines mères anxieuses, ce qui en fait une demande de consultation par effet de « mode ». Il convient donc de bien distinguer le normal du pathologique. S’il est normal et banal qu’un enfant de 3 ou 4 ans ritualise pendant 10 minutes son coucher en demandant histoire, verre d’eau, câlin de papa puis de maman avant un nouveau bisou, il est plus préoccupant de voir un jeune de 10 ans rangeant sa chambre tous les soirs, alignant ses chaussures et vérifiant lumières et portes pendant une heure avant de se coucher ( j’ai même rencontré une ado qui voulait chaque soir vérifier le gaz dans un appartement où tout était électrique.....)       <br />
              <br />
       <b>NORMAL</b>       <br />
              <br />
       banales et admises (rituel du coucher)       <br />
       brèves, limitées dans le temps       <br />
       facile de s’en distraire       <br />
       contrôle facile       <br />
       peu de conduite d’évitement       <br />
       pas de handicap ni de souffrance psychique       <br />
       pas de crises ou de colère       <br />
       pas de retentissement familial       <br />
              <br />
              <br />
       <b>PATHOLOGIQUE</b>       <br />
              <br />
       sophistiquées et complexes       <br />
       longues (1 à plusieurs heures par jour)       <br />
       tenaces, persistantes       <br />
       contrôle difficile voire impossible       <br />
       conduites d’évitement invalidantes       <br />
       handicap relationnel, familial, scolaire       <br />
       accès de colères fréquents et intenses       <br />
       retentissement familial majeur : crises, rejet       <br />
       D'après Hantouche E. et Kochman F.       <br />
              <br />
       <b>Traitement des enfants souffrant de TOC</b>       <br />
              <br />
       Diverses prises en charges sont utilisées en France avec plus ou moins de succès (psychanalyse, psychothérapie familiale analytique, thérapies familiales systémiques, pharmacothérapie en particulier la Sertraline® chez l’enfant jeune, thérapies cognitivo-comportementales). Pour ma part , après des résultats souvent mitigés en utilisant uniquement de l’hypnose assez directe, j’ai été assez déçu de ne trouver aucune piste d’inspiration chez Erickson ni les Ericksonniens...       <br />
              <br />
       La littérature sur les TOC faisant en permanence référence aux thérapies cognitivo-comportementales comme seul traitement ayant prouvé son efficacité sur les TOC chez l’adulte, j’ai cherché à comprendre ce que proposaient les comportementalistes chez l’enfant et l’adolescent. Depuis 1996, March et Mulle proposaient chez les adolescents un outil cognitivo-comportemental efficace (bien que très rigide et stéréotypé), mais difficilement utilisable chez l’enfant d’âge préscolaire. Même dans un contexte de thérapies dites brèves, la prise en charge d’un TOC de l’enfant est un travail lourd, long et astreignant. Il nécessite souvent de 25 à 30 séances sur 6 mois à 1 an et une grande disponibilité tant de la part des parents, de l’enfant, que du thérapeute.       <br />
              <br />
       L’inspiration éricksonienne pour librement adapter ce protocole en tenant compte des contraintes techniques liées à l’âge et de la nécessité personnelle de travailler confortablement et en souplesse m’ont amené, après bien des tâtonnements, à utiliser une approche mixte. J’utilise la trame cognitivo-comportementale lourde et rigide (mais très sécurisante pour les enfants ayant des TOC et pour leurs parents), en y incluant l’hypnothérapie pour favoriser l’exposition avec prévention de la réponse. Cette technique est facilement utilisable pour un éricksonien habitué à travailler avec des enfants et s’avère étonnement efficace.       <br />
              <br />
       Une fois le diagnostic posé, je trouve extrêmement intéressant de rencontrer l’enfant avec les deux parents et de leur présenter la suite de la prise en charge sous forme d’un protocole très structuré (intérêt majeur pour rassurer les familles et l’enfant en leur proposant un outil formaté, prévisible et quasi obsessionnel qui devient presque une « prescription de symptôme » de tout contrôler ), inspiré de March et Mulle.       <br />
              <br />
       - <span class="u">Séance 1</span> : Établir le TOC comme une maladie ( une fois le diagnostic posé, il s’agit d’expliquer à l’enfant et à sa famille ce qu’est le TOC).       <br />
              <br />
       - <span class="u">Semaine 2 et 3</span> : “Cartographier” le TOC (il s’agit de demander à l’enfant et à ses parents de faire un « audit » des tous les troubles présents sur une durée de 24 h : idées, gestes, paroles, avec les horaires précis, la durée, le nombre de fois, etc.). Il n’est pas rare d’avoir à faire refaire ce travail fastidieux qui est indispensable pour élaborer la stratégie thérapeutique ultérieure. C’est un préalable indispensable car il permettra de définir et de quantifier le point de départ et de suivre l’évolution par des audits ultérieurs (Child Y-BOCS, échelle de Leyton).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°8 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnose &amp; Enfants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24349449-26223917.jpg?v=1533577403" alt="Le trouble obsessionnel compulsif de l’enfant (TOC)." title="Le trouble obsessionnel compulsif de l’enfant (TOC)." />
     </div>
     <div>
      <b>Version papier épuisée de ce numéro, la version PDF est fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       <b>1ère partie : hypnose pour l’enfant douloureux</b>        <br />
       Introduction ; recherches scientifiques clefs, avantages généraux de l’hypnose chez l’enfant douloureux (Chantal Wood)        <br />
       Avantages de l’autohypnose et comment la proposer et suivre l’enfant (Isabelle Ignace)        <br />
