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 <title>Hypnose Ericksonienne, thérapie brève, EMDR à Paris, Marseille dans le reste du Monde</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnose Thérapeutique, Médicale, Ericksonienne, Thérapies Brèves Orientées Solution, EMDR, IMO sur Paris, Marseille. L'avis de professionnels de santé]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-16T12:16:24+02:00</updated>
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   <title>Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman.</title>
   <updated>2018-09-24T16:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Trouble-du-comportement-a-l-adolescence-Arnaud-Zeman_a254.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
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   <published>2018-09-24T11:11:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mon activité de psychologue se déroule au quotidien dans un ITEP, un Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique pour des adolescents en grande difficulté avec ce qui relève du scolaire et ayant ce que l’on appelle « des troubles du comportement ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25798724-26882917.jpg?v=1537801126" alt="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." title="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." />
     </div>
     <div>
      Les troubles du comportement sont tous les actes que font ces jeunes qui ne sont pas attendus d’eux et, par conséquent, troublent l’ordre public et rendent difficiles les processus de socialisation, ainsi que les processus relationnels. Cela va de la provocation de collégien en classe aux actes délinquants, en passant par les insultes, les menaces, les actes de transgression, etc. Autrement dit, ce sont des jeunes qui ont des relations aux autres perturbées et perturbantes. Travailler avec des adolescents qui présentent ce genre de troubles signifie travailler sur la relation. L’attention dans ce texte sera portée sur les implications des dissonances relationnelles, voire de conflits ouverts, entre parents et enfants et notamment sur les difficultés de construction chez ces adolescents d’une autonomie relationnelle.        <br />
              <br />
       Tout d’abord, une présentation sera faite du contexte d’apparition des troubles du comportement chez l’adolescent et les processus relationnels dans lesquels parents et enfants se situent. Ensuite, des pistes d’explication ainsi que des conséquences qu’un tel processus génère. Enfin, la démarche thérapeutique sera présentée en se concentrant sur la question de l’alliance avec les adolescents, sur l’approche solutionniste et sur le travail avec l’hypnose.        <br />
       Les questions sont les suivantes :        <br />
              <br />
       • Quels sont les processus dans lesquels ces jeunes sont pris ?        <br />
       • Du fait de leurs modalités relationnelles, dans quelles impasses entrent-ils ?        <br />
       • Quelles sont les possibilités de dégagement qui s’offrent à eux ?        <br />
       • Quelles thérapies pour ces adolescents ?        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1- CONTEXTE. Rapport de force entre parents et adolescents </b></div>
     <div>
      L’adolescence est une étape qui peut s’avérer difficile, voire douloureuse, dans ce passage de l’âge de l’enfance à celui de l’âge adulte. L’enfant se caractérise par un besoin de protection lié à une dépendance vis-à-vis des parents, celle de l’âge adulte par la capacité à l’indépendance, à exercer des choix en responsabilité. L’adolescent, on le sait, est pris dans un double mouvement, celui d’une demande de protection associée à une demande d’indépendance. Cette double demande parasite les échanges entre adolescents et parents et sont la source de conflits.        <br />
       Lorsque l’enfant présente des troubles du comportement, ce contexte conflictuel va se muer en un rapport de force. Celui-ci se situe sur le registre de la rhétorique guerrière : il s’organise en deux camps séparés et opposés, avec la recherche réciproque d’un gagnant et d’un perdant. C’est la lutte et l’escalade réciproques. Le parent va vouloir obtenir par différents moyens (y compris des moyens coercitifs) le comportement attendu de l’enfant. L’enfant, de son côté, bien en difficulté pour satisfaire cette demande du parent, va perdre une partie de la confiance qu’il accordait à son parent. Des deux côtés, la confiance va s’émousser, s’étioler, se désagréger, jusqu’à laisser place à la méfiance. D’une confiance mutuelle nécessaire au développement de l’enfant, la relation parent-enfant va passer à une méfiance mutuelle. Les propos et les actes de l’enfant vont être perçus et compris par le parent comme constituant des intentions agressives envers lui. En retour, les messages du parent vont être perçus d’une manière identique par l’enfant. Parents et enfants ne perçoivent alors plus l’intention positive portée par les actions et les propos de l’autre. Ils entrent dans un processus rivalitaire.        <br />
       L’adolescent va se tourner vers des pairs, des jeunes qui se trouvent dans le même monde que lui, qui partagent les mêmes expériences, et qui en tirent (parfois intuitivement) les mêmes constats et les mêmes bénéfices. Ils vivent dans le même monde, dans le même système, et ils se comprennent, ils se rassurent, en se disant qu’ils ne sont pas seuls et incompris. L’adolescent partage avec eux la même vision du monde, il a les mêmes goûts (en nourriture, en musique, en jeux vidéo), les mêmes codes vestimentaires, le même langage, le même rythme de vie, etc. Il se sent également accepté pour ce qu’il est. Il se sent compris et valorisé dans ses choix et ses actions, même quand ces actions sont celles que son parent réprouve.        <br />
       En réponse, les parents vont mettre en place un discours et un com- portement. Cela se traduit par des énoncés du type : « cesse d’avoir de mauvaises fréquentations », « arrête de faire des bêtises », « change de comportement », « les jeunes n’ont plus de respect », etc. Cette rhétorique du droit chemin va se mettre en place, soutenue généralement par les amis proches ou par d’autres parents, logique discursive qui se verra donc validée socialement.        <br />
       L’adolescent a toute fois besoin d’un parent pour les outenir et pour l’aider à se construire. Il a besoin d’un tiers pour être validé dans ses actions et engager une nouvelle action. Le parent constitue ce tiers en position d’autorité qui permet que l’action de l’enfant soit validée. Cette validation confirme l’action, comme s’il disait « c’est OK, tu peux continuer ». A l’inverse, lorsque l’enfant n’est pas validé, il se trouve dans l’attente d’une validation de son action, il va hésiter, il va buter, et il se retrouve bloqué. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2 - Retrouver sa liberté et construire son autonomie </b></div>
     <div>
      Dans un tel contexte, l’adolescent ne parvient pas à se construire, à se repérer dans ses choix et dans ses actions. Il perd alors en liberté et en autonomie. Autrement dit, il a du mal à percevoir le sens de ses actions tant il se perd dans cette version réductrice construite dans l’interaction avec son parent, celle de l’adolescent dont le comportement est inadapté et ne répond en rien aux attentes des parents et aux attentes sociales.        <br />
              <br />
       Dans un tel contexte, comment peut-il retrouver sa liberté, comment peut-il à nouveau redevenir maître et possesseur de ses actions et se les réapproprier ?        <br />
              <br />
       Une voie possible s’offre à l’adolescent : l’acte transgressif en lien avec ses copains, ceux qui lui ressemblent. Lorsqu’il effectue un acte transgressif, lorsqu’il fume, qu’il pénètre dans un lieu privé par infraction ou qu’il vole quelque chose, il est avec ses pairs, avec ses copains. Il agit comme ses copains et ils agissent comme lui. Il se sent alors en lien avec eux et il retrouve la reconnaissance qu’il cherchait et qui lui manquait. Autrement dit, il se réassocie par l’action dans sa relation à ses pairs. En effet, il trouve à travers les actes transgressifs la complicité dans le regard de ses copains. Il se sent validé dans ses actions et dans son identité : il est reconnu, apprécié et accepté. Dans la transgression de l’adolescent, quelque chose se forme d’une liberté en lien, il rencontre une certaine forme d’autonomie relationnelle qui faisait défaut. Il fait l’expérience que ses copains acceptent et comprennent son action puisqu’ils se comportent de la même manière. L’adolescent découvre alors un contexte dans lequel il se sent à nouveau libre dans ses actions et en relation avec autrui.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3 - Approches thérapeutiques </b></div>
     <div>
      L’enjeu thérapeutique est de remettre l’adolescent en relation avec son expérience et avec son parent. Autrement dit, qu’il puisse vivre le moment de transgression comme un moment où il se sent en lien avec ses copains et par extension des moments où il se sent libre. Si le thérapeute parvient à mettre l’ado en lien avec l’intention positive sous-tendue par son action, c’est-à-dire en lien avec autrui, il pourra parallèlement plus facilement accéder à l’intention positive portée par les actions et les propos de son ou ses parents.        <br />
              <br />
       Cette approche n’a pas pour objectif de valider la transgression, de l’excuser ou de déresponsabiliser l’adolescent, mais au contraire de le rendre pleinement conscient et responsable de son acte, dont il est pleinement auteur et dans lequel il se réalise. Cette tentative est paradoxale, ou plutôt à 180 degrés de la position des parents.        <br />
              <br />
       Nous allons définir trois étapes afin de travailler sur les difficultés de l’adolescent. Bien entendu, ceci ne constitue pas un protocole mais plutôt des pistes ou des points de repère afin de travailler la problématique adolescente de rupture avec les parents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Etape 1 - Identification du problème </b></div>
     <div>
      L’utilité et le pragmatisme. Dans le travail avec les adolescents, les questions seront du genre solutionniste, en insistant sur les détails relationnels avec ses camarades.        <br />
              <br />
       Les questions à cette étape sont :        <br />
              <br />
       • Qu’est-ce qu’on peut faire ensemble, toi un adolescent et moi un psychologue ? Concrètement ça ressemblera à quoi ?        <br />
       • A quoi ça va servir de se voir ? A quoi tu sauras que nos rencontres sont utiles ?       <br />
        • Comment espères-tu que je puisse t’aider ? 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>ARNAUD ZEMAN</b>       <br />
       Psychologue clinicien en libéral. Hypnothérapeute. Formateur en hypnose ericksonienne à l’AREPTA. Psychologue en ITEP (Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25798724-26882963.jpg?v=1537786750" alt="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." title="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25798724-26882967.jpg?v=1537786805" alt="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." title="Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman." />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web sur l'Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Trouble-du-comportement-a-l-adolescence-Arnaud-Zeman_a254.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative</title>
   <updated>2018-09-23T23:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Un-truc-incroyable-Conversation-en-therapie-narrative_a253.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25746680-26865622.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-22T13:13:00+02:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Confortablement installés dans les fauteuils du cabinet, ce sont sous ces auspices légers que s’amorce la séance de thérapie de Bruno, un jour de décembre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25746680-26865622.jpg?v=1537625863" alt="Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative" title="Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative" />
     </div>
     <div>
      Ce qui s’annonce comme une banale conversation de « filles », va, comme beaucoup de conversations en thérapie narrative, s’avérer être une conversation qui fera une « différence ».       <br />
       « Il m’est arrivé un truc incroyable cette semaine. J’ai enfin trouvé une marque de peintures où les vendeurs sont agréables, où l’on peut poser des tas de questions que l’on ne peut poser ailleurs sans que l’on vous fasse sentir que vous êtes un gars pénible, tatillon et obsessionnel.       <br />
              <br />
       - Ah bon ? Ça m’intéresse beaucoup ce que vous avez découvert… Racontez-moi ça…       <br />
       - Eh bien, je suis allé avec ma sœur dans un magasin que je ne connaissais pas. D’ailleurs je vous recommande cette marque parce que la qualité est véritablement au rendez-vous…       <br />
       - Je vous crois, Bruno, toutefois, dites m’en plus sur ce truc incroyable que vous avez vécu cette semaine. En quoi est-ce incroyable ?       <br />
       - Vous savez sans doute, nous en avons déjà parlé, que la perspective d’aller dans les magasins est une torture pour moi. Que je finis par n’acheter que sur Internet, tellement cela devient maltraitant pour moi de percevoir l’agacement des vendeurs lorsque je pose des questions, ou bien même de voir que malgré tout le soin que je prends à expliquer ce que je cherche, ils ne prennent pas la peine d’écouter, et me proposent des choses qui n’ont rien à voir avec ce que j’ai demandé…        <br />
              <br />
       Pire, en ignorant totalement en quoi ma demande peut être bien fondée, comme si j’étais un chieur qui ferait mieux d’aller voir ailleurs…Eh bien j’ai enfin vécu tout autre chose en allant dans cet endroit… C’est ma sœur qui a insisté pour y aller avec moi, car elle était persuadée que là bas, enfin, je pourrais trouver une réponse à mon problème de couleurs de murs. Dix ans qu’elle sait que je galère avec cette décoration, que tout le monde (enfin… les quelques personnes qui m’entourent familialement et amicalement) me somme de résoudre parce que, ça va bien, à un moment il faut se décider… On m’a dit que je procrastinais, que je ne finissais rien… mais je sais bien, moi, quel est le problème… Ce n’est pas que je ne finis rien, c’est que je ne peux finir quand je n’ai pas trouvé ce qui convient parfaitement à ce que je recherche, tout en ne sachant pas comment faire pour y arriver… C’est bien pour cela que je pense que les vendeurs devraient proposer une différence avec le logiciel d’achat en ligne… Mais non, on dirait qu’ils sont totalement à côté de ce qui devrait être leur préoccupation en tant que personnes donnant des conseils…       <br />
              <br />
       - Peut-être que compte tenu de votre haut niveau de sensibilité, vous prêtez attention à des détails qu’ils ne perçoivent même pas ? Et par conséquent ils ne peuvent y répondre ?       <br />
       - J’avoue que, peut-être, je prends en compte trop de paramètres pour et selon les autres, mais pour moi, c’est important. Et personne pour me soutenir sur le fait que oui, les couleurs qui semblent proches entre elles sont en fait très différentes et que moi je perçois ces différences et que non, elles ne génèrent pas le même effet, en fonction des différentes heures de la journée et de la couleur de la lumière qui arrive sur les murs. Et aussi que les couleurs interagissent entre elles et que cela rajoute un degré de complexité dans le choix, et que comme c’est petit chez moi, c’est très important d’avoir des couleurs qui se marient bien entre elles avec un effet apaisant sur celui qui y vit. Vous comprenez ce que je veux dire ?       <br />
       - Oui, il me semble.       <br />
              <br />
       En fait dans ce cas précis, ce que relate Bruno est totalement en accord avec l’expérience que j’ai à titre personnel, en lien avec les couleurs et la peinture, avec ces prises de tête à n’en plus finir parce que je perçois des différences très fines des couleurs qui échappent à beaucoup d’autres apparemment ou qui ne semblent pas les affecter au moment du choix. Je pourrais me contenter d’abonder dans le sens de Bruno, en lui disant que oui, je comprends tout à fait, mais ce serait me couper d’une formidable occasion de trouver en dehors de l’espace thérapeutique une expérience relationnelle qui fasse une réelle différence pour lui. Je décide donc de continuer l’exploration de cette « expérience de vie ».       <br />
              <br />
       « Oui, il me semble que je comprends que c’est difficile pour vous de trouver ce que vous recherchez, compte tenu de la subtilité qui vous est chère… Mais si vous permettez que j’y revienne : vous ne m’avez pas encore raconté l’événement incroyable que vous avez vécu la semaine passée. Que s’est-il passé dans ce magasin dans lequel vous avez pris la peine de vous déplacer…       <br />
              <br />
       - Je ne connaissais pas cette enseigne, aussi j’y suis allé pour faire plaisir à ma sœur… et j’ai commencé à regarder autour de moi et j’ai vu des nuanciers de tailles géantes, sur des planches que l’on pouvait bouger, mettre à côté les unes des autres… Les couleurs étaient fantastiques, profondes, lumineuses. J’ai pu manipuler les planches, les mettre les unes à côté des autres, les baies vitrées de la boutique permettaient de voir différentes expositions… et surtout il n’y avait pas de radio qui hurlait dans les haut-parleurs, ça devenait donc possible de prendre son temps, et même des heures à regarder, juxtaposer, se reculer, regarder, déplacer à nouveau, reculer, comparer, apprécier toutes ces interactions entre couleurs, finitions, lumières… »       <br />
       	       <br />
       J’observe le visage de Bruno, il est lumineux, lui aussi. Sa voix décrit ce qui se déroule là sous ses yeux encore brillants, de tout ce spectacle qui reprend vie au fil de ses descriptions, de plus en plus précises… Il me semble alors qu’il n’est pas à l’apogée de son plaisir. Je vois bien à l’animation qui traverse son visage qu’il va me décrire quelque chose d’exceptionnel, tout à la transe dans laquelle il s’est plongé à la remémoration de ce souvenir. Il n’hésite pas à faire monter le suspense, conquis sans doute par cette idée dont il se moque parfois, qu’une bonne histoire se raconte lentement, et avec moults détails. C’est précisément cet état d’esprit, ré-associé à l’expérience que je recherche dans ces conversations où chaque détail de l’histoire, chaque précision donnée, aussi anodine soit-elle, peut receler un passage vers un autre histoire. Celle d’une autre expérience, en lien avec une autre thématique. S’il me semblait que le meilleur était à venir, je commençais à me dire qu’il manquait des personnes dans cette histoire de fusions de couleurs…       <br />
              <br />
       - « Dites-moi Bruno, vous êtes resté combien de temps dans cette boutique ?       <br />
       - Je ne sais plus, à peu près deux heures trente… Au bout d’un moment une vendeuse s’est dirigée jusqu’à moi, je l’ai vue arriver avec ombrage car je n’avais pas envie d’être dérangé… Et là, a commencé la plus étrange conversation que je n’aurais jamais cru pouvoir avoir avec une vendeuse… Elle m’a demandé si j’avais un projet à étudier et si elle pouvait m’aider… J’ai pensé dire non, et puis je me suis ravisé.       <br />
              <br />
       - Ah, et pourquoi donc ?       <br />
       - Parce que je me suis dit que c’était déjà exceptionnel d’avoir passé le temps de cette façon inhabituelle dans ce magasin et que peut-être la vendeuse serait aussi… exceptionnelle !       <br />
       - Qu’est-ce qu’une vendeuse exceptionnelle pour vous, Bruno ?       <br />
       - Celle-ci m’a écouté, elle n’a pas poussé de discret soupir lorsque j’ai commencé mes longues explications, elle m’a regardé dans les yeux et elle m’a posé des questions qui m’ont surpris. Des questions qui me montraient qu’elle suivait. Qu’elle n’était pas soûlée par mes réponses. Mieux, elle a semblé comprendre ce que je disais sur l’influence des couleurs, elle n’a pas tenté de me faire voir autrement ce que je voyais, ou ce que je voulais. Elle ne m’a pas proposé ce qu’elle avait en magasin qui se rapprocherait grossièrement de ce que je pouvais demander. Non… elle a pris en compte, elle m’a fait préciser, détailler encore plus ce que je voyais dans les couleurs que les autres ne voyaient pas… Elle m’a fait des propositions… nous avons construit ensemble la palette de couleurs que j’allais pouvoir mettre chez moi et de fait, elle m’a fait aller beaucoup plus loin que ce que j’envisageais au départ…       <br />
              <br />
       - Comment ça, plus loin ?       <br />
       - Elle a eu des idées qui m’ont surpris, par leur créativité, par leur bon goût. Pour une fois, une personne pouvait me comprendre dans un truc aussi banal que la peinture murale et sans remettre en cause mes dires, elle pouvait même m’apporter des informations, des conseils qui allaient me servir pour ma vie entière… C’était vraiment un moment délicieux, celui où je me suis senti comme un vrai client et non pas un type qui ennuie tout le monde. Je me suis senti compris et légitime dans mes demandes.       <br />