       Illustrations dans l’urgence et dans la durée (Thierry Moreaux)        <br />
       Ce que l’hypnose modifie dans la relation entre soignant et soigné douloureux (Chantal Wood)        <br />
              <br />
       <b>2ème partie: l'enfant et le monde</b>        <br />
       Déliances de l’enfance, reliances de l’adulte (Armelle Touyarot et Félix Benchimol)        <br />
       Histoire de mère, histoire de bébé (Isabelle Stimec)        <br />
       Double hommage à D. Stern (Luc Farcy. Stefano Colombo)        <br />
       Un père raconte (Jean-Michel Hérin)        <br />
       Le monstre dans la littérature fantastique (Didier Lafargue)        <br />
       TOC chez l'enfant (Jean-François Marquet)        <br />
       Hypnose solutionniste en pédiatrie ambulatoire (Hervé Fischer et Dominique Farges-Queraux)        <br />
       De la pratique thérapeutique à l’art de vivre (Isabelle Celestin Lhopiteau)        <br />
              <br />
       <b>3ème partie: l'enfant : un être de projet</b>        <br />
       L'importance de la relation en hypnothérapie avec l'enfant (Antoine Bioy, Chantal Wood))        <br />
       Mon Alter Héros (Maxime Lamourette)        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-8-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hypnose-et-Enfants_p63.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24349449-26223935.jpg?v=1533577484" alt="Le trouble obsessionnel compulsif de l’enfant (TOC)." title="Le trouble obsessionnel compulsif de l’enfant (TOC)." />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-trouble-obsessionnel-compulsif-de-l-enfant-TOC_a188.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Peut mieux faire ! La dépression à l'école.</title>
   <updated>2018-08-02T21:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Peut-mieux-faire--La-depression-a-l-ecole_a160.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24242312-26151754.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-02T21:41:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Amer SAFIEDDINE, Orthophonie neuro-sensori-motrice. Hypnose. Revue Hypnose & Thérapies Brèves, Hors-Série n°5 Orthophoniste multi-tâches, Amer Safiéddine est en première ligne pour aider les enfants à s'exprimer. Bien souvent, il butte malheureusement sur un obstacle : l'EDES (État Dépressif de l'Enfant Scolarisé)     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24242312-26151754.jpg?v=1533240416" alt="Peut mieux faire ! La dépression à l'école." title="Peut mieux faire ! La dépression à l'école." />
     </div>
     <div>
      <b>DÉFINITION :       <br />
       </b>       <br />
       Nous entendons par dépression la perte ou la diminution de l’énergie vitale et positive, mentale, psychique et physique chez un individu. Cet état peut être momentané, situationnel, de longue durée, voire permanent. Chez d’autres, il peut apparaître sous la forme d’une instabilité, d’une hyperactivité ou d’un trouble du comportement.       <br />
              <br />
       Avant d’être permanent, l’EDES est un état qui se reconnaît par un sentiment d’abattement récurrent, de résignation et de tristesse propre à l’enfant scolarisé. C’est cet enfant qui semble comme “vidé” de son énergie, ou dans un état d’excitation excessive dès l’instant où il est en contact avec une idée ou une action scolaire. Cet état disparaît souvent hors contexte scolaire ou de pression de nature scolaire.       <br />
              <br />
       <b>SYMPTÔMES :</b>       <br />
              <br />
       Ils sont divers, de nature technique, émotionnelle ou comportementale.       <br />
              <br />
       Symptômes techniques :       <br />
              <br />
       - Difficultés scolaires       <br />
              <br />
       - Troubles de l’attention       <br />
              <br />
       - Troubles de la mémoire       <br />
              <br />
       Symptômes émotionnels :       <br />
              <br />
       - Anxiété, stress       <br />
              <br />
       - Troubles du sommeil (peurs, cauchemars...)       <br />
              <br />
       - Maux de ventre       <br />
              <br />
       - Maux de tête       <br />
              <br />
       - Troubles alimentaires       <br />
              <br />
       - Phobie de l’école       <br />
              <br />
       –Tristesse       <br />
              <br />
       - Tics et tocs       <br />
              <br />
       Symptômes comportementaux :       <br />
              <br />
       - Surexcitation       <br />
              <br />
       - Hyperactivité       <br />
              <br />
       - Troubles relationnels avec ses congénères (agressivité, violence, isolement…)       <br />
              <br />
       - Troubles du comportement avec les adultes (relation conflictuelle à l’autorité, mensonges, transgressions, violence...).       <br />
              <br />
       <b>THÉRAPIES :</b>       <br />
              <br />
       Avec une approche orthophonique globale, posturale, neuro-sensori-motrice et émotionnelle, un diagnostic différentiel est posé dès le départ pour déterminer (autant que faire se peut) le cadre étiologique des difficultés de l’enfant venu consulter. Elles peuvent être génétiques, cognitives, neuro-fonctionnelles, psycho-sociales ou émotionnelles. Chacune orientera évidemment la thérapie proposée.Je ne développerai ici que la partie relative à une approche hypnotique et de thérapie brève.       <br />
              <br />
       <b>I. L’aide aux parents :</b>       <br />
              <br />
       Dans une démarche juste, humaniste et systémique, il est bien entendu inenvisageable d’aider un enfant sans aider ses parents. Contrairement à l’idée largement répandue dans les milieux thérapeutiques, je considère les parents comme les meilleurs alliés de leur enfant et du thérapeute. Ils ne sont donc pas confinés dans leur rôle de chauffeurs, attendant patiemment dans la salle d’attente que le thérapeute et leur enfant aient fini leur travail dans le “no man’s land” du jardin des soins. Si le secret a parfois sa place, celle-ci doit être limitée et non systématisée et dogmatisée.       <br />