       - Très bien… et quelle différence cela fait-il pour vous désormais ?       <br />
       - Cela signifie que je peux être entendu et compris. Que c’est possible d’avoir mon niveau d’exigence (pour moi ce n’est pas de l’exigence, mais c’est ce que l’on me renvoie) sans être inadéquat… Et ne pas sentir d’animosité dans une relation c’est aussi très agréable… »       <br />
              <br />
       Une des principales difficultés qui ont conduit Bruno à consulter en thérapie est celle de la communication avec autrui et d’un réseau relationnel peu développé. Aujourd’hui, une forme d’isolement social se manifeste très sensiblement, très peu d’amis, des relations familiales peu simples sauf avec sa sœur. Au plan professionnel, les difficultés relationnelles subsistent mais il occupe un poste à responsabilité en ressources humaines pour lequel ses compétences sont largement reconnues....       <br />
       	       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Catherine BESNARD - PERON.</b>       <br />
       Psychothérapeute en cabinet libéral sur Nantes et Angers, formatrice en Thérapie narrative (coanimation avec Julien Betbèze). Codirection avec Béatrice Dameron des livres Pistes narratives : Pour faire face au sentiment d’échec personnel et professionnel, paru en 2011, Hermann Editions, et Les approches collaboratives en thérapie, paru en 2013 chez Satas, Le Germe.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25746680-26865710.jpg?v=1537625451" alt="Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative" title="Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25746680-26865729.jpg?v=1537625521" alt="Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative" title="Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative" />
     </div>
     <div>
      <b>Laurence ADJADJ</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Laurence-ADJADJ-Hypnotherapeute-EMDR-IMO-Therapies-Breves-Orientees-Solution-a-Marseille_a38.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves, Psychologue.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/">Formatrice en Hypnose Ericksonienne, EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution à l’Institut Hypnotim de Marseille, dont elle est Présidente Fondatrice.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-marseille.fr/">Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Marseille 13006</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Laurence-ADJADJ-Hypnotherapeute-EMDR-IMO-Therapies-Breves-Orientees-Solution-a-Marseille_a38.html">Conférencière au sein des congrès de la CFHTB, Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       Rédactrice web sur l’Hypnose et les Thérapies Brèves… En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Un-truc-incroyable-Conversation-en-therapie-narrative_a253.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Une semaine aux urgences psychiatriques.</title>
   <updated>2024-10-15T17:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Une-semaine-aux-urgences-psychiatriques_a250.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25701888-26845599.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-21T00:59:00+02:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Virginie Lagrée A propos de quelques outils de thérapie brève… Garder une relation thérapeutique lors d’une rencontre contrainte.     <div><b>Lundi aux urgences…</b></div>
     <div>
      M. L. est amené par la police, il est manifestement très angoissé, instable, il refuse de parler, ne veut pas rester...       <br />
       Je valide. Et j’accepte qu’il déambule rageusement… J’essaie de faire avec ce qu’amène le patient.       <br />
       « J’imagine bien – je ne dis plus“je comprends”pour avoir essuyé plusieurs       <br />
       répliques d’une pertinence indéniable :“vous ne pouvez pas comprendre, vous n’êtes pas à ma place”– que vous n’ayez aucune envie de parler à une inconnue, Monsieur, et je n’ai pas besoin de tout connaître de vous, mais seulement ce que vous pensez que j’ai besoin de savoir pour vous laisser sortir ou vous aider. »       <br />
       Il poursuit. « Ils sont là , ils m’en veulent !...       <br />
       -	Qui ?       <br />
       -	Les hommes du FBI !       <br />
       -	Où ?       <br />
       -	Partout ! Je les entends !       <br />
       -	Mais comment ?       <br />
       -	Ils m’ont mis une puce dans l’oreille quand j’avais 17 ans et depuis ils font des expériences sur moi… je leur sers de cobaye !       <br />
       -	Je vois, on va essayer de vous débarrasser de ces personnes malveillantes,       <br />
       et pour cela il faut d’abord vous mettre à l’abri à l’hôpital et on se charge du reste. (Je tente…)       <br />
       Quelques minutes de négociations encore et il accepte l’hospitalisation.       <br />
       Mon externe me dit alors, surpris : « Vous rentrez dans son délire ?       <br />
       - J’en utilise quelques bribes pour tenter une alliance, valider l’angoisse liée à ce qu’il me décrit, et éviter une hospitalisation sous contrainte qui débuterait par une sédation assortie d’une contention…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mardi...</b></div>
     <div>
      M. M., 26 ans, psychotique, arrive aux urgences suite à une scarification importante ayant nécessité 26 points de suture.       <br />
       Il ne veut pas rester, refuse la consultation qu’il finit par accepter, résigné.       <br />
       Il se montre assez réticent, le discours est pauvre et parasité par ses demandes intempestives de sortie.       <br />
       « Je comprends que vous ayez hâte de sortir M. M., mais pour le moment je ne peux prendre cette décision, tant que vous ne m’aurez pas rassurée sur ce geste qui nous inquiète et pour lequel vous êtes là… J’avoue mon inquiétude.       <br />
              <br />
       - C’est rien ça ! me répond-il, j’voulais pas venir, c’est ma mère qui a appelé les secours, je voulais pas me suicider comme tout le monde semble le croire, je voulais lui montrer que je n’étais pas fou…       <br />
       - Mmmmm… ? attitude non verbale dubitative...       <br />
       -	Ben oui, je lui ai montré que si j’étais fou je ferais ça !       <br />
       -	Et vous l’avez fait !… que peut-elle penser, pensez-vous ?       <br />
       -	Que je le suis ?       <br />
       -	... Est-ce que cela a marché au moins, à quoi verrez-vous qu’elle a compris ?       <br />
       -	Non j’crois pas, non…       <br />
       -	Bon… désolée       <br />
       -	A votre avis, M. M., qu’est-ce qui pourrait lui montrer que vous n’êtes pas fou ?       <br />
       -	Je ne sais pas… De toute façon elle pense que je le suis, elle me le répète,       <br />
       en plus j’ai été hospitalisé sept mois en psy, elle n’arrête pas de me dire que je devrais y retourner !       <br />
       -	Et vous faites des choses graves qui du coup nous inquiètent, inquiètent       <br />
       votre mère et on vous réhospitalise...       <br />
       -	Ben oui, je ne sais pas quoi faire… »       <br />
       Je l’ai finalement laissé rentrer chez lui après l’avoir laissé appeler sa mère en espérant que le fait qu’il ne soit pas hospitalisé puisse le réassurer sur son état de santé et qu’il puisse faire l’expérience qu’il n’est pas « fou ». Il n’est pas dissocié, ni délirant, ni confus, ni suicidaire. La loi du 5 juillet 2011 ne m’autorise donc pas à l’hospitaliser.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mercredi…</b></div>
     <div>
      M. S., 70 ans, a tenté de se pendre dans un contexte de rupture sentimentale. Alors qu’il vient d’apprendre que Madame a un nouveau compagnon, il installe une corde dans son grenier et envoie un message suggestif à son ex-femme. Celle-ci appelle les secours qui, accompagnés de la police, pénètrent au domicile de M. S. qui est donc amené aux urgences. Un premier certificat de soins psychiatriques sous contrainte (3212.1-2-1) est rédigé par SOS Médecins, qui a contacté l’ex-épouse aussi. Celle-ci est d’accord pour signer une demande d’hospitalisation mais elle ne se trouve pas sur Nantes, donc elle viendra plus tard…       <br />
              <br />
       Je me présente à lui dans la salle d’attente, d’emblée il me dit :       <br />
       « J’allais partir !       <br />
       -	Je suis désolée pour cette attente, M. S., les urgences vous savez… Venez me dire ce que vous y faites aux urgences justement. Position basse en m’excusant.       <br />
       -	Faites pas l’innocente, vous le savez !, dit-il en entrant dans mon bureau.       <br />
       -	J’ai effectivement un certificat du médecin que vous avez rencontré où il est écrit que vous avez installé une corde dans l’intention de vous pendre.       <br />
       -	Bof ! je ne sais pas si je l’aurais fait… C’était plutôt pour la faire réagir !       <br />
       De toute façon, je rentre chez moi, me dit-il d’un ton péremptoire. J’aurais pu partir tout à l’heure… en attendant.       <br />
       -	C’est vrai c’est un service ouvert… position basse… Mais j’ai sous les       <br />
       yeux un certificat médical qui indique la nécessité d’une hospitalisation – rappel du cadre dont je suis garante – et pour le moment je ne peux encore décider de vous laisser sortir, c’est la loi, et j’y suis soumise comme vous l’êtes… temps de pause… Cependant, c’est une loi établie pour la protection des personnes… Maintenant que vous êtes là, M. S., est-ce qu’on peut faire en sorte, ensemble, que cela soit, tant qu’à faire, un peu utile pour vous ? »       <br />
              <br />
       Il s’est alors confié, et est apparu très dépressif, profondément blessé d’être quitté mais pouvant l’accepter dans un premier temps, au vu de l’âge de sa compagne :       <br />
       « Elle est tellement jeune encore, et belle, que je comprends qu’elle m’ait quitté, ça n’empêche que cela me fait mal et je ne le supporte pas… Mais je suis resté digne…       <br />
       « Si je comprends bien – je vérifie que j’ai bien compris – vous vous êtes       <br />
       séparés il y a déjà plusieurs mois… Dites-moi, M. S., comment est-ce que vous avez réussi à ne pas mettre fin à vos jours durant tous ces mois ? activation des ressources.       <br />
       -	Je crois que j’avais encore espoir qu’elle revienne… Mais quand j’ai su qu’elle avait rencontré quelqu’un d’autre… Je n’ai pas supporté, tout s’est effondré ! Je préférerais mourir, tant pis ! Leur laisser le champ libre…       <br />
       -	M. S., qu’est-ce vous penseriez d’un médecin, d’ailleurs d’un humain,       <br />
       mais encore plus d’un médecin, à qui vous venez de confier que vous vouliez mettre fin à vos jours et qui vous laisse sortir… ton hypnotique… Comme ça ! je claque des doigts... Comme si de rien n’était…       <br />
       -	… (ne répond rien, triste, semble accepter).       <br />
       Je reviens alors sur le fait d’être « resté digne »… Peut-être un levier thérapeutique ? Je commence par lui faire un compliment :       <br />
       -	Permettez-moi de vous dire que je trouve très courageux d’avoir réussi à respecter le choix de votre compagne, sa décision de partir… Vous m’avez dit que vous étiez resté digne, en quoi est-ce important pour vous de rester digne ? A laquelle de vos valeurs la dignité fait-elle appel chez vous ? […] activation des ressources. Qu’est-ce que “rester digne” vous permettrait-il aujourd’hui ?       <br />
       -	Qu’elle garde une belle image de moi. »       <br />
       J’ai fini par le laisser rentrer chez lui, en lui faisant promettre de revenir me voir trois jours après.       <br />
       Il a rappelé la veille de notre rendez-vous pour me demander une hospitalisation en clinique…       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dr Virginie LAGREE       <br />
              <br />
       Psychiatre aux Urgences médico-psychologiques du CHU de Nantes et au Service d’accueil familial thérapeutique adultes (SAFT) de Loire- Atlantique. Chargée de cours à l’université au DIU de Suicidologie, au DU de Médecine d’urgence et formation des internes. Vice-présidente de l’ARePTA.       <br />
       Auteure de: <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html">Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25701888-26845599.jpg?v=1537485109" alt="Une semaine aux urgences psychiatriques." title="Une semaine aux urgences psychiatriques." />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
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       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
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              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Une-semaine-aux-urgences-psychiatriques_a250.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée</title>
   <updated>2018-09-17T16:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Rapport-alliance-et-changement-l-Homonoia-Dr-Alain-Vallee_a249.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25593367-26796629.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-17T16:30:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cet article se propose d’amener l’idée que si la thérapie brève ne peut être qu’une forme d’hypnose conversationnelle, l’inverse n’est pas vrai : toute forme d’hypnose conversationnelle ou d’hypnose formelle n’est pas automatiquement de la thérapie brève.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25593367-26796629.jpg?v=1537196895" alt="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" title="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" />
     </div>
     <div>
      Celle-ci a des apports spécifiques et la connaissance de quelques « trucs » n’est pas suffisante. Pourtant, au-delà des spécificités, le chemin du changement est globalement identique. Nous nous limiterons à décrire d’abord les conditions de l’alliance en thérapie brève solutionniste et celles du rapport hypnotique, avant de réfléchir sur les ressorts du changement utilisés dans l’une et l’autre approche. Tout en sachant que la réflexion y trouverait largement matière, nous n’aborderons pas la question des tâches, s’appelleraient-elles autohypnose.       <br />
              <br />
       L’alliance en Thérapie Orientée Solutions : TOS, mais aussi dans toute pratique, il semble bien que les facteurs amplifiant l’alliance thérapeutique soient :       <br />
       - la ratification du problème sous la forme de l’accord sur une description cherchant à donner à la plainte une nouvelle signification ou recadrage destinée à susciter la motivation au changement ;       <br />
       - l’accord sur un objectif commun source de motivation ;       <br />
       - un mandat, synonyme d’engagement des deux parties à mettre tous leurs efforts en jeu dans cette direction.       <br />
       Il est certain que certaines qualités relationnelles comme l’empathie ou simplement la gentillesse ou l’usage délibéré d’une influence bienveillante sont nécessaires.       <br />
              <br />
       L’accord sur une description va se révéler par un changement corporel perceptible par les interlocuteurs. La plainte, quelle qu’elle soit, doit faire la place à un recadrage, un nouveau sens qui, s’il est pertinent, va transformer ce qui était jusque-là un mur infranchissable en une nouvelle situation susceptible de se modifier. Pourtant, il aura été quelquefois nécessaire de pousser le premier niveau de description jusqu’à une intensité dramatique suscitant une crise telle que le patient verra enfin plus clairement ce qu’il souhaite vraiment voir changer, ce qui se fera souvent par l’intermédiaire d’une représentation plus focalisée, épaissie.       <br />
              <br />
       Par exemple, cette personne qui consulte pour un vague sentiment dépressif, source d’un mal à vivre inconsistant et variable, pourra être tellement effrayée par la vision du clochard qu’elle craint de devenir qu’enfin sa motivation à changer va devenir claire et franche : tout sauf ça !       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Objectif</b></div>
     <div>
      La conversation lui permettra peut-être de découvrir qu’à la place de ce futur effrayant, elle préférerait se sentir simplement apaisée, ce qui lui permettrait, par exemple, de pouvoir se poser un moment chaque soir dans le canapé en rentrant du travail. Cette nouvelle image va provoquer un nouveau changement dans les réactions coenesthésiques des interlocuteurs, une légèreté le plus souvent : ce n’est donc que cela qu’il y a à changer !       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mandat</b></div>
     <div>
      Il se provoque alors un changement important du type de relation : le patient devient client pour son changement puisqu’il n’est pas si impossible à atteindre ; le spécialiste devient enfin thérapeute aux yeux du patient puisque la tâche n’est plus herculéenne. « Etes-vous d’accord pour que je vous aide à atteindre cela ? » : un mandat est donné.       <br />
       Les trois piliers ayant été posés, l’alliance est établie pour cette rencontre.       <br />
              <br />
       En hypnose, nous retrouverons avec Milton Erickson des éléments assez proches. Si nous reprenons les travaux de recherche de Dominique Megglé, pour Milton H. Erickson, l’alliance repose sur la ratification, la nécessité et l’objectif.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ratification</b></div>
     <div>
      Le thérapeute accepte d’accueillir la souffrance sans la minimiser ; c’est l’occasion pour lui d’utiliser ses capacités d’empathie pour rentrer dans le monde du patient. Il ne s’agit pas de dire que ça va s’arranger, mais plutôt : « OK, ça a l’air d’être dur pour vous ! » ; c’est aussi faire décrire simplement ce qui amène la personne à consulter en observant soigneusement la communication non verbale pour, éventuellement, la ratifier et en profiter pour induire une transe.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nécessité</b></div>
     <div>
      Mettre en évidence la nécessité, c’est amener le patient à se rendre compte qu’il n’a pas le choix, qu’il doit changer. En effet, quelquefois si l’intention de changer semble présente, elle n’est pas suffisamment intense pour provoquer la bascule.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Objectif</b></div>
     <div>
      L’alliance en hypnose, le but, toujours nécessaire mais souvent implicite, est plutôt la recherche d’une résolution de l’état de tension de la nécessité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dr Alain VALLEE       <br />
       Après une carrière de psychiatre hospitalier, il exerce maintenant comme psychothérapeute. Enseigne l’hypnose et les thérapies brèves dans plusieurs DU ainsi que dans divers instituts français et étrangers. Auteur de nombreux articles et d’un livre à paraître en 2017 : « Nouveau cours de TOS, dialogues et récits », éditions Satas, Bruxelles. Président de l’AREPTA       <br />
       Institut Milton Erickson de Nantes
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25593367-26796901.jpg?v=1537196966" alt="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" title="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25593367-26796973.jpg?v=1537197193" alt="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" title="Rapport, alliance et changement: "l’Homonoia". Dr Alain Vallée" />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Rapport-alliance-et-changement-l-Homonoia-Dr-Alain-Vallee_a249.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Positionnement, et alliance... thérapeutiques</title>
   <updated>2018-09-16T22:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Positionnement-et-alliance-therapeutiques_a248.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25572210-26786686.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-16T21:11:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Wilfrid Martineau. La relation thérapeutique n’est pas l’alliance mais c’est elle qui va la permettre. La relation thérapeutique représente l’ensemble des attitudes que le thérapeute et le patient auront ensemble. L’alliance est un lien affectif.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25572210-26786686.jpg?v=1537128898" alt="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" title="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      Elle suppose une entente sur les objectifs de la thérapie et un accord sur les tâches et moyens à mettre en œuvre pour parvenir à l’objectif. Cette alliance est bien sûr renforcée par les effets de l’intervention et par le positionnement du thérapeute.       <br />
       C’est l’alliance qui sera médiateur de changement. C’est pourquoi tous les moyens utiles et respectueux du patient doivent être employés pour la renforcer dès lors qu’ils sont congruents à la situation clinique.       <br />
       Il semble que l’alliance soit même plus importante que la technique thérapeutique dans le résultat de la thérapie (« Pour en finir avec Babel », B.L. Duncan). Mais on ne peut ignorer que l’alliance thérapeutique dépend certes du patient et de la personne du thérapeute, mais surtout de son savoir-faire. En cela, elle est elle-même très technique et ne se réduit pas à une écoute attentive, voire empathique ou à une spontanéité. Mais cette stratégie, même très technique, ne peut pas faire l’impasse sur l’essence de l’alliance : le « bien être ensemble ».       <br />
              <br />
       Nous nous proposons de faire un rapide survol de quelques-uns de ses ressorts qui transcendent les différentes orientations thérapeutiques de Rogers à De Shazer en passant par Weakland ou Erickson.       <br />
              <br />
       La réflexion, portée par les approches constructionnistes, a grandement contribué à en enrichir les contours et les ressorts mettant en exergue la place de l’espace interrelationnel – de l’entre-deux – pour l’émergence d’un changement. Cet espace créatif est le centre de toute thérapie mais tout ce qui se dirige vers une coconstruction de la conversation thérapeutique qui sera centrée sur l’expertise du patient/client/demandeur (par rapport à sa situation) et l’objectif tel qu’il a pu être défini au terme de l’entretien.       <br />
              <br />
       Se risquer à un inventaire, jamais exhaustif et forcément trop court, dans le cadre d’un article est un pari osé mais celui-ci peut servir de guide ou de rappel utile en cas d’éloignement de notre patient dans une relation qu’il est nécessaire de toujours mieux préserver.       <br />
              <br />
       Ethique et foi du thérapeute dans le client et l’avenir de la thérapie : quelques principes. Le thérapeute doit considérer la démarche du patient vers lui comme authentique et donc partir du principe que le client fait de son mieux… Sa « lenteur » est sa « vitesse »… sa « paresse » est son « activité maximum ». La « résistance » est parfois le mieux qu’il puisse faire à un moment donné, mais si le client est présent, c’est que de manière implicite il souhaite qu’elle soit vaincue. La résistance est souvent perçue du point de vue de l’observateur.       <br />
              <br />
       Le deuxième principe qui fonde la position thérapeutique est celui de la présence de ressources et de compétences chez le client, mais elles ne sont pas disponibles pour le moment ou il ne les perçoit plus.       <br />
       C’est la tâche du thérapeute de les mettre en valeur ou de permettre au client d’en retrouver l’usage en le questionnant, par exemple, sur ce qu’il fait déjà, ce qu’il a réussi ou ce qu’il aime, ou encore sur les intentions signifiées dans les actions entreprises.       <br />
              <br />
       Le patient doit se sentir écouté, « supporté »… aimé, et c’est cette écoute attentive (que Mickael White nomme position décentrée et influente) qui va lui révéler la capacité du thérapeute à lui montrer son intérêt pour ce qu’il vit seul ou avec son entourage dans son quotidien.       <br />
              <br />
       L’optimisme thérapeutique (qui ne peut être artificiel) fait partie de l’entretien mais ne doit pas être le déni des difficultés du patient. On s’associe d’abord avec les compétences du patient avant de chercher ses difficultés ou de s’enquérir de ses souffrances.       <br />
              <br />
       Le thérapeute mobilise ses capacités d’empathie pour comprendre la position du patient sans se laisser emporter par ses propres émotions. Cela lui permet de se montrer respectueux de son interlocuteur (ce qu’il fait, pense, ressent) et authentique dans ses propos comme dans ses réactions ou ses messages de validation ou d’encouragement ou de félicitations. Cette authenticité est garante de sa crédibilité mais aussi de la confiance dans la relation.       <br />
              <br />
       La position humble de « non-savoir » et collaborative. Engager l’entretien par une phrase comme : « Je vous remercie d’avoir accepté de venir… de me faire confiance (fonction du contexte)… je vais faire de mon mieux et je compte sur vous pour m’aider… » Il faut savoir interroger sur l’aide espérée et sur les questions qu’on aurait pu oublier dont le patient aurait eu besoin pour avancer.       <br />
       Même l’utilisation d’outils thérapeutiques centrés sur les perceptions du patient peut faire l’objet de précautions oratoires comme celle-ci :       <br />
              <br />
       « Je vous demande la permission d’établir une échelle pour m’aider à com- prendre votre situation », ou « permettez que je récapitule ce que j’ai compris et interrompez-moi si je me trompe » (Nardone). Cela implique le respect et favorise le dialogue et l’expression des idées du thérapeute. Les mots seuls ne peuvent représenter la souffrance. L’échelle proposée y contribue mais surtout va permettre des nuances qui sortent le patient (et son problème) d’un sentiment d’immuabilité.       <br />
              <br />
       Le thérapeute, par son questionnement, montre qu’il a besoin du sujet pour comprendre et avancer, mais la force implicite du questionnement renforce la personne dans la conscience de ses ressources personnelles et de ses compétences. Il interroge sur le changement avant la première rencontre ou entre deux séances (les capacités du sujet) et fait remarquer la survenue des changements passés inaperçus. Il sait rentrer dans le monde de l’autre (langage, valeurs, position, contexte de vie).       <br />
       Pour avoir un positionnement ajusté – c’est-à-dire au plus près du patient –, la place du corps dans la relation, le langage non verbal, les changements d’attitude ou de ton seront observés pour favoriser un accordage et une synchronisation qui renforcent le lien thérapeutique.       <br />
              <br />
       Cette position permet de se centrer sur le patient :       <br />
       •	-	Il faut avant tout écouter ce qui est important pour le patient et donc se centrer sur ses objectifs et l’aider à construire ses objectifs.       <br />
       •	-	On peut s’attacher à avoir une description « vidéo » du vécu du patient (entre autres, les modes interrelationnels, les dialogues… tout ce qui permet d’avoir un tableau vivant de la situation vécue par le sujet ou/et sa famille).       <br />
       •	-	Le repérage et l’utilisation des mots, expressions métaphoriques et formules du patient.       <br />
       -Toutes les formules et modes relationnels – du « for you » (Anne Bodmer Lutz), empathique (« bien sûr tout cela est très important pour vous »)… au « yes set » – favorisent l’engagement dans le processus thérapeutique.       <br />
       •	-	On évite de nier le problème ou la douleur mais on tâche de faire contrepoids (Y. Dolan) : mettre du « et » en associant la douleur et les aspects positifs présents à côté (ressources, réalisations).       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dr Wilfrid MARTINEAU       <br />
       Psychiatre des hôpitaux, psychothérapeute, formateur en hypnose et thérapie brève. Chef du pôle hospitalo-universitaire du CHU de Nantes, coordinateur pédagogique du DU d’Hypnose thérapeutique de l’Université de médecine de Nantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25572210-26786741.jpg?v=1537128585" alt="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" title="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
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              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
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       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25572210-26786807.jpg?v=1537128944" alt="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" title="Positionnement, et alliance... thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Positionnement-et-alliance-therapeutiques_a248.html" />
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  <entry>
   <title>Comment faire vivre un paranoïaque ?</title>
   <updated>2022-04-25T23:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Comment-faire-vivre-un-paranoiaque_a247.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25570735-26786493.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-16T20:52:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Emmanuel Malphettes. Je travaille comme psychiatre dans un service de psychiatrie générale. Ce type de travail implique de poser des diagnostics pour discuter avec les différents intervenants, choisir un traitement, faire une cotation...     <div>
      Le « diagnostic » a mauvaise presse dans le milieu de la thérapie même s’il peut donner la sensation d’être compris et devenir parfois, si on l’externalise, un moteur de la coopération : « Comment faites-vous face aux “attaques” de l’anorexie ? »       <br />
              <br />
       Mais effectivement, s’il est utilisé comme une réalité identitaire, il peut obliger la personne à se soumettre à une définition du problème.       <br />
              <br />
       Ce qui amène généralement deux attitudes :       <br />
       - pour les plus en forme : la résistance ;       <br />
       - pour les autres : la soumission.       <br />
              <br />
       La rencontre décrite ci-dessous nous a peut-être permis d’explorer corporellement tout cela… voire autre chose ?       <br />
       Aujourd’hui le service accueille Monsieur Te.       <br />
       Depuis plusieurs mois les voisins se plaignent de l’odeur se dégageant de son appartement. Comme il refuse l’entrée des services sanitaires, la police est intervenue. Il dit s’être fait traîner en slip violemment sur le gravier par quatre policiers devant tous ses voisins, puis il s’est senti écrasé pendant longtemps par une botte.       <br />
              <br />
       SOS Médecins est donc interpellé et M. Te arrive finalement dans le service en soin sous contrainte.       <br />
       M. Te a bien sûr très mal vécu ces événements, il s’est senti trahi par son assistante sociale, puis il dit qu’on l’a forcé à signer des papiers.       <br />
              <br />
       Sur l’observation des urgences et sur le compte rendu de ses précédentes hospitalisations sous contrainte, on peut lire « délire paranoïaque ».       <br />
       Ces mots viennent accompagnés de leur champ lexical : rigidité, hypertrophie du moi, projection… tous ces mots qui infusent déjà mon corps, qui répond par tension, raideur…       <br />
              <br />
       Et déjà, une méfiance contagieuse m’envahit ; avec cette possibilité de paresse relationnelle qu’on réserve aux affaires déjà pliées.       <br />
              <br />
       Il faut que j’imite tous ces gens que j’ai admiré faire quelque chose qu’on appelle souvent « thérapie ». Pas tellement pour M. Te, ni même pour la relation mais pour ma posture : ouverte, libre.       <br />
              <br />
       Je vais le chercher dans sa chambre.       <br />
              <br />
       Th. (celui qui se fait appeler thérapeute) : « Bonjour, Emmanuel Malphettes, je travaille ici comme psychiatre. » J’évite le « je suis psychiatre », pour sous-entendre « je suis plein d’autres choses que cela ». Il semble plus prudent de se positionner comme un être humain en face d’un autre humain que dans l’identité « psychiatre » avec cette connotation experte qui force à développer une identité de « malade » en face. (Questionnement sur l’identité dans les thérapies narratives.)       <br />
              <br />
       M. Te (celui qui se fait appeler patient) : « … »       <br />
       Th. : « Est-ce que c’est OK pour vous de me suivre en salle d’entretien ou vous préférez qu’on parle ici ? »        <br />
       Pour dissoudre sa sensation de contrainte, je tente d’augmenter celle de liberté par une position basse avec le plus souvent possible l’utilisation d’un langage interrogatif, la demande de permission, la possibilité de choix… (Approches centrées solution – ACS – et théorie de l’engagement.)       <br />
              <br />
       M. Te : « … »       <br />
       Il se lève, il sent mauvais, je distingue un peu de peau sous les cheveux, la barbe. Je tends une main qui reste suspendue dans le vide. Une catalepsie qui n’indique pas franchement l’alliance.       <br />
              <br />
       Mais il me suit.       <br />
       Je me place à coté de lui et nous marchons pour franchir les cinquante mètres qui nous séparent de la salle d’entretien. Au bout de quelques pas on se synchronise : sa jambe gauche est plus raide, comme s’il trainait un boulet. La respiration du gros fumeur, je suppose qu’il doit exister une dissociation confusionnante entre la confiance que j’aimerais dégager et la réalité.       <br />
              <br />
       Th. : « Vous préférez vous asseoir ici ou là ? »       <br />
       M. Te : « … »       <br />
       Je m’assois en face de lui.       <br />
              <br />
       Nous discutons de ses craintes, peut-être une... juste une sensation au début ? Peut-être que cela s’appelle insécurité ? Quand cette sensation et ces pensées viennent-elles ? Quand sont-elles moins présentes ? A-t- il une représentation de cela ? Comment fait-il pour retrouver de la stabilité, un certain confort ? Peu à peu, la méfiance est ainsi externalisée et posée sur la table en lien avec des questions de l’approche narrative. J’ai l’im- pression que ça prend… je poursuis. Est-il d’accord pour se laisser gouverner par ces attaques de méfiance ? Si non, pourquoi ?       <br />
              <br />
       M. Te : « Vous ne comprenez pas… la police s’est introduite chez moi, on m’a violenté. Vous n’avez pas le droit de me retenir. »       <br />
              <br />
       La tension monte, la situation se bloque, ma bienveillance est vue comme une tactique mielleuse pour l’endormir… « Comme les autres... » Je rentre dans une lutte de pouvoir et par contagion je deviens moi aussi parano : qu’est-ce que je fais là ? pour qui je travaille ? suis-je un esclave de cette « norme invisible » ? Tous ces moments où j’ai pensé faire de la « bonne thérapie », n’aurais-je pas confondu alliance et soumission ?        <br />
              <br />
       Je pars dans ma tête avec des pensées désagréables qui font des choses désagréables dans mon corps. Cette dissociation nous fait perdre le peu de lien et chacun se remet en mode survie ; alimenté, peut-être pour lui, par le sentiment d’incompréhension, et pour moi, par la sensation d’impuissance et d’incompétence.       <br />
              <br />
       Chez moi, ces sensations peuvent alimenter la projection (« l’autre est résistant ») et donc le rejet, venant ainsi confirmer sa vision du monde (« le monde est hostile »). La boucle est bouclée, le problème nous a tous contaminés. Avec des risques différents pour chacun, car moi on m’a donné le pouvoir de le maintenir dans cette case avec la possibilité que chacune de ses actions viennent entretenir ma théorie de la paranoïa (« merde, ça existe la paranoïa, j’ai fait tout ce que j’ai pu, j’ai été un gentil médecin »).       <br />
              <br />
       Cela sonne peu esthétique et fait de l’inconfort dans le corps. Je dois être plus stable à l’intérieur pour être dans l’action et non dans la réaction. Je fais ce mouvement qui avec le temps est devenu une contraction invisible de mes avant-bras. Ce va-et-vient sur ma barre de kitesurf me met en lien avec ma « safe place ». Je suis dans la baie de Penthièvre, près de Quiberon, les conditions météo sont beaucoup plus éprouvantes que mon niveau le permet et ce jour-là j’ai décidé d’aller vers l’île de Téviec.       <br />
              <br />
       Sur le retour, trop de vent, trop de vagues, je tombe et je me fais traîner dans l’eau… alors qu’on fait du sport un week-end, on pourrait bêtement mourir ? Je prends appui sur cette barre, le regard vers cette maison d’enfance qui abrite ma nouvelle famille, je sors de l’eau après ce baptême puis adopte cette posture « parfaite », comme dirait Spinoza. Rien ne peut m’arriver, ou plutôt tout, car je suis au mieux de ce que ce corps peut faire, c’est lui qui sait… J’ai le cap et je prends appui sur le vent et les vagues.       <br />
              <br />
       C’est calme à l’intérieur ; je le vois maintenant ce piège dans lequel je suis tombé, à m’occuper des contenus avant de m’occuper du contenant, de chercher des solutions alors que l’alliance n’est pas là.       <br />
              <br />
       Je le vois lui aussi perdu dans la tempête. Alors comme cela, on peut être pareil ?       <br />
       Mon corps change de place et s’assoit à côté de lui. Mes yeux voient sa poitrine se soulever douloureusement, et non cette tête hirsute qu’il semble avoir érigée comme un rempart contre le monde. Nous regardons dans la même direction, évitant la lutte de pouvoir du face à face ; sa respiration m’informe avant toute chose de ce qui se passe.       <br />
              <br />
       J’alterne ainsi entre son épaule et ce que l’on pourrait voir en commun sur ce mur blanc d’hôpital.       <br />
       Mon corps m’a dit quoi faire et dans le même temps ma tête lui trouve des raisons qui maintiennent cette posture. Je sais que l’on peut se sortir de la tempête mais que le premier mouvement ne dépend pas de moi. François Roustang est sur mon épaule, ce mélange de confiance générateur d’espoir, mais aussi d’impassibilité (et non d’indifférence) quant à la réponse que la personne peut proposer.       <br />
              <br />
       On ne dit rien mais il semble accepter que nous regardions dans la même direction et sans chercher, nous accordons notre rythme respiratoire.       <br />
       M. Te : « J’ai envie de tout péter… »        <br />
       Th. : « Vous êtes très en colère ? » Reformulation et validation.       <br />
       M. Te : « … »       <br />
       Th. : « Et cette colère elle dit non à quoi ? »       <br />
       Externalisation de la colère et recherche d’une intention positive derrière cette sensation réifiée (approches narratives).       <br />
       M. Te : « Je suis piégé… depuis longtemps… j’ai fait tout ce que j’ai pu mais je suis… »       <br />
       Th. : « Si je comprends bien ce que vous me dites c’est que vous avez le sentiment de ne rien contrôler dans votre vie… C’est ça le plus difficile en ce moment ou autre chose ? »       <br />
       Reformulation en élargissant le problème à une valeur (approche narrative), validation avec majoration émotionnelle et demande d’un accord en proposant un choix binaire (permettant un effet « d’entonnoir »       <br />
       – Giorgo Nardone et les thérapies stratégiques).       <br />
       M. Te : « Oui ! »       <br />
              <br />
       Premier signe de collaboration.       <br />
       La respiration se calme, la sensation de compréhension augmente peut- être celle de maîtrise et nous rentrons dans le monde de l’exception, c’est- à-dire en dehors du problème. Le fait de se sentir compris est sans doute un marqueur de l’alliance et de pouvoir passer sur le versant « changement » de la thérapie. Je ne peux permettre à la relation de me changer que si j’autorise l’autre à rentrer dans ma « zone proximale de développement » (Vygotski).       <br />
       Th. : « Donc si je vous suis, et corrigez-moi si je me trompe, une priorité pour vous serait actuellement de reprendre un peu de contrôle sur votre vie ? »       <br />
       Reformulation et proposition d’un objectif (approches centrées solutions).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Dr Emmanuel MALPHETTES</b>       <br />
       Psychiatre des hôpitaux, travaille sur la crise : responsable de l’unité de post-urgence et sur des pathologies chroniques, enseignant auprès des internes, à la Faculté de psychologie, l’Ecole d’infirmières et de sages-femmes et formateur au DU diplôme universitaire d’Hypnose de Nantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
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     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Comment-faire-vivre-un-paranoiaque_a247.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La relation thérapeutique</title>
   <updated>2018-09-16T20:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-relation-therapeutique_a246.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25569297-26785981.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-16T20:11:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Marc Picard Destelan et Liliana Fodorean. Les auteurs nous montrent comment la relation thérapeutique se construit entre le patient et le thérapeute. Cette coopération s’installe dans un climat où compétences de part et d’autre sont de réels points d’appui au changement.     <div>
      La relation est constitutive de l’être humain. Aristote parle de l’homme comme animal politique et place, dans son éthique, un traité de l’amitié. Son maître, Platon, écrit des dialogues. Socrate, le maître de Platon, en est le héros. Socrate se présente lui-même comme un homme qui rencontre ses contemporains et dialogue avec eux en vue d’une métanoïa : un changement, une conversion. Voilà pour le monde grec.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du monde juif. Dès la Genèse, la relation est mentionnée. « Dieu créa l’Homme à son image […], Homme et Femme il les créa » (La Bible, Médiaspol, Paris, 1994, p. 4). Le maintien dans la même phrase du singulier et du pluriel signifie cette relation comme définissant l’être humain. Le second récit de la création donne encore plus de force à la relation. Il y est indiqué une solitude d’Adam : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je veux lui faire une aide semblable à lui » (op. citée, p. 8). Et, pour mieux marquer l’assomption de la femme, Dieu fabrique d’abord tous les animaux. Il les façonne à partir du sol.        <br />