              <br />
       Les outils que je vais mettre à leur disposition seront de trois natures : technique, comportementale et émotionnelle.       <br />
              <br />
       a) l’aide émotionnelle : légitimer, déculpabiliser et recadrer.       <br />
              <br />
       Légitimer : à l’enfant devant ses parents je vais dire « Tu as bien fait d’avoir développé ton problème, autrement tes parents n’auraient pas pu savoir comment tu penses et agis de façon si particulière ».       <br />
              <br />
       -Déculpabiliser : aux parents devant l’enfant je vais dire « Vous êtes des parents formidables, et personne d’autre que vous ne peut mieux aimer et comprendre votre enfant, surtout quand il est en difficulté. Plutôt que de chercher votre responsabilité dans l’installation de ces difficultés, je vous propose que l’on travaille ensemble à les résoudre ». Le cadre est posé.       <br />
              <br />
       -Recadrer : aux deux l’on va convenir d’un objectif scolaire réaliste, réalisable et confortable, par exemple 12 de moyenne dans telle ou telle matière. Si le niveau actuel est de 8, cela correspond à objectif réalisé à 66%, ce qui n’est pas négligeable, et remet le 8 dans une dynamique positive.       <br />
              <br />
       b) l’aide comportementale : seule l’efficacité est recherchée.       <br />
              <br />
       « Nous allons désormais mobiliser notre énergie à être exclusivement efficaces. Les cris, les remontrances, les remarques blessantes, les reproches répétitifs seront bannis de votre vocabulaire quand vous travaillerez avec votre enfant ». Aussi, je vais leur transmettre de façon adaptée, un lexique nouveau que l’on utilise en hypnose : les mots positifs, les verbes mobilisateurs, etc.       <br />
              <br />
       c) l’aide technique : s’adapter et transformer. Nous savons tous que, malgré ses efforts, le système scolaire reste une formidable machine à broyer la créativité et la particularité de beaucoup d’enfants. Cela explique l’augmentation considérable de la population des DYS (lexiques, orthographiques, praxiques, phasiques, etc.).       <br />
              <br />
       Le système d’apprentissage à l’école, dès la fin des classes maternelles, n’est plus du tout intéressé par le corps de l’enfant, ni son plaisir, ni son système sensoriel, ni ses représentations. Le CP sonne le glas du cerveau droit. On cesse de plaisanter, et on passe aux choses sérieuses. Et l’on ne cherche plus qu’une porte d’entrée dans la tête des enfants : le cerveau gauche.       <br />
              <br />
       J’entends évidemment par cerveau gauche : notre système rationnel, et par cerveau droit notre système créatif, qu’ils soient à droite ou à gauche ou inversement... ceci n’a pas d’importance comme nous ne le savons pas bien par ailleurs...       <br />
              <br />
       En attendant que le système change, il nous faut nous y adapter. Comment adapter le système scolaire à soi ?       <br />
              <br />
       Un transformateur ou un adaptateur a pour mission de modifier la puissance reçue par le réseau en une puissance acceptable par l’appareil récepteur. Qui peut mieux jouer ce rôle que les parents, en relation quotidienne avec leur enfant ? En laissant passer les informations reçues, du cerveau gauche vers le cerveau droit, pour repartir vers le cerveau gauche.       <br />
              <br />
       Par exemple, si l’on parle du verbe à l’infinitif à l’école sans que l’enfant n’ait pu se l’approprier selon ses propres représentations, le rôle du thérapeute c’est d’autoriser les parents à aider l’enfant à imaginer et créer autour de l’infinitif. Je pense ici à Jérémy, qui dans cette démarche, se représentait l’infinitif sous la forme d’un dieu créateur (du verbe et du mouvement) que je lui ai demandé aussitôt de dessiner. Ainsi en classe, lorsque la maîtresse parlait de l’infinitif (cerveau gauche), lui l’adaptait et le transformait automatiquement (comme s’il le traduisait) en son dieu créateur (cerveau droit).       <br />
              <br />
       Ceci requiert un esprit audacieux et une gymnastique régulière permettant à l’enfant une réactivité rapide, exactement comme celle nécessaire à une traduction simultanée.       <br />
              <br />
       <b>II. L’aide à l’enfant :</b>       <br />
              <br />
       a) Aide technique d’inspiration hypnotique :       <br />
              <br />
       Exemples :       <br />
              <br />
       Utiliser le langage sensoriel (VAKOG) propre à chaque enfant par des verbes mobilisateurs : - Lorsque je travaille la grammaire avec un kinesthésique, je vais engager un langage actif : « Bouge le verbe courir au passé composé », plus dynamique que « Mets ce verbe... ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°5 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: la Dépression</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24242312-26151755.jpg?v=1533240148" alt="Peut mieux faire ! La dépression à l'école." title="Peut mieux faire ! La dépression à l'école." />
     </div>
     <div>
      “Dépression et après ?“ Edito de Patrick Bellet.        <br />
       “Un enjeu anthropologique“ Introduction de Thierry Servillat        <br />
       “L’Acédie. L’extinction de la voie intérieure“. Jacques-Antoine Malarewicz        <br />
       “Lorsque la dépression paraît… Premiers soins maternels“. Armelle Touyarot        <br />
       “Peut mieux faire ! Ou comment déprimer à l’école. Orthophoniste multi-tâches, Amer Saffiédine        <br />
       “De la couleur avant toute chose. Sept modèles de changement dans la dépression“. Claude Virot        <br />
       “Comment ne plus déprimer. De la loyauté à la dépression“. Bruno Dubos        <br />
       “Ex libris “ la bibliothèque des lecteurs. Les livres qui ont compté pour nos lecteurs.        <br />
       “L’avenir de la psychothérapie en hypnose“. La rubrique Humeur de ce n° a été confiée à Stephen Lankton, rédacteur en chef de l’American Journal of Clinical Hypnosis. Il nous interroge sur « la preuve scientifique » et « le bon sens » dans le domaine de l’hypnose. Traduction d’Armelle Touyarot.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-5-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-en-PDF-La-Depression_p58.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24242312-26151780.jpg?v=1533240220" alt="Peut mieux faire ! La dépression à l'école." title="Peut mieux faire ! La dépression à l'école." />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Peut-mieux-faire--La-depression-a-l-ecole_a160.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation</title>
   <updated>2018-08-02T00:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-du-present-hypnose-de-l-acceptation_a150.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24218452-26139732.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-02T00:30:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hypnose. Les fondations du temps Par le Dr Alain VALLÉE, Médecin Psychiatre à Nantes, Président d'honneur de l'AREPTA.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24218452-26139732.jpg?v=1533163860" alt="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" title="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" />
     </div>
     <div>
      Depuis pas mal de temps, je m’enrichis des modes de pensée constructiviste et constructionniste à propos des diverses catégories de la conscience, du temps, de la normalité ou de la pathologie, entre autres.       <br />
              <br />
       Ceci m’a amené à approfondir ma réflexion sur la construction des problèmes, sur la thérapie en général, sur l’alliance thérapeutique et, de plus en plus, sur ce qui se passe dans le creuset de la thérapie. Déjà, dans le passé, j’enseignais combien la théorie psychanalytique n’était qu’une fiction, une métaphore permettant de mettre en place un échafaudage virtuel permettant de rendre compte de ce qui se passait, mais en rien une théorie de l’esprit humain, au plus une théorie de la relation.       <br />
              <br />
       La découverte de l’hypnose et des thérapies brèves n’a pas changé ce point de vue. De plus en plus, je me suis intéressé au système thérapeutique. Pour Steve de Shazer, le système à considérer est composé de la personne en situation de client, de la personne en situation de thérapeute, et de la plainte.       <br />
              <br />
       Rapidement, leur propos va être de changer la plainte en problème. Au fur et à mesure des entretiens, ce système thérapeutique va s’approcher de la solution.       <br />
              <br />
       Je devrais plutôt dire la dissolution du concept [problème – plainte]. Il n’y a donc plus lieu qu’il y ait une relation entre ce quidam qui ne se plaint plus et cet autre quidam qui peut, peut-être, rester thérapeute dans ses rêves, mais certainement plus pour cette autre personne.       <br />
              <br />
       De plus en plus, je me suis intéressé à ce qui se passait dans le moment même de la thérapie et qui faisait que, quelquefois, elle peut se réduire à une seule rencontre. Je ne suis pas le seul : Daniel Stern a écrit un livre sur le moment présent en thérapie, ouvrage passionnant par ailleurs, richement et scientifiquement documenté... Je me rends compte que je ne fais que suivre des chemins largement explorés, mais tant pis !       <br />
              <br />
       J’ai réalisé que les moments les plus thérapeutiques n’étaient pas nécessairement les plus empathiques et chargés d’émotion, mais plutôt des moments plutôt calmes pendant lesquels l’un et l’autre étaient focalisés sur la rencontre ; plus tard, je me suis rendu compte que la condition en était de se réaliser, au sens de se sentir existant, dans le présent de la rencontre. Je me suis donc intéressé aux notions de temps vécu, j’ai interrogé ce que pouvaient en dire les vulgarisateurs de la physique, les thérapeutes, et aussi les philosophes.       <br />
              <br />
       Voilà comment, à l’aide de quelques mots clés sur Internet, j’ai trouvé un livre d’André Comte-Sponville, De l’autre côté du désespoir, sur la pensée d’un gourou indien qui se nommait Swâmi Prajnânpad, décédé en 1974. Cet homme connaissait bien la physique, la psychanalyse et la pensée occidentale, ce qui fait que sa pensée nous est accessible plus facilement. Il se trouve qu’il a eu comme disciples ou élèves un certain nombre de Français, dont le Docteur Leboyer, célèbre gynécologue des années 1970, et aussi Arnaud Desjardins, qui ont contribué à répandre sa pensée en France. Probablement y a-t-il eu ensuite quelques errances de succession avec des dépôts de marques commerciales, par exemple.       <br />
              <br />
       Si Swâmi Prajnânpad n’a jamais écrit de livres, de nombreux disciples, tant indiens que français, ont pratiqué des enregistrements audio de son enseignement et les ont publiés. Bien sûr, certains tirent plus du côté de la philosophie, d’autres tirent plus du côté de la spiritualité, il faut tenir compte de leurs a priori et de leurs préalables.       <br />
              <br />
       Je ne vais pas vous faire un exposé exhaustif de cette pensée qui peut être placée plutôt du côté de la philosophie cynique et stoïcienne, mais en dehors de la tradition allant d’Antisthène à Marc Aurèle, puis à Montaigne ; je ne suis pas assez intelligent pour cela ; je ne peux retenir que ce qui fait « expérience » pour moi et qui s’intègre d’une façon globale dans mon vécu.       <br />
              <br />