              <br />
       L’homme les nomme : il désigne ce qu’ils sont. Le texte ajoute : « Il ne trouva pas d’aide qui lui corresponde » (op. citée, p. 8). Alors, Dieu plonge l’homme dans une torpeur et fabrique, à partir de son côté, la femme. En la rencontrant, l’homme a cette exclamation : « Voici enfin l’os de mes os, la chair de ma chair, elle sera appelée femme (isha) parce qu’elle a été tirée de l’homme (ish) » (op. citée, p. 8). Elle est identique, elle est différente. Dans la structure du récit (fabrication des animaux puis extraction et modelage de la femme à partir de l’homme) la relation est au cœur de la vie humaine, tout simplement en rendant humaine cette vie. En reconnaissant la femme, l’homme se reconnaît.        <br />
              <br />
       Dans la même phrase, il exprime qu’elle est lui et qu’elle est différente. Peut-on voir là une lointaine référence aux neurones miroirs ? Ce double effet, à la fois même et autre, donne à la relation un statut de grande fragilité et de grande puissance. Grande fragilité, car infiniment précieuse pour me constituer comme humain : cela ne dépend pas que de moi, mais aussi de l’autre. Grande puissance car la relation est ce par quoi je change l’autre. Grande fragilité car je ne peux changer l’autre qu’en me changeant moi- même. La puissance de changer ne passe pas par une puissance exercée sur l’autre, mais par la puissance du désir : en me changeant j’éveille le désir et les ressources du changement chez l’autre. La relation nous met en position de même « fréquence » (les neurones miroirs encore). Donc, l’humilité est puissante dans la relation. N’est-ce pas ce que nous montre le rôle de l’empathie et de la position dite « basse » en thérapie ? Voilà pour l’apport juif.       <br />
              <br />
       Signalons qu’en combinant les deux apports, le grec et le juif, la théologie chrétienne va porter la relation à un niveau incandescent : Dieu est Un en Trois. De façon rapide on peut dire que les Trois sont Un par la relation amoureuse. Le mot « relation » est employé pour désigner les personnes divines.       <br />
              <br />
       <b>Voilà pour la relation. Mais en quoi une relation peut-elle être qualifiée de thérapeutique ?</b>       <br />
              <br />
       Selon Ludwig Binswanger, le but de la thérapie est de permettre au patient de « participer au koïnos cosmos, à la vie de koïnonia authentique » (Introduction à l’analyse existentielle, éd. Minuit, pp. 131, 138). Autrement dit, réconcilier l’homme avec lui-même et avec le monde (entendu comme communauté humaine et réalité naturelle). Ce que Milton H. Erickson exprime d’une façon plus lapidaire : « <span style="font-style:italic">Aider le patient à vivre d’une manière plus satisfaisante et à parvenir à une meilleure expression de soi </span>» (L’Intégrale des articles de M. H. Erickson sur l’hypnose,Tome 1, Satas, Bruxelles, 1999, p. 672).Voilà pour la finalité de la relation thérapeutique. Mais qu’est- ce qui permet à une relation d’atteindre ce but ? Quelles en sont les conditions ? Qu’est-ce qui est utile dans une relation thérapeutique ?       <br />
              <br />
       Blaise Pascal écrit quelque chose de fort intéressant pour nous aider à saisir l’orientation concrète à donner à la relation thérapeutique. Nous le citons : « On se forme l’esprit et le sentiment par les conversations. On se gâte l’esprit et le sentiment par les conversations. […] Il importe donc […] de les savoir choisir […] et on ne peut faire ce choix, si on ne l’a déjà formé et point gâté. Ainsi cela fait un cercle d’où sont bienheureux ceux qui sortent » (Pensées, 51, Le Livre de Poche, Paris, 1972, p. 5). Sortir du cercle est l’enjeu de toute thérapie. Ainsi ce ne sont pas les conversations qui constituent le cœur de la thérapie, mais ce qui est hors du cercle des conversations. Cercle du discours interne (ruminations destructrices) ou bien cercle des discussions entre personnes (entretien systémique des problèmes). La thérapie, fusse par la conversation, doit permettre un saut dans l’expérience vécue. Comme le dit Michael White, il s’agit de « <span style="font-style:italic">pénétrer dans de nouveaux territoires de l’expérience</span> » (Cartes des pratiques narratives, Le Germe, Bruxelles, 2009, p. 14). C’est tout l’intérêt de l’hypnose, qu’elle soit dite conversationnelle ou formelle. C’est ce que nous allons illustrer par la vignette clinique qui suit.       <br />
              <br />
       <b>Une rencontre en trois épisodes</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>1er épisode : un coup de fil</b>       <br />
       Cela commence par un coup de fil. Mais, avant l’appel téléphonique, il y a d’abord une rencontre fantasmée. Comment le patient imagine l’autre alors qu’il n’a que la projection de ses propres besoins ?       <br />
              <br />
       Et puis, il y a la voix. Cette rencontre, en partie tronquée par l’absence de contact direct, est-ce une voix qui rassure déjà ? Est-elle congruente avec mon fantasme ?       <br />
       Et peut-être est-ce déjà le début de la synchronisation ? Les neurones se regardent déjà… comme on dit, en miroir ?       <br />
              <br />
       « Je voudrais prendre un rendez-vous avec vous, c’est pour faire de l’hypnose pour arrêter de fumer. »       <br />
       « Qu’est-ce qui vous fait penser que l’hypnose peut vous aider ? » ou « comment l’hypnose peut-elle vous aider ? »       <br />
              <br />
       Ce sont des questions qui mobilisent déjà, qui donnent le contexte, le cadre. C’est concret et donc global : toutes les facultés de la personne sont sollicitées. Pas seulement sa pensée au sujet de l’hypnose.       <br />
              <br />
       Je travaille dans une clinique et je précise parfois « qu’il ne s’agit pas d’un rendez-vous au bloc opératoire, là où on dépose le corps et on attend que cela se fasse ».       <br />
       Et le dialogue continue.       <br />
              <br />
       « Avez-vous déjà arrêté de fumer ? Qu’avez-vous déjà réussi par faire dans le passé ? » Mettre le patient en position d’acteur.       <br />
              <br />
       « Comment le savez-vous que c’est le bon moment pour vous d’arrêter de fumer ? »       <br />
              <br />
       On me répond parfois : « Ce n’est jamais le bon moment ! »       <br />
              <br />
       Je précise alors : « Quand on est au creux de la vague ce n’est pas le meilleur moment car nous n’avons pas l’énergie pour se mobiliser efficacement. » Phrase d’implication de la mobilisation personnelle dans la démarche.       <br />
              <br />
       Le cadre du changement est déjà posé : il s’appuie sur les compétences du patient. Elles ont été mobilisées à travers des questions qui incitent la personne à témoigner de son expérience vécue.       <br />
              <br />
       <b>2e épisode : la rencontre</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Marc PICARD DESTELAN.       <br />
       Après des études de philosophie, devient éducateur, enseignant, formateur, puis psychologue clinicien et thérapeute. Formé en hypnose et thérapies brèves à l’AREPTA - Institut Milton Erickson de Nantes. Travaille en institution auprès de patients atteints de cancer et de patients souffrant de douleurs chroniques et mène une activité en cabinet libéral. Formateur.       <br />
              <br />
       Liliana FODOREAN.       <br />
       Médecin généraliste, pratique l’hypnose dans sa consultation de psychosomatique et sevrage tabagique dans l’hôpital privé Le Confluent à Nantes. Enseignante à l’AREPTA - Institut Milton Erickson Nantes, et pour le DU Hypnose thérapeutique au CHU de Nantes       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25569297-26785981.jpg?v=1537122105" alt="La relation thérapeutique" title="La relation thérapeutique" />
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     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25569297-26786000.jpg?v=1537122271" alt="La relation thérapeutique" title="La relation thérapeutique" />
     </div>
     <div>
      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-relation-therapeutique_a246.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Monde psychotraumatique.</title>
   <updated>2018-09-16T20:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Monde-psychotraumatique_a245.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25564432-26784505.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-16T17:11:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Eric BARDOT. L’objet de mes propos va se centrer sur cette question qui m’a guidé : « Si la source de la relation thérapeutique est la relation humaine, alors comment la relation humaine, dans la diversité de ses potentialités, peut-elle être mobilisée au service de la thérapie ? »     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25564432-26784505.jpg?v=1537112454" alt="Monde psychotraumatique." title="Monde psychotraumatique." />
     </div>
     <div>
      Cette question a valeur pour moi de guide, c’est-à-dire qu’elle ne demande pas d’autre réponse que d’être requestionnée à chaque séance. Néanmoins, à partir de ma pratique clinique, particulièrement avec l’enfant et sa famille, il en est sorti un modèle thérapeutique, l’HTSMA (Hypnose, thérapie stratégique et mouvement alternatifs).       <br />
              <br />
       Mon histoire m’a amené à focaliser mon attention sur la manière d’«être en relation» des personnes et plus précisément celles chez qui la détresse, le désespoir, l’altération de la confiance dans la vie comme dans la relation humaine, dirigent leur existence.       <br />
              <br />
       Pour aider les patients à sortir du monde de la survie, il m’a semblé nécessaire de construire une modélisation qui puissent intégrer l’idée suivante : comment amener le patient à modifier les liens dysfonctionnels qui le maintiennent, le figent dans les effets d’une histoire passée.       <br />
              <br />
       Lors du premier rendez-vous, je me pose la question suivante : « Comment coconstruire avec ce patient un espace relationnel dans lequel la thérapie va pouvoir se dérouler ? » Cette entrée en thérapie mobilise quatre paramètres.       <br />
              <br />
       Le premier concerne la confiance dans la capacité de se faire aider. Elle vient questionner la confiance dans la relation humaine. Elle met en œuvre la relation d’attachement.       <br />
              <br />
       Le deuxième répond à la capacité à s’engager dans un processus de changement. Elle questionne l’autonomie, l’autorisation au changement et son corollaire : les risques du changement.       <br />
              <br />
       Le troisième concerne l’objectif. L’objectif va donner un cap au processus thérapeutique. Il met en œuvre la relation intersubjective, c’est-à-dire la capacité à entrer dans une relation de coopération, dans une bulle partagée (la bulle hypnotique). Le premier objectif peut être justement la possibilité de mettre en place une rencontre qui permette le déroulement de la thérapie. La définition d’un objectif n’est pas une fin en soi : un bon objectif est un objectif qui lorsqu’il va être atteint devient un moyen pour atteindre un nouvel objectif.       <br />
              <br />
       Le dernier paramètre tient dans la capacité à se sentir compris. La compréhension porte sur la manière dont le patient a vécu et vit encore les événements, ses tentatives pour tenir debout, les valeurs qu’il essaie de préserver.       <br />
              <br />
       Dans le même temps, par l’utilisation de questionnements, nous allons aider le patient à transformer son monde des représentations sursaturé par le trauma. Ce peut être au niveau sensorimoteur, comportemental, imaginaire ou des ruminations mentales. Il s’agit de métaphoriser la problématique traumatique dans l’ici et maintenant de la séance. Cette métaphorisation va demander la participation active du thérapeute. Celui- ci va pouvoir s’utiliser si nécessaire. L’objectif est de coconstruire une mise en forme des effets dans le présent du vécu traumatique.       <br />
              <br />
       A ce moment, avec l’aide des mouvements alternatifs : mouvements oculaires, tapping, balancements, on va aider le patient à dissoudre les liens entre cette mise en forme du vécu traumatique et lui-même. Le principe de base est le suivant : on externalise les formes traumatiques. On internalise les liens/ressources.       <br />
              <br />
       Il s’agit d’amener le patient, dans l’ici et maintenant, dans une expé- rience de sécurisation en lien avec le thérapeute.       <br />
              <br />
       Dans ce parcours, le thérapeute aidera le patient activement comme soutien, comme modèle, jusqu’à la phase de séparation où peuvent se manifester des peurs anticipatoires.       <br />
              <br />
       Pour l’illustrer, je vais utiliser comme support métaphorique de la relation thérapeutique et de ses variations dans le déroulé de la thérapie du psychotraumatisme, le mythe de la descente d’Orphée aux Enfers.       <br />
              <br />
       « Tandis qu’il exhalait ces plaintes, qu’il accompagnait en faisant vibrer les cordes, les ombres exsangues pleuraient ; Tantale cessa de poursuivre l’eau fugitive ; la roue d’Ixion s’arrêta ; les oiseaux oublièrent de dévorer le foie de leurs victimes, les petites-filles de Bélus laissèrent là leurs urnes et toi, Sisyphe, tu t’assoies sur ton rocher. Alors pour la première fois, des larmes mouillèrent, dit-on, les joues des Euménides, vaincues par ces accents ; ni l’épouse du souverain, ni le dieu qui gouverne les Enfers ne peuvent résister à une telle prière ; ils appellent Eurydice ; elle était là, parmi les ombres récemment arrivées ; elle s’avance, d’un pas que ralentissait sa blessure. Orphée du Rhodope obtient qu’elle lui soit rendue, à la condition qu’il ne jettera pas les yeux derrière lui, avant d’être sorti des vallées de l’Averne ; sinon, la faveur sera sans effet. Ils prennent, au milieu d’un profond silence, un sentier en pente, escarpé, obscur, enveloppé d’un épais brouillard. Ils n’étaient pas loin d’atteindre la surface de la terre, ils touchaient au bord, lorsque, craignant qu’Eurydice ne lui échappe et impatient de la voir, son amoureux époux tourne les yeux et aussitôt elle est entraînée en arrière ; elle tend les bras, elle cherche son étreinte et veut l’étreindre elle-même ; l’infortunée ne saisit que l’air impalpable. »       <br />
              <br />
       « Le mythe d’Orphée / Les métamorphoses d’Ovide » (« Le retour solitaire » : vers 40 à 85).       <br />
              <br />
       Campons le décor. Un environnement : le monde des Enfers, Orphée dans le rôle du thérapeute, Eurydice dans le rôle de la patiente.       <br />
              <br />
       Le monde des Enfers va symboliser le monde de la plainte, expression chez Eurydice du vécu psychotraumatique. Ce monde de la plainte n’est pas lié à l’agression physique – la morsure du serpent – mais à l’empoisonnement lié à l’inoculation du venin. C’est un monde à la fois vivant et mortifère. Chacune des Euménides illustre les formes que peuvent prendre les relations destructrices dans ce monde traumatique. Chacune est liée à une action (poursuivre, tourner, déclarer, garder).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dr Eric BARDOT. Psychiatre, pédopsychiatre, psychothérapeute. Formateur en hypnose et thérapies brèves depuis plus de vingt ans. Concepteur de l’HTSMA (Hypnose, thérapies stratégiques et mouvements alternatifs), de l’utilisation du dessin en thérapie stratégique orientée solution. Créateur et directeur de l’Institut MIMETHYS. Formateur au DU d’Hypnose à la Faculté de médecine de Nantes. Président de l’association francophone HTSMA.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <div>
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              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25564432-26784638.jpg?v=1537112146" alt="Monde psychotraumatique." title="Monde psychotraumatique." />
     </div>
     <div>
      <b>Laurent GROSS</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Laurent-GROSS-Hypnotherapeute-EMDR-IMO-Therapies-Breves-Orientees-Solution-a-Paris-11_a39.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves, Psychothérapeute certifié ARS en 2013.       <br />
       Formateur en Hypnose Médicale, Ericksonienne et EMDR  au CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris dont il est le Président Fondateur.       <br />
       Chargé d'enseignement dans les hôpitaux de l'AP-HP. Conférencier au sein des congrès de la CFHTB, Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-paris.fr/Laurent-GROSS-Hypnotherapeute-a-Paris-11_a44.html">Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Laurent-GROSS-Hypnotherapeute-EMDR-IMO-Therapies-Breves-Orientees-Solution-a-Paris-11_a39.html">Rédacteur en chef de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur internet ...En savoir plus sur cet auteur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Monde-psychotraumatique_a245.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Avec le patient douloureux chronique. Julien Nizard</title>
   <updated>2018-09-16T16:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Avec-le-patient-douloureux-chronique-Julien-Nizard_a132.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24129505-26090626.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-16T16:15:00+02:00</published>
   <author><name>Théo Chaumeil</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De la formation à la pratique     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24129505-26090626.jpg?v=1532904184" alt="Avec le patient douloureux chronique. Julien Nizard" title="Avec le patient douloureux chronique. Julien Nizard" />
     </div>
     <div>
      La prise en charge de la douleur constitue un problème de santé publique et 20 à 30% de la population en Europe se plaint de douleurs chroniques, alors qu’elles sont intenses chez 5% de la population, soit près de 3 millions de personnes en France.       <br />
              <br />
       La posture du médecin ou du soignant lorsqu’il évalue la douleur du patient et son retentissement est capitale : il s’agit d’abord d’écouter le patient, de le croire. Ce premier élément, qui paraît si évident, est pourtant relativement rare, si l’on écoute les patients douloureux faire part de la souffrance qu’ils ont ressentie lorsque les praticiens, qui les ont pris successivement en charge, ne les ont pas suffisamment écoutés ou pris en compte, les interrompant rapidement, se tenant en face de leur ordinateur ou de leurs certitudes.       <br />
              <br />
       Il s’agit aussi d’expliquer de façon humaine et attentive à un patient en souffrance, dans un langage simple, volontiers positif, le diagnostic envisagé, les différents traitements possibles. Le patient est placé au centre de sa prise en charge : en premier lieu, il réalise lui-même l’évaluation de ses symptômes et de leur retentissement.       <br />
              <br />
       <b>Contrat de soins et alliance thérapeutique</b>       <br />
       La médecine de la douleur repose sur la participation active et centrale du patient à sa prise en charge, qui bénéficie d’une éducation thérapeutique lui permettant de mieux comprendre les enjeux de sa prise en charge et les moyens de l’optimiser. La définition d’objectifs communs entre le patient et son thérapeute est capitale. Faute de tels objectifs, l’errance diagnostique et thérapeutique du patient risque de se poursuivre en cercle vicieux. En effet, le patient douloureux est souvent en attente d’une disparition complète, magique, de ses douleurs et d’un traitement qui lui permettra d’y parvenir. Le thérapeute non averti risque de tomber dans ce piège en poursuivant à son tour cet objectif inatteignable.       <br />
              <br />
       Ce sont surtout les facteurs d’entretien du syndrome douloureux chronique qu’il convient de connaître et d’expliquer au patient et à son entourage (et aussi d’enseigner aux jeunes médecins et soignants), afin qu’ils puissent se mobiliser pour limiter tout ce qui contribue à l’entretien des douleurs (le « faites vous-mêmes votre malheur », de Paul Watzlawick).        <br />
              <br />
       Les ressources du patient seront mobilisées, en cherchant avec lui les solutions qu’il pourra lui-même apporter pour avancer dans la prise en charge de ses douleurs, en promouvant une dynamique de changement grâce à laquelle le patient pourra « mieux vivre avec ses douleurs » plutôt que « vivre avec ses douleurs ».        <br />
       Il est important de valoriser les efforts du patient douloureux, dont l’estime de soi est souvent détériorée et qui recueille de son entourage, de ses collègues et des médecins qui le « traitent », des ressentis souvent indifférents voire franchement négatifs à son encontre.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Chaque thérapeutique, qu’elle soit physique, psychologique ou socioprofessionnelle, a pour but d’autonomiser le patient qui s’approprie les différents traitements, et met en place une autopratique régulière</b>       <br />
              <br />
       A titre d’exemple, voici des objectifs personnalisés de qualité de vie que nous avons pu construire avec une patiente fibromyalgique de 45 ans, aide-soignante, en arrêt de travail depuis un an et hospitalisée au Centre de la douleur : diminution de la douleur (d’environ 2 points/10 et non- disparition de la douleur) ; rationalisation du traitement avec diminution et si possible suppression des médicaments responsables de dépendance (morphine, somnifères, benzodiazépines) ; au plan physique : marcher davantage (avec un but, par exemple celui d’aller chercher ses enfants à l’école), passer moins de temps au lit (par exemple, 16 h/jour la première semaine à la place des 20 h/jour actuelles) ; au plan psychologique : travailler son hygiène du sommeil (avec des levers et des couchers réguliers), s’autoriser à consulter un psychiatre, s’engager dans un travail de couple ; au plan socioprofessionnel : débuter une activité socialisante (activité associative pour la scolarisation des enfants en difficulté), avancer sur son projet au retour au travail (avec un premier contact avec ses collègues et de son cadre de santé).       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les clés du devenir du patient douloureux chronique</b>       <br />
       Davantage que les médicaments ou les approches techniques ou chirurgicales les plus pointues, c’est la qualité de la relation thérapeutique qui permettra au patient douloureux d’aller vers une vie meilleure et moins centrée sur ses douleurs, de diminuer sa consommation des médicaments responsables de dépendance, et de reprendre son travail et/ou ses activités. Chaque thérapeutique, qu’elle soit physique, psychologique ou socioprofessionnelle, a pour but d’autonomiser le patient qui s’approprie les différents traitements, et met en place une autopratique régulière. C’est autant valable pour l’activité physique régulière qu’il pérennisera, que pour les séances d’autohypnose quotidienne…        <br />
              <br />
              <br />
       <b>La relation thérapeutique auprès du patient douloureux peut s’apprendre...</b>       <br />
       Enfin la responsabilisation du patient, qui reprend les rênes de son devenir, qui en prend conscience et s’en réjouit, permet au patient, dans le meilleur des cas définitivement, de changer de stratégie vis-à-vis de ses douleurs qui l’ont handicapé, et qu’il a désormais appris à apprivoiser…       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Hypnose et pratique de la relation thérapeutique</b>       <br />
       Au sein de la prise en charge du patient douloureux, l’hypnose et les autres thérapies complémentaires (acupuncture, médecine manuelle- ostéopathie, méditation en pleine conscience « mindfulness ») ont une place de choix dans l’approche du patient douloureux chronique. La Haute Autorité de Santé et les sociétés savantes de la douleur comme de la rhumatologie ou la médecine physique et rééducation, encouragent leur pratique, au sein de la prise en charge pluridisciplinaire recommandée, au sein de laquelle ils s’insèrent (« add-on therapies », pour les Anglo-Saxons). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      JULIEN NIZARD       <br />
       Docteur en médecine et docteur en sciences, titulaire de l’Habilitation à diriger les recherches, dirige le service Douleur, soins palliatifs et de support, éthique clinique et thérapies complémentaires du CHU de Nantes, au sein duquel il promeut, avec son équipe, une approche intégrative du patient douloureux et en soins palliatifs et de support. Il dirige les enseignements et DU, diplômes universitaires de la douleur, des soins palliatifs et de support, de l’hypnose thérapeutique, de médecine manuelle, de l’acupuncture et de la prévention des risques psychosociaux liés au travail, à la Faculté de médecine de Nantes. Il anime l’unité de recherche clinique Douleur, soins palliatifs, neurochirurgie du CHU de Nantes.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24129505-26090637.jpg?v=1537108178" alt="Avec le patient douloureux chronique. Julien Nizard" title="Avec le patient douloureux chronique. Julien Nizard" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24129505-26090645.jpg?v=1532904326" alt="Avec le patient douloureux chronique. Julien Nizard" title="Avec le patient douloureux chronique. Julien Nizard" />
     </div>
     <div>
      <b>Théo CHAUMEIL</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Theo-CHAUMEIL-Kinesitherapeute-et-Praticien-en-Hypnose-Charge-de-Formation-a-Paris-et-Marseille_a45.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Kinésithérapeute.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Theo-CHAUMEIL-Kinesitherapeute-et-Hypnotherapeute-Charge-de-Formation-a-Paris-et-Marseille_a24.html">Chargé de Formation au CHTIP à Paris, dans les hôpitaux de l’AP-HP,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Integration-de-l-hypnose-en-pratique-soignante-formation-en-hypnose-a-Marseille_a62.html"> et à l’Institut Hypnotim de Marseille</a>.       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Theo-CHAUMEIL-Kinesitherapeute-et-Praticien-en-Hypnose-Charge-de-Formation-a-Paris-et-Marseille_a45.html">Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Avec-le-patient-douloureux-chronique-Julien-Nizard_a132.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze</title>
   <updated>2018-09-13T16:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-relation-au-coeur-de-l-hypnose-Editorial-du-Dr-Julien-Betbeze_a238.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25395395-26693954.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-11T19:21:00+02:00</published>
   <author><name>Philippe AÏM</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25395395-26693954.jpg?v=1536848559" alt="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" title="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" />
     </div>
     <div>
      J’ai accepté avec enthousiasme de coordonner ce numéro spécial sur la relation en psychothérapie, thème central pour comprendre l’hypnose et la différencier de la suggestion, confusion que l’on retrouve encore dans le rapport de l’Inserm de juin 2015. Les auteurs réunis dans ce numéro déclinent aussi bien d’un point de vue théorique que pratique, l’importance de penser les techniques de communication en hypnose et en thérapie brève comme des techniques relationnelles.Toutes les techniques utilisées prennent sens dans une dimension d’interaction: l’utilisation d’un langage dissocié, les questions,les métaphores, la focalisation sur le ressenti sensoriel ou sur les mouvements, les tâches thérapeutiques, sont des actions qui mettent la relation en mouvement. A travers une réflexion clinique et de nombreux exemples concrets, les auteurs nous font comprendre le lien étroit entre la relation, le corps et la singularité du sujet. C’est lorsqu’un sujet expérimente une relation de coopération qu’il accueille ses ressentis sensoriels, et peut habiter son corps comme un espace sécure. L’acceptation inconditionnelle par le thérapeute de la réalité du patient, développée par Carl Rogers et Milton H. Erickson, dessine un espace de coopération au sein duquel la créativité du sujet est à nouveau active. La relation hypnotique permet au sujet de développer de nouvelles possibilités de vie dans lesquelles il se sent à sa place, car à sa place au sein d’une relation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25395395-26693955.jpg?v=1536848513" alt="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" title="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" />
     </div>
     <div>
      <b>Dr Julien BETBÈZE</b>, Psychiatre des hôpitaux, chef de service de l’Accueil familial thérapeutique de Loire-Atlantique, CHS de Blain. Chargé de cours à Nantes à la Faculté de psychologie (DESS Cognitif et clinique) et à l’UER de médecine : DU Addictions, DU Hypnose thérapeutique, DU Douleur.Thérapeute familial, Service d’addictions du CHU de Nantes. Responsable pédagogique et formateur à l’Arepta Institut Milton Erickson de Nantes. Intervenant au CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. Coauteur avec Y. Doutrelugne, O. Cottencin, L. Isebaert et D. Megglé de Interventions et thérapies brèves : 10 stratégies concrètes, crises et opportunités, éditions Masson, 2016.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°11 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: « La relation thérapeutique »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25395395-26694028.jpg?v=1536687734" alt="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" title="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Hors série n°11 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2017. C'est un numéro double de 196 pages. Thème : « La relation thérapeutique »       <br />
              <br />
              <br />
       - Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen        <br />
       - Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze        <br />
       - L’alliance thérapeutique. M. Arnaud        <br />
       - Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy        <br />
       - Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem         <br />
       - Autonomie relationnelle. J. Betbèze        <br />
       - Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard        <br />
       - En salle de naissance. B. Bobenrieth        <br />
       - Monde psychotraumatique. E. Bardot        <br />
       - La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean        <br />
       - Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes        <br />
       - Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau        <br />
       - Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée        <br />
       - Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée        <br />
       - Retour à l’essentiel. G. Ostermann        <br />
       - En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne        <br />
       - Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron        <br />
       - Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross        <br />
       - Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-11-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-La-Relation-Therapeutique_p66.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25395395-26694120.jpg?v=1536688076" alt="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" title="La relation au coeur de l’hypnose. Editorial du Dr Julien Betbèze" />
     </div>
     <div>
      <b>Philippe AÏM</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Dr-Philippe-AIM-Psychiatre-Hypnotherapeute-Therapies-Breves-Orientees-Solution-Paris_a36.html">Psychiatre, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR, Thérapies Brèves.       <br />
       Responsable pédagogique du CHTIP à Paris, Dirige l’Institut UTHyl à Nancy, membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brève. Chargé de Formation dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Auteur et conférencier international.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-relation-au-coeur-de-l-hypnose-Editorial-du-Dr-Julien-Betbeze_a238.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?</title>
   <updated>2018-08-30T21:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Emmener-en-transe-de-l-energie-des-entites-la-nature_a213.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <georss:point>48.8644603 2.3715315</georss:point>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/25038100-26534814.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-30T21:11:00+02:00</published>
   <author><name>Florent Hamon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Jean-Pierre COURTIAL - Ingénieur de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, licencié en sociologie et titulaire d’une thèse de 3è cycle en psychologie sociale. A été Professeur à la Faculté de Psychologie de l'Université de Nantes et chercheur au Laboratoire de Psychologie jusqu'à sa retraite en 2007. et Pierre-Henri GARNIER - Psychologue Clinicien soin de support et soin palliatif, CHU de Nantes. Formateur à l'Institut Milton Erickson de Rezé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25038100-26534814.jpg?v=1535650906" alt="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" title="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" />
     </div>
     <div>
      Milton Erickson a peu théorisé ou, pour le dire autrement, a laissé une perspective très ouverte qui rend possible, voire stimule la réflexion. Jean-Pierre Courtial, depuis de nombreuses années, a dirigé des thèses de Psychologie dans ce même esprit d’ouverture et, particulièrement, d’interculturalité. De quoi nous aider à attendre le prochain congrès mondial d’août prochain!       <br />
              <br />
       Qu’est-ce que l’état de transe ?       <br />
              <br />
       L’état de transe est souvent invoqué dans des contextes culturels différents, à propos de l’hypnose mais aussi du chamanisme, sans faire pour autant l’objet d’une définition rigoureuse. Bien que nous disposions de beaucoup d’observations à partir de l’imagerie cérébrale, celle-ci privilégie le patient (sujet isolé), alors que, en thérapie, la transe est un état relationnel, qui plus est pouvant faire intervenir des entités dites spirituelles. En simplifiant, la transe est le plus souvent définie en termes dissociatifs de rupture par rapport à une situation relationnelle déterminée déstabilisant le patient (Erickson) ou, au contraire, d’état de résonance morphique induit par les neurones miroirs (Rossi).       <br />
              <br />
       Nous disposons de témoignages de chamans (Beaugendre, 2014) décrivant l’état de transe comme induit par l’absorption d’une plante psychotrope (parfois dans un contexte dit de diète, la plante étant le seul aliment absorbé). Le chaman est alors dissocié de ses conduites instrumentales acquises, de sa mémoire autobiographique, au bénéfice d’états ressentis comme d’harmonie relationnelle avec l’environnement, définis comme liés à « l’esprit de la plante ». On constate en particulier que cette aptitude à la dissociation réassociation avec toutes les formes vivantes peut être durable, en dehors de l’absorption de plante. Une fois initié, le chaman est apte à percevoir les formes de vie/mort fondamentales caractéristiques d’un patient.       <br />
              <br />
       D’une induction hypnotique classique à une transe énergétique       <br />
              <br />
       La fin de vie peut également être un lieu privilégié d’observation d’états de transe spécifiques liés à l’état du corps. Un lien a été mis en évidence entre état de conscience et niveau de fonctionnement énergétique – au sens scientifique habituel – du cerveau. Par exemple, un véritable sentiment paradoxal d’être mort (syndrome de Cotard) peut être exprimé par un patient en rapport avec un fonctionnement énergétique du cerveau de faible intensité (Laureys, 2015).       <br />
              <br />
       Nous avons précisément le cas d’une personne très diminuée physiquement, mais accessible à des ressources profondes qu’un état de transe va permettre d’explorer. Cette personne avait de plus une activité sportive qui l’a amenée à gérer les rapports du corps et de l’esprit. Enfin, il lui est arrivé d’accompagner des non-voyants dans le cadre de sa pratique sportive, donc d’être attentif à un état relationnel de coordination gestuelle et verbale.       <br />
              <br />
       Voici le récit des séances effectué par le psychologue de l’équipe mobile soin de support :       <br />
              <br />
       L’unité de soins mobiles reçoit un appel téléphonique d’un médecin d’un service de médecine polyvalente des urgences (MPU). Un patient lui demande spontanément si le CHU propose de l’hypnose ou de la sophrologie. Il s’agit d’un patient de 66 ans immobilisé dans son lit. Il semble que de nombreuses vertèbres et cervicales soient fragilisées suite à un cancer. Le patient sait qu’il ne remarchera plus, mais espère pouvoir bénéficier d’un corset qui lui permettra de se tenir assis sans risquer la fracture d’une cervicale en C4-C5 (enjeu vital car C4 est en lien avec le diaphragme et la respiration).       <br />
              <br />
       Je décide de rencontrer le patient. Première rencontre : échange verbal pour bien définir la demande du patient et construire l’alliance. L’identification des ressources du patient révèle de nombreuses expériences de transe diverses au travers de ses loisirs et de son ancienne activité professionnelle. Il décrit notamment qu’il était guide pour aveugle lors de randonnées de ski de fond. A travers sa pratique sportive, il s’est intéressé au « mental », selon ses termes. Il a expérimenté la sophrologie, le reiki et l’auto-hypnose. Il tient à nous préciser qu’il utilise des fichiers audio MP3. Il les a enregistrés lui-même, inspiré de ses lectures de scripts d’autohypnose sur Internet. Il nous montre son téléphone sur lequel il a enregistré sa voix qui lit les scripts. Il nous précise qu’il aimerait bien retrouver cet état mental de la transe qui l’a déjà aidé, mais qu’aujourd’hui sa situation somatique l’empêche de trouver seul « ce chemin ». Il exprime le besoin d’être guidé par un « pro ». Il précise qu’il a la sensation « d’être éparpillé mentalement » par la maladie. Il a besoin d’être aidé pour rassembler son énergie et ses ressources : « J’aimerais que vous m’aidiez à faire que mon esprit retrouve cette sensation d’évasion et de liberté. »       <br />
              <br />
       Je procède à une induction simple : séance dans la chambre. Je lui propose de trouver dans la pièce un détail, un point, une forme ou une couleur qui le ressource. Il propose le bleu du ciel qu’il perçoit par la fenêtre.       <br />
              <br />
       Je lui propose d’observer ce bleu, « voire de ressentir ce que suggère le bleu du ciel (…) puis, dès que son esprit inconscient sera prêt, je lui propose d’observer sous ses paupières, les yeux fermés, à l’intérieur de lui, comment il voit et ressent ce bleu ». Le patient ferme spontanément les yeux et décrit la sensation d’être au bord de la mer bleue, le ciel bleu… Il précise la sensation d’être en voyage sur un bateau (…), de léger balancement qui lui évoque également la sensation de mouvement alternatif dans le ski de fond (…), ça balance légèrement (…), il ressent qu’il vogue vers le Canada. Après cette séquence, il décrit une émotion liée au fait que le Canada lui rappelle un ami important et le désir de reprendre contact avec « cette belle personne » qu’il a connue (…), elle a été son guide au Canada. Je termine la séance en lui suggérant d’observer comment cette belle sensation pourrait continuer, voire évoluer, dans la journée. Je repasserai demain pour partager ce qui a émergé de ce voyage vers le Canada. A demain !       <br />
              <br />
       Le lendemain, deuxième séance : séance dans la chambre, en présence de la compagne du patient. Il débute en précisant qu’il n’a pas eu le temps de pouvoir se poser pour revivre la transe. Il précise que « ça n’a pas arrêté de défiler toute la journée (…), les soins et les visites médicales ». Il se sent éparpillé malgré la première séance. Rapidement, il tient à nous faire écouter sur son téléphone les fichiers audio qu’il avait enregistrés en auto-hypnose. Il nous fait écouter sa voix qui décrit les scripts. Il a nommé les fichiers « ma bulle rose », « mon sanctuaire », et surtout un fichier intitulé « mon guide spirituel ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°9 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnotiser: les techniques d'Induction"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25038100-26535943.jpg?v=1535657213" alt="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" title="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" />
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      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       ““Hors série n°9 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2015. “ C'est un numéro double de 196 pages. ““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction&quot;        <br />
              <br />
       Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.        <br />
              <br />
       Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-9-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Inductions_p64.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/25038100-26535969.jpg?v=1535657349" alt="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" title="Emmener en transe : de l’énergie, des entités, la nature?" />