       Je m’en tiendrai dans mon propos plutôt à ce que ces lectures m’ont appris et qui m’a aidé dans ma pratique de l’hypnose et des thérapies brèves.       <br />
              <br />
       Tout d’abord, Prajnânpad apporte quelques conceptions psychopathologiques qui me paraissent être intéressantes. Il exprime, mais ce n’est pas nouveau, que l’homme a horreur du déplaisir et de la frustration. De ce fait, comme la plupart du temps, il ne peut pas s’éloigner de la source de la frustration, il va être amené à refuser mentalement cette émotion et à la projeter à l’extérieur.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, cette projection va augmenter l’attente vis-à-vis des humains « cause » de la frustration, ce qui va augmenter en retour la frustration, et donc la projection qui va augmenter et finir par construire un écran entre le sujet et le monde tel qu’il est. Beaucoup de nos comportements que nous croyons libres ne sont que des réactions par rapport à la perception de cette projection, dont l’inadéquation est à la source d’une majoration de l’émotion ressentie corporellement.       <br />
              <br />
       Prajnânpad explique qu’il y a plusieurs niveaux d’émotion). Lorsque l’homme voit le monde tel qu’il est, il se sent calme, apathique au sens étymologique ; il peut alors avoir des sentiments qui l’amènent à pouvoir avoir une action délibérée. Pensez à la différence entre l’émotion de peur qui ne nous permet comme réponses que la sidération, et la fuite et le sen timent de danger qui va nous permettre tout un éventail de stratégies possibles d’adaptation. L’inadaptation de la réaction va faire surgir une émotion qui va être augmentée par l’inhibition comportementale suscitée par l’inefficacité des solutions.       <br />
              <br />
       Prajnânpad souligne que, justement à cause de cela, toute perception corporelle d’émotion, qu’elle soit positive ou négative, nous informe sur le fait que nous ne voyons pas le monde tel qu’il est, que nous sommes dans l’erreur. Pensez à une émotion dite positive telle que la joie. Vous remarquerez qu’en dehors du sentiment de joie calme, l’euphorie n’est pas sans danger dans n’importe quel contexte. Elle nous entraîne à faire confiance à tout le monde et, de ce fait, la sagesse sociale nous amène à ne l’exprimer que dans des contextes de sécurité. Pour lui, la seule façon de retrouver ce calme qui permet l’action déterminée est de laisser s’écouler l’émotion. Une fois qu’elle s’est exprimée, le sujet n’est plus contraint par le cycle projection- réaction. Faudrait-il réhabiliter la catharsis, l’abréaction, et donner raison à certains hypnothérapeutes ?       <br />
              <br />
       C’est ce qu’ont fait bon nombre de ses disciples français avec la pratique des lyings (setting para-analytique), quelquefois assez proches des thérapies genre « cri primal ». En fait, j’ai trouvé dans plusieurs écrits, notamment à l’intention de ses disciples indiens, que c’était essentiellement la composante corporelle de l’émotion qui avait besoin de s’exprimer, de suivre son cours, d’être acceptée, comme si toute émotion avait, d’une part, un versant corporel et, d’autre part, attachées à lui, une opinion, une désignation, une étiquette liée au social… Ce simple travail d’acceptation de la sensation de l’émotion va amener la personne à avoir le sentiment d’un écoulement, d’une remise en fluidité qui va rendre évanescente la désignation. Comment parler d’angoisse si cette désignation n’est plus nourrie par une sensation corporelle ?       <br />
              <br />
       La sensation diffuse, le plus souvent de calme, qui va remplacer cette sensation d’émotion, va amener la personne à être de plus en plus dans l’instant présent, à voir le monde tel qu’il est, et à pouvoir voir clairement l’action utile et nécessaire qu’elle peut avoir à accomplir. La seule réalité sur laquelle nous pouvons agir, c’est ce qui est présent, ici et maintenant.       <br />
              <br />
       Cette exploration de l’instant présent nous amène à nous rendre compte que l’instant présent est conceptuel et dépourvu de qualificatifs. Si je dis « la fleur », vous avez assez facilement accès à un concept de fleur. Si je dis « la belle fleur » ou bien « la fleur jaune », vous êtes amenés, d’une façon ou d’une autre, à vous souvenir d’une belle fleur pour essayer de savoir de quoi je parle, ou bien, de la même façon, à vous souvenir d’une fleur jaune. Bref, pour pouvoir qualifier quelque chose, vous êtes contraints d’explorer vos souvenirs, de rechercher- créer un passé et donc, de quitter le moment présent.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°4 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24218452-26139733.jpg?v=1533163683" alt="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" title="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" />
     </div>
     <div>
      Au-delà de la technique… L’intuition ? Par Patrick Bellet.        <br />
              <br />
       “L’intuition peut-elle s’apprendre ?“ Par Aurélie Mainguet.        <br />
              <br />
       “Qui influence qui ? La relation thérapeutique revisitée. Par Irène Bouaziz.        <br />
              <br />
       “Entre observation et perception“. Par Sylvie Le Pelletier-Beaufond.        <br />
              <br />
       “Justin et l’engin magique“. Par Marie-Odile Soucaze des Soucaze.        <br />
              <br />
       “Hypnose du présent, hypnose de l’acceptation“. Par Alain Vallée.        <br />
              <br />
       “Hyperesthésie somnambulique, à propos d’un article de Bergson“. Par Bertrand Méheust.        <br />
              <br />
       “De l’intuition à la lucidité“. Par Djohar Si Ahmed.        <br />
              <br />
       “Le sens interne“. Par Bertrand Méheust. “Consultation du lundi 1er février 2010“. Par Claude Virot.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-4-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Intuition-et-Strategie_p62.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24218452-26139738.jpg?v=1533163764" alt="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" title="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-du-present-hypnose-de-l-acceptation_a150.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'intervalle d’une thérapeutique par l'hypnose</title>
   <updated>2018-08-01T01:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-intervalle-d-une-therapeutique-par-l-hypnose_a144.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24185453-26119554.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-01T00:53:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre deux états figés Par le Dr Catherine BOUCHARA Médecin. Praticien attaché, consultation d’hypnose à la Pitié Salpêtrière     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24185453-26119554.jpg?v=1533078660" alt="L'intervalle d’une thérapeutique par l'hypnose" title="L'intervalle d’une thérapeutique par l'hypnose" />
     </div>
     <div>
      Atelier du non savoir, questions de laboratoire autour de l’intervalle, de l’entre-deux bornes, entre deux états. On évoque d’une part les deux personnalités alternantes dans une dissociation pathologique, et à l’autre borne, la dissociation en tant que zone thérapeutique d’un travail sous hypnose.       <br />
              <br />
       Comment explorer dans l’entre deux mondes et trouver l’accès, comme on trouve la voie d’abord en chirurgie, l’accès de l’être et de l’agir dans le jeu subtil de frontières, entre connu et inconnu.       <br />
              <br />
       Comment explorer l’ouverture à la réassociation, les points de croisement de séparation ou de fusion entre dissociation et réassociation, terreau thérapeutique, levier du changement, le cœur thérapeutique de l’hypnose. Comment utiliser un état A, un état B et l’intervalle ? L’intervalle ? Intervalle entre état de veille et état de sommeil, entre état de conscience modifié et état de conscience ordinaire, entre l’ici et l’ailleurs, entre dissociation et réassociation, quel passage de l’un à l’autre, s’agit-il de deux états en parallèle, en simultané, ou encore reliés dans un processus d’interaction comme on le décrit en systémique ?       <br />
              <br />
       Dans l’intervalle entre les entrées et sorties de transe, où sont-ils et que s’y passe-t-il ? Est-ce l’espace de transformation du travail thérapeutique ?       <br />
              <br />
       Quel sillon commun entre le Trouble d’Identité Dissocié, trouble dissociatif et dissociation provoquée dans l’approche thérapeutique par l’hypnose ? Que peut-on en apprendre ?       <br />
              <br />
       Les troubles de l’identité dissociée, liés à des réminiscences traumatiques, ont été décrits dans la littérature du XIXe siècle comme deux états fixes, parfaitement étanches, sans aucun système communicant. Etat A, état B, disait Charcot pour nommer les deux personnalités alternantes.       <br />
              <br />
       Ces personnalités doubles, dans l’état A et l’état B, forment une longue chaîne, celle de ceux qui « dorment alors qu’ils paraissent parfaitement éveillés ».       <br />
              <br />
       Le sergent de Bazeilles en est un maillon, ce « somnambule fermé au monde », anesthésié depuis sa blessure sur un champ de bataille à Sedan. Il oscille entre sa personnalité première et une seconde personnalité, entre deux états fixés soit en A soit en B, sans interaction, mais qu’est ce qui prouve une séparation totale ?       <br />
              <br />
       Des « deux existences séparées » de Félida étudiée par Azam, sa seconde vie, sa seconde personnalité, Azam la compare à un texte, et ses absences, aux feuilles déchirées d’un livre. Pierre Janet somme Lucie de nommer son autre personnalité, il poursuit un objectif thérapeutique, il cherche à faire interagir l’état A et l’état B. Lucie se résout, elle fait apparaître Adrienne sous écriture automatique, mais qui est Adrienne ? La deuxième personnalité de Lucie révélée grâce à la technique de distraction proposée par son thérapeute ou la création induite et suggérée par Pierre Janet ?       <br />
              <br />
       A mieux y regarder, ce qui relie les deux personnalités, les deux états A et B, c’est un canal de communication privilégié.       <br />
              <br />
       Pour l’un, c’est le tact, le sergent de Bazeille rattrape sa canne tombée au sol. Le toucher le transporte brutalement à nouveau sur le champ de bataille, la canne devient fusil, il crie.       <br />
              <br />
       Pour Emile X, c’est la vision. Emile X, le brillant jeune homme, avocat au barreau de Paris exploré par le père de Marcel Proust, Adrien Proust, médecin hygiéniste à la Charité. L’oeil du président du tribunal fixe l’avocat ? Il passe en état B, l’escroc fait en douce les poches du greffier. Son regard croise le miroir d’une salle de restaurant ? Il fugue à Troyes, et vole. Il sera condamné puis délivré par un non lieu….       <br />
              <br />
       De ces personnalités alternantes aux troubles des personnalités multiples étudiés dans le cadre des syndromes post traumatiques, les dérives sont décrites par Sherryl Mulern. Qu’en est-il aujourd’hui de la recherche identitaire contemporaine ?       <br />
              <br />
       <b>REPÉRAGES, L’ÉTAT A, L’ÉTAT B</b>       <br />
              <br />
       Les états fixes et figés peuvent se repérer autant dans l’addiction du joueur de Dostoïevski, que s’actualiser dans les jeux de rôles. De la cape de Batman à la blouse blanche de médecin qu’on ne sait plus quitter, la fonction se fige, totalement envahissante, ça prend la place de l’être.       <br />
              <br />
       D’autres encore frôlent la confusion identitaire dans les jeux virtuels sur Internet. Quand le joueur ne maîtrise plus ni le temps ni l’espace, écarte tout lien au monde, suspendu à son double graphique et numérique créé au jeu des « second life ».       <br />