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      <b>Florent HAMON</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Florent-HAMON-Hypnotherapeute-Therapeute-EMDR-a-Paris_a44.html">Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.       <br />
       Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.        <br />
       Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…       <br />
       Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Emmener-en-transe-de-l-energie-des-entites-la-nature_a213.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Induction papillon à l'instant thé !</title>
   <updated>2018-08-28T22:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Induction-papillon-a-l-instant-the-_a208.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24974978-26504902.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-28T21:30:00+02:00</published>
   <author><name>Théo Chaumeil</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Pierre-Henri GARNIER - Psychologue Clinicien soin de support et soin palliatif, chu de Nantes. Formateur à l'Institut Milton Erickson de Rezé (Nantes)     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24974978-26504902.jpg?v=1535486278" alt="Induction papillon à l'instant thé !" title="Induction papillon à l'instant thé !" />
     </div>
     <div>
      Avant de nous quitter, vous partagerez bien une tasse !       <br />
              <br />
       Matin d’hiver au Centre Hospitalier Universitaire. Le téléphone de l’équipe mobile soin palliatif (EMSP) vient de sonner. L’épouse d’un patient (MmeT) a déposé un message. Elle exprime le besoin d’échanger avec un psychologue de l’équipe mobile. Je décide de la recontacter sur son portable. Au téléphone, elle précise l’aggravation de l’état de santé de son mari. Elle ressent un fort sentiment de culpabilité et d’impuissance. Elle angoisse à l’idée de « parler de tout ça » avec ses trois jeunes enfants.       <br />
              <br />
       Disponible, nous lui proposons de monter au 9eme nord. Quelques minutes plus tard, elle sort de l’ascenseur et arrive dans le service. Arrivée haletante, elle exprime sa fatigue : “J’ai l’impression de courir dans tous les sens (...) et d’être en permanence ballottée.” Ma collègue assistante social est présente. Elle connaît MmeT. Ma collègue salue Mme T chaleureusement et lui propose spontanément une boisson chaude. Mme T accepte volontiers. Il est environ 17h00. Et pourquoi pas un thé puisqu’il est l’heure du thé ! Nous nous installons dans la salle de réunion. Ma collègue apporte le plateau coloré. Posée dessus, une belle tasse d’où s’échappent quelques volutes chaleureusement parfumées.       <br />
              <br />
       Le thé commence son infusion à mesure que s’amorce implicitement l’induction !       <br />
              <br />
       Cette situation banale (une simple pause thé) m’apparaît dans ce contexte comme un évènement important. Ce dernier contraste avec la “violence” de la situation. L’instant présent (léger, coloré, parfumé) est telle une figure qui se détache du contexte hospitalier. Je ressens que ce détail n’en est pas un. Ce petit instant t contient une énergie potentielle. Il s’agit bien d’une gestalt à déplier ! Ambiance orientale, j’observe la vapeur s’échapper de la tasse. Dans ma tête de psy (et mon corps aussi !) une image mentale émerge. J’y perçois les ailes d’un papillon léger… léger… léger ! Mme T vient se poser au 9eme nord, dernier étage du CHU. Je délire car j’imagine le CHU comme un immense parterre de fleurs… dans lequel ça bourdonne… ça butine…       <br />
              <br />
       Certes le bâtiment est en béton mais il contient diverses ressources, du « pollen » à butiner non ? Ainsi, au 9ème étage nord, Mme T est venue se poser. Spontanément, je partage avec Mme T cette image. Je suggère qu’il est utile parfois de faire comme un papillon… oser papillonner… surtout quand la situation est grave… venir se poser là, ici et maintenant… chercher de la ressource, se poser un instant pour butiner… puiser de l’énergie et en stocker pour ses proches.       <br />
              <br />
       Dans ma tête de psychologue, en « mode intello », je me dis que cet instant est le “kairos”. Wahou ! Ça claque ! J’aime bien le son de ce mot qui signifie grosso modo « opportunité ». Le son « kairos » évoque pour moi la sensation d’énergie et de puissance. J’aime l’idée qu’un tout petit instant t contient en son sein l’énergie du big-bang. J’aime bien lorsqu’une petite différence engendre de grandes différences ! Dès lors, mon cerveau associe la physique quantique et le principe hologrammatique hic !…Le tout est dans la partie et réciproquement. Et si l’induction était un simple saut quantique, l’instant de la légère, bifurcation, celle qui va générer un effet papillon au niveau global… Bref, ne nous envolons pas trop près du soleil conceptuel, ça pourrait nous brûler les ailes de l’intuition !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24974978-26504903.jpg?v=1535485674" alt="Induction papillon à l'instant thé !" title="Induction papillon à l'instant thé !" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       ““Hors série n°9 de la revue Hypnose &amp; Thérapies brèves. Mars 2015. “ C'est un numéro double de 196 pages. ““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction&quot;        <br />
              <br />
       Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.        <br />
              <br />
       Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-9-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Les-Inductions_p64.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
       
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24974978-26504919.jpg?v=1535485774" alt="Induction papillon à l'instant thé !" title="Induction papillon à l'instant thé !" />
     </div>
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      <b>Théo CHAUMEIL</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Theo-CHAUMEIL-Kinesitherapeute-et-Praticien-en-Hypnose-Charge-de-Formation-a-Paris-et-Marseille_a45.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Kinésithérapeute.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Theo-CHAUMEIL-Kinesitherapeute-et-Hypnotherapeute-Charge-de-Formation-a-Paris-et-Marseille_a24.html">Chargé de Formation au CHTIP à Paris, dans les hôpitaux de l’AP-HP,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Integration-de-l-hypnose-en-pratique-soignante-formation-en-hypnose-a-Marseille_a62.html"> et à l’Institut Hypnotim de Marseille</a>.       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Theo-CHAUMEIL-Kinesitherapeute-et-Praticien-en-Hypnose-Charge-de-Formation-a-Paris-et-Marseille_a45.html">Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cet auteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Induction-papillon-a-l-instant-the-_a208.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Histoire de mère, histoire de bébé. Isabelle STIMEC.</title>
   <updated>2018-08-06T18:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Histoire-de-mere-histoire-de-bebe-Isabelle-STIMEC_a186.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24318213-26184925.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-05T22:12:00+02:00</published>
   <author><name>Valérie TOUATI Ostéopathe D.O, Hypnothérapeute à Paris</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Fruit de l’expérience d’une consultation mère-bébé, ce texte montre l’intérêt de l’hypnose dans un tel cadre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24318213-26184925.jpg?v=1533502257" alt="Histoire de mère, histoire de bébé. Isabelle STIMEC." title="Histoire de mère, histoire de bébé. Isabelle STIMEC." />
     </div>
     <div>
      L’attente puis l’arrivée d’un enfant entraînent, pour toute mère, un grand bouleversement. Bouleversement familial, car cet enfant va venir modifier la pyramide des âges et pousser vers la sortie les aînés, bouleversement conjugal car le couple initial devra fonctionner désormais avec un voire des tiers, et bouleversement personnel enfin, évident, qui vient questionner chaque mère sur son rôle, son avenir, ses envies personnelles, ses engagements… Rien de moins !       <br />
              <br />
       Oui, accueillir un enfant est devenu aujourd’hui un évènement à la fois très simple, un phénomène existant depuis la nuit des temps, et très complexe, riche de changements et de conséquences. Et puis il faut le dire, même si cet enfant a été porté, attendu, aimé, il reste pour ses futurs parents un parfait inconnu ! Même les progrès de l’imagerie moderne, qui apportent désormais une très bonne approximation du physique de l’enfant, ne permettent pas de dire quel caractère va avoir l’enfant, quelle sera son odeur, sa façon de sourire, toutes ces particularités qui font de chacun de nous des êtres uniques. Et c’est aussi à cette rencontre là que la future mère, les futurs parents doivent se préparer.       <br />
              <br />
       Dans ce moment de changement révolutionnaire viennent se produire également, pour la future mère, de grands bouleversements hormonaux, qui viennent eux aussi influencer son fonctionnement psychique. L’ensemble de ces phénomènes font de cette période de périnatalité une période de grande fragilité. Cette fragilité peut être renforcée par des évènements de vie (deuils, séparations, problèmes de santé de la mère ou du bébé, etc.), par l’isolement social ou amical (actuellement de plus en plus de jeunes mères se retrouvent isolées de leur famille ou de leurs amis, pour des raisons de mutation professionnelle par exemple, ou de changement géographique de lieu de vie), par l’absence de transmission familiale. Mais cette fragilité peut aussi être ébranlée de façon insidieuse tout simplement par la pression de la société, de la famille, des amis, des collègues.       <br />
              <br />
       L’image de mère parfaite renvoyée par les magazines, la société, peut être bien cruelle. En effet, imaginez-vous par exemple, exténuée, fatiguée, quelques kilos en trop, ayant pour seul objectif de réussir à vous doucher correctement d’ici à la fin de la journée, entre deux pleurs, deux tétées, le bain… Ne comprenant pas, ou pas toujours, les demandes de ce nourrisson qui bizarrement décide de pleurer sans discontinuer à 18 heures précises… Votre conjoint rentre du travail et s’attend à trouver une compagne aimante et épanouie et un nourrisson aux joues bien rondes... L’accueil n’est pas idyllique et des tensions s’ensuivent... Et vous tombez négligemment sur la couverture d’un magazine féminin qui vous montre telle star magnifique ayant retrouvé sa ligne et son sourire, et à l’intérieur, un tas enfant ( l’aimer, le stimuler, lui faire des purées maison, une chambre déco, l’habiller à la mode) et de votre vie (rester une amante passionnée, élégamment vêtue, sortir avec des copines , vous extasier sur le bonheur que vous procure cet enfant, etc.)       <br />
              <br />
       Et c’est l’effondrement, le doute, le questionnement. Suis-je une bonne mère ? Serai-je à la hauteur ? Comment savoir que je l’aime ? Qu’il m’aime ? Saurai-je assurer son avenir ? À qui puis-je dire que je ne supporte plus ses cris ? Que je suis fatiguée ? Que parfois je voudrais qu’il ne soit pas là ? Que je m’ennuie, parfois même pendant ce congé maternité qui est à la fois paradoxalement trop court et avec parfois des journées trop longues…       <br />
              <br />
       Bien sûr, ces questions, la plupart des mères les traversent, les transcendent, finissent par s’en amuser après être cependant passées par des moments de tensions inéluctables. Mais pour certaines, les questions restent et viennent attaquer le lien tout neuf qui se met en place, l’attachement, l’envie de prendre soin. C’est dans cette phase de profond désarroi que les jeunes mères cherchent un lieu de consultation serein, neutre, et surtout sans jugement, afin de retrouver confiance dans leurs compétences maternelles et surtout recréer du lien avec leur bébé, car pour certaines ce lien est devenu très ténu (nous n’évoquons pas ici les problématiques psychiatriques graves pour lesquelles des dispositifs hospitaliers existent et sont parfois nécessaires, comme lors des psychoses puerpérales par exemple). Alors que faire pendant ces consultations ?       <br />
              <br />
       <b>Tout d’abord : Raconter</b>       <br />
              <br />
       Raconter comment, pour toutes les jeunes mères, ce moment est difficile. S’appuyer sur des exemples de patientes, d’amies, voire sur des exemples personnels pour sortir la mère de l’isolement émotionnel dans lequel elle se trouve, et déconstruire à travers cela l’image de « monstre» que certaines ont commencé à construire d’elle-même. Si possible, en racontant, introduire de l’humour, grossir le trait, prendre des situations ubuesques en exemple pour dédramatiser cette période, l’autoriser à exprimer ses pensées, même les plus sombres, comme faisant partie d’un phénomène naturel, et restaurer à travers cela la confiance qu’il ne s’agit que de pensées… Citer des films, des livres, conseiller des lectures, des lieux de rencontre, pour déconstruire les modèles imposés par la société. Raconter pour inciter à trouver son propre style maternel, à construire sa relation, son image maternelle.       <br />
              <br />
       Raconter pour augmenter le potentiel de choix, aider à trouver ses propres choix dans une surcharge de conseils et d’informations de toute part. Relativiser, mettre de la distance, faire rire encore parfois en racontant que cet enfant n’aura pas toujours un mois ni des nuits de deux heures pour toujours. Raconter que lorsqu’il sera adolescent et rentrera de soirée, le matin il dormira et enfin on pourra avoir cette fichue grasse matinée, aider à se projeter dans l’avenir, percevoir cette période comme un temps finalement très court, mais que l’épuisement psychologique et hormonal grossit comme s’il devait durer toute la vie. Donner des repères dans le développement de l’enfant, des échéances. Raconter les étapes, donner de l’information médicale pour reconstruire l’histoire. Raconter des histoires. Reconstruire une nouvelle réalité plus efficace pour la jeune mère est une étape primordiale et parfois suffisante pour permettre à celle-ci de mettre en place les éléments nécessaires à son bien-être.       <br />
              <br />
       Laura, 27 ans, séparée de son conjoint pendant la grossesse, isolée de sa famille qui habite dans une autre région, récemment installée à Nantes. Peu d’amis dans cette nouvelle ville, quelques collègues de travail mais insuffisamment proches pour être des ressources. Elle sollicite une consultation car elle s’inquiète d’être une bonne mère pour son fils, car non seulement elle se sent isolée, mais elle a vu écrit sur son dossier médical à l’hôpital ou elle a accouché « mère à risque ». Elle a d’ailleurs dû voir, pendant son hospitalisation en suite de couches, la psychologue du service et l’assistante sociale, alors qu’elle n’en avait pas fait la demande (!), ce qu’elle a vécu comme une évaluation de ses capacités à prendre en charge son bébé.       <br />
              <br />
       Dès la première consultation il semble évident que Laura est une mère « suffisamment bonne » comme le qualifierait Winicott. Elle est attentionnée et compétente, et le lien avec son enfant est d’emblée observable comme de bonne qualité. Raconter des histoires de mère, plaisanter sur les difficultés liées aux premiers temps avec l’enfant et l’inciter à prendre contact avec des activités où elle pourrait rencontrer de jeunes mères (massage pour bébé, ludothèque etc.) a suffi à lui permettre de reprendre confiance dans ses compétences et à faire avoir tort au personnel de la clinique. Aujourd’hui, elle et son bébé vont bien. Elle a repris son travail et ses projets.       <br />
              <br />
       <b>Observer</b>       <br />
              <br />
       Parfois, bien sûr, raconter ne suffit pas. Cela a permis parfois d’initier un mouvement, de créer une alliance thérapeutique, mais insuffisamment pour que la compétence maternelle soit restaurée et que le lien avec l’enfant évolue positivement. Alors il faut apprendre à la jeune mère à observer son bébé pour apprendre à repérer chez lui les signes que le lien est en place, les signes de bien-être ou de bon développement , les signes positifs encourageants. Ou parfois à repérer l’inconfort, et en observant cet inconfort, de le décoder pour pouvoir y réagir. Et ainsi, de façon circulaire, observer encore que cette réaction entraîne une satisfaction, une reconnaissance. Se fixer sur les éléments positifs de lien et de communication, pour que la mère puisse les identifier seule, et s’en servir comme support a la réassurance que le lien existe bien Observer le bébé dans sa poussette lorsqu’il dort, ou sur le tapis d’éveil lorsqu’il joue, ou lors de la tétée qu’elle soit au sein ou au biberon, ou encore lorsqu’il est simplement dans les bras. Est-ce qu’il sourit ? Quelle est sa posture ? En fonction de son âge, est-ce qu’il cherche à explorer son environnement ?       <br />
              <br />
       <b>Dr ISABELLE STIMEC</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">Psychiatre. Pratique l’hypnose et les thérapies intégratives au sein du CITI (centre interdisciplinaire de thérapie intégrative) à Rezé, Loire Atlantique. Secrétaire de l’institut Milton H. Erickson de Rezé. Formatrice et conférencière.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°8 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnose &amp; Enfants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24318213-26184938.jpg?v=1533502381" alt="Histoire de mère, histoire de bébé. Isabelle STIMEC." title="Histoire de mère, histoire de bébé. Isabelle STIMEC." />
     </div>
     <div>
      <b>Version papier épuisée de ce numéro, la version PDF est fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       <b>1ère partie : hypnose pour l’enfant douloureux</b>        <br />
       Introduction ; recherches scientifiques clefs, avantages généraux de l’hypnose chez l’enfant douloureux (Chantal Wood)        <br />
       Avantages de l’autohypnose et comment la proposer et suivre l’enfant (Isabelle Ignace)        <br />
       Illustrations dans l’urgence et dans la durée (Thierry Moreaux)        <br />
       Ce que l’hypnose modifie dans la relation entre soignant et soigné douloureux (Chantal Wood)        <br />
              <br />
       <b>2ème partie: l'enfant et le monde</b>        <br />
       Déliances de l’enfance, reliances de l’adulte (Armelle Touyarot et Félix Benchimol)        <br />
       Histoire de mère, histoire de bébé (Isabelle Stimec)        <br />
       Double hommage à D. Stern (Luc Farcy. Stefano Colombo)        <br />
       Un père raconte (Jean-Michel Hérin)        <br />
       Le monstre dans la littérature fantastique (Didier Lafargue)        <br />
       TOC chez l'enfant (Jean-François Marquet)        <br />
       Hypnose solutionniste en pédiatrie ambulatoire (Hervé Fischer et Dominique Farges-Queraux)        <br />
       De la pratique thérapeutique à l’art de vivre (Isabelle Celestin Lhopiteau)        <br />
              <br />
       <b>3ème partie: l'enfant : un être de projet</b>        <br />
       L'importance de la relation en hypnothérapie avec l'enfant (Antoine Bioy, Chantal Wood))        <br />
       Mon Alter Héros (Maxime Lamourette)        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-8-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hypnose-et-Enfants_p63.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24318213-26184943.jpg?v=1533502455" alt="Histoire de mère, histoire de bébé. Isabelle STIMEC." title="Histoire de mère, histoire de bébé. Isabelle STIMEC." />
     </div>
     <div>
      <b>Valérie TOUATI-GROSS</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Valerie-TOUATI-GROSS-Hypnose-Therapeutique-EMDR-IMO-Therapies-Breves-et-Osteopathie-a-Paris-11-et-12_a37.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Ostéopathe.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.osteo-osteopathe-osteopathie-paris.fr/">Exerce dans le Cabinet d'Hypnose Médicale, Ostéopathie, EMDR de Paris 12.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Valerie-TOUATI-GROSS-Hypnose-Therapeutique-EMDR-IMO-Therapies-Breves-et-Osteopathie-a-Paris-11-et-12_a37.html">Spécialisée sur les traitements et approches de la Fécondation In Vitro (FIV), et de la Procréation Médicalement Assistée (PMA), Infertilité Inexpliquée.        <br />
       Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Histoire-de-mere-histoire-de-bebe-Isabelle-STIMEC_a186.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Comme un enfant. Dr Thierry Servillat.</title>
   <updated>2018-08-05T21:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Comme-un-enfant-Dr-Thierry-Servillat_a183.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24317070-26184567.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-05T21:42:00+02:00</published>
   <author><name>Marion CHERVY</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Édito de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves, Hors-Série n°8 « L’expérience est notre seul professeur » disait Milton H. Erickson. Dr Thierry SERVILLAT, Psychiatre, Hypnothérapeute, dirige l'Institut Milton Erickson de Rezé (Nantes). Rédacteur en chef de la Revue     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24317070-26184567.jpg?v=1533499144" alt="Comme un enfant. Dr Thierry Servillat." title="Comme un enfant. Dr Thierry Servillat." />
     </div>
     <div>
      Les enfants en manquent pourtant, d’expérience. Et c’est pour cela qu’ils ont un besoin énorme d’en faire ! En même temps, les enfants sont des maîtres en hypnose, phénomène que nous savons maintenant naturel. Étonnant paradoxe que nous allons explorer tout au long de ce Hors-Série.       <br />
              <br />
       Nous avons tous été enfants. Certains d’entre nous ont oublié leur enfance, pour de bonnes raisons. Ou pour des mauvaises. D’autres l’ont idéalisée. Pourquoi pas, si ça ne les gêne pas ?       <br />
              <br />
       Les enfants observent tout le temps. Ils ont raison. Presque tous les textes de ce numéro contiennent des observations de patients, pour que nous puissions apprendre ensemble. Chaque stimulus est l’occasion pour l’enfant de développer une nouvelle manière de répondre à son environnement, disait aussi Erickson.       <br />
              <br />
       Comme tous les autres, ce numéro a été conçu pour stimuler, ouvrir de nouveaux espaces de créativité thérapeutique.       <br />
              <br />
       Autre point important, notre inconscient ressemble à un enfant. C’est bien pour cela que ce dernier a plus de facilité à être en contact avec son inconscient. Ils sont proches, ils sont amis. A moins que le contact ait été coupé ou perturbé entre eux.       <br />
              <br />
       Les freudiens, encore très présents dans le milieu pédopsychiatrique français, rétorqueront que l’enfant, et donc l’inconscient, ne sont pas si innocents, qu’il y a lieu de s’en méfier !       <br />
              <br />
       Chacun fait et fera ses choix. Ceux-ci conditionnent une vie. « Comme un enfant aux yeux de lumière…» disait une chanson connue des années 70.       <br />
              <br />
       Les enfants ont le regard aigu. Et quand ils peuvent – quand ils en ont la permission – ils disent des vérités.       <br />
              <br />
       Le travail avec les enfants comporte donc une dimension éthique particulière. Nous avons à protéger ce qu’ils expriment, ce qu’ils ont à dire. Leur liberté est ténue, fragile. Et pourtant, ce qu’ils nous disent est bien souvent, et souvent inconsciemment, destiné à aider leurs parents, leur famille, voire notre monde !       <br />
              <br />
       L’enfant naît dans la douleur et, malade, peut continuer à avoir mal. Comment l’aider constitue notre première partie. En l’absence de difficultés de ce genre, il est confronté au monde ; il peut éprouver alors un certain nombre de problèmes qui vont gêner sa croissance. De nombreux seront abordés, et autant de solutions, dans la partie principale du Hors-Série. Avant de terminer, deux derniers textes construiront une orientation avenir : « L’enfant, un être de projet ».       <br />
              <br />
       Pour nous envoler avec Batman, Superman ou Catwoman !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°8 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: “Hypnose &amp; Enfants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24317070-26184608.jpg?v=1533499549" alt="Comme un enfant. Dr Thierry Servillat." title="Comme un enfant. Dr Thierry Servillat." />
     </div>
     <div>
      <b>Version papier épuisée de ce numéro, la version PDF est fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       <b>1ère partie : hypnose pour l’enfant douloureux</b>        <br />
       Introduction ; recherches scientifiques clefs, avantages généraux de l’hypnose chez l’enfant douloureux (Chantal Wood)        <br />
       Avantages de l’autohypnose et comment la proposer et suivre l’enfant (Isabelle Ignace)        <br />
       Illustrations dans l’urgence et dans la durée (Thierry Moreaux)        <br />
       Ce que l’hypnose modifie dans la relation entre soignant et soigné douloureux (Chantal Wood)        <br />
              <br />
       <b>2ème partie: l'enfant et le monde</b>        <br />
       Déliances de l’enfance, reliances de l’adulte (Armelle Touyarot et Félix Benchimol)        <br />
       Histoire de mère, histoire de bébé (Isabelle Stimec)        <br />
       Double hommage à D. Stern (Luc Farcy. Stefano Colombo)        <br />
       Un père raconte (Jean-Michel Hérin)        <br />
       Le monstre dans la littérature fantastique (Didier Lafargue)        <br />
       TOC chez l'enfant (Jean-François Marquet)        <br />
       Hypnose solutionniste en pédiatrie ambulatoire (Hervé Fischer et Dominique Farges-Queraux)        <br />
       De la pratique thérapeutique à l’art de vivre (Isabelle Celestin Lhopiteau)        <br />
              <br />
       <b>3ème partie: l'enfant : un être de projet</b>        <br />
       L'importance de la relation en hypnothérapie avec l'enfant (Antoine Bioy, Chantal Wood))        <br />
       Mon Alter Héros (Maxime Lamourette)        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-8-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Hypnose-et-Enfants_p63.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24317070-26184636.jpg?v=1533499759" alt="Comme un enfant. Dr Thierry Servillat." title="Comme un enfant. Dr Thierry Servillat." />
     </div>
     <div>
      <b>Marion CHERVY</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Marion-CHERVY_a105.html">Rédactrice en Chef Web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       Chargée de Communication au sein des Instituts de Formation.</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Comme-un-enfant-Dr-Thierry-Servillat_a183.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'art de la joie par le Dr Thierry Servillat.</title>
   <updated>2018-08-04T12:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-art-de-la-joie-par-le-Dr-Thierry-Servillat_a169.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24284078-26173020.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-04T10:37:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°6 La préparation de ce Hors-Série sur Milton H. Erickson a été pour moi une expérience plutôt singulière : un état de transe m’a habité, au fur et à mesure, de plus en plus constamment et intensément au cours de sa préparation. Un état qui, finalement, m’a suggéré d’écrire au maître.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24284078-26173020.jpg?v=1533378324" alt="L'art de la joie par le Dr Thierry Servillat." title="L'art de la joie par le Dr Thierry Servillat." />
     </div>
     <div>
      Cher Milton,       <br />
              <br />
       Voici donc ce numéro spécial d’« HYPNOSE &amp; Thérapies brèves » qui t’es dédié. Avec Patrick, nous l’avons conçu comme un travail essentiel. Simplement parce que tu es quelqu’un d’essentiel pour nous.       <br />
              <br />
       Ta fille Roxanna et ton élève Jeffrey ont eu la chance de te connaître et ont fait de leur mieux pour pouvoir te faire imaginer à nos lecteurs.       <br />
              <br />
       Dominique, qui t’a si longuement étudié et continue inlassablement, s’est fait un point d’honneur de trouver le temps de te refaire le portrait, quatorze ans après le livre formidable qu’il avait écrit sur toi. Patrick te connaît bien aussi, car il vit avec la nature ce lien si fort qui te faisait trouver en elle des solutions pour tes patients. Michel aussi est là enfin, qui m’a communiqué, transmis ce que j’ai compris de plus précieux dans ta démarche thérapeutique : la joie créative.       <br />
              <br />
       Il paraît que tu disais volontiers que tu n’étais ni optimiste ni pessimiste. Avec ça, tu en as confusionné plus d’un dans les années 1960 et 1970 ! Tu sais, aujourd’hui nous vivons des temps d’inquiétude. Ta belle nature est plus que jamais menacée. L’écologie de l’esprit de ton ami Gregory est envahie par les prescriptions de psychotropes faites par des thérapeutes pressés. Toi qui disais, pour illustrer ta conception simplissime et naturelle de l’hypnose, que si on garde un patient deux heures, il va forcément entrer en transe, tu vas être un peu triste. Plus personne ne garde si longuement un patient !       <br />
              <br />
       A l’hôpital, les médecins sont écrasés par les tâches administratives toujours plus lourdes, et par l’angoisse due à une doctrine bizarre qui règne dans notre pays : le principe de précaution. Pour toi, la précaution n’était pas un principe mais une évidence éthique. Et elle ne signifiait pas peur de la loi mais présence attentive au patient !       <br />
              <br />
       Dans la pratique privée, que tu as connue aussi, c’est différent, on est quand même plus libre. Mais beaucoup de nous en bavent. Beaucoup de médecins se découragent. Et, comme dans ton pays, de moins en moins de psychiatres font de la psychothérapie !       <br />
              <br />
       Cher Milton, si tu vivais avec nous, tu serais pourtant heureux de voir que l’hypnose s’impose malgré cela, peu à peu, dans le monde scientifique dont tu t’es inlassablement réclamé. Les neurosciences te fascineraient, comme beaucoup d’entre nous. Elles confirment tellement tes intuitions qu’elles te stimuleraient pour imaginer encore d’autres manières d’aider les patients ! Tu nous aiderais sûrement aussi pour construire nos arguments en faveur d’une hypnose libre, non protocolisée. Toi qui a osé si jeune te démarquer de ton maître Clark Hull en prônant le sur-mesure et l’inventivité ! « Toute joie est création, toute création est joyeuse », disait Bergson, dont le succès triomphal du séjour dans ton pays t’était sûrement parvenu durant tes études quelques années plus tard.       <br />
              <br />
       A quoi tu as pu répondre : « Le fondement de la joie de vivre est la liberté. » Ah oui, d’accord, je comprends ! Crois-tu que le problème, ou tout du moins la question serait là ? Etre libre ce n’est pas si facile ? Et moi qui croyais que l’hypnose est subversive ! Oui, dis-tu, mais simplement parce qu’elle est faite pour nous libérer ?       <br />
              <br />
       Tu sais Milton, les technologies pour priver les humains de liberté se sont considérablement améliorées à mon époque. Les doubles liens de ton ami Gregory ne sont pas tombés aux oubliettes. Le fin du fin dans certaines entreprises – publiques comme privées – c’est d’être obligé de parler à ton chef comme si c’était un copain, tout en ne pouvant plus lui parler comme à un chef quand tu n’es pas d’accord. Les responsabilités c’est mieux quand c’est dilué, bah oui !       <br />
              <br />
       En matière de torture, c’est pas mal non plus. On torture ta femme devant toi pour que tu craques. Toi qui disais que le secret du couple durable c’est de prendre plaisir à la joie de l’autre, tu as vite compris ! Enfin bon, moi je continue à dire à mes jeunes patients qui en bavent pour avoir leur premier CDI : « Bienvenue dans le monde des adultes ! » Mais ce n’est pas toujours facile…       <br />
              <br />
       Ah oui, Milton, pendant que je t’ai sous la main, dis-moi vite. Pourquoi l’hypnose ce n’est pas facile alors que c’est si simple ? Comme tu ne prends plus de stagiaire, j’en profite ! Je te vois un peu agacé. Tu nous l’as dit cent fois ? OK, d’accord. « Si vous n’êtes pas sûr de vous, vous ne pouvez être sûr de personne. »       <br />
              <br />
       Oui Milton, d’accord, mais si… Il n’y a pas de mais ni de si. Dis à tes lecteurs que : « Tout est préférable à un état de doute. » Dis donc, Milton, tu es gonflé quand même…       <br />
              <br />
       « C’est celui qui le dit qui l’est. »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°6 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: Milton ERICKSON</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24284078-26173025.jpg?v=1533372890" alt="L'art de la joie par le Dr Thierry Servillat." title="L'art de la joie par le Dr Thierry Servillat." />
     </div>
     <div>
      <b>Version papier épuisée de ce numéro, la version PDF est fournie à la place</b>       <br />
              <br />
       Il s’ouvre avec un double éditorial où Patrick Bellet évoque l’apport du Sage de Phœnix comme celle d’ « Un nouveau Copernic »,        <br />
       puis Thierry Servillat s’imagine écrire une curieuse lettre à Milton, le maître de « L’art de la joie ».        <br />
       Roxanna Erickson-Klein livre un texte inédit : « Mon père »,        <br />
       puis Dominique Megglé, biographe attitré, relit à la lumière de notre époque la vie de « Milton Hyland Erickson., le conquérant immobile ».        <br />
       Jeffrey Zeig, président de la Fondation Erickson, avec un détaillé « Abécédaire des postures éricksoniennes », nous fait percevoir l’essence de cette approche thérapeutique si peu théorisable.        <br />
       Patrick Bellet traite ensuite, en nous étonnant, « De la nature végétale de l’hypnose ».        <br />
       L’ « Erickson’s Touch. Quintessence hypnotique » est détaillée par Richard Van Dyck,        <br />
       avant que Michel Kerouac envisage Milton H. Erickson comme « Un artiste sauveteur. Comme un visionnaire inouï ».        <br />
       A l’instar d’Erickson qui s’est affranchi de carcans théoriques, il convient avec Maurice Corcos de considérer avec un bel esprit critique ce nouvel ordre mondial psychiatrique qu’est le DSM !       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-6-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-en-PDF-Milton-H-Erickson-et-Inventivite_p59.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24284078-26173033.jpg?v=1533378218" alt="L'art de la joie par le Dr Thierry Servillat." title="L'art de la joie par le Dr Thierry Servillat." />
     </div>
     <div>
      <b>Dr Thierry SERVILLAT</b>       <br />
       Hypnothérapeute, Psychiatre.       <br />
       Président de l’Institut Milton Erickson Rezé       <br />
       Conférencier International       <br />
       Ancien Rédacteur en chef de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       Past-Président de la CFHTB, Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-art-de-la-joie-par-le-Dr-Thierry-Servillat_a169.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Dépression: un enjeu anthropologique majeur. Dr Thierry Servillat</title>
   <updated>2018-08-02T22:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-un-enjeu-anthropologique-majeur-Dr-Thierry-Servillat_a162.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24242985-26152049.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-02T22:14:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par le Dr Thierry SERVILLAT, rédacteur en chef     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24242985-26152049.jpg?v=1533241922" alt="Dépression: un enjeu anthropologique majeur. Dr Thierry Servillat" title="Dépression: un enjeu anthropologique majeur. Dr Thierry Servillat" />
     </div>
     <div>
      Le traitement de la dépression est un enjeu anthropologique majeur. L’extension massive de la prescription des médicaments antidépresseurs, et aussi des thymorégulateurs, pose un certain nombre de questions dont je ne retiendrai que quelques-unes.       <br />
              <br />
       Les pays qui connaissent ce phénomène vivent-ils une épidémie ? Je ne crois pas. Nous assistons plutôt à une banalisation de pratiques dont beaucoup savent, non sans anxiété, qu’elles ne se fondent pas sur des bases scientifiques – et nous sommes bien sûr en plein euphémisme – bien solides. Le plus grave dans tout cela est qu’il n’est évidemment pas question de juger qui que ce soit, et surtout pas les médecins généralistes confrontés à des demandes d’aide qui incluent dans leurs genèses des souffrances pour lesquelles leurs (toujours plus) longues études ne leur a rien appris d’autre que de prescrire. L’utilité de ces médicaments existe, c’est évident. Dans certains cas les patients sont inaccessibles au dialogue, et même à la communication effectuée par le plus compétent thérapeute. L’entourage interrogé n’évoque aucun mécanisme particulier qui aurait plongé le patient dans ce renoncement et cet abandon qui caractérisent la dépression. Une dérégulation biologique paraît seule intervenir. Le médicament est alors le bienvenu, qui apaise la douleur morale et l’éventuelle agitation, voire qui relance le fonctionnement vital de la personne.       <br />
              <br />
       Dans d’autre cas ce qui se passe est évident, pour peu qu’on prenne le temps de poser quelques questions et d’écouter les réponses données : il y a un deuil, un stress causé par un conflit au travail, dans la famille, ou avec une personne disparue, un épuisement énergétique dû à une trop longue lutte, une immaturité amenant à une poursuite toujours plus décevante d’objectifs irréalistes, un état post-traumatique …       <br />
              <br />
       Les auteurs qui ont écrit pour ce Hors-Série ont un fort tempérament. Ce n’est pas un hasard. Ils sont psychiatres, psychologue, médecin généraliste, orthophoniste, sage-femme, et ils ont une vision de l’être humain qui n’est pas purement mécanique ni biologique. Ils remettent (Jacques- Antoine Malarewicz) le concept de dépression dans l’histoire des concepts médicaux, montrent de la compassion pour les femmes qui donnent la vie (Armelle Touyarot) et les victimes de catastrophes (Patrick Bellet). Ils dénoncent la violence de notre société envers certains de nos enfants (Amer Safiéddine). En racontant leur itinéraire (Claude Virot) ils exposent combien devenir un vrai thérapeute de l’humain est un long chemin faits d’efforts, de persévérance.       <br />
              <br />
       Combien il y a de difficultés à surmonter pour parvenir à la joie d’être thérapeute. La colère fait bien souvent partie des émotions que vivent nos patients déprimés.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°5 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: la Dépression</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24242985-26152054.jpg?v=1533242049" alt="Dépression: un enjeu anthropologique majeur. Dr Thierry Servillat" title="Dépression: un enjeu anthropologique majeur. Dr Thierry Servillat" />
     </div>
     <div>
      “Dépression et après ?“ Edito de Patrick Bellet.        <br />
       “Un enjeu anthropologique“ Introduction de Thierry Servillat        <br />
       “L’Acédie. L’extinction de la voie intérieure“. Jacques-Antoine Malarewicz        <br />
       “Lorsque la dépression paraît… Premiers soins maternels“. Armelle Touyarot        <br />
       “Peut mieux faire ! Ou comment déprimer à l’école. Orthophoniste multi-tâches, Amer Saffiédine        <br />
       “De la couleur avant toute chose. Sept modèles de changement dans la dépression“. Claude Virot        <br />
       “Comment ne plus déprimer. De la loyauté à la dépression“. Bruno Dubos        <br />
       “Ex libris “ la bibliothèque des lecteurs. Les livres qui ont compté pour nos lecteurs.        <br />
       “L’avenir de la psychothérapie en hypnose“. La rubrique Humeur de ce n° a été confiée à Stephen Lankton, rédacteur en chef de l’American Journal of Clinical Hypnosis. Il nous interroge sur « la preuve scientifique » et « le bon sens » dans le domaine de l’hypnose. Traduction d’Armelle Touyarot.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-5-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-en-PDF-La-Depression_p58.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24242985-26152068.jpg?v=1533242080" alt="Dépression: un enjeu anthropologique majeur. Dr Thierry Servillat" title="Dépression: un enjeu anthropologique majeur. Dr Thierry Servillat" />
     </div>
     <div>
      Dr Thierry SERVILLAT       <br />
       Hypnothérapeute, Psychiatre.       <br />
       Président de l’Institut Milton Erickson Rezé       <br />
       Conférencier International       <br />
       Ancien Rédacteur en chef de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       Past-Président de la CFHTB, Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-un-enjeu-anthropologique-majeur-Dr-Thierry-Servillat_a162.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation</title>
   <updated>2018-08-02T00:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-du-present-hypnose-de-l-acceptation_a150.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24218452-26139732.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-02T00:30:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hypnose. Les fondations du temps Par le Dr Alain VALLÉE, Médecin Psychiatre à Nantes, Président d'honneur de l'AREPTA.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24218452-26139732.jpg?v=1533163860" alt="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" title="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" />
     </div>
     <div>
      Depuis pas mal de temps, je m’enrichis des modes de pensée constructiviste et constructionniste à propos des diverses catégories de la conscience, du temps, de la normalité ou de la pathologie, entre autres.       <br />