              <br />
       La personnalité première totalement envahie par l’avatar virtuel, en confusion identitaire entre la réalité et le virtuel, le sujet cherche à maintenir l’étanchéité des mondes. Pour Anshe Chung, allemande d’origine chinoise et son avatar, ni addiction, ni confusion identitaire, mais une maîtrise du jeu. Elle et son avatar passent et repassent entre les mondes, d’une multinationale virtuelle à une société réelle basée en Chine, Anshe Chung maîtrise l’alias, surfe avec son avatar et s’adapte.       <br />
              <br />
       <b>L’HYPNOSE CLINIQUE ET LES ÉTATS FIGÉS</b>       <br />
              <br />
       Deux états figés, une perte de mobilité, que se passe-t-il quand la douleur ou l’angoisse qui s’était tue ressurgit dans un point précis du corps, toujours le même ? Quand le langage du corps oblitère tout autre contact, la boule dans la gorge, la sensation de suffocation, le mal de ventre, la contracture. Comment se fait le transfert, l’irruption du mal être dans un organe ? A partir de quel signal ? Le plus souvent c’est à l’occasion d’un rappel traumatique. Quel passage et dans quel intervalle réservé entre A et B se réfugier et reprendre haleine ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24185453-26119577.jpg?v=1533079001" alt="L'intervalle d’une thérapeutique par l'hypnose" title="L'intervalle d’une thérapeutique par l'hypnose" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24185453-26119591.jpg?v=1533078974" alt="L'intervalle d’une thérapeutique par l'hypnose" title="L'intervalle d’une thérapeutique par l'hypnose" />
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      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-intervalle-d-une-therapeutique-par-l-hypnose_a144.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base.</title>
   <updated>2018-07-31T22:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Therapie-alliance-et-recadrage-des-outils-de-base_a142.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24182906-26118186.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-07-31T22:01:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par le Dr Alain VALLÉE, Psychiatre à Nantes Revue Hypnose & Thérapies Brèves, Hors-Série n°2     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24182906-26118186.jpg?v=1533068352" alt="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." title="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." />
     </div>
     <div>
      De la même façon que, dans la fiction de Saint-Exupéry, le renard demandait au petit prince de l'apprivoiser avant de pouvoir jouer, la relation thérapeutique demande un apprivoisement. Comment faire ?       <br />
              <br />
       Le thérapeute peut augmenter la confiance du patient dans la thérapie en créant une bonne alliance qui va amplifier l’anticipation d’un bon résultat. Il peut aussi changer le sens, la perspective du problème, en lui montrant, par exemple, la relativité de ce qui le préoccupe. Il peut lui montrer aussi que l’objectif qu’il cherche à atteindre est beaucoup plus modeste qu’il ne le pensait. Bref, le thérapeute va tenter d’amener le patient sur un nouveau terrain où il va être plus facile de gérer la difficulté.       <br />
              <br />
       « Veux-tu jouer avec moi ? »… « On dirait que... » disent les enfants avant d’entrer dans le monde magique d’un jeu accepté par les protagonistes. Peut-être que la thérapie n’est que cela, un jeu de langage, disent certains.       <br />
              <br />
       Quelles sont les idées que je souhaite exprimer dans cet article ?       <br />
              <br />
       Je souhaite transmettre l’idée, que le champ d’intervention de l’hypnose et des thérapies brèves, orientées sur le problème ou orientées sur la solution, est en réalité très proche. Les unes et les autres pratiques nécessitent de créer un nouvel espace virtuel, tranquille et magique, un espace de jeu, au sein duquel les opérations de négociation du changement vont avoir lieu. L’opération fondatrice de cet espace est l’alliance thérapeutique, du transfert, diraient certains, va permettre l’acceptation collaborative de la possibilité du changement.       <br />
              <br />
       Le recadrage, dont l’acceptation va être un puissant facteur d’alliance, permettra de rendre le changement plus accessible. L’opérateur du changement sera dans tous les cas, qu’il s’agisse d’hypnose ou d’autres thérapies, une expérience émotionnelle correctrice, inductrice de changements comportementaux et cognitifs. Qu’elle se produise d’une façon imaginaire, puis réelle, dans le cadre de l’hypnose, ou bien de façon réelle, puis imaginaire, dans le cadre des prescriptions et tâches des thérapies brèves ou stratégiques ; je reste toujours émerveillé par cette transformation. Ce qui n’est, au départ, qu’une suggestion se mue en expérience émotionnelle et comportementale correctrice et qu’elle puisse ancrer la possibilité du changement et l’inaugurer tout simplement parce que le thérapeute et le patient auront co-créé un espace « magique » dans lequel les mots, les émotions, les représentations ont le pouvoir de tracer de nouvelles cartes et de nouvelles réalités.       <br />
              <br />
       Ces thèmes sont au cœur des questions que pose la découverte et l’apprentissage de l’hypnose et des thérapies brèves.       <br />
              <br />
       Souvent, savoir créer l’alliance, savoir recadrer une plainte, savoir négocier un objectif, savoir permettre une expérience émotionnelle correctrice, sont des savoir-faire qui apparaissent aux débutants comme étant des pratiques bien difficiles dont la maîtrise est réservée à quelques «génies».       <br />
              <br />