              <br />
       Ceci m’a amené à approfondir ma réflexion sur la construction des problèmes, sur la thérapie en général, sur l’alliance thérapeutique et, de plus en plus, sur ce qui se passe dans le creuset de la thérapie. Déjà, dans le passé, j’enseignais combien la théorie psychanalytique n’était qu’une fiction, une métaphore permettant de mettre en place un échafaudage virtuel permettant de rendre compte de ce qui se passait, mais en rien une théorie de l’esprit humain, au plus une théorie de la relation.       <br />
              <br />
       La découverte de l’hypnose et des thérapies brèves n’a pas changé ce point de vue. De plus en plus, je me suis intéressé au système thérapeutique. Pour Steve de Shazer, le système à considérer est composé de la personne en situation de client, de la personne en situation de thérapeute, et de la plainte.       <br />
              <br />
       Rapidement, leur propos va être de changer la plainte en problème. Au fur et à mesure des entretiens, ce système thérapeutique va s’approcher de la solution.       <br />
              <br />
       Je devrais plutôt dire la dissolution du concept [problème – plainte]. Il n’y a donc plus lieu qu’il y ait une relation entre ce quidam qui ne se plaint plus et cet autre quidam qui peut, peut-être, rester thérapeute dans ses rêves, mais certainement plus pour cette autre personne.       <br />
              <br />
       De plus en plus, je me suis intéressé à ce qui se passait dans le moment même de la thérapie et qui faisait que, quelquefois, elle peut se réduire à une seule rencontre. Je ne suis pas le seul : Daniel Stern a écrit un livre sur le moment présent en thérapie, ouvrage passionnant par ailleurs, richement et scientifiquement documenté... Je me rends compte que je ne fais que suivre des chemins largement explorés, mais tant pis !       <br />
              <br />
       J’ai réalisé que les moments les plus thérapeutiques n’étaient pas nécessairement les plus empathiques et chargés d’émotion, mais plutôt des moments plutôt calmes pendant lesquels l’un et l’autre étaient focalisés sur la rencontre ; plus tard, je me suis rendu compte que la condition en était de se réaliser, au sens de se sentir existant, dans le présent de la rencontre. Je me suis donc intéressé aux notions de temps vécu, j’ai interrogé ce que pouvaient en dire les vulgarisateurs de la physique, les thérapeutes, et aussi les philosophes.       <br />
              <br />
       Voilà comment, à l’aide de quelques mots clés sur Internet, j’ai trouvé un livre d’André Comte-Sponville, De l’autre côté du désespoir, sur la pensée d’un gourou indien qui se nommait Swâmi Prajnânpad, décédé en 1974. Cet homme connaissait bien la physique, la psychanalyse et la pensée occidentale, ce qui fait que sa pensée nous est accessible plus facilement. Il se trouve qu’il a eu comme disciples ou élèves un certain nombre de Français, dont le Docteur Leboyer, célèbre gynécologue des années 1970, et aussi Arnaud Desjardins, qui ont contribué à répandre sa pensée en France. Probablement y a-t-il eu ensuite quelques errances de succession avec des dépôts de marques commerciales, par exemple.       <br />
              <br />
       Si Swâmi Prajnânpad n’a jamais écrit de livres, de nombreux disciples, tant indiens que français, ont pratiqué des enregistrements audio de son enseignement et les ont publiés. Bien sûr, certains tirent plus du côté de la philosophie, d’autres tirent plus du côté de la spiritualité, il faut tenir compte de leurs a priori et de leurs préalables.       <br />
              <br />
       Je ne vais pas vous faire un exposé exhaustif de cette pensée qui peut être placée plutôt du côté de la philosophie cynique et stoïcienne, mais en dehors de la tradition allant d’Antisthène à Marc Aurèle, puis à Montaigne ; je ne suis pas assez intelligent pour cela ; je ne peux retenir que ce qui fait « expérience » pour moi et qui s’intègre d’une façon globale dans mon vécu.       <br />
              <br />
       Je m’en tiendrai dans mon propos plutôt à ce que ces lectures m’ont appris et qui m’a aidé dans ma pratique de l’hypnose et des thérapies brèves.       <br />
              <br />
       Tout d’abord, Prajnânpad apporte quelques conceptions psychopathologiques qui me paraissent être intéressantes. Il exprime, mais ce n’est pas nouveau, que l’homme a horreur du déplaisir et de la frustration. De ce fait, comme la plupart du temps, il ne peut pas s’éloigner de la source de la frustration, il va être amené à refuser mentalement cette émotion et à la projeter à l’extérieur.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, cette projection va augmenter l’attente vis-à-vis des humains « cause » de la frustration, ce qui va augmenter en retour la frustration, et donc la projection qui va augmenter et finir par construire un écran entre le sujet et le monde tel qu’il est. Beaucoup de nos comportements que nous croyons libres ne sont que des réactions par rapport à la perception de cette projection, dont l’inadéquation est à la source d’une majoration de l’émotion ressentie corporellement.       <br />
              <br />
       Prajnânpad explique qu’il y a plusieurs niveaux d’émotion). Lorsque l’homme voit le monde tel qu’il est, il se sent calme, apathique au sens étymologique ; il peut alors avoir des sentiments qui l’amènent à pouvoir avoir une action délibérée. Pensez à la différence entre l’émotion de peur qui ne nous permet comme réponses que la sidération, et la fuite et le sen timent de danger qui va nous permettre tout un éventail de stratégies possibles d’adaptation. L’inadaptation de la réaction va faire surgir une émotion qui va être augmentée par l’inhibition comportementale suscitée par l’inefficacité des solutions.       <br />
              <br />
       Prajnânpad souligne que, justement à cause de cela, toute perception corporelle d’émotion, qu’elle soit positive ou négative, nous informe sur le fait que nous ne voyons pas le monde tel qu’il est, que nous sommes dans l’erreur. Pensez à une émotion dite positive telle que la joie. Vous remarquerez qu’en dehors du sentiment de joie calme, l’euphorie n’est pas sans danger dans n’importe quel contexte. Elle nous entraîne à faire confiance à tout le monde et, de ce fait, la sagesse sociale nous amène à ne l’exprimer que dans des contextes de sécurité. Pour lui, la seule façon de retrouver ce calme qui permet l’action déterminée est de laisser s’écouler l’émotion. Une fois qu’elle s’est exprimée, le sujet n’est plus contraint par le cycle projection- réaction. Faudrait-il réhabiliter la catharsis, l’abréaction, et donner raison à certains hypnothérapeutes ?       <br />
              <br />
       C’est ce qu’ont fait bon nombre de ses disciples français avec la pratique des lyings (setting para-analytique), quelquefois assez proches des thérapies genre « cri primal ». En fait, j’ai trouvé dans plusieurs écrits, notamment à l’intention de ses disciples indiens, que c’était essentiellement la composante corporelle de l’émotion qui avait besoin de s’exprimer, de suivre son cours, d’être acceptée, comme si toute émotion avait, d’une part, un versant corporel et, d’autre part, attachées à lui, une opinion, une désignation, une étiquette liée au social… Ce simple travail d’acceptation de la sensation de l’émotion va amener la personne à avoir le sentiment d’un écoulement, d’une remise en fluidité qui va rendre évanescente la désignation. Comment parler d’angoisse si cette désignation n’est plus nourrie par une sensation corporelle ?       <br />
              <br />
       La sensation diffuse, le plus souvent de calme, qui va remplacer cette sensation d’émotion, va amener la personne à être de plus en plus dans l’instant présent, à voir le monde tel qu’il est, et à pouvoir voir clairement l’action utile et nécessaire qu’elle peut avoir à accomplir. La seule réalité sur laquelle nous pouvons agir, c’est ce qui est présent, ici et maintenant.       <br />
              <br />
       Cette exploration de l’instant présent nous amène à nous rendre compte que l’instant présent est conceptuel et dépourvu de qualificatifs. Si je dis « la fleur », vous avez assez facilement accès à un concept de fleur. Si je dis « la belle fleur » ou bien « la fleur jaune », vous êtes amenés, d’une façon ou d’une autre, à vous souvenir d’une belle fleur pour essayer de savoir de quoi je parle, ou bien, de la même façon, à vous souvenir d’une fleur jaune. Bref, pour pouvoir qualifier quelque chose, vous êtes contraints d’explorer vos souvenirs, de rechercher- créer un passé et donc, de quitter le moment présent.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°4 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24218452-26139733.jpg?v=1533163683" alt="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" title="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" />
     </div>
     <div>
      Au-delà de la technique… L’intuition ? Par Patrick Bellet.        <br />
              <br />
       “L’intuition peut-elle s’apprendre ?“ Par Aurélie Mainguet.        <br />
              <br />
       “Qui influence qui ? La relation thérapeutique revisitée. Par Irène Bouaziz.        <br />
              <br />
       “Entre observation et perception“. Par Sylvie Le Pelletier-Beaufond.        <br />
              <br />
       “Justin et l’engin magique“. Par Marie-Odile Soucaze des Soucaze.        <br />
              <br />
       “Hypnose du présent, hypnose de l’acceptation“. Par Alain Vallée.        <br />
              <br />
       “Hyperesthésie somnambulique, à propos d’un article de Bergson“. Par Bertrand Méheust.        <br />
              <br />
       “De l’intuition à la lucidité“. Par Djohar Si Ahmed.        <br />
              <br />
       “Le sens interne“. Par Bertrand Méheust. “Consultation du lundi 1er février 2010“. Par Claude Virot.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-4-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Intuition-et-Strategie_p62.html">Pour acheter ce numéro de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves à l’unité, ou vous abonner, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24218452-26139738.jpg?v=1533163764" alt="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" title="Hypnose du présent, hypnose de l'acceptation" />
     </div>
     <div>
      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-du-present-hypnose-de-l-acceptation_a150.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base.</title>
   <updated>2018-07-31T22:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapie-breve.org/Therapie-alliance-et-recadrage-des-outils-de-base_a142.html</id>
   <category term="De l'Hypnose et des Thérapies Brèves, EMDR, IMO, EMDR Intégrative" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/imagette/24182906-26118186.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-07-31T22:01:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie TOURNOUËR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par le Dr Alain VALLÉE, Psychiatre à Nantes Revue Hypnose & Thérapies Brèves, Hors-Série n°2     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24182906-26118186.jpg?v=1533068352" alt="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." title="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." />
     </div>
     <div>
      De la même façon que, dans la fiction de Saint-Exupéry, le renard demandait au petit prince de l'apprivoiser avant de pouvoir jouer, la relation thérapeutique demande un apprivoisement. Comment faire ?       <br />
              <br />
       Le thérapeute peut augmenter la confiance du patient dans la thérapie en créant une bonne alliance qui va amplifier l’anticipation d’un bon résultat. Il peut aussi changer le sens, la perspective du problème, en lui montrant, par exemple, la relativité de ce qui le préoccupe. Il peut lui montrer aussi que l’objectif qu’il cherche à atteindre est beaucoup plus modeste qu’il ne le pensait. Bref, le thérapeute va tenter d’amener le patient sur un nouveau terrain où il va être plus facile de gérer la difficulté.       <br />
              <br />
       « Veux-tu jouer avec moi ? »… « On dirait que... » disent les enfants avant d’entrer dans le monde magique d’un jeu accepté par les protagonistes. Peut-être que la thérapie n’est que cela, un jeu de langage, disent certains.       <br />
              <br />
       Quelles sont les idées que je souhaite exprimer dans cet article ?       <br />
              <br />
       Je souhaite transmettre l’idée, que le champ d’intervention de l’hypnose et des thérapies brèves, orientées sur le problème ou orientées sur la solution, est en réalité très proche. Les unes et les autres pratiques nécessitent de créer un nouvel espace virtuel, tranquille et magique, un espace de jeu, au sein duquel les opérations de négociation du changement vont avoir lieu. L’opération fondatrice de cet espace est l’alliance thérapeutique, du transfert, diraient certains, va permettre l’acceptation collaborative de la possibilité du changement.       <br />
              <br />
       Le recadrage, dont l’acceptation va être un puissant facteur d’alliance, permettra de rendre le changement plus accessible. L’opérateur du changement sera dans tous les cas, qu’il s’agisse d’hypnose ou d’autres thérapies, une expérience émotionnelle correctrice, inductrice de changements comportementaux et cognitifs. Qu’elle se produise d’une façon imaginaire, puis réelle, dans le cadre de l’hypnose, ou bien de façon réelle, puis imaginaire, dans le cadre des prescriptions et tâches des thérapies brèves ou stratégiques ; je reste toujours émerveillé par cette transformation. Ce qui n’est, au départ, qu’une suggestion se mue en expérience émotionnelle et comportementale correctrice et qu’elle puisse ancrer la possibilité du changement et l’inaugurer tout simplement parce que le thérapeute et le patient auront co-créé un espace « magique » dans lequel les mots, les émotions, les représentations ont le pouvoir de tracer de nouvelles cartes et de nouvelles réalités.       <br />
              <br />
       Ces thèmes sont au cœur des questions que pose la découverte et l’apprentissage de l’hypnose et des thérapies brèves.       <br />
              <br />
       Souvent, savoir créer l’alliance, savoir recadrer une plainte, savoir négocier un objectif, savoir permettre une expérience émotionnelle correctrice, sont des savoir-faire qui apparaissent aux débutants comme étant des pratiques bien difficiles dont la maîtrise est réservée à quelques «génies».       <br />
              <br />
       En réalité, tout ceci n’est pas si inabordable, peut relever de l’apprentissage technique et de l’entraînement plutôt que du génie, et est accessible même à des êtres humains ordinaires, à la condition qu’ils soient de bonne volonté et déjà sensibles à l’enrichissement qu’apporte la relation à l’autre.       <br />
              <br />
       Je me permettrai donc d’aborder ici quelques idées concernant la construction de l’alliance thérapeutique, la construction d’un recadrage, en laissant de côté la construction des expériences émotionnelles correctrices, que ce soit dans l’hypnose ou les thérapies brèves.       <br />
              <br />
       <b>L’ALLIANCE « THERAPEUTIQUE »</b>       <br />
              <br />
       C’est en lisant le livre : « Le client, héros de la thérapie » de Barry Duncan et Scott Miller que j’ai mieux compris la façon dont la qualité de l’alliance thérapeutique était fondamentale en psychothérapie. Je parle là de toutes les psychothérapies, qu’il s’agisse de la psychanalyse, de l’hypnose, des thérapies brèves, des thérapies comportementales, cognitives et de toutes les autres formes passées, présentes et futures des relations d’aide.       <br />
              <br />
       En rassemblant les principaux résultats des chercheurs dans le monde autour du sujet de l’évaluation de la thérapie, Miller arrive à la conclusion que les résultats d’une thérapie sont liés pour 40 % à des facteurs liés au client, à 30 % à la qualité la relation avec le thérapeute, à 15 % aux espoirs et aux attentes du patient ; reste seulement 15 % pour la technique quel que soit le modèle.       <br />
              <br />
       Les facteurs liés au patient regroupent globalement tout ce que nous appelons les ressources, qu’il s’agisse des expériences positives passées, des valeurs ou bien des ressources du contexte. La qualité de la relation, ce que nous pouvons appeler aussi l’alliance thérapeutique est l’évaluation par le patient de la qualité du partenariat avec le thérapeute. Bien sûr, l’alliance n’est pas naturelle et il apparaît essentiel que le thérapeute sache aider à construire la meilleure relation et, ce qui est le plus difficile, à la maintenir sans perdre le patient, même si c’est pour continuer à avoir raison.       <br />
              <br />
       Les attentes sont, bien sûr, très liées à la vogue médiatique de telle ou telle thérapie ou bien à la séduction que tel ou tel modèle opère auprès du patient. Mais l’attente, c’est également celle que saura créer le thérapeute en permettant par exemple l’anticipation. Dans tous les cas, pensez à la puissance de l’effet Pygmalion et ne le négligez pas ...       <br />
              <br />
       Quant à la technique psychothérapique elle-même, il est finalement très réjouissant de se rendre compte qu’elle n’est pas si essentielle, qu’il n’y a pas de modèle qui justifie de se battre et de créer des chapelles d’exclusion. Nous connaissons tous de bons psychanalystes, de bons thérapeutes de tous horizons, nous en connaissons même certains qui nous semblent très mauvais et qui aident positivement leurs patients contre nos attentes. Je ne veux pas dire qu’il faille pour autant mépriser la technique qui sous-tend très souvent une représentation de la relation, voire du monde, très utile pour une bonne qualité de relation. Surtout, elle permet au thérapeute de se sentir à l’aise dans la relation grâce à cet outil ; j’aurai donc tendance à penser qu’il vaut mieux avoir de très nombreux outils dans sa boîte pour mieux répondre aux attentes du patient et permettre au thérapeute de continuer à se sentir confortable en toutes situations.       <br />
              <br />
       <b>QUELS SONT LES PRINCIPAUX OUTILS D’ALLIANCE ?</b>       <br />
              <br />
       La position du thérapeute : son confort physique et mental.       <br />
              <br />
       L’écoute : savoir utiliser les mots et formules du patient.       <br />
              <br />
       Savoir poser des questions en lien avec la réponse précédente du patient pour lui montrer qu’on l’écoute vraiment.       <br />
              <br />
       Savoir appréhender la position imaginaire du patient, souvent en obtenant une comparaison ou une métaphore de sa représentation de lui-même en relation à un contexte. Grâce à cela, le thérapeute va pouvoir appréhender les émotions du patient et pouvoir comprendre le monde de celui-ci, donc pouvoir percevoir ses besoins qui sont quelquefois tellement éloignés de ce que le thérapeute s’imaginait.       <br />
              <br />
       Écouter et accepter les théories du patient sur : ce qui lui arrive et donc laisser tomber celles du thérapeute ; sa conception du chemin de changement, qu’il passe par le médicament, l’hospitalisation ou bien par l’idée qu’il a de devoir revisiter son histoire au passé (psychanalyse) ou au présent (EMDR - HTSMA) ; ce qui marche et qu’il convient de continuer de faire (les solutions existantes donnent le style de la thérapie). Définir l’objectif de la thérapie qui est celui du patient et non pas celui du thérapeute, en repérant et en tenant compte des objectifs des tiers, qu’il s’agisse d’individus, de groupes ou bien de représentations sociales et culturelles.       <br />
              <br />
       Reformuler en termes positifs : « Si je comprends bien » ; n’oubliez pas que la reformulation donne l’occasion au thérapeute de sélectionner dans les dires du patient ce qui va être utile au message qu’il souhaite faire passer et que c’est donc un outil puissant pour introduire les recadrages tout en construisant l’alliance.       <br />
       
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      <img src="https://www.hypnose-therapie-breve.org/photo/art/default/24182906-26118193.jpg?v=1533068732" alt="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." title="Thérapie: alliance et recadrage, des outils de base." />
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      <b>Sophie TOURNOUËR</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.       <br />
       Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Chargée de Formation au CHTIP à Paris,</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">à l’Institut Hypnotim à Marseille</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Sophie-TOURNOUER-Hypnotherapeute-Psychologue-clinicienne-et-Therapeute-Familiale_a47.html">Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.       <br />
       ...En savoir plus sur cette rédactrice</a>       <br />
       
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