       En réalité, tout ceci n’est pas si inabordable, peut relever de l’apprentissage technique et de l’entraînement plutôt que du génie, et est accessible même à des êtres humains ordinaires, à la condition qu’ils soient de bonne volonté et déjà sensibles à l’enrichissement qu’apporte la relation à l’autre.       <br />
              <br />
       Je me permettrai donc d’aborder ici quelques idées concernant la construction de l’alliance thérapeutique, la construction d’un recadrage, en laissant de côté la construction des expériences émotionnelles correctrices, que ce soit dans l’hypnose ou les thérapies brèves.       <br />
              <br />
       <b>L’ALLIANCE « THERAPEUTIQUE »</b>       <br />
              <br />
       C’est en lisant le livre : « Le client, héros de la thérapie » de Barry Duncan et Scott Miller que j’ai mieux compris la façon dont la qualité de l’alliance thérapeutique était fondamentale en psychothérapie. Je parle là de toutes les psychothérapies, qu’il s’agisse de la psychanalyse, de l’hypnose, des thérapies brèves, des thérapies comportementales, cognitives et de toutes les autres formes passées, présentes et futures des relations d’aide.       <br />
              <br />
       En rassemblant les principaux résultats des chercheurs dans le monde autour du sujet de l’évaluation de la thérapie, Miller arrive à la conclusion que les résultats d’une thérapie sont liés pour 40 % à des facteurs liés au client, à 30 % à la qualité la relation avec le thérapeute, à 15 % aux espoirs et aux attentes du patient ; reste seulement 15 % pour la technique quel que soit le modèle.       <br />
              <br />
       Les facteurs liés au patient regroupent globalement tout ce que nous appelons les ressources, qu’il s’agisse des expériences positives passées, des valeurs ou bien des ressources du contexte. La qualité de la relation, ce que nous pouvons appeler aussi l’alliance thérapeutique est l’évaluation par le patient de la qualité du partenariat avec le thérapeute. Bien sûr, l’alliance n’est pas naturelle et il apparaît essentiel que le thérapeute sache aider à construire la meilleure relation et, ce qui est le plus difficile, à la maintenir sans perdre le patient, même si c’est pour continuer à avoir raison.       <br />
              <br />
       Les attentes sont, bien sûr, très liées à la vogue médiatique de telle ou telle thérapie ou bien à la séduction que tel ou tel modèle opère auprès du patient. Mais l’attente, c’est également celle que saura créer le thérapeute en permettant par exemple l’anticipation. Dans tous les cas, pensez à la puissance de l’effet Pygmalion et ne le négligez pas ...       <br />
              <br />
       Quant à la technique psychothérapique elle-même, il est finalement très réjouissant de se rendre compte qu’elle n’est pas si essentielle, qu’il n’y a pas de modèle qui justifie de se battre et de créer des chapelles d’exclusion. Nous connaissons tous de bons psychanalystes, de bons thérapeutes de tous horizons, nous en connaissons même certains qui nous semblent très mauvais et qui aident positivement leurs patients contre nos attentes. Je ne veux pas dire qu’il faille pour autant mépriser la technique qui sous-tend très souvent une représentation de la relation, voire du monde, très utile pour une bonne qualité de relation. Surtout, elle permet au thérapeute de se sentir à l’aise dans la relation grâce à cet outil ; j’aurai donc tendance à penser qu’il vaut mieux avoir de très nombreux outils dans sa boîte pour mieux répondre aux attentes du patient et permettre au thérapeute de continuer à se sentir confortable en toutes situations.       <br />
              <br />
       <b>QUELS SONT LES PRINCIPAUX OUTILS D’ALLIANCE ?</b>       <br />
              <br />
       La position du thérapeute : son confort physique et mental.       <br />
              <br />
       L’écoute : savoir utiliser les mots et formules du patient.       <br />
              <br />
       Savoir poser des questions en lien avec la réponse précédente du patient pour lui montrer qu’on l’écoute vraiment.       <br />
              <br />
       Savoir appréhender la position imaginaire du patient, souvent en obtenant une comparaison ou une métaphore de sa représentation de lui-même en relation à un contexte. Grâce à cela, le thérapeute va pouvoir appréhender les émotions du patient et pouvoir comprendre le monde de celui-ci, donc pouvoir percevoir ses besoins qui sont quelquefois tellement éloignés de ce que le thérapeute s’imaginait.       <br />
              <br />
       Écouter et accepter les théories du patient sur : ce qui lui arrive et donc laisser tomber celles du thérapeute ; sa conception du chemin de changement, qu’il passe par le médicament, l’hospitalisation ou bien par l’idée qu’il a de devoir revisiter son histoire au passé (psychanalyse) ou au présent (EMDR - HTSMA) ; ce qui marche et qu’il convient de continuer de faire (les solutions existantes donnent le style de la thérapie). Définir l’objectif de la thérapie qui est celui du patient et non pas celui du thérapeute, en repérant et en tenant compte des objectifs des tiers, qu’il s’agisse d’individus, de groupes ou bien de représentations sociales et culturelles.       <br />
              <br />
       Reformuler en termes positifs : « Si je comprends bien » ; n’oubliez pas que la reformulation donne l’occasion au thérapeute de sélectionner dans les dires du patient ce qui va être utile au message qu’il souhaite faire passer et que c’est donc un outil puissant pour introduire les recadrages tout en construisant l’alliance.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24182906-26118218.jpg?v=1533068538" alt="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." title="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." />
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      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
